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Bonnefoi Livres Anciens

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Essai sur l’Electricite des Corps.

NOLLET (Jean-Antoine). In-12 de XX-(4)-227-(1) pp., veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque). Précieux exemplaire de la bibliothèque de Buffon, avec son ex-libris autographe sur le titre : Buffon 1747.L'exemplaire est référencé sous le numéro 1740 dans le Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. Mirabeau l'aîné, l'illustre Constituant qui « à sa collection, déjà considérable, joignit celle de M. de Buffon, qu'il acheta toute entière (la Bibliothèque de M. de Buffon, quoique moins brillante que celle de Mirabeau, n'est pas moins précieuse ; car la plupart des livres qui la composent sont signés et chargés d'une multitude de notes écrites de la main de ce grand Naturaliste. Une pareille acquisition pour Mirabeau lui paraissait inappréciable ; transporté d'admiration au sein de cette nouvelle Bibliothèque, qu'il avait placée seule, par une sorte de respect religieux, dans une des principales pièces de sa maison, il croyait, en la considérant, voir le savant qui l'avait possédée, et la flamme dont brûlait son propre génie semblait s'identifier avec celle du grand homme qui lui paraissait encore revivre dans ce sanctuaire ».Edition originale. Frontispice gravé par Le Sueur sur un dessin de Brunet, qui représente une démonstration de Nollet dans son cabinet, et 4 planches gravées dépliantes.Inspiré par les travaux de von Guericke sur l'étude des phénomène d'électrisation, Nollet (1700 -1770) construisit une machine à frottement permettant de séparer l'électricité positive de l'électricité négative afin de pouvoir mieux les étudier et il en donna la description dans cet ouvrage.Catalogue des Livres de la Bibliothèque de Feu M. Mirabeau l'Ainé (1791), n°1540 ; Frères prêcheurs de Saint-Maximin (cachet sur le titre). Cote manuscrite à l'encre du temps sur une page de garde N°265. in.12.
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Manuscrit]. Mes Rêveries. Recueil des petites pièces que j?ai faites en diverses occasions et presque toutes en impromptu.

BENOIST DE LA GRANDIÈRE (Étienne). 2 vol. petit in-4 manuscrits (15 x 20 cm) à 20 lignes par page de (2)-210-(5) pp., frontispice ; (1)-204 pp. mal chiffrées 200-(5) pp., maroquin brun janséniste, dos à nerfs, dentelle intérieure (Canape-Belz). Recueil autographe et inédit des loisirs littéraires de l?illustre tourangeau Étienne Benoist de La Grandière, dernier maire de la ville de Tours sous l'Ancien Régime, de 1780 à 1790. Epître dédicatoire à mes enfants. En vous laissant mes chers amis, car je ne vous ai jamais donné d?autre nom, ces petits amusements, fruits de mes loisirs et de mes rêveries, je ne compte pas vous faire un grand présent ; mais comme votre façon de penser m?est connue et que je juge de vous par moi-même, j?ai cru que vous ne seriez pas fâchés de trouver après ma mort ces bagatelles dans quelques coins de mon cabinet. Je ne suis ni poète ni auteur, je ne l?ai jamais été et ne veux point l?être. Je me suis amusé suivant le temps et les circonstances et sans cette exactitude scrupuleuse si essentielle dans les ouvrages, j?ai taché d?exprimer mes vrais sentiments : pièces de vers de circonstances le plus souvent festives, composés en impromptu entre 1767 et 1777 par le juriste en forme de bouquets, énigmes, chansons, épîtres, triomphes, épigrammes, envois etc.« Fils de Louis Benoist de la Grandière, avocat qui fut également maire de Tours de 1768 à 1771, Etienne Benoist de la Grandière (Tours, 1733-1805) suit des études de droit à Orléans. Reçu avocat il occupe à Tours les fonctions de juge assesseur à la maréchaussée, conseiller royal au bailliage et procureur du roi aux Eaux et Forêts. Maire de la ville à partir de 1780, il oriente son action sur le développement économique et urbanistique de Tours. Il rétablit les foires franches, source de richesses importantes pour la ville, et obtient un édit accordant la liberté de navigation sur la Loire. Il soutient la fondation de l?école gratuite de dessin, destinée en particulier à fournir de nouveaux modèles aux soyeux de Tours. Epaulé par l?Intendant du Cluzel, Etienne Benoist de la Grandière participe à l?essor urbanistique de la ville. Dès 1780 sont élevés à l?entrée du nouveau pont, le palais de justice et l?hôtel de ville, le maire fait également surélever les bords de Loire pour éviter les dommages liés aux crues. Annobli par Louis XVI en 1787, il joue un rôle de plus en plus important au sein des assemblées provinciales. Le mandat de Benoist de la Grandière cesse le 21 juillet 1789, l?ancien corps de ville étant remplacé par un comité provisoire » (Sophie Join-Lambert).Manuscrit d?une grande lisibilité illustré d?un portrait peint de l?auteur en médaillon (55 mm de diamètre) en regard du titre de départ - établi dans une élégante reliure signée Canape-Belz à la demande de Raoul Hippolyte Edmond Rangeard de La Germonière qui présente le recueil de son aïeul en ces termes : « Ces poésies manuscrites sont d?Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière, mon arrière grand père maternel, qui fut maire de Tours en 1780. Deux pièces sont adressées à sa fille, Madame de la Germonière, ma grand-mère. Elle se trouvent pages 72 et 74 du tome II. En faisant relier ces deux volumes, j?y ai joint un portrait de M. de La Grandière que j?ai fait reproduire d?après une miniature que je possède. Le Vast 2 novembre 1898, H. de La Germonière ». Cet unique exemplaire quitta probablement les archives familiales de La Grandière au XIXe siècle puisque s?y trouve marqué au verso de l?ultime feuillet à l?encre du temps «Mr Pouget de Tours négociant» puis décrit sous le n°1835 dans le catalogue de la vente Taschereau de 1875.Catalogue des livres composant la bibliothèque de Jules Taschereau, n°1835 ; Portrait d?Etienne Benoist de la Grandière par Sophie Join-Lambert, extrait du Catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. (Musée des Beaux-Arts De Tours / Château D'azay-Le-Ferron).
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Toulon. Manuscrit. 1788]. Journal des fêtes célébrées à Toulon et des honneurs rendus aux Ambassadeurs de Tipoo-Saïb, Souverain dans l?Inde, lors de leur arrivée en cette rade, pendant leur séjour et à leur départ de cette ville.

Manuscrit in-folio (33 x 21 cm) de (22) pp. à 29 lignes par page, chagrin brun janséniste, dos à nerfs, titre doré, rose intérieure (Canape-Belz). Relation inédite et manuscrite de la première mission diplomatique envoyée par un prince indien à une puissance européenne, l?ambassade de Tipû Sâhib (1750-1799, un des principaux opposants à l'installation du pouvoir britannique en Inde qui lui valut le surnom de « tigre de Mysore ») débarquée à Toulon le 9 juin 1788 - récit attribué au commissaire-général de la Marine Gentien Nicolas Rangeard de la Germonière (Blois 1739-1813).Présentation des armes et réception par le Marquis de Castellet directeur Général de l?Arsenal de Toulon accompagné « de plusieurs autres officiers de la Marine tous en grand uniforme ; dans ce moment neuf carrosses se trouvaient préparés pour les conduire, ainsi que tous les gens de leur suite à l?hôtel de Mr. le Commandant »; visites des Corps de la Marine, de la Fonderie Royale, description des costumes et moeurs culinaires des ambassadeurs, représentations à la "Salle de Spectacle" de Richard Coeur de Lion, Aremia ou les Sauvages, l?Étoile d?Orient « accompagnée de plusieurs artifices de différentes espèces », ballets, Exercice de la Joute composé de six bateaux jouteurs, bal à l?Hôtel de l?Intendance etc.Document rare sur une ambassade extraordinaire assez peu renseignée par ailleurs de la bibliothèque de Raoul Hippolyte Edmond Rangeard de La Germonière avec cette note autographe signée : « Récit manuscrit trouvé dans les papiers de mon G.d Père de la Germonnière, H. de La Germonière février 1889 ». Manuscrit d?une grande lisibilité établi dans une élégante reliure signée Canape-Belz.
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Philosophie naturelle de trois anciens Philosophes renommez Artephius, Flamel, & Synesius, Traitant de l’Art occulte, & de la Transmutation metallique. Dernière edition. Augmentée d’un petit Traité du Mercure, & de la Pierre des Philosophes de G. Ripleus, nouvellement traduit en François.

ARNAULD DE LA CHEVALLERIE. In-4 de 106 pp. 1 planche dépliante, veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque). Rare édition du Livre des Figures hiéroglyphiques de Nicolas Flamel, publié avec les traités hermétiques d'Artephius et Synésius et le Traité du Mercure et de la pierre des philosophes de Georges Riplée. Le recueil fut établi par Pierre Arnauld qui traduisit ces pièces du latin. L'achevé d'imprimer « aux frais & depens du traducteur » est daté 6 avril 1612 ; colophon daté 1659 à la page 98. La planche des Figures hiéroglyphiques de Flamel est bien présente ; huit figures dans le texte.Le Livre des Figures hiéroglyphiques constitue une des toutes premières publications sous le nom de Nicolas Flamel (vers 1330 - Paris 1418) ; Artephius, philosophe du XIIe siècle est l'auteur d'un grand nombre de textes hermétiques ; Synesius de Cyrène (vers 370 - vers 414) est un philosophe néoplatonicien d'Alexandrie.La première édition de 1612 se vendit mal et fut remise en vente sous les dates de 1659 puis 1682, toutes trois rares, conformément aux appréciations des bibliographes depuis David Clément en 1751, qui dans sa Bibliothèque curieuse historique et critique la qualifiait déjà ainsi (tome II, pp.148-149). Le dernier traité sur le mercure a été ajouté (pages 99 à 106).Très bon exemplaire annoté à l'époque. Une tache d'encre en marge a fragilisé le papier sur deux feuillets. Petit manque de papier page 65 atteignant 9 lettres.Caillet, I, 426 ; Duveen, p. 27 ; Ferguson, p. 47 ; Dorbon, 4965 (pour l'édition de 1659) ; Bibliothèque occulte de Stanislas Guaita, 17 (pour l'édition de 1682).
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Quelques Idées sur le mode de constater les délits, suivies du précis historique du procès d’E. Pacot, ex-curé d’Heuilley-le-Grand, déclaré coupable du prétendu empoisonnement de Prêtot et de son épouse, condamné à mort le 14 prairial an 10, par jugement du tribunal séant à Dijon, cassé le 24 thermidor suivant, par le tribunal régulateur. Discours recueilli par le sténographe, et prononcé à la barre des Juges suprêmes, par Dufriches-Foulaines. Débats devant le tribunal du Jura, qui, d’après la déclaration unanime du jury spécial, a prononcé la mise en liberté. Par J. G. Delarue , membre du Conseil général de l’Orne.

DELARUE (J. G.). In-8 de (4)-281 pp., veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette dorée d'encadrement sur les plats, ex-dono au centre du premier plat, tranches marbrées (reliure de l'époque). Au début du XIXe siècle, Etienne Pacot, ex-curé d'Heuilley-le-Grand, fut condamné à mort pour avoir empoisonné un cabaretier de son village et son épouse. Cette affaire connut un grand retentissement à l'époque. Les déboires du prêtre s'achevèrent après qu'il se fut pourvu en cassation : un nouveau procès eut lieu devant le tribunal criminel de Lons-le-Saunier et il fut innocenté.Exemplaire offert au colonel Jean Le Marois, Aide Camp de Napoléon Ier. Jean Léonor Le Marois (Lemarois) est né le 17 mars 1776 à Bricquebec dans la Manche. Engagé à 16 ans dans la garde nationale, il devint lieutenant l'année suivante. Affecté à l'état-major de l'armée de l'Intérieur en 1795, il participa au 13 vendémiaire et devint aide de camp de Bonaparte. Il le resta jusqu'à la chute de l'Empire. Celui-ci le choisit pour être témoin de son mariage avec Joséphine de Beauharnais. En 1803, il fut nommé général de brigade. En 1805, après la bataille d'Austerlitz, il devint général de division à vingt-neuf ans. Titré comte de l'Empire en 1808, il acheva sa carrière militaire par une résistance héroïque à Magdebourg. Bel exemplaire.
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La Vie de Monseigneur Sainct Bernard devot chappelain de la Vierge Marie et premier abbé de Clerevaux, translatée de latin en françois et mise en sept livres distinctz par ung ancien religieux dudit clerevaux.

FLAMENG (Guillaume). In-4 gothique à deux colonnes (13 x 20 cm) de (10)-162-(6) ff. (sign. a6, b4, A-X6, AA-GG6), maroquin noir, dos orné à nerfs, double encadrement de filets dorés, armes dorées au centre des plats, dentelle intérieure, tranches dorées (Koehler). Rare édition française de la Vie de Saint Bernard traduite du latin par Guillaume Flameng, sortie des presses de François Regnault avec sa grande marque typographique à l'éléphant sur le dernier verso (Renouard 940).« Ouvrage dans lequel se lisent plusieurs passages très singuliers, et différentes pièces de vers. On l'attribue à Guillaume Flameng sans doute parce qu'il se trouve des vers de ce religieux au commencement et à la fin du livre et qu'au premier prologue en vers il est dit : composé par Guillaume flameng, jadis chanoine de Langres de meurant à Clairvaux » (Brunet).Guillaume Flameng (Langres 1455? - Clairvaux 1540?) auteur de La Devote Exortation, a composé divers ouvrages notamment une Passion de Saint Didier jouée à Langres en 1482, chapitre où il obtint une prébende.Feuillet de titre orné au recto d?un bois (8 x 10 cm) illustré d?une Vierge à l?enfant avec St Bernard agenouillé recevant le lait du sein de Marie et au verso d?un bois pleine-page (10,5 x 13 cm) montrant un copiste (Saint Bernard ?) en sa bibliothèque.La Vie de Saint Bernard en sept livres fut imprimée une première fois circa 1491 (Dijon Metlinger) puis réimprimée à Troyes en 1510 : les cinq livres liminaires ont été traduits du latin par Guillaume Flameng (les vies de la mère et de la soeur de Saint Bernard sont extraites du saint par Jehan L?Hermite) tandis que les deux derniers sont de sa composition suivis de pièces en vers adressées à Saint Bernard et Monseigneur Sainct-Denis, martyr et apostre de France.Bel exemplaire provenant de la bibliothèque de François-Florentin-Achille, baron de Seillière, propriétaire du château de Mello avec son cachet en marge du feuillet aii. Restaurations discrètes à l?angle supérieur des dix derniers feuillets ; quelques pâles mouillures.Catalogue des livres rares et précieux des XVe, XVIe et XVIIe siècles provenant de la bibliothèque de Monsieur Ch.-L. Fière (1933), n°111 avec reproduction du titre ; Brunet V, 1189 ; Goff F-192 ; Bechtel V-139 ; Fairfax-Murray, French n°571.
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Voyage en Arabie et en d’autres pays circonvoisins par C. Niebuhr. Traduit de l’allemand.

NIEBUHR (Carsten). 2 vol. in-4 de VIII-(6)-409-(1) pp. et VI-(10]-389-(1) pp.,124 planches et 1 carte.NIEBUHR (Carsten). Description de l'Arabie d'après les observations et les recherches faites dans le pays même. Par M. Niebuhr. Copenhague, Nicolas Möller, 1773. In-4 de (4)-XLIII-(3)-372 pp., 34 planches dont 6 dépliantes et 1 carte.MICHAELIS (Johann-David). Recueil de questions proposées à une société de savants qui, par ordre de sa majesté danoise, font le voyage de l'Arabie. Amsterdam, S.J. Baalde Utrecht, J. van Schoomhoren & comp, 1774. in-4 de (4)-XLIV-256-(16)-38 pp.Ensemble 4 vol. in-4, maroquin citron, large encadrement de filets et roulettes dentelées dorés ornant les plat, dos orné à 5 nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). Première édition française de ces trois écrits, préférable aux suivantes tant pour la partie typographique que pour les figures.« Le comte de Bernstorff, ministre du roi de Danemarck, ayant fait espérer à ce prince d'obtenir des lumières importantes sur l'Arabie Heureuse, si l'on y envoyait un certain nombre de gens de lettres, le roi choisit pour l'exécution de ce voyage, le professeur Frédéric-Chrétien de Haven, comme physicien, le professeur Forskal, comme mathématicien et botaniste, le docteur Cramer, également instruit en médecine et dans plusieurs branches de l'histoire naturelle, M. Niebuhr, ingénieur-géographe et M. Paurenfeind, tout à-la-fois dessinateur graveur. M. Michaélis, savant distingué, fut chargé de leur proposer de résoudre, dans le cours de leur voyage, beaucoup de questions importantes ou curieuses, dont il leur fut remis l'exposé, avec un mémoire de direction pour leur route. De Haven et Forskal moururent dans l'Arabie même, Paurenfeind dans le nord de l'Inde, près Sacotra, Cramer à Bombay, dans l'Inde même. Niebuhr, seul échappa, seul il eut la gloire douloureuse de publier la description de l'Arabie et la relation du voyage dans cette contrée » (Boucher de La Richarderie).Très bel exemplaire relié par Bradel, provenant du fonds Debure, avec cette note manuscrite Collationné complet, le 7 juillet 1825 - J. J. de Bure l'ainé.De la bibliothèque du marquis de Clapiers (ex-libris), né et mort à Marseille (1823-1887). « Bibliophile émérite, le marquis de Clapiers s'était imposé la difficile mission de recueillir tous les souvenirs historiques de notre vieille Provence. Dans les vastes salles de sa villa de La Blancarde s'entassaient littéralement des cartons et des dossiers renfermant les documents les plus rares et les plus curieux, soit imprimés, soit manuscrits. Ses collections, toujours libéralement ouvertes, ont fourni à plusieurs érudits des matériaux fort importants. Quant à sa bibliothèque, elle se distinguait surtout par le choix et la beauté des exemplaires » (E. Perrier, Les Bibliophiles et les collectionneurs provençaux anciens et modernes).Catalogue des livres rares et précieux de J. J. de Bure (1853), n°1254 « relié par Bradel » ; Boucher de la Richarderie, Bibliothèque universelle des voyages IV, p. 441 ; Gay, 3589.
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Manifeste de la République confédérée de Pologne, Du quinze Novembre mil sept cent soixante-neuf. Traduit du Polonais.

PAC (Michel Jean) & BOHUSZ (Ignacy). In-4 de 141-(3)-293-(3) pp., maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré en encadrement sur les plats, rosaces et fleurons aux angles, gardes de papier décoré, armes frappées au centre des plats, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). « C'est en février 1768 qu'une confédération opposée à l?occupation russe et au roi de Pologne, considéré comme leur acolyte, s?organise dans la ville de Bar en Podolie. Son programme est la défense de la foi, menacée par les privilèges accordés aux dissidents, et des « libertés » polonaises. La France soutient l?initiative et pousse l?Empire ottoman à déclarer la guerre le 6 octobre 1768 à la Russie pour faire diversion. Elle envoie des conseillers et des officiers comme Dumouriez pour encadrer les troupes confédérées. L?Autriche reste dans une neutralité bienveillante puisqu?elle leur permet de rester sur son territoire et de s?y ravitailler. En 1769, sur les conseils de la France, une confédération générale installée à Biala sur la frontière de la Silésie autrichienne prend la suite de celle de Bar et la guérilla se poursuit, déchirant le pays » (Marc Belissa, Les Lumières, le premier partage de la Pologne).Relié à la suite : Traduction de l'Acte de l'interrègne, publié le 9 Août 1770, qui renouvelle celui qui a été publié après la mort d'Auguste III. S.l.n.d. In-4 de 8 pp. Signé Michel-Jean Comte Pac et Ignace Bohusz. Michel Jean Pac (1730-1787), chambellan d'Auguste III, roi de Pologne, Maréchal général lituanien de la Confédération de Bar contre l'ingérence de la Russie s'exila en France et fut naturalisé en 1776 ; Ignacy Bohusz (1720-1778) homme politique et juriste, fut Secrétaire de la Confédération de Bar.Exemplaire aux armes d'Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis de Richelieu, duc d'Aiguillon (1720-1788). Ministre des affaires étrangères lors de la chute de Choiseul en juin 1771, puis ministre de la guerre. Le favori et l'amant de la duchesse de Chateauroux avait réuni quelques livres de choix. Mais ce n'était point un bibliophile dans l'acceptation du mot. « Tout entier à de honteuses et misérables intrigues, il n'eut ni les loisirs et encore moins les qualités nécessaires pour se former une véritable bibliothèque. Chacun sait qu'il faisait partie de cet immonde triumvirat avec Maupeou et l'abbé Terray qui, sous l'influence de la Du Barry, proclama la banqueroute et laissa faire, s'il ne l'aida pas, le sanglant démarquage de la Pologne » (Guigard).Très bel exemplaire. Une ancienne fiche attribue la reliure à Derôme. Etiquette de la librairie Théophile Belin.Olivier-Hermal-Roton, planche 411, fer n°3 ; Guigard II, 413.
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L’Exposition de l’Évangille Missus est de nouveau faicte et imprimée, contenant le mystère de la réparation de nature humaine.

MERLIN (Jacques). In-8 gothique (16 x 10 cm) de (8)-CLXX-(1) ff., (sign. A8, A-X8, Y3) maroquin brun, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées (Petit). Rare impression en gothiques bâtardes et quelques passages en lettres rondes de Yolande Bonhomme veuve Thielman Kerver dont le titre est daté 1538 et le colophon 1539 : Imprimees a Paris, par Joland Bonhomme, veuve de feu Thielman Kerver? pour la dicte Joland et pour Jehan Petit ?ont este achevees, le dixseptiesme jour du moys de janvier mil cinq cens trente et neuf (17 janvier 1539).Recueil de 6 homélies dédiées aux religieuses du Val-de-Grâce du théologien Jacques Merlin (14.-1541) moine érudit de l?abbaye de Saint-Victor qui publia la première édition des oeuvres de Richard de Saint-Victor, les oeuvres d?Origène et du dominicain Durand de Saint-Pourçain, une collection de Conciles etc.Marque typographique de Jean Petit sur le titre imprimé en rouge et noir et 5 figures tirées des Heures de Kerver (1522) dont l?Arbre de Jessé en regard du prologue, une vignette de départ, Vierge (recto du 8e feuillet préliminaire) et Annonciation (verso du même feuillet) ; Nativité au verso du dernier feuillet imprimé.Yolande (Yoland ou Joland) Bonhomme (14.-1557) fille de l'imprimeur-libraire parisien Pasquier Bonhomme épousa l'imprimeur-libraire Thielman Kerver et lui succéda l'année de sa mort en 1522 en publiant fréquemment sous le nom de celui-ci, "Rue Saint-Jacques à l'enseigne de la Licorne". Elle imprima plus de deux cents ouvrages : livres d'histoire, missels, bréviaires, bibles, livres d'heures.Bel exemplaire lavé dans une reliure signée Charles Petit. Le dernier feuillet blanc manque.Brunet, Suppl., I-472 ; Renouard, ICP, V, 1434 ; Bechtel, E-214 ; ; Romeo Arbour, Dictionnaire des femmes libraires en France 1470-1870, pp. 304.
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Mémoire de Turgot, Intendant de la généralité de Limoges.

TURGOT (Anne Robert Jacques, baron de l'Aulne). In-12 de 58 pp., maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré d?encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (David). Deuxième édition très rare du mémoire de Turgot connu sous le titre Mémoire sur la surcharge des impositions qu'éprouvoit la généralité de Limoges, présenté au Conseil le 20 septembre 1766 (millésime inscrit à l'encre du temps sur le titre) et imprimé une première fois posthume en 1789 "par ordre de M. le vicomte de Mirabeau" - édition originale dont nous n?avons pas retrouvé d?exemplaire (Conlon, 89.11136).« Ce mémoire offre d?utiles observations en agriculture et de sages réflexions sur la répartition de l?impôt dans les départements de la Haute-Vienne, de la Creuse et de la Corrèze formant la ci-devant généralité de Limoges » (avis au verso du titre). L?intendant Turgot avait pour but, à l?aide de ces références économiques et fiscales, de montrer que la généralité de Limoges, pays de petite culture, ployait sous une trop lourde imposition - prétexte pour l?auteur à exposer les différences entre grande et petite culture, inspirées des théories physiocratiques. Le mémoire fut réimprimé dans la première collective des oeuvres de Turgot établie par Dupont de Nemours (tome IV, 1808-1811).Très bel exemplaire dans une fine reliure en maroquin de David.INED, 4360 ; inconnu de Kress, Einaudi.
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Le Sauvage de Taïti aux Français ; avec un Envoi au Philosophe Ami des Sauvages.

BRICAIRE DE LA DIXMERIE (Nicolas)]. In-12 de (4)-VII-XXIV-(3)-149 pp., basane brune marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque). Édition originale très rare.« Un an avant la parution du Voyage autour du Monde de Bougainville, le public parisien a pu lire I'ouvrage de Nicolas Bricaire de La Dixmerie : Le Sauvage de Taïti aux Français avec Envoi au Phiiosophe, Ami des Sauvages. Membre de l'Académie d'Arras, cet homme de lettres fut aussi l'un des membres les plus importants de la loge maçonnique des « Neuf Soeurs ». Proche de Voltaire, ii fut à l'origine de l'initiation du philosophe dans la loge de Paris. II était également rédacteur au Mercure de France : il eut donc connaissance immédiate du « Post-scriptum » de Commerson et son livre reprend les idées du naturaliste, le texte de Commerson constituant alors sa principale documentation (?.). C'est dans doute sa collaboration au Mercure de France qui lui donne son sens de l'événement : Bougainville est a peine rentré en France qu'il publie son ouvrage sur Tahiti. L'ouvrage présente un intérêt philosophique : le Sauvage ne manque pas de critiquer les moeurs parisiennes, et littéraires. La Dixmerie trouve d'heureuses images pour peindre Tahiti et son livre contribua à la diffusion du mythe de Tahiti en France (M. Bideaux et S. Faessel, Louis-Antoine de Bougainville).« Ce Sauvage de Tahiti n'est autre qu'Aotourou que Bougainville avait ramené avec lui à Paris. L'ouvrage se présente sous la forme d'une longue lettre qui se propose de brosser un tableau enchanteur de l'île heureuse décrite par les voyageurs et idéalisée par les philosophes » (Jean Gautier, Tahiti dans la littérature française au XVIIIè siècle). « Écrit à la manière du Huron de Lahontan, des Persans de Montesquieu, de l'Iroquois de Maubert de Gouvest, [l'auteur] se charge d'exprimer les remarques d'Aotourou sur la société. Satire qui reprend les critiques de l'époque en comparant les moeurs parisiennes avec celles de la Nouvelle Cythère ».Très bon exemplaire.O'Reilly, 9274 ; Conlon, 1770-487 ; Hartig et Soboul, p. 61.
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Henri III et la Ligue].

8 pièces reliées en 1 volume petit in-8, maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, titre doré en long, tranches dorées (Koehler). Recueil de huit pièces en premier tirage, imprimées l'année de l'assassinat de Henri III.1. Advertissement aux catholiques sur la bulle de nostre Sainct Pere touchant l'excommunication de Henry de Valois. Avec plusieurs exemples des punitions estranges & merveilleux jugements de Dieu sur les excommuniez. Paris, Guillaume Chaudière, 1589. In-8 de 54-(2) pp.Hauser, 2557 ; Pallier, Recherches sur l'imprimerie à Paris pendant la Ligue, 1585-1594, n° 492.2. Arrestz et Resolutions des docteurs de la faculté de Paris, sur la question sc?avoir s'il falloit prier pour le Roy au Canon de la Messe. A laquelle sont adjoustées avec licence du superieur deux oraisons colligees pour la conservation des princes catholiques & pour obtenir victoire encontre les ennemis. Paris, Denis Binet, 1589. In-8 de 14-(2) pp., fleuron pleine page au recto du dernier feuillet.Arrêt du 5 avril 1589 suivi de deux oraisons, traduit de Ad quaestionem an pro rege orandum in canone missae facultatís Parisiensis responsum attribué à Jean Boucher et Loys de Creil. Pettegree, French Books published in France before 1601, n°58817 ; Hauser, 2560 ; Pallier, n° 433.3. [MONTGAILLARD (Bernard de)]. Responce du pere Dom Bernard, doyen des religieux fueillentins lez Paris, à une lettre que luy à escripte Henry de Valoys. En laquelle responce, il luy remonstre chrestiennement & charitablement ses fautes & l'exhorte à penitence. Paris, Guillaume Bichon, 1589. In-8 de 52 pp. 1 f.bl.Attribué au moine feuillant Bernard de Montgaillard, doyen de l'Oratoire des Feuillants de Paris. Pallier, n°482.4. Remonstrances faictes par les officiers de Henry de Valois, aux lettres patentes qu'il a decernees portans mandement de l'aller trouver. Sans lieu (Lyon, Jean I Pillehotte), 1589. In-8 de 1 f.bl. 14 pp.Baudrier, t. II, p. 295.5. Remonstrance d'un gentilhomme de Dauphiné, à Henry de Valois, pour le soulagement du pauvre peuple dudit Païs. In-8 de 23-(1) pp.Signé "I. D. R." Inconnu à Pallier ; Gal, Grenoble au temps de la Ligue (1562-1598), n°29.6. Lettre d'un Gentil Homme François, escrites à Tours, le 29. Avril. 1589. Envoyées à ung Seigneur Catholique de la ville de Paris. Contenant au vray, l'estat & succez des entreprinses, de Henry de Valois, contre l'Église Catholique : & la Tyrannie par luy exercee sur les Catholiques de Tours. Pour servir d'exemple, aux villes qui le recevront. Toulouse, Colomiez. 1589. In-8 de 13-(1) pp. 1 f.bl.Pallier, n° 451.7. La Harangue prononcee a Henry de Vallois par un marchant de la Ville de Tours, le 12. d'Avril, 1589. Paris, Anthoine Du Brueil, 1589. In-8 de 21 pp. 1 f.bl.Pallier, n° 438.8. Harangue faicte au Roy, par un deppute particulier de la Ville de Rouen, dans son Cabinet à Bloys, le 27. Octobre, 1588. Paris, Vve Dallier, 1588. In-8 de 12 pp. 2 ff.bl.Marque au titre. Pallier, n° 247.Très bel exemplaire dans une reliure signée Koehler. Les 7 dernières pièces sont réemmargées.
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De l’Egalité des deux sexes, discours physique et moral, où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés.

POULLAIN DE LA BARRE (François). 2 parties en un volume in-12 de (16)-243-(5) pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque). Edition originale rare. « Sans Descartes, il n'y aurait pas eu Poullain de la Barre ; sans Poullain de la Barre, l'histoire du féminisme aurait piétiné longtemps encore. Il ne faut pas craindre de voir en lui le doctrinaire de l'émancipation des femmes le plus important que nous ayions eu depuis le moyen âge juqu'au milieu du XIXe siècle. Certaines de ses analyses parce que trop audacieuses, ne seront même comprises qu'au XXe siècle, notamment Simone de Beauvoir qui s'en est inspirée. C'est le contexte rationaliste qu'il faut voir naître et s'épanouir dans la pensée féministe de Poullain de la Barre » (M. Albistur & D. Armorgate).« L'auteur essaie d'établir que les femmes, inférieures aux hommes pour les qualités du corps, leur sont égales pour l'intelligence, quoique, par un injuste abus de leur force, les hommes se soient attribué exclusivement les charges et les honneurs et réservé le domaine des sciences. Les aptitudes étant de tout point semblables, il faut bien reconnaître que l'intelligence n'a pas de sexe. Les deux sexes ont donc un droit égal sur les sciences, et les femmes peuvent apprendre la métaphysique, la physique, la médecine, la logique, les mathématiques, l'astronomie, la grammaire, l'éloquence, la morale, la politique, la géographie, l'histoire profane, l'histoire ecclésiastique, la théologie, le droit civil et le droit canon. Ce n'est pas tout : elles ne sont pas moins capables que les hommes des emplois de la société. Donc elles peuvent enseigner, elles peuvent être reines, générales d'armées (sic), elles peuvent enfin exercer les charges de judicature » (F. Buisson).Bel exemplaire, quelques rousseurs.
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Les Lieux communs contre Luther. Traduitz de latin en françois.

ECK (Johannes). In-16 (12,5 x 8 cm) de 617-(7) pp. (sign. a-z8, A-Q8), veau brun, dos orné à quatre nerfs, double encadrement de filets à froid, fleurons aux angles et au centre des plats traces de fermoirs (reliure de l'époque). Première édition française très rare de l'Enchiridion de Johannes Eck avec un feuillet de titre sans lieu ni date différent de l?exemplaire décrit par Baudrier à l?adresse de Jean Marnax, Lyon, 1551 : « Nous n'avons pu trouver aucun document sur ce petit libraire que nous connaissons uniquement par le volume suivant ».Bois gravé "Venite omnes ad me" sur le titre suivi au verso de l?avis Aux lecteurs, la dédicace de Johannes Eck au Saint Père Paul III, l?épître datée 1539 à Conrad évêque de Kungen ; (in fine) Indice des lieux communs et Récapitulation des chapitres. L'Enchiridion fut imprimé une première fois en latin à Cologne en 1525.« Un des premiers théologiens humanistes à affronter Luther est Johannes Mayer, dit Eck en raison de son lieu de naissance, Egg (1486-1543). Docteur en théologie à Fribourg, il est ordonné prêtre à Strasbourg en 1508 mais il est engagé dès 1510 comme professeur de théologie à Ingolstadt avec la réputation d?un homme ouvert à l?humanisme et à la modernité. D?abord favorable à Luther, il reçoit les 95 thèses sur les indulgences mais réagit négativement : la querelle est rendue publique par Carlstadt. Les divergences entre eux s?accentuent et aboutissent à la dispute de Leipzig de juillet 1519. Le théologien d?Ingolstadt se rend à Rome en mars 1520 où il prend une part primordiale dans la rédaction de la bulle condamnant quarante et une propositions de Luther ; mais surtout il travaille à sa grande oeuvre, au succès considérable, l?Enchiridion locorum communium adverses Lutherum destiné à répliquer aux Loci communes de Melanchton. Il est chargé à la diète d?Augsbourg de 1530 de donner la réplique à la confession de foi des Luthériens. Savant, humaniste, sans doute vaniteux, Eck est aussi un curé modèle, dévoué à ses paroissiens, et un ardent défenseur d?une réforme de la discipline de l?Église. C?est bien un différend théologique qui l?oppose à Luther, notamment sur les questions ecclésiologiques » (Yves Krumenacker).Coiffes et coins frottés, mors supérieur partiellement fendu, angle supérieur du second plat fendu, large mouillure sur les feuillets liminaires en tête et fin d?exemplaire, galerie de ver marginale sur les premiers feuillets, mouillures. Ex-libris manuscrits à l?encre du temps sur les contreplats.Baudrier, IV, 194 ; French Vernacular Books, Pettegree, n°18060 (date la première édition française 1539 par erreur - n°18059) ; Maudits Livres, La Réception de Luther et les Origines de la Réforme en France, p. 135.
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Livre de la société de Prévoyance et de Secours Mutuels des Ouvriers et Employés de la Maison Leclaire. Participation des Ouvriers aux bénéfices du Patron 1864.

Manuscrit in-folio de 159 feuillets, chagrin rouge, multiples encadrements droits aux filets dorés et à froid sur les plats, titre en lettres dorées frappé au centre du premier plat, dos à 5 nerfs orné de même, encadrement intérieur avec dentelle dorée, doublure et gardes de soie moirée marron, tranches dorées, signets bleu, blanc et rouge (reliure de l'époque). Registre des actes et documents relatifs à la fondation et au développement de la Société de Prévoyance et de Secours Mutuels fondée par la Jean-Edmé Leclaire, avec Assemblée générale, liste des souscripteurs.Le manuscrit est « truffé » de quelques lettres de la Maison de l?Empereur et de coupures de presseOuvrier peintre à Paris, Jean Leclaire (1801-1872) fonda en 1826, une entreprise de peinture en bâtiment, qui après plusieurs modifications, devint une association de production dont le personnel était intéressé aux bénéfices. En 1836, Leclaire employait une centaine d?ouvriers et en 1838, il fonda une société de secours mutuels afin de les garantir en cas de maladies et de leur offrir les moyens de subsister au moment de leur retraite. L'inventaire de 1841 permit de distribuer à un peu moins de cent ouvriers la somme de 11.886 francs. En 1844, Leclaire remplaça dans les peintures l'oxyde de plomb toxique par l'oxyde de zinc inoffensif. Pourtant Leclaire fut plus tard très critiqué par le journal L'Atelier qui ne voyait dans son action sociale qu'une simple spéculation d'entrepreneur.Considéré comme le premier praticien de la participation des salariés aux bénéfices de l?entreprise, Jean Leclaire fut Candidat à l?Assemblée constituante en avril 1848, puis maire d?Herblay de 1865 à 1868.Maitron II, p. 462.
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Discours sur la Mendicité Couronné par l’Académie des Sciences, Art et Belles Lettres de Chaalons sur Marne dans sa Séance du 25 août 1777.

CLOUET (Louis). Manuscrit in-4 de (2)-264-(3) pp., vélin vert, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque). Manuscrit d?une belle écriture, jamais imprimé.C'est le manuscrit qui remporta le prix décerné par l'Académie châlonnaise lors du concours proposé en 1777 : Moyens de détruire la mendicité en rendant les mendiants utiles à l'état sans les rendre malheureux.L'Académie châlonnaise commençait avec éclat une série de débats qui devait attirer sur elle l'attention du monde académique français tout entier et les soins du gouvernement. De 1776 à 1792, vingt-huit sujets furent ainsi mis au concours, tous ne donnèrent pas lieu à l'attribution de récompense puisqu'on ne relève pratiquement que le nom de treize candidats couronnés. En cette année 1777 qui ouvre les concours lancés par l'Académie, 118 mémoires furent reçus ; le prix fut remporté par le docteur Clouet de Verdun, les abbés Montlinot de Lille et Blanchard de Tourteron se partageant les accessits, en outre la société distingua 14 mémoires, parmi les lauréats figure le libraire Panckoucke et un futur membre du Comité de mendicité, Lambert, inspecteur des apprentis de l'hôpital général de Paris. Le lauréat Louis Clouet était Docteur en Médecine de la Faculté de Montpellier, Conseiller du Roy et son Médecin ordinaire à Verdun, Médecin de l'hôpital Militaire et des hôpitaux de charité de la ditte Ville, cy devant, Médecin consultant ordinaire du feu Roi de Pologne duc de lorraine et de Bar associé de différentes Académies.Le mémoire, divisé en trois parties, porte comme titre : Discours sur la mendicité où l?on indique les moyens que l?on croit les plus propres à la détruire, en rendant les Mendians utiles à l?état sans les rendre malheureux. La première partie est l?exposé de la situation ; la seconde, les différents moyens qui ont été mis en usage jusqu?à ce jour et la troisième, l?exposé des solutions que l?on trouve dans la perception par l?administration des aumônes, la subsistance nécessaire pour les invalides et le travail pour les valides. L'ouvrage forme un impressionnant tableau de la mendicité en France au XVIIIe siècle et du comportement des mendiants et des institutions mises en oeuvre pour les secourir ; de nombreux points devaient influencer les comités d'assistance des assemblées révolutionnaires en particulier la Convention.L'Académie jugeant qu'il ne fallait pas laisser perdre ces matériaux, confia en 1779 à l'abbé Malvaux, vicaire général de Châlons, membre du jury, le soin d'en faire la synthèse ; il publia son travail sous le titre Les Moyens de détruire la mendicité en France, tirés des mémoires qui ont concouru pour le prix accordé par l'Académie de Châlons-sur-Marne. Granier, Bibliographie charitable, 1336,1337 (pour la synthèse de Malvaux) ; Daniel Roche, La Diffusion des Lumières. Un exemple : l?académie de Châlons-sur-Marne, in Annales. Economies, sociétés, civilisations, 1964).