Librairie Faustroll

  • Showing all 25 results

book (2)

Les Nouvelles passionnnées Frontispice d’Edouard Vuillard

VUILLARD (Edouard)] BEAUBOURG (Maurice) In-8 (22,8 x 14,3 cm), broché, couverture grise rempliée, 6 ff. n. ch. (2 ff. blancs, faux-titre, frontispice, titre, colophon), 239 pp., 1 f. n. ch. (table). Edition originale. Un des 50 exemplaires numérotés sur Hollande (premier papier avant 300 ex. sur vélin), celui-ci portant le n°28, signé au colophon par l'auteur. Lithographie originale d'Edouard Vuillard en frontispice tirée en vert. Le frontispice des exemplaires du tirage courant, tiré sur vélin, probablement reproduit au trait, n'offre pas la finesse des détails du tirage réservé aux exemplaires de tête sur Hollande qui font tout l'intérêt de cette épreuve intimiste et évanescente. Bel exemplaire broché, quelques infimes et rares rousseurs. Recueil de douze nouvelles dédiées à Maurice Barrès (Les Yeux), Paul Hervieu (Les Ames de verre), Camille Mauclair (La Douveur de la caresse), Téodor de Wyzewa (La Petite fille aux yeux pervers), Stéphane Mallarmé (La Nuit de la lumière réelle), Georges Carpit (Eugénie), Jean Lorrain (L'Ombre amoureuse), Pierre Veber (La Lettre), Georges Rochegrosse (L'Aumône), Léopold Lacour (La Sonnette), Thadée Natanson (La Bergère perdue et retrouvée) et Marcel Schwob (L'Eau verte et froide). « Les Nouvelles passionnées de M. Maurice Beaubourg sont des chefs-d'œuvre extrêmement particuliers. Les analyser serait une tâche maligne. Je crois qu'à les lire, on saurait prendre une satisfaction d'art tout à fait complète. Les Ames de verre et les Yeux doivent habiter les mémoires littéraires. En parler convenablement exigerait une étude profonde, spéciale. - C'est un très noble souci de la Revue Blanche d'avoir édité ce parfait volume. M. Beaubourg semble, parmi les écrivains de ce temps, le plus apte a continuer l'œuvre géniale de Jules Laforgue. Il y a des affinités précises entre ces Nouvelles passionnées et les Moralités légendaires ; Mais, chez M. Beaubourg, la philosophie manque. Le dogme erre, ne se fixe jamais. Sa poétique est d'une libellule posant ici et là, plus prestigieuse que profonde. La forme des apparitions vivantes le conquiert plus que leurs causes occultes. Au contraire, Laforgue, en instituant ses merveilleuses féeries métaphysiques, se préoccupait de l'entendement, surtout. M. Beaubourg préfère nous charmer. Les jeunes femmes seront ravies de le lire. Quel soyeux et délicat album ! On dirait de ces vélins japonais où une herbe seule se marque d'un trait vert d'eau, d'une raie d'argent, où un pan d'aile de mouche pique l'angle. L'art du prosateur est suprême. Il ne lui sied plus que de se faire une philosophie de l'infini, un optimisme panthéiste très clair pour scintiller dans ces sentiments de cristal, sous ces yeux d'aube qu'il excelle à susciter. » (Entretiens politiques et littéraires, n°50, 10 septembre 1893, Les Livres, pp. 286-287). Réf. bibliographiques : Roger-Marx 3.
book (2)

Le Tunnel [El Túnel]

SABATO (Ernesto) In-12 (20,5 x 14 cm), broché, couverture blanche encadrée de vert imprimée en vert et noir, 136 pp., 4 ff. n. ch. Edition originale de la traduction de Michel Bibard (pas de grand papier). Envoi autographe signé de l'auteur : « Claude [Couffon], te dedico este libro con / el afecto de una vieja y nunca / desmentida amistad, que tu generoso / espíritu nos ha remitido / Ernesto / Paris, octobre de 1981 ». Soit en français : "Claude, je te dédicace ce livre avec l'affection d'une ancienne et jamais démentie amitié, que ton esprit généreux nous a accordée". Complet de la bande : "un classique argentin". Écrivain, critique littéraire et traducteur, Claude Couffon (1926-2013) fut un grand spécialiste de la littérature hispanique. Il contribua à la reconnaissance en France de nombreux écrivains espagnols et latino-américains, dont Julio Cortázar, Ernesto Sábato, Carlos Fuentes, Juan Rulfo, Mario Vargas Llosa, Gabriel García Márquez, etc. El Túnel, premier roman d'Ernesto Sábato, fut publié par Sur en 1948 après avoir été rejeté par tous les éditeurs argentins de l'époque. Son succès immédiat et sa traduction en français (en 1956 par Carmen Sangrador dans la collection La Croix du sud), quelques années plus tard à l'instigation d'Albert Camus, offrirent à son auteur une reconnaissance internationale. Il reçut en 1984 le prix Cervantes pour El Túnel et Sobre héroes y tumbas.
book (2)

La Vie et les opinions de Tristram Shandy traduites de l’anglois de Stern. Par M. Frénais. suivi de La Suite de la vie et des opinions de Tristram Shandy

STERNE (Laurence) 4 vol. in-18 (12,2 x 7,4 cm), plein veau blond, dos lisse avec pièce d'auteur en maroquin rouge et pièce de tomaison en maroquin noir, fleurons, double filet d'encadrement doré sur les plats, coupes guillochées, tranches mouchetées, contreplats et gardes en papier marbré caillouté, 2 ff. n. ch. (blanc, faux-titre), viii pp. (frontispice, titre, avertissement), xii pp. (vie de Stern), 310 pp., 1 figure (Tome I), 3 ff. n. ch. (blanc, faux-titre, titre), 377 pp., 2 figures, 2 ff. (avis aux amateurs, monté ici à l'envers après la p. 376 (Tome II), 3 ff. n. ch. (blanc, faux-titre, titre), iii pp. (avis du traducteur), 379 pp., 1 figure (Tome III), 3 ff. n. ch. (blanc, faux-titre, titre), 388 pp., 8 pp. (catalogue), 1 f. (collection des poètes italiens). Première édition chez Cazin de l’un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise du XVIIIe siècle, composé par Laurence Sterne (1713-1768). Illustré en frontispice du premier volume d'un portrait de Sterne gravé par Jean-Baptiste Chapuy, avec la mention "édition de Cazin" en pied, de 6 planches gravées par Chapuy (T. I, 258, T II, 150 et 293, T. III, 188 et T. IV, 83 et 171) et d'un monochrome noir (double planche recto verso en pp. 71 et 72). L'édition originale française de la première partie de La Vie et les opinions de Tristram Shandy, traduite par Joseph-Pierre Frénais, parut en 1776 chez Ruault, en deux volumes. La Suite de la vie et des opinions de Tristram Shandy, traduite en français par Charles François de Bonnay, ne sera éditée qu'en 1785 chez Volland et la même année par Cazin. Bel exemplaire, élégamment relié en 4 volumes à l'époque en plein veau, avec au pied de chaque volume le nom du commanditaire de la reliure - M. Boinet - condition rare. Deux épidermures sur les plats, menus frottements, infime manque à la coiffe supérieure du quatrième tome, deux petits trous de ver.
book (2)

La Nouvelle Eurydice

YOURCENAR (Marguerite) 1 vol. in-4° tellière (22,5 x 17,6 cm), broché, couverture blanche imprimée en verte et noir, 244 pp., 2 ff. n. ch. Edition originale du second roman publié de Marguerite Yourcenar. Un des 66 ex. réimposés in-4° tellière imprimés sur vélin pur fil, celui-ci non justifié, (après 5 ex. sur Japon, 10 ex. sur Montval (Gaspard Maillol) et 16 ex. sur vélin d'Arches). Bel envoi autographe de l'auteure : "à Claude Couffon, / Ce livre que je n'ai jamais laissé / reparaître , parce que j'estime y / avoir enjolivé la réalité, mais / que j'espère analyser moi-même / dans Quoi l'éternité ? / Bien sympathiquement, / Marguerite Yourcenar / 6 décembre 1984". Exemplaire broché en bel état. Écrivain, critique littéraire et traducteur, Claude Couffon (1926-2013) fut un grand spécialiste de la littérature hispanique. Il contribua à la reconnaissance en France de nombreux écrivains espagnols et latino-américains, dont Julio Cortázar, Ernesto Sábato, Carlos Fuentes, Juan Rulfo, Mario Vargas Llosa, Gabriel García Márquez, etc. « Stanislas, ayant appris la mort de son amie Thérèse, épouse d’Emmanuel, part à la quête de son souvenir ; il découvre alors qu’elle n’était pas celle qu’il croyait avoir aimée. Essayant de dégager la vérité du mensonge dans ce qu’on lui dit de la morte, il se détache d’elle pour lui préférer Emmanuel. Dans cette réécriture du mythe d’Orphée, par-delà la mort on perd jusqu’au souvenir de l’être dont on ne sait plus s’il valait qu’on l’aimât. Le thème de l’homosexualité est sous-jacent, même s’il n’est jamais explicité ; et, on se trouve en présence d’un trio qui hante les œuvres de l’auteur à cette époque : une femme entre deux hommes. » (Site de la société Internationale d'Etudes Yourcenariennes).
book (2)

Le Paysan perverti, ou les dangers de la ville ; Histoire récente mise au jour d’après les véritables Lettres de Personnages.

RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas) 4 vol. in-12 (17,5 x 10,4 cm), demi-veau bleu-nuit, dos à nerfs filetés or, caissons ornés de petits fers, palettes et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, têtes dorées (rel. du XIXe siècle), frontispice, VI pp. (préface), 1 f. (Point de vue), 294 pp., (Tome I), frontispice, 315 pp. (Tome II), frontispice, 1 f. (titre) 324 pp. (Tome III), frontispice, 228 pp. (Tome IV), 32 figures hors-texte sous serpente (8 par vol.). Edition comportant le fleuron de titre à la grappe de raisin, contrefaçon de la troisième édition (Rives Childs, n°9, pp. 235-236). Rives Childs en décrit un exemplaire illustré de 27 gravures (des 82 illustrant la quatrième édition de 1782). Notre exemplaire comporte 36 gravures par Binet (4 frontispices et 32 hors-texte). Provenance : Charles Monselet (ex-libris, encollé sur les contreplats des 4 volumes, comportant "Ch. M." et un dessin de muse portant une tablette : "A mes livres / Chères délices de mon âme / Gardez-vous bien de me quitter / ."), Georges Hugnet (ex-libris au premier volume). Auteur de Rétif de la Bretonne, sa vie et ses amours (Alvarès et Fils, 1854), Charles Monselet fut l'un des principaux artisans de la résurrection et de la réévaluation de l'oeuvre de Rétif. Rétif de la Bretonne écrira, à propos du Paysan perverti, dans Mes ouvrages : « Cet ouvrage, qui m’a donné une existence dans le monde, fut la source de ma réputation et me procura une considération dont tous les bons esprits me donnent encore des marques ». « De tous les livres de Restif, c'est Le Paysan qui a exercé la plus grande influence sur le développement de la littérature française moderne, car Le Paysan est le premier essai de l'école naturaliste » (Rives Childs, p. 228).