JF LETENNEUR LIVRES RARES Archives - Rare Book Insider

JF LETENNEUR LIVRES RARES

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book (2)

Canal interocéanique de Panama. Essai sur la reprise des travaux.

PAPONOT (F.-N.-G.) 1 vol grand in-8° (255 x 165 mm) en deux parties de: [2] ff (ft, t), 53 pp, [1] f (table ; [2] ff (ft, t), 156 pp, dont un graphique et une table, 1 planche dépliante. Envoi manuscrit signé de l'auteur « à Mr Bouillet » sur la page de faux titre. Exemplaire à toutes marges, non rogné. Demi-maroquin rouge à coins d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, plats recouverts de papier marbré, tranche supérieure dorée, corps d'ouvrage à toutes marges, non rogné. (Épidermures et défauts d'usage). Très rare publication due à Félix Nicolas Gilbert Paponot, (1835-1897), véritable plaidoyer pour une reprise des travaux de percement de l'Isthme de Panama alors à l'arrêt par suite de la déconfiture financière du projet. Félix Paponot, est l'un des acteurs majeurs de la construction du Canal de Suez. Formé au métier de dessinateur puis d'architecte, il est embauché en 1860 par l'entreprise Hardon, chargée par la Compagnie du canal maritime de Suez d'exécuter les travaux de percement de l'isthme. Puis en 1863, il est recruté par la Compagnie de Suez. Il gravit les échelons de la hiérarchie et devient chef de section. En 1869, après son inauguration, Soutenu par Ferdinand de Lesseps, Paponot crée alors sa propre entreprise de travaux publics afin de s'engager dans le grand chantier de percement du canal d'eau douce du Caire à Ismaïlia, qui comprend la réalisation de gigantesques terrassements et la construction des ouvrages d'art associés (ponts et écluses). Le succès du canal de Suez permet la mise en chantier d'un second canal transocéanique : Le percement d'un canal traversant l'isthme de Panama, dont les travaux commencent en 1881. Cette première tentative entraîne de nombreuses pertes en vies humaines causées par des maladies, mais ce sont des difficultés financières et techniques qui mettent fin au projet en 1889 et conduisent aux scandales de l'"affaire de Panama". En 1888, avant l'arrêt du chantier, Paponot fait paraitre un premier mémoire intitulé « Achèvement du Canal de Panama. Etude technique et financière ». 5 ans plus tard, espérant peser sur une possible reprise il publie « Canal interocéanique de Panama. Essai sur la reprise des travaux », étude plus poussée et argumentée. L'ingénieur, fort du prestige qu'il a acquis sur les chantiers du canal de Suez, espère relancer le projet Français et convaincre de nouveaux investisseurs. Son ouvrage, dont le titre porte la citation de Jules Ferry « Ne laissons pas passer l'histoire et se faire les destinées du monde à côté de la France, sans elle et contre elle », s'articule en deux parties : description sommaire. Historique, pièces justificatives, plans et profils. La préface débute par l'indignation de l'auteur de voir les travaux à l'arrêt « Douze cent cinquante millions de notre épargne nationale apportés par la classe la plus modeste, celle qui fait notre force comme notre orgueil, ont été dépensés au service d'une uvre humanitaire et universelle, le Canal de Panama; et cependant, malgré cette grosse dépense et les huit années d'excessif labeur pendant lesquelles se sont produits tant de dévouements et tant de travaux également, la Compagnie a échoué et, depuis plus de cinq ans déjà, cette uvre reste inachevée !!! Pourquoi ce regrettable arrêt et pourquoi ce long statu quo ? Y a-t-il vraiment un obstacle insurmontable à l'exécution de cette uvre, et devons-nous reculer.? alors que le liquidateur lui-même en juillet 1892 faisait cette mémorable et consolante déclaration dans le traité Hiélard, où après avoir détaillé l'importante situation, démontre la valeur considérable de l'actif dans la reprise, la honte et la ruine dans l'abandon terminait ainsi. « Est-ce à dire qu'il soit impossible de réparer le dommage, de conjurer la ruine ? Nous ne le pensons pas. Nous affirmons au contraire que tout peut être sauvé encore, si nous réussissons à faire partager au public, aux intéressés, l'ardente conviction qui nous anime, et qui justifie le pressant appel que nous venons leur adresser. » Les voeux de Paponot sont en partie exhaussé : L'impact désastreux du « scandale de Panama » empêche une reprise du chantier par les français, mais le projet est repris par les États-Unis et qui achèvent les travaux en 1914. 2 planches, dont 1 dépliante, illustrent l'ouvrage, donnant : I « Profil en long du canal dressé avec les surfaces pour ordonnées » ; II. « Canal interocéanique de Colon à Panama. Profil en long avec figuration du projet par bief éclusé. Plan général ». Bel exemplaire, très frais et non rogné, conservé dans sa reliure d'origine. 1 large 8vo (255 x 165 mm) in two parts of : [2] ff (ft, t), 53 pp, [1] f (table; [2] ff (ft, t), 156 pp , including a graph and a table, 1 folding plate signed by the author "to Mr Bouillet" on the false title page Copy with all margins, half red morocco with period corners. with ribs decorated and titled in gold, boards covered with marbled paper, gilded upper edge, body of work with all margins, untrimmed (Scratches and defects of use). Very rare publication due to Félix Nicolas Gilbert Paponot, (1835-1897), a real plea for a resumption of the drilling work on the Isthmus of Panama then at a standstill following the financial collapse of the project. Félix Paponot is one of the major players in the construction of the Suez Canal. Trained as a draftsman and then as an architect, he was hired in 1860 by the Hardon company, commissioned by the Suez Maritime Canal Company to carry out the work of drilling the isthmus. Then in 1863, he was recruited by the Suez Company. He climbs the hierarchy and becomes section head. In 1869, after its inauguration, Supported by Ferdinand de Lesseps, Paponot then created his own public works company in order to engage in the large construction site of the fresh water canal from Cairo to Ismailia, which included the construction of gigantic earthworks and the construction of associated engineering structures (bridges and locks). The success of the Suez Canal allowed the start of const
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Canal interocéanique de Panama. Essai sur la reprise des travaux.

PAPONOT (F.-N.-G.) 1 vol grand in-8° (255 x 165 mm) en deux parties de: [2] ff (ft, t), 53 pp, [1] f (table ; [2] ff (ft, t), 156 pp, dont un graphique et une table, 1 planche dépliante. Envoi manuscrit signé de l'auteur « à Mr Bouillet » sur la page de faux titre. Exemplaire à toutes marges, non rogné. Demi-maroquin rouge à coins d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, plats recouverts de papier marbré, tranche supérieure dorée, corps d'ouvrage à toutes marges, non rogné. (Épidermures et défauts d'usage). Très rare publication due à Félix Nicolas Gilbert Paponot, (1835-1897), véritable plaidoyer pour une reprise des travaux de percement de l'Isthme de Panama alors à l'arrêt par suite de la déconfiture financière du projet. Félix Paponot, est l'un des acteurs majeurs de la construction du Canal de Suez. Formé au métier de dessinateur puis d'architecte, il est embauché en 1860 par l'entreprise Hardon, chargée par la Compagnie du canal maritime de Suez d'exécuter les travaux de percement de l'isthme. Puis en 1863, il est recruté par la Compagnie de Suez. Il gravit les échelons de la hiérarchie et devient chef de section. En 1869, après son inauguration, Soutenu par Ferdinand de Lesseps, Paponot crée alors sa propre entreprise de travaux publics afin de s'engager dans le grand chantier de percement du canal d'eau douce du Caire à Ismaïlia, qui comprend la réalisation de gigantesques terrassements et la construction des ouvrages d'art associés (ponts et écluses). Le succès du canal de Suez permet la mise en chantier d'un second canal transocéanique : Le percement d'un canal traversant l'isthme de Panama, dont les travaux commencent en 1881. Cette première tentative entraîne de nombreuses pertes en vies humaines causées par des maladies, mais ce sont des difficultés financières et techniques qui mettent fin au projet en 1889 et conduisent aux scandales de l'"affaire de Panama". En 1888, avant l'arrêt du chantier, Paponot fait paraitre un premier mémoire intitulé « Achèvement du Canal de Panama. Etude technique et financière ». 5 ans plus tard, espérant peser sur une possible reprise il publie « Canal interocéanique de Panama. Essai sur la reprise des travaux », étude plus poussée et argumentée. L'ingénieur, fort du prestige qu'il a acquis sur les chantiers du canal de Suez, espère relancer le projet Français et convaincre de nouveaux investisseurs. Son ouvrage, dont le titre porte la citation de Jules Ferry « Ne laissons pas passer l'histoire et se faire les destinées du monde à côté de la France, sans elle et contre elle », s'articule en deux parties : description sommaire. Historique, pièces justificatives, plans et profils. La préface débute par l'indignation de l'auteur de voir les travaux à l'arrêt « Douze cent cinquante millions de notre épargne nationale apportés par la classe la plus modeste, celle qui fait notre force comme notre orgueil, ont été dépensés au service d'une uvre humanitaire et universelle, le Canal de Panama; et cependant, malgré cette grosse dépense et les huit années d'excessif labeur pendant lesquelles se sont produits tant de dévouements et tant de travaux également, la Compagnie a échoué et, depuis plus de cinq ans déjà, cette uvre reste inachevée !!! Pourquoi ce regrettable arrêt et pourquoi ce long statu quo ? Y a-t-il vraiment un obstacle insurmontable à l'exécution de cette uvre, et devons-nous reculer.? alors que le liquidateur lui-même en juillet 1892 faisait cette mémorable et consolante déclaration dans le traité Hiélard, où après avoir détaillé l'importante situation, démontre la valeur considérable de l'actif dans la reprise, la honte et la ruine dans l'abandon terminait ainsi. « Est-ce à dire qu'il soit impossible de réparer le dommage, de conjurer la ruine ? Nous ne le pensons pas. Nous affirmons au contraire que tout peut être sauvé encore, si nous réussissons à faire partager au public, aux intéressés, l'ardente conviction qui nous anime, et qui justifie le pressant appel que nous venons leur adresser. » Les voeux de Paponot sont en partie exhaussé : L'impact désastreux du « scandale de Panama » empêche une reprise du chantier par les français, mais le projet est repris par les États-Unis et qui achèvent les travaux en 1914. 2 planches, dont 1 dépliante, illustrent l'ouvrage, donnant : I « Profil en long du canal dressé avec les surfaces pour ordonnées » ; II. « Canal interocéanique de Colon à Panama. Profil en long avec figuration du projet par bief éclusé. Plan général ». Bel exemplaire, très frais et non rogné, conservé dans sa reliure d'origine. 1 large 8vo (255 x 165 mm) in two parts of : [2] ff (ft, t), 53 pp, [1] f (table; [2] ff (ft, t), 156 pp , including a graph and a table, 1 folding plate signed by the author "to Mr Bouillet" on the false title page Copy with all margins, half red morocco with period corners. with ribs decorated and titled in gold, boards covered with marbled paper, gilded upper edge, body of work with all margins, untrimmed (Scratches and defects of use). Very rare publication due to Félix Nicolas Gilbert Paponot, (1835-1897), a real plea for a resumption of the drilling work on the Isthmus of Panama then at a standstill following the financial collapse of the project. Félix Paponot is one of the major players in the construction of the Suez Canal. Trained as a draftsman and then as an architect, he was hired in 1860 by the Hardon company, commissioned by the Suez Maritime Canal Company to carry out the work of drilling the isthmus. Then in 1863, he was recruited by the Suez Company. He climbs the hierarchy and becomes section head. In 1869, after its inauguration, Supported by Ferdinand de Lesseps, Paponot then created his own public works company in order to engage in the large construction site of the fresh water canal from Cairo to Ismailia, which included the construction of gigantic earthworks and the construction of associated engineering structures (bridges and locks). The success of the Suez Canal allowed the start of const
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Voyage à Méroé, au Fleuve Blanc, au delà de Fâzoql dans le midi du royaume de Sennâr, à Syouah et dans cinq autres oasis; fait dans les années 1819, 1820 ,1821 et 1822 par M. Frédéric Caillaud de Nantes.

CAILLIAUD (Frédéric). 4 vol. in-8° (223 x 136 mm) et 2 vol. d'atlas in-plano non rognés ni reliés (540 x 375 mm) de: I. [2] ff. (faux titre, titre) ; XV (privilège, préface), 429 pp (dont table), planches; II. [2] ff. (faux titre, titre), 442 pp (dont table), 4 planches coloriées ; III. [2] ff. (faux titre, titre), 429 pp (dont table), 4 planches coloriées et 2 planches en noir ; IV. [2] ff. (faux titre, titre), 416 pp (dont table) ; 1 planche en noir, soit un total de 15 planches hors texte numérotées dont 12 aquarellées et gommées; et de: Atlas I. [2] ff. (faux titre, titre en 2 exemplaires), [15] ff. (dédicace, explication des planches), 75 planches numérotées de 1 à 75; Atlas II. [10] ff. (faux titre, titre, explication des planches) ; 74 planches numérotées de 1 à 75 (la grande carte de la Nubie sur double-page est numérotée 54 et 55°, soit un total de 149 planches. Ex-dono signé de l'auteur « à Mme Libaudière » à l'encre noire sur le faux-titre du vol. 1 ( volumes de texte à toutes marges non coupés, serpentes conservées, taches, rousseurs, traces de mouillures dans les marges, déchirures restaurées à l'angle supérieur de 2 planches ). Volumes de texte conservés dans leur brochage éditeur avec couvertures imprimées, titre sur la couverture et au dos avec encadrements, planches des atlas non reliés rangées dans des cartonnages recouverts des couvertures imprimées, avec lacets de maintien. (taches, défauts d'usage, petits manques.) Rare exemplaire à toutes marges de l'édition originale de cet ouvrage monumental sur les antiquités égyptiennes de la Haute Égypte dû à Frédéric Cailliaud, alias Mourad Effendi, naturaliste, explorateur et pionnier de l'égyptologie. Fréderic Cailliaud (1787-1869) est originaire de Nantes ou il fut le voisin de Jean-Jacques Audubon (1785-1851) considéré comme le premier ornithologue du Nouveau Monde. En 1809, attiré par les minéraux, les collections et l'Orient, il part pour Paris où il exerce le métier de bijoutier et suit les cours de minéralogie du Muséum. En 1811, il voyage en Italie. En août 1814, la chute de Napoléon le force à fuir vers la Grèce, Istambul et l'Egypte. A Alexandrie, Cailliaud séjourne chez le chevalier B. Drovetti, le consule de France. Collectionneur, ce dernier repère les compétences du jeune homme pour les minéraux et le travail des pierres et il le prends à son service. En mars 1816, la remontée du Nil éblouit Frédéric Cailliaud, saisi de voir tant de richesses archéologiques. Déjà ses notes sur la vie rurale en Egypte témoignent de ses dons d'observation, ses descriptions sont précises et détaillées. Le souverain Mehemet Ali Pacha le nomme minéralogiste officiel par un firman du 7 août 1816 et l'envoie rechercher les mines d'émeraude de Zaharah, oubliées depuis vingt siècles. Sillonnant le désert entre Nil et mer Rouge en novembre 1816, il retrouve des restes de bâtiments et, à proximité d'un filon de schistes micacés, des souterrains abandonnés. Il s'y enfonce seul et découvre sa première émeraude. Deux livres d'émeraude seront extraites de ces mines abandonnées. En février 1817, il remonte le Nil vers la haute Egypte. En mai, à Syout (Assioût), il assiste à l'arrivée d'une immense caravane de « seize mille têtes de bétail » en provenance du Darfour. En novembre 1817, il redécouvre une ville minière abandonnée, elle aussi, depuis vingt siècles : Sekket (Bandar-el-Kebir) et, peu après, le site du port antique de Bérénice. En 1818, il explore le premier les oasis de Kharga (Khargeh) à l'ouest de Thèbes. Il a ainsi parcouru 7 500 kilomètres à dos de chameau, en felouque, et il comprend l'arabe lorsqu'il regagne Paris, en février 1815 avec ses collections, descriptions et dessins. Il y acquiert l'admiration et la protection du grand géographe-égyptologue Edme François Jomard (1777-1862). Frédéric Cailliaud repart ainsi à titre officiel, avec un financement. Jomard souhaite l'établissement d'une carte d'Egypte avec une localisation précise des villes et des monuments antiques. On lui adjoint un spécialiste des relevés astronomiques : l'aspirant de marine Pierre-Constant Letorzec. De novembre 1815 à février 1820, ils effectuent une méharée de 1 800 kilomètres à l'ouest du Nil via le Fayoum, les oasis de Siouah où les constructions sont faites de sable et de sel. Ils poursuivent par les oasis de Bahariya (El Haïz), Farafra (Qasr el-Farâfra), Dâkhla (El Qasr Dakhel), Teneydeh (Teneida) et Kharga, avant de regagner Assiout ayant repéré des ruines de temples, d'églises coptes, de sources chaudes, des dépôts fossilifères . De retour au Caire, Cailliaud et Letorzec sont désignés pour accompagner une grande mission, dirigée par Ismaël Pacha, fils de Mehemet Ali. Ils y voient une occasion de gagner le grand sud. Ils achètent une felouque et quittent le Caire, le 22 avril 1820. A l'escale de Thèbes, Cailliaud reprend ses fouilles. Le 3 octobre 1820, nouveau départ : Philae, Absimbolli (Abou Simbel), Semma, Sesce Ils inventorient les temples et étudient la faune, des termites aux hippopotames et girafes, et retrouvant le fameux scarabée d'Egypte. La flore aride suscite aussi leur intérêt : thalas (Acacia raddiana), nerprun ou jujubier (Ziziphus spinachristi), palmier-doum (Hyphaene thebaïca), roustonnier (Calotropis procera), héglys (Balanites aegyptiaca). Le 27 mai, l'expédition atteint le confluent du Nil Bleu avec le Nil Blanc dit « Ras (pointe) el Gartoum » qui deviendra Khartoum, future capitale du Soudan. Remontant la vallée du Nil Bleu en pleine saison des pluies, l'expédition est décimée par la maladie : dysenterie, malaria, fièvre jaune, gangrène. Continuant vers le sud, ils atteignent les basses collines d'Abyssinie ; la végétation change avec les bambous (Oxytenanthera abyssinicaï ; ils trouvent enfin quelques sables aurifères mais les mines d'or du Fazoql ne sont pas l'eldorado espéré. Ils ont atteint le point le plus méridional de l'expédition : Singué, entre celle de Djibouti et d'Addis Abeba. L'expédition, décimée par la maladie et l'hostilité des in
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Voyage à Méroé, au Fleuve Blanc, au delà de Fâzoql dans le midi du royaume de Sennâr, à Syouah et dans cinq autres oasis; fait dans les années 1819, 1820 ,1821 et 1822 par M. Frédéric Caillaud de Nantes.

CAILLIAUD (Frédéric). 4 vol. in-8° (223 x 136 mm) et 2 vol. d'atlas in-plano non rognés ni reliés (540 x 375 mm) de: I. [2] ff. (faux titre, titre) ; XV (privilège, préface), 429 pp (dont table), planches; II. [2] ff. (faux titre, titre), 442 pp (dont table), 4 planches coloriées ; III. [2] ff. (faux titre, titre), 429 pp (dont table), 4 planches coloriées et 2 planches en noir ; IV. [2] ff. (faux titre, titre), 416 pp (dont table) ; 1 planche en noir, soit un total de 15 planches hors texte numérotées dont 12 aquarellées et gommées; et de: Atlas I. [2] ff. (faux titre, titre en 2 exemplaires), [15] ff. (dédicace, explication des planches), 75 planches numérotées de 1 à 75; Atlas II. [10] ff. (faux titre, titre, explication des planches) ; 74 planches numérotées de 1 à 75 (la grande carte de la Nubie sur double-page est numérotée 54 et 55°, soit un total de 149 planches. Ex-dono signé de l'auteur « à Mme Libaudière » à l'encre noire sur le faux-titre du vol. 1 ( volumes de texte à toutes marges non coupés, serpentes conservées, taches, rousseurs, traces de mouillures dans les marges, déchirures restaurées à l'angle supérieur de 2 planches ). Volumes de texte conservés dans leur brochage éditeur avec couvertures imprimées, titre sur la couverture et au dos avec encadrements, planches des atlas non reliés rangées dans des cartonnages recouverts des couvertures imprimées, avec lacets de maintien. (taches, défauts d'usage, petits manques.) Rare exemplaire à toutes marges de l'édition originale de cet ouvrage monumental sur les antiquités égyptiennes de la Haute Égypte dû à Frédéric Cailliaud, alias Mourad Effendi, naturaliste, explorateur et pionnier de l'égyptologie. Fréderic Cailliaud (1787-1869) est originaire de Nantes ou il fut le voisin de Jean-Jacques Audubon (1785-1851) considéré comme le premier ornithologue du Nouveau Monde. En 1809, attiré par les minéraux, les collections et l'Orient, il part pour Paris où il exerce le métier de bijoutier et suit les cours de minéralogie du Muséum. En 1811, il voyage en Italie. En août 1814, la chute de Napoléon le force à fuir vers la Grèce, Istambul et l'Egypte. A Alexandrie, Cailliaud séjourne chez le chevalier B. Drovetti, le consule de France. Collectionneur, ce dernier repère les compétences du jeune homme pour les minéraux et le travail des pierres et il le prends à son service. En mars 1816, la remontée du Nil éblouit Frédéric Cailliaud, saisi de voir tant de richesses archéologiques. Déjà ses notes sur la vie rurale en Egypte témoignent de ses dons d'observation, ses descriptions sont précises et détaillées. Le souverain Mehemet Ali Pacha le nomme minéralogiste officiel par un firman du 7 août 1816 et l'envoie rechercher les mines d'émeraude de Zaharah, oubliées depuis vingt siècles. Sillonnant le désert entre Nil et mer Rouge en novembre 1816, il retrouve des restes de bâtiments et, à proximité d'un filon de schistes micacés, des souterrains abandonnés. Il s'y enfonce seul et découvre sa première émeraude. Deux livres d'émeraude seront extraites de ces mines abandonnées. En février 1817, il remonte le Nil vers la haute Egypte. En mai, à Syout (Assioût), il assiste à l'arrivée d'une immense caravane de « seize mille têtes de bétail » en provenance du Darfour. En novembre 1817, il redécouvre une ville minière abandonnée, elle aussi, depuis vingt siècles : Sekket (Bandar-el-Kebir) et, peu après, le site du port antique de Bérénice. En 1818, il explore le premier les oasis de Kharga (Khargeh) à l'ouest de Thèbes. Il a ainsi parcouru 7 500 kilomètres à dos de chameau, en felouque, et il comprend l'arabe lorsqu'il regagne Paris, en février 1815 avec ses collections, descriptions et dessins. Il y acquiert l'admiration et la protection du grand géographe-égyptologue Edme François Jomard (1777-1862). Frédéric Cailliaud repart ainsi à titre officiel, avec un financement. Jomard souhaite l'établissement d'une carte d'Egypte avec une localisation précise des villes et des monuments antiques. On lui adjoint un spécialiste des relevés astronomiques : l'aspirant de marine Pierre-Constant Letorzec. De novembre 1815 à février 1820, ils effectuent une méharée de 1 800 kilomètres à l'ouest du Nil via le Fayoum, les oasis de Siouah où les constructions sont faites de sable et de sel. Ils poursuivent par les oasis de Bahariya (El Haïz), Farafra (Qasr el-Farâfra), Dâkhla (El Qasr Dakhel), Teneydeh (Teneida) et Kharga, avant de regagner Assiout ayant repéré des ruines de temples, d'églises coptes, de sources chaudes, des dépôts fossilifères . De retour au Caire, Cailliaud et Letorzec sont désignés pour accompagner une grande mission, dirigée par Ismaël Pacha, fils de Mehemet Ali. Ils y voient une occasion de gagner le grand sud. Ils achètent une felouque et quittent le Caire, le 22 avril 1820. A l'escale de Thèbes, Cailliaud reprend ses fouilles. Le 3 octobre 1820, nouveau départ : Philae, Absimbolli (Abou Simbel), Semma, Sesce Ils inventorient les temples et étudient la faune, des termites aux hippopotames et girafes, et retrouvant le fameux scarabée d'Egypte. La flore aride suscite aussi leur intérêt : thalas (Acacia raddiana), nerprun ou jujubier (Ziziphus spinachristi), palmier-doum (Hyphaene thebaïca), roustonnier (Calotropis procera), héglys (Balanites aegyptiaca). Le 27 mai, l'expédition atteint le confluent du Nil Bleu avec le Nil Blanc dit « Ras (pointe) el Gartoum » qui deviendra Khartoum, future capitale du Soudan. Remontant la vallée du Nil Bleu en pleine saison des pluies, l'expédition est décimée par la maladie : dysenterie, malaria, fièvre jaune, gangrène. Continuant vers le sud, ils atteignent les basses collines d'Abyssinie ; la végétation change avec les bambous (Oxytenanthera abyssinicaï ; ils trouvent enfin quelques sables aurifères mais les mines d'or du Fazoql ne sont pas l'eldorado espéré. Ils ont atteint le point le plus méridional de l'expédition : Singué, entre celle de Djibouti et d'Addis Abeba. L'expédition, décimée par la maladie et l'hostilité des in
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Correspondance inedite de Camille Desmoulins, député à la Convention Nationale. Publiée par M. Matton ainé, avocat à la Cour Royale de Paris.

MATTON (M.) [Editeur] 1 vol in-12° ( 220 x 142 mm) de: [2] ff (titre, faux titre), IV pp (préface), 248 pp, 1 portrait frontispice gravé et 1 grande planche dépliante "Tableau de fac-simile des principaux personnages de la révolution de 1789". ( quelques taches ou traces de mouillures). Brochage éditeur, couverture imprimée de papier jaune. (défauts d'usage, salissures). Très rare publication réunissant une correspondance inédite du célèbre journaliste et révolutionnaire Camille Desmoulins. Camille Desmoulins (1760 1794) est un homme de lettres, un avocat, un journaliste et un révolutionnaire français. Figure majeure de la Révolution française, ami de Maximilien de Robespierre, il fut surnommé le « Cicéron bègue » par François-René de Chateaubriand car reconnu pour son art oratoire, il était atteint de troubles de l'élocution. Emporté par la tourmente révolutionnaire, Il meurt guillotiné le 5 avril 1794. Dans sa préface, M. Matton, qui réuni et édite ces lettres, écrit (P. 29) « Camille Desmoulins n'était pas, comme on l'a dit et répété tant de fois, un furieux démagogue; à la vérité, le plaisir que lui causait notre régénération politique l'avait rendu enthousiaste; mais que cet enthousiasme est louable! c'est celui d'un bon Français, qui, loin d'un lâche et sordide égoïsme, ne vit que du bonheur de ses concitoyens. La république était le seul mobile de toutes ses actions, c'était un centre auquel il rapportait tout ; il avait une telle horreur pour les contre-révolutionnaires et les traitres, qu'il les aurait volontiers dénoncés à toute la terre ; mais il n'a jamais demandé la mort de personne. Lorsqu'il vit des échafauds se dresser sur toute la France, il voulut rétablir l'ordre, rendre à la Convention son indépendance, arrêter l'action du tribunal révolutionnaire, vider les prisons des suspects qui les remplissaient, et organiser un comité de clémence et de justice, persuadé que c'était le seul moyen de rendre la paix à son pays et d'abattre pour toujours la tyrannie odieuse et sanguinaire qui le désolait » Dans cette correspondance figure des lettres à sa famille, son père, sa femme Lucile Duplessis ainsi qu'aux principaux acteurs politique de l'époque : Mirabeau, Marat, Robespierre, Danton, Saint Just, Cambon, de Guffroy Beau portrait de Camille Desmoulins face au titre gravé d'après un original de Beze fait à la Conciergerie en 1794. Planche dépliante reproduisant l'écriture et les signatures des correspondants. Précieux exemplaire conservé dans son état d'origine et à toutes marges.
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book (2)

Histoire de la concession française de Changhaï.

B.-MAYBON (Ch.) & FREDET (Jean). 1 vol. grand in-4° (285 x 205 mm) de : [3] ff. (note imprimeur, faux titre, titre) ; VII (avertissement, introduction) ; 458 pp. (dont bibliographie, table) ; [1] f. (note imprimeur) ; 28 planches photographiques hors texte (vues, portraits, cartes et plans) dont 4 sur double page et 1 dépliante. Envoi autographe signé: "À monsieur l'Amiral Berthelot, commandant la division navale d'Extrême Orient, respectueux hommage de [signature et sceau chinois]". Demi-basane d'époque, plats recouverts de papier marbré fauve, dos à nerfs titré et orné, gardes violettes. Édition originale de cet ouvrage très complet et illustré sur l'histoire de la concession française de Shanghai dû à Charles Maybon (1872-1926), professeur, écrivain et journaliste français connu pour ses activités en Chine et en Indochine, et à Jean Fredet (1879-1948), historien français. La concession française de Shanghai qui dura de 1848 à 1943, connut un essor notable de la fin du XIXe siècle jusqu'au XXe siècle. Elle prend fin en 1943 lorsque l'État français, sous la pression allemande, la cède au gouvernement national réorganisé de Chine, pro-japonais, à Nanjing. Pendant la majeure partie du XXe siècle, la zone correspondante à l'ancienne concession française reste un quartier résidentiel et commercial de Shanghai particulièrement prestigieux, en plus d'être l'un des points d'ancrage majeurs du catholicisme en Chine. Malgré le réaménagement de ces dernières décennies, la zone conserve un charme à part et demeure une destination touristique populaire de Shanghai. Le présent ouvrage retrace ainsi l'histoire des débuts de cette concession: Première période. "Enfance de la concession (1848-1860)", "Revue des faits qui ont précédés l'établissement des français à Shanghai", "L'installation des français à Shanghai, naissance de la concession", "La rébellion des Taiping, Shanghai pendant l'année 1853-1864", Deuxième période. "Croissance et organisation de la concession (1860-1900)", "La concession après l'expédition de 1860", "La première organisation municipale (1862-1865)", "La crise municipale de 1865. Statut définitif de la concession", "Gestion municipale (1865-1875)". Bel exemplaire illustré de 28 planches photographiques de vues, portraits, cartes et plans.
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book (2)

Ostéographie des cétacés vivants et fossiles contenant la description et l’iconographie du squelette et du système dentaire de ces animaux.

BENEDEN (Pierre-Joseph Van). 1 vol in-folio en feuilles (570 x 365 mm) de : [2] ff. (f.t., t.), et 67 planches lithographiées dont 15 sur double-page. (Rousseurs aux titres, le reste frais). Chemise cartonnée à rabats rangée dans un cartonnage à lacets, couverture imprimée contrecollée sur les plats, dos de toile jaune. Bel exemplaire de cet impressionnant atlas consacré à l'ostéographie des cétacés, du à Pierre-Joseph Van Beneden (1809-1894). Ce paléontologue et zoologiste belge qui a étudié la zoologie auprès de Georges Cuvier avant de devenir docteur en médecine et en sciences, est nommé conservateur du Muséum en 1931, puis obtient la chaire de zoologie à l'Université de Louvain en 1836, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort. En 1842, il devient membre de l'Académie royale des sciences de Belgique dont il devient président en 1881. Spécialiste des parasites, il fait paraître en 1875 "Les Commensaux et les parasites dans le règne animal". C'est vers la fin des années 1850 qu'il commence à étudier les baleines et autres mammifères marins fossiles ou actuels et publie, en collaboration avec le zoologiste français Paul Gervais "Ostéographie des Cétacés, vivants et fossiles", constitué d'un volume de texte et du présent atlas, composé de 67 planches traitant de la paléontologie et de l'identification de formes intermédiaires chez les cétacés. Exemplaire conservé en feuilles dans son état d'origine, très frais. 1 vol. folio in sheets (570 x 365 mm) of: [2] ff. (f.t., t.), and 67 lithographed plates including 15 on double page. (Freckles on the titles, the rest fresh). Cardboard folder with flaps stored in a lace-up cardboard box, printed cover laminated to the boards, yellow canvas back. Beautiful copy of this impressive atlas devoted to the osteography of cetaceans, by Pierre-Joseph Van Beneden (1809-1894). This Belgian paleontologist and zoologist who studied zoology with Georges Cuvier before becoming a Doctor of Medicine and Science, was appointed curator of the Museum in 1931, then obtained the chair of zoology at the University of Louvain in 1836, a position that he held until his death. In 1842, he became a member of the Royal Academy of Sciences of Belgium, of which he became president in 1881. A specialist in parasites, he published "Commensals and parasites in the animal kingdom" in 1875. It was towards the end of the 1850s that he began to study whales and other fossil or current marine mammals and published, in collaboration with the French zoologist Paul Gervais, "Osteography of Cetaceans, Living and Fossil", consisting of a volume of text and this atlas, composed of 67 plates dealing with paleontology and the identification of intermediate forms among cetaceans. Copy preserved in sheets in its original condition, very fresh.
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Les murs et costumes de tous les peuples

Les murs et costumes de tous les peuples, d’après les documents les plus authentiques, les voyages les plus récents et des matériaux inédits. I. Afrique; II. Océanie.

LACROIX (Frédéric)-HENRICY (Casimir). 2 parties reliées en 1 volume in-8° (256 x 180 mm) de: [2] ff. (f.t., titre), 384 pp., [2] ff (table, ordre des planches) et 35 planches hors texte lithographiées aquarellées et gommées; [2] ff. (f.t., titre), [8], 112, [2] ff (table, ordre des planches), et 20 planches hors texte lithographiées, aquarellées et gommées. Nombreuses planches en noir à mi-page. Demi-maroquin vert d'époque, dos lisse orné et titré à l'or, plats recouverts de papier gaufré vert, gardes de papier marbré, tranches mouchetées. Edition originale de ce superbe ouvrage dû à Frédéric Lacroix et Casimir Henricy, décrivant les différentes traditions des nations peuplant l'Afrique et l'Océanie et illustré de 55 planches lithographiées, finement coloriées et gommées. Divisions du premier volume : Etats de Tunis, de Tripoli et de Fezzan, Egypte, Nubie, Sennaar, Darfour et Cordofan, Abyssinie, côte d'Habesch, pays d'Adel, Ajan, Zanguebar, Moçambique, Cafrerie, le Cap, Hottentotie, Madagascar, Congo, Guinée, Sénégambie, Soudan ou Nigritie Divisions du second volume: Malaisie ("Iles de Sonde (Sumatra, Java, Maduré, Florès, Timor, etc.), Bornéo, Iles Philippines. 2. Australasie (Australie, Nouvelle-Zélande, Iles Salomon, Nouvelle-Guinée, etc). Polynésie (Iles Carolines, Mariannes, Fidji, Tonga, Taïti, Marquises, Sandwich, etc). L'iconographie est composée de gravures sur acier à mi-page et de 55 lithographies à pleine page finement aquarellées et gommées, avec quelques rehauts d'or. Liste des planches : Afrique : Marchands maures.Soldats d'Abd-el-Kader. Kabyles. Bédouin, femme juive, juif d'Alger. Femmes d'Alger. Cavalier marocain. Dame riche au Maroc. Jeune fille socknanaise. Fellahs (paysans égyptiens). Bey égyptien. Cawas. Dames égyptiennes. (costume de harem). Almée égyptienne. Arabes Amazeh et Ababdeh. Nubienne. Homme de Dongolah - Femme Barabras. Femme de Chendy- Arabe Chayeh. Chef et jeune fille de Fazoglou. Bouffon et musicienne du Darfour. Abyssinienne. Chef abyssinien. Femme de Massaouali. Guerrier cafre. Hottentot et hottentote. Reine de Litakou. - Chef des Maroutzis. Naturel de Loango. Femme de Molembo. Dame du Congo. Nègres d'Ardra. Soldats Achantis. Mandingue. Femme de Cazegut. Touareg. Jeune fille de Tembouctou. Roi de Boussa. Jeune fille de Kano. Bournouaise. Océanie : Malais. Dame javanaise de la haute classe. Javanais en habit de cour. Javanais en costume de guerre. Guerrier de l'ile Sawoe (Savou). Guerrier de Solor. Naturel de l'ile Rotti. Guerrier de Timor. Héraut de Timor. Guerrier de Bornéo. Chef de tribu de la Nouvelle-Zélande. Guerrier de Souraki. Naturel de Vanikoro. Naturel du havre Carteret. Types de naturels de la Nouvelle Guinée, 2. Papou du havre Dorey. Naturel du détroit Princesse-Marianne. Guerrier de Tonga-Tabou. Habitant de Noukabiva. Bel exemplaire de ce rare ouvrage superbement Illustré 2 parts bound in 1 vol in-8vo (256 x 180 mm) of: [2] ff. (f.t., title), 384 pp., [2] ff (table, order of plates) and 35 lithographed watercolored and gummed plates; [2] ff. (f.t., title), [8], 112, [2] ff (table, order of plates), and 20 lithographed, watercolored and gummed plates outside the text. Numerous plates in black mid-page. Period green half morocco, smooth spine decorated and titled in gold, boards covered with green embossed paper, marbled paper endpapers, speckled edges. First edition of this superb work by Frédéric Lacroix and Casimir Henricy, describing the different traditions of the nations populating Africa and Oceania and illustrated with 55 lithographed plates, finely colored and gummed. Divisions of the first volume : States of Tunis, Tripoli and Fezzan, Egypt, Nubia, Sennaar, Darfur and Cordofan, Abyssinia, coast of Habesch, country of Adel, Ajan, Zanguebar, Mozambique, Kafrerie, the Cape, Hottentotia, Madagascar, Congo, Guinea, Senegambia, Sudan or Nigeria Divisions of the second volume: Malaysia ("Sunda Islands (Sumatra, Java, Madure, Flores, Timor, etc.), Borneo, Philippine Islands. 2. Australasia (Australia, New Zealand, Solomon Islands, New Guinea, etc.) . Polynesia (Caroline Islands, Marianas, Fiji, Tonga, Taïti, Marquesas, Sandwich, etc.). The iconography is composed of half-page steel engravings and 55 full-page lithographs, finely watercolored and erased, with some gold highlights. List of boards: Africa: Moorish merchants. Soldiers of Abd-el-Kader. Kabyles. Bedouin, Jewish woman, Jew from Algiers. Women of Algiers. Moroccan rider. Rich lady in Morocco. Young Socknanese girl. Fellahs (Egyptian peasants). Egyptian Bey. Cawas. Egyptian ladies. (harem costume). Egyptian Almea. Amazeh and Ababdeh Arabs. Nubian. Man of Dongolah - Woman Barabras. Woman of Chendy- Arab Chayeh. Chief and young daughter of Fazoglou. Jester and musician from Darfur. Abyssinian. Abyssinian leader. Woman from Massaouali. Kaffir warrior. Hottentot and Hottentot. Queen of Litakou. - Chief of the Maroutzis. Natural from Loango. Woman from Molembo. Lady of the Congo. Negroes of Ardra. Ashanti soldiers. Mandingo. Woman of Cazegut. Tuareg. Young girl from Timbuktu. King of Boussa. Young girl from Kano. Bournouaise. Oceania: Malay. High class Javanese lady. Javanese in court dress. Javanese in war costume. Warrior of Sawoe Island (Savou). Warrior of Solor. Natural from Rotti Island. Warrior of Timor. Herald of Timor. Warrior of Borneo. Chieftain of New Zealand. Warrior of Souraki. Natural from Vanikoro. Natural from Carteret Harbour. Natural types of New Guinea, 2. Papuan from Dorey Harbour. Natural from the Princess Marianne Strait. Tongan-Tabou warrior. Resident of Noukabiva. Beautiful copy of this rare superbly illustrated work.
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Voyage de la côte de Malabar à Constantinople

Voyage de la côte de Malabar à Constantinople, par le Golfe Persique, l’Arabie, la Mésopotamie, le Kourdistan et la Turquie d’Asie, fait en 1817.

HEUDE (William). 1 vol in-8° (208 x 135) de: 358 pp., 6 planches aquarellées et 1 grande carte repliée reliée in-fine. Demi-marocain vert d'époque, dos lisse orné et titré à l'or, plats recouverts de papier marbré, tranches mouchetées. Rare première édition française, traduite de l'anglaise (1819), du récit du périple d'Inde à Constantinople de William Heude, voyage effectué entre janvier 1817 à avril 1819 incluant des chapitres sur l'Arabie, la région des actuels émirats et Oman, ouvrage orné de 6 planches aquarellées et d'une grande carte dépliante. Heude était lieutenant dans l'établissement militaire de Madras et devient plus tard chirurgien-major. Il était le petit-fils de Lady Harriet Sturgeon (née Watson-Wentworth ; sur du deuxième marquis de Rockingham). Il dédie son ouvrage à son parent (oncle ?) William Wentworth-Fitzwilliam, 4e comte Fitzwilliam (1748-1833), puissant et fortuné homme d'État britannique. Après Malabar et Bombay, l'auteur se rends dans le golfe Persique, Mascate, Ormuz, Bahreïn, Ninive, Babylone, Bagdad, Mossoul, Mardin et Istanbul. Il décrit la vie des bédouins et des peuplades qu'il rencontre. P. 61, il donne une description des pirates du golfe: « Les pirates du golfe se composent de différentes tribus arabes. La principale, les Joasmis de Rass-al-Kymer, étant intimement unie avec celle des Wahabis, puissance déjà reconnue, notre gouvernement a éprouvé de la répugnance à les attaquer, et de là provient l'impunité dont ils abusent. Leur flotte se compose, dit-on, de soixante grands vaisseaux et de huit à neuf cents bâtiments de moindre grandeur, et porte dix-huit à dix-neuf mille hommes à bord. ». L'auteur relate le raid britannique de 1809 dirigé par le capitaine Wainright contre ces pirates et la prise d'assaut de Rass-all-Kymer. Heude mentione p. 77 la pêche des perles à Bahreïn : « En remontant le golfe Persique, nous ne passâmes devant aucune autre ile remarquable, si ce n'est peut-être celle de Bahreïn, célèbre par la pêche des perles, et par quelques sources d'eau fraîche qui se trouvent au fond de la mer, d'où les plongeurs en rapportent souvent qu'ils puisent à certaines profondeurs ». L'auteur donne plus loin une large description du peuple de l'Arabie et de sa culture : p. 176 : « L'affection que l'Arabe conçoit pour ses enfants et pour sa famille, s'étend sur tous les membres de sa tribu. Toutes les tentes, ou toutes les chaumières, sont ouvertes ; et, au milieu d'une horde de bandits, le vol est inconnu. Si la communauté de biens ne peut exister dans leur état de société, une libéralité sans bornes en tient la place, et la main de celui qui possède est toujours prête à donner à celui qui est dépourvu. » Heude relate en outre son remarquable périple à travers les montagnes du Kurdistan. L'iconographie est constituée de 6 planches, en coloris d'époque, représentant les habitants des régions visitées en costume traditionnel : Arabe Bédouin, derviche de Bassora, Juif de Bagdad, Tartare, Turc de Merdyn et Hamoud Beg -Effendi. La grande carte repliée reliée in-fine est intitulée : « Carte de la Turquie d'Asie et pays adjacents pour servir au voyage du lieutenant William Heude, depuis le Golfe Persique jusqu'à Constantinople ». Son cartouche indique : « Pour rendre cette carte d'une utilité plus générale, on a mis les noms anciens à côté des noms modernes, et l'on a indiqué, outre la route de l'auteur, les marches de Xénophon, d'Alexandre de Julien et d'Héraclius, d'après la grande carte dressée par F. Macdonald Kinneir ». L'édition anglaise ne comporte pas de carte et seulement 4 planches. Les deux éditions sont rares et recherchées. Bel exemplaire, corps d'ouvrage frais. 1 vol 8vo (208 x 135) of: 358 pp., 6 watercolor plates and 1 large folded map bound in-fine. Period green half-Moroccan, smooth spine decorated and titled in gold, boards covered with marbled paper, speckled edges. Rare first French edition, translated from the English (1819), of the story of the journey from India to Constantinople by William Heude, journey made between January 1817 to April 1819 including chapters on Arabia, the region of the current emirates and Oman , work illustrated with 6 watercolor plates and a large folding map. Heude was a lieutenant in the Madras military establishment and later became surgeon-major. He was the grandson of Lady Harriet Sturgeon (née Watson-Wentworth; sister of the second Marquess of Rockingham). He dedicates his work to his relative (uncle?) William Wentworth-Fitzwilliam, 4th Earl Fitzwilliam (1748-1833), powerful and wealthy British statesman. After Malabar and Bombay, the author goes to the Persian Gulf, Muscat, Hormuz, Bahrain, Nineveh, Babylon, Baghdad, Mosul, Mardin and Istanbul. He describes the life of the Bedouins and the people he meets. P. 61, he gives a description of the Gulf Pirates: "The Gulf Pirates consist of different Arab tribes. The main one, the Joasmis of Rass-al-Kymer, being intimately united with that of the Wahabis, an already recognized power, our government felt repugnance in attacking them, and hence the impunity which they abuse. Their fleet is said to consist of sixty large vessels and eight to nine hundred smaller vessels, and carries eighteen to nineteen thousand men on board. ". The author recounts the 1809 British raid led by Captain Wainright against these pirates and the storming of Rass-all-Kymer. Heude mentions p. 77 pearl fishing in Bahrain: "As we went up the Persian Gulf, we did not pass any other remarkable island, except perhaps that of Bahrain, famous for pearl fishing, and for some water sources fresh which are found at the bottom of the sea, from where divers often report that they draw at certain depths. The author further gives a broad description of the people of Arabia and their culture: p. 176: "The affection that the Arab feels for his children and for his family extends to all the members of his tribe. All the tents, or all the cottages, are open; and, in the midst of a horde of bandits, theft is unknown.
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book (2)

Catechisme du diocese de Meaux.[ Relié avec] Catéchisme des festes et autres solennitez et observances de l’église. Par Messire Jacques Benigne Bossuet, Evesque de Meaux, conseiller du Roy en ses conseils, cy-devant précepteur de Monsieur le Dauphin, premier aumonier de Madame la Dauphine.

BOSSUET (Jacques-Bénigne). 1 vol in-12° (147 x 85 mm.) de: [9] ff., 389, [1] pp. (taches, salissures, traces de mouillures angulaires). Plein veau d'époque, dos à nerfs orné. (coins et coiffes discrétement restaurées). L'une des deux éditions de Meaux de 1691, faisant suite à la première édition de 1687 et aux autres de 1688 et 1690. Jacques-Bénigne Bossuet, surnommé l'« Aigle de Meaux » (1627-1704) est un homme d'Église, évêque, prédicateur et écrivain français célèbre pour ses sermons et oraisons funèbres de personnalités importantes du règne de Louis XIV. Il est l'auteur d'une abondante uvre écrite qui porte sur la spiritualité, l'instruction du dauphin, la controverse antiprotestante ou encore diverses polémiques dont celle qui l'oppose à Fénelon à propos du quiétisme. Il est élu à l'Académie française en 1671. Bel exemplaire conservé dans sa reliure d'origine. Cioranescu XVII: 14000. 1 vol. in-12° (147 x 85 mm) of: [9] ff., 389, [1] pp. (stains, dirt, traces of angular wetness). Full period calfskin, decorated ribbed spine. (corners and caps discreetly restored). One of the two editions of Meaux from 1691, following the first edition of 1687 and the others of 1688 and 1690. Jacques-Bénigne Bossuet, nicknamed the "Eagle of Meaux" (1627-1704) is a French man of the Church, bishop, preacher and writer famous for his sermons and funeral orations of important personalities of the reign of Louis XIV. He is the author of an abundant written work which focuses on spirituality, the instruction of the dauphin, the anti-Protestant controversy and various controversies including that which opposed him to Fénelon regarding quietism. He was elected to the French Academy in 1671. Copy preserved in its original binding.
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book (2)

Arts, métiers et cultures de la Chine, représentés dans une suite de gravures exécutées d’aprés les dessins originaux envoyés de Pekin, accompagnés des explications données par les missionnaires français, pensionnés par Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. I. Papier de bambou d’aprés les mémoires des PP. D’Entrecolle, Cibot. II. Art du vernis, par le P. D’Incarville.

DENTRECOLLES (François-Xavier) et Pierre-Martial CIBOT. - INCARVILLE (Pierre d'). 1 vol in-18° (140 x 85 mm) de: 72 pp. et 13 planches gravées sur double page; 84 pp. et 11 planches gravées sur double page. Pleine basane racinée d'époque, guirlande de pampres dorée sur les plats, dos lisse teinté et orné, pièces de titre maroquin rouge, tranches jaunes mouchetées de rouge. (Frottements au dos et aux coins, rares rousseurs). Éditions originales par l'éditeur Nepveu de ces deux ouvrages consacrés à des industries typiquement chinoises dus à Pierre-Martial Cibot, (1727-1780) et François-Xavier Dentrecolles, (1664-1741). Extrait des préfaces : « Un auteur chinois dit qu'il y a dans sa patrie une si prodigieuse variété de bambous, qu'il se voit forcé de n'entreprendre la description que de soixante-trois. Un bambou diffère d'un autre : 1° par la grosseur et la hauteur ; 2°. Par la distance des nuds ; 3°. Par la forme des nuds ; 4° par la couleur du bois ; 5°. Par la superficie et la forme des entre-nuds ; 6º. par la substance et l'épaisseur du bois ; 7° Par les branches ; 8° par les feuilles ; 9° par les racines ; 10° Par des singularités qui se perpétuent ». « On sait maintenant, en Europe, que le vernis de la Chine n'est point une composition, mais une gomme, ou résine qui coule d'un arbre que les Chinois appellent tsi-chou, ou arbre du vernis. Cet arbre croît dans plusieurs provinces méridionales de la Chine ; il croît, sans culture, dans les montagnes : on en trouve dont le tronc a un pied et plus de diamètre. Ceux que l'on cultive dans les plaines, et sur quelques montagnes, ne viennent guère plus gros que la jambe : les Chinois les épuisent ; aussi ces arbres ne durent pas plus de dix ans. L'arbre de vernis reprend facilement de bouture ». L'iconographie, d'une grande finesse, est constituée de 24 planches gravées sur cuivre sur double page, exécutées d'après des dessins originaux envoyés des missions françaises à Pékin. 13 sont consacrées au papier de bambou et 11 à l'Art du vernis. Beaux exemplaires de ces deux captivants traités. 1 vol. in-18vo (140 x 85 mm) of : 72 pp. and 13 engraved plates on double page ; 84 pp. and 11 engraved plates on double page. Full period rooted sheepskin, garland of gilded vines on the boards, smooth tinted and decorated spine, red morocco title labels, yellow edges speckled with red. (Rubbing on the back and corners, rare foxing). First editions by the publisher Nepveu of these two works devoted to typically Chinese industries by Pierre-Martial Cibot (1727-1780) and François-Xavier Dentrecolles, (1664-1741). Extract from the prefaces: "A Chinese author says that there is such a prodigious variety of bamboos in his country that he is forced to undertake the description of only sixty-three. One bamboo differs from another: 1° in size and height; 2°. By the distance of the nodes; 3°. By the shape of the nodes; 4° by the color of the wood; 5°. By the surface area and shape of the internodes; 6º. by the substance and thickness of the wood; 7° By the branches; 8° by the leaves; 9° by the roots; 10° By singularities which are perpetuated". "We now know, in Europe, that Chinese varnish is not a composition, but a gum, or resin which flows from a tree that the Chinese call tsi-chou, or varnish tree. This tree grows in several southern provinces of China ; it grows, without cultivation, in the mountains: we find some whose trunk is a foot or more in diameter. Those that we cultivate in the plains, and on some mountains, are hardly bigger than the leg : the Chinese exhaust them; also these trees do not last more than ten years. The varnish tree easily takes cuttings ». The iconography, of great finesse, is made up of 24 plates engraved on copper on double pages, executed according to original drawings sent from the French missions in Beijing. 13 are devoted to bamboo paper and 11 to the Art of varnish. Beautiful copies of these two captivating treatises.
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book (2)

Histoire du Monde.

CHEVREAU (Urbain). 2 vol. in-4° (263 x 190 mm.) de: front.-[6] ff, 702 pp, [2] ff., 628 pp. Plein veau d'époque, dos à nerfs orné. (épidermures et défauts d'usage). Edition originale de cette histoire debutant avec les premiers hommes et finissant avec le royaume de Chine au debut du 17éme siécle. Chevreau (1613-1701), erudit et grand passionne de voyages, fut au service de la reine Christine de Suede, precepteur du duc du Maine ainsi que de la princesse Charlotte Elisabeth, futur epouse de Monsieur, frere de Louis XIV. L'ouvrage comporte un frontispice allegorique d'apres B.-L. Boulogne grave par Simon Philippe Thomassin, 2 vignettes de titres, quelques bandeaux et lettrines histories. Biogr. univ. VIII-121/122; pas dans Brunet. Alden & Landis 686/42; Sabin 12606. 2 vol. in-4° (263 x 190 mm.) of: front.-[6] ff, 702 pp, [2] ff., 628 pp. Full period calfskin, decorated ribbed spine. (Scratches and defects from use). First edition of this history beginning with the first men and ending with the kingdom of China at the beginning of the 17th century. Chevreau (1613-1701), scholar and great travel enthusiast, was in the service of Queen Christine of Sweden, tutor to the Duke of Maine as well as Princess Charlotte Elisabeth, future wife of Monsieur, brother of Louis XIV. The work includes an allegorical frontispiece after B.-L. Boulogne grave by Simon Philippe Thomassin, 2 title vignettes, some banners and historical initials.
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book (2)

Voyage aux sources du Nil par James Bruce. Traduit de l’anglais par P. F. Henry.

8 vol. de texte et 1 atlas in-16° (138 x 86 mm) de : I. frontispice ; 237 pp. (dont avis, titre) ; II. 225 pp. ; III. 244 pp. (dont avis, titre) ; IV. 255 pp. (dont avis, titre) ; V. 255 pp. (dont avis, titre) ; VI. 223 pp. (dont avis, titre) ; VII. 213 pp. (dont avis, titre) ; VIII. 258 pp. (dont avis, titre) ; Atlas. 108 pp. (dont avis, titre) ; [1] p. (avis) ; 1 carte dépliante en frontispice ; 21 planches (numérotées de 2 à 22, la 1 étant le frontispice du premier volume). Ex-libris : "Bibliothèque de E. & F. Girod". Demi basane d'époque, plats recouverts de papier à la colle rose à coins de velin vert, dos lisses ornés, titre et tomaison bleu marine, tranches mouchetées, gardes de papier marbré, signé de soie bleue (petits défauts d'usage et décolorations). Première édition au format in-16° de cette célèbre relation du voyage de James Bruce (1730-1794) à la recherche des sources du Nil, traduite en français par P. F. Henry et finement illustrée par Tardieu. Ecossais d'origine, James Bruce est nommé ambassadeur à Alger en 1763. Il débute alors son exploration de l'Egypte, du Nil bleu, du désert de la mer Rouge, de l'Arabie heureuse et de l'Abyssinie. Son expédition Sur proposition de Lord Halifax, le but de son voyage était la découverte des Sources du Nil et l'observation du passage de Vénus devant le disque du soleil en 1769. L'importance des explorations de Bruce a été longtemps méconnue, et l'on a même douté de leur entière véracité, tant certaines des aventures qu'il raconte ont paru extraordinaires. Mais plusieurs voyageurs - Combes et Tamisier, Léon Delaborde (Revue française, 1838, VII, 424) ont confirmé par la suite l'exactitude de ses récits. Malgré quelque inexpérience scientifique, les travaux de Bruce ont contribué à faire mieux connaître la géographie et l'histoire naturelle d'une Afrique encore peu connue. Bien qu'il n'a atteint que les sources d'un affluent, le Nil bleu, son voyage est considéré comme le premier vraiment scientifique en Afrique qui fait entrer ce continent dans la géographie positive Ses aperçus sur l'Abyssinie, en particulier sur les moeurs esclavagistes et sur les religions de cette partie de l'Afrique sont d'une grande richesse. Il rentre en Angleterre en 1773 et publie la relation de ses voyages (Edinburgh, 1790). La présente édition constitue, parue dans la collection de la « Bibliothèque portative des voyages », est la première de ce format. Son iconographie est constituée est constituée d'1 portrait frontispice de l'auteur, d'1carte dépliante placée en tête de l'atlas et de 21 planches à pleine page d'ethnologie, de botanique et de zoologie, gravées par Tardieu l'ainé. Provenance : Bibliothèque de E. & F. Girod (Ex-libris). Très bel exemplaire, parfaitement conservé dans sa reliure d'origine. Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'Afrique et à l'Arabie, 1875, p. 5 ; Michaux, Bio universelle, V, pp. 666-667.
book (2)

BREVIARUM ROMANUM ex decreto Sacrosancti Concilii Tridentini restitutum, et summorum Pontificum auctoritate recognitum.

4 vol. in-8° (215 x 145 mm) de : I. [10] ff (frontispices, titres, table), 584, CCXXXI, 4 pp.;II. [10] ff (frontispices, titres, table), 604, CCXXXII pp, [14] ff.; III: [10] ff (frontispices, titres, table), 53é, CCXXXI pp, [13] ff. Impression en rouge et noir, 4 frontispices gravés, 7 gravures hors texte (dont une répétée), lettrines, bandeaux. Ajout de publications à la fin des volumes. Quelques inscriptions manuscrites à l'encre brune. Plein maroquin rouge d'époque, dos à nerfs ornés, titres et tomaisons de maroquin vert, triple filets encadrant les plats avec fleurons angulaires et blason doré postérieurs au centre (Harry et Caresse Crosby), filet doré sur les coupes, tranches dorées. Superbe exemplaire, provenant de prestigieuses collections, de ce bréviaire en quatre volumes imprimé en rouge et noir par l'éditeur parisien Frederic Léonard. Provenance : 'La Ponchapt. De Rustant' (inscription à l'encre brune en bas des titres) ; M. L'Abbé Andreu (ex-libris gravé); Estelle Doheny (ex-libris en doré ovale sur maroquin rouge contrecollé sur le premier contre-plat, sa vente, Christie's Camarillo California, 1er février 1988, lot 403). Harry et Caresse Crosby (ex-libris doré rectangulaire en maroquin vert contrecollé sur le premier contre-plat, blason doré au centre du premier plat). Estelle Doheny, seconde épouse du magnat du pétrole californien Edward Lawrence Doheny (1856-1935), débute sa collection de livres au milieu des années 1920, manifestant un goût marqué pour les livres à tranches peintes et elle constitue une collection de manuscrits et de livres imprimés rares réputée, comptant parmi les plus célèbres bibliothèques privées des Etats-Unis, collection dans laquelle bibles et livres religieux tenaient une place importante. Son ex-libris de maroquin ovale, est orné d'un encadrement de style Renaissance (coquille en tête et mascaron en queue), avec l'inscription dorée « ex libris * estelle doheny ». Harry et Caresse Crosby fondèrent la Black Sun Press à Paris en 1927, qui influença la publication des premiers ouvrages d'un certain nombre d'écrivains, dont James Joyce, D.H. Lawrence, Ezra Pound, Ernest Hemingway Caresse Crosby, née Mary Phelps en (1892, New York-1970, Rome), est une éditorialiste, sculptrice, poétesse et femme de lettres américaine, notamment célèbre pour avoir participé à l'invention du soutien-gorge en 1913. 4 vol. in-8vo (215 x 145 mm) from: I. [10] ff (frontispieces, titles, table), 584, CCXXXI, 4 pp.; II. [10] ff (frontispieces, titles, table), 604, CCXXXII pp, [14] ff.; III: [10] ff (frontispieces, titles, table), 53é, CCXXXI pp, [13] ff. Printing in red and black, 4 engraved frontispieces, 7 out-of-text engravings (including one repeated), initials, banners. Added publications bound at the end of volumes. Some handwritten inscriptions in brown ink. Full period red morocco, spine with decorated raised bands, titles and volume numbers in green morocco, triple fillets framing the boards with angular fleurons and golden coat of arms later in the center (Harry and Caresse Crosby), gilt fillet on the cuts, gilt edges. Superb copy, from prestigious collections, of this four-volume breviary printed in red and black by the Parisian publisher Frederic Léonard. Provenance: 'La Ponchapt. De Rustant' (inscription in brown ink at the bottom of the titles); M. L'Abbé Andreu (engraved ex-libris); Estelle Doheny (oval gold bookplate on red morocco laminated on the first back cover, her sale, Christie's Camarillo California, February 1, 1988, lot 403). Harry and Caresse Crosby (rectangular golden bookplate in green morocco laminated on the first cover, golden coat of arms in the center of the first cover). Estelle Doheny, second wife of Californian oil magnate Edward Lawrence Doheny (1856-1935), began her book collection in the mid-1920s, showing a marked taste for books with painted edges, and she built up a collection of manuscripts and books renowned rare prints, counting among the most famous private libraries
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DOCUMENTATION SUR LE SUD ANNAM. Cartes. Reproduction du service cartographique des F.T.E.O.

1 vol in-4° (273 x 215 mm) de: 16 cartes repliées imprimées en noir. Demi basane bordeaux, dos lisse muet, plats recouverts de papier marbré, brochage de papier rose conservée titré en 1ere et 4éme de couverture. Rare atlas du Annam du sud, correspondant à un territoire situé au centre de l'actuel Viêt Nam, document interne produit localement à quelques exemplaires vers 1950 par les « F.T.E.O. » (Forces Terrestres en Extrême-Orient). L'Annam (en vietnamien « An Nam ») est à l'origine le nom du protectorat chinois établi par la dynastie Tang sur une partie du territoire formant aujourd'hui le Viêt Nam de 618 à 939, avant l'indépendance du Dai Viet. « Annam » est la forme vietnamienne du nom chinois Annan, qui signifie Sud pacifié, ce qui est un diminutif du nom officiel du protectorat, qui est « Protectorat Général pour Pacifier le Sud » (en vietnamien « An Nam do ho phu »). C'est l'un des six grands protectorats de ce type créés par les Tang pour gérer les territoires qui étaient sous leur domination sans pour autant être intégré directement à la Chine. Au paravent, la région est connue sous le nom de Jiaozhou (en vietnamien : Giao Chi). Par la suite, le mot a continué d'être employé par les Chinois pour désigner le Viêt Nam ; l'usage a ensuite été repris par les Occidentaux pour désigner le Viêt Nam dans son ensemble. Enfin, le nom a servi à désigner le protectorat français d'Annam, de 1883 à 1945, dans le centre de l'Indochine française, le Nord du Viêt Nam correspondant alors au protectorat du Tonkin, et le Sud à la colonie de Cochinchine. Le terme de Viêt Nam selon son usage moderne s'est imposé après 1945. Par extension, les membres de l'ethnie vietnamienne étaient appelés les Annamites. Le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (C.E.F.E.O), qui a produit cet atlas, est une force des armées françaises prévue initialement pour combattre l'empire du Japon en Indochine française durant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, le Japon capitule le 15 août 1945 avant son arrivée. L'objectif de ce corps expéditionnaire, qui débarque en Indochine en octobre, est officiellement la poursuite de la libération du territoire français, faisant écho au « devoir de guerre » invoqué par le général de Gaulle à Paris quelques mois plus tôt. L'objectif réel de reconquête française des terres occupées par les Japonais est atteint. Mais le corps expéditionnaire est rapidement engagé dans des combats contre le Viet Minh, dans ce qui devient la guerre d'Indochine ou guerre d'indépendance d'Indochine, également appelée au Viêt Nam la guerre de résistance antifrançaise. Le Viet Minh est une organisation politique indépendantiste et paramilitaire vietnamienne créée en 1941 par le Parti communiste vietnamien. L'appellation de « corps expéditionnaire pour les troupes françaises dans le Sud-Viêt Nam » va perdurer jusqu'au 28 avril 1956, jour de la liquidation et de la dissolution du corps expéditionnaire opérées par le général Jacquot. Les 16 cartes de l'atlas reproduisent des cartes et schémas dessinés à l'encre par un cartographe. Elles traitent individuellement chaque matière : Superficie comparée à la France et à l'ensemble de l'Indochine, Le Sud Annam, Géologie, Hypsométrie, Pluviométrie, Hydrographie, Ethnographie, Economie, Réseaux de transport, les provinces du Sud Anamm : Le Binh Dinh, Le Phuyen, Le Khanh Hoa, Le Nha-Trang, Le Ninh Thuan, Le Binh Thuan et in-fine un tableau du « Calendrier rizicol du sud Annam. Nous n'avons pu localiser aucun exemplaire de cet atlas conservé en fonds public. Précieux document historique parfaitement conservé.
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Mémoire sur les causes des maladies des marins, et sur les soins à prendre pour conserver leur santé dans les ports et à la mer. Seconde édition.

1 vol in-8° ( 210 x 130 mm ) de: [3] ff. (dont feuillet de dédicace), 115-[1] pp. dont la figure du fourneau ventilateur gravé à pleine page p. 115 et table. ( Demi-basane brune dépoque, dos lisse orné de grecques dorées ( défauts d'usage aux coins et aux coiffes, trace de pièce de titre, déchirure sans du dernier feuillet). Rare exemplaire de cet important traité sur les causes et les mesures préventives des maladies maritimes dû à Pierre-François Keraudren (1769 -1858), père fondateur du service de santé de la Marine française, auteur de nombreuses publications consacrées à la santé des équipages. Né à Brest, ce fils de chirurgien de marine entre à l'École de médecine navale de Brest en 1782. En 1801, il est nommé médecin-chef et sert dans l'escadre de l'amiral Bruix. En 1803, il est rattaché au ministère de la Marine et soutient sa thèse de doctorat en 1804. Napoléon le nomme inspecteur général du service de santé de la Marine en 1813. En 1821, il fait partie de la commission d'enquête nommée par le gouvernement pour enquêter sur l'épidémie de fièvre jaune qui avait durement frappé Barcelone. Il était médecin consultant de Louis-Philippe, membre de l'Académie royale de médecine de Madrid, membre de la Société des naturalistes de Moscou, de la Société d'émulation de Bologne, de la Société de médecine de Louvain, de la Société d'émulation de Paris, et des Sociétés médicales, littéraires et scientifiques d'Orléans, Marseille, Toulon et Rochefort. Collaborateur fondateur des Annales d'Hygiène publique et de médecine légale, il a publié beaucoup d'articles dans le « Grand dictionnaire des sciences médicales » et dans les « Annales maritimes ». La santé des marins est le cur de son uvre : « Réflexions sommaires sur le scorbut », parut en 1803, est la première publication de Keraudren, constituant la thèse qu'il soutiendra l'année suivante. Le scorbut est une avitaminose par carence vitamine C, terrible fléau de la navigation à voile au long cours, entraînant une forte mortalité chez les marins longtemps restée d'origine mystérieuse. La thèse de Keraudren est consécutive au retour de l'expédition Baudin de 1801, pour laquelle il avait, en tant que médecin de marine, rédigé des instructions sanitaires en partie négligées durant le voyage et dont il rend compte des ravages causés par la maladie. Les membres de l'expédition lui rendront hommage : On trouve un « cap Keraudren » cartographié en 1801 par la corvette le « Géographe » en Australie-Occidentale et il existe une « île Keraudren » située à l'ouest de l'Australie. En outre, un paradisier endémique de Nouvelle-Guinée porte son nom ainsi qu'un écureuil de Birmanie. Il est aussi l'auteur de « De la fièvre jaune observée aux Antilles [et] sur les vaisseaux du roi (1823) et « Du choléra-morbus de l'Inde ou mordéchi » (1824). « Mémoire sur les causes des maladies des marins, et sur les soins à prendre pour conserver leur santé dans les ports et à la mer » parait à petit nombre en 1817 et se trouve rapidement épuisé en raison de son succès auprès des capitaines de navires. Ainsi, en 1823, le marquis de Clermont-Tonnerre, chef des armées, ordonne la présente réimpression de l'ouvrage, « retouché par son auteur », comme le précise la dédicace. Insistant sur l'importance des règles d'hygiène pour préserver la santé des équipages, Keraudren en indique les règles. Il s'inspire principalement des observations faites par de nombreux navigateurs, dont James Cook lors de son second voyage, qui utilise du feu pour purifier l'air sous les ponts et place la cuisine dans l'entrepont pour maintenir son aération et la maintenir au sec. (p.12, 16 et 30). Page 51, Keraudren reprends les constatations concernant l'humidité et la température à l'intérieur des navires faites par son ami François Péron à bord du « Géographe ». P. 102, il cite Labillardière dans sa relation du voyage à la recherche de La Pérouse, concernant les bienfaits possibles de la mastication du bétel pour santé intestinale ; et Humbolt et Ponbland à propos de la feuille de l'Erythroxylum machée par les Péruviens. In fine est ajoutée à cette édition une lettre du capitaine de vaisseau Fleuriau du 24 février 1824 précède la planche et ses explications concernant le « Fourneau ventilateur » conçu par Keraudren. Fleuriau y relate son expérience d'utilisation à bord de la Pomone. Agréable exemplaire conservé dans sa reliure d'origine.
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Mémoire sur les causes des maladies des marins, et sur les soins à prendre pour conserver leur santé dans les ports et à la mer. Seconde édition.

1 vol in-8° ( 210 x 130 mm ) de: [3] ff. (dont feuillet de dédicace), 115-[1] pp. dont la figure du fourneau ventilateur gravé à pleine page p. 115 et table. ( Demi-basane brune dépoque, dos lisse orné de grecques dorées ( défauts d'usage aux coins et aux coiffes, trace de pièce de titre, déchirure sans du dernier feuillet). Rare exemplaire de cet important traité sur les causes et les mesures préventives des maladies maritimes dû à Pierre-François Keraudren (1769 -1858), père fondateur du service de santé de la Marine française, auteur de nombreuses publications consacrées à la santé des équipages. Né à Brest, ce fils de chirurgien de marine entre à l'École de médecine navale de Brest en 1782. En 1801, il est nommé médecin-chef et sert dans l'escadre de l'amiral Bruix. En 1803, il est rattaché au ministère de la Marine et soutient sa thèse de doctorat en 1804. Napoléon le nomme inspecteur général du service de santé de la Marine en 1813. En 1821, il fait partie de la commission d'enquête nommée par le gouvernement pour enquêter sur l'épidémie de fièvre jaune qui avait durement frappé Barcelone. Il était médecin consultant de Louis-Philippe, membre de l'Académie royale de médecine de Madrid, membre de la Société des naturalistes de Moscou, de la Société d'émulation de Bologne, de la Société de médecine de Louvain, de la Société d'émulation de Paris, et des Sociétés médicales, littéraires et scientifiques d'Orléans, Marseille, Toulon et Rochefort. Collaborateur fondateur des Annales d'Hygiène publique et de médecine légale, il a publié beaucoup d'articles dans le « Grand dictionnaire des sciences médicales » et dans les « Annales maritimes ». La santé des marins est le cur de son uvre : « Réflexions sommaires sur le scorbut », parut en 1803, est la première publication de Keraudren, constituant la thèse qu'il soutiendra l'année suivante. Le scorbut est une avitaminose par carence vitamine C, terrible fléau de la navigation à voile au long cours, entraînant une forte mortalité chez les marins longtemps restée d'origine mystérieuse. La thèse de Keraudren est consécutive au retour de l'expédition Baudin de 1801, pour laquelle il avait, en tant que médecin de marine, rédigé des instructions sanitaires en partie négligées durant le voyage et dont il rend compte des ravages causés par la maladie. Les membres de l'expédition lui rendront hommage : On trouve un « cap Keraudren » cartographié en 1801 par la corvette le « Géographe » en Australie-Occidentale et il existe une « île Keraudren » située à l'ouest de l'Australie. En outre, un paradisier endémique de Nouvelle-Guinée porte son nom ainsi qu'un écureuil de Birmanie. Il est aussi l'auteur de « De la fièvre jaune observée aux Antilles [et] sur les vaisseaux du roi (1823) et « Du choléra-morbus de l'Inde ou mordéchi » (1824). « Mémoire sur les causes des maladies des marins, et sur les soins à prendre pour conserver leur santé dans les ports et à la mer » parait à petit nombre en 1817 et se trouve rapidement épuisé en raison de son succès auprès des capitaines de navires. Ainsi, en 1823, le marquis de Clermont-Tonnerre, chef des armées, ordonne la présente réimpression de l'ouvrage, « retouché par son auteur », comme le précise la dédicace. Insistant sur l'importance des règles d'hygiène pour préserver la santé des équipages, Keraudren en indique les règles. Il s'inspire principalement des observations faites par de nombreux navigateurs, dont James Cook lors de son second voyage, qui utilise du feu pour purifier l'air sous les ponts et place la cuisine dans l'entrepont pour maintenir son aération et la maintenir au sec. (p.12, 16 et 30). Page 51, Keraudren reprends les constatations concernant l'humidité et la température à l'intérieur des navires faites par son ami François Péron à bord du « Géographe ». P. 102, il cite Labillardière dans sa relation du voyage à la recherche de La Pérouse, concernant les bienfaits possibles de la mastication du bétel pour santé intestinale ; et Humbolt et Ponbland à propos de la feuille de l'Erythroxylum machée par les Péruviens. In fine est ajoutée à cette édition une lettre du capitaine de vaisseau Fleuriau du 24 février 1824 précède la planche et ses explications concernant le « Fourneau ventilateur » conçu par Keraudren. Fleuriau y relate son expérience d'utilisation à bord de la Pomone. Agréable exemplaire conservé dans sa reliure d'origine.
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Carnet de dessins.

1 vol. in-4° oblong (383 x 274 mm.) de : 25 aquarelles originales contrecollées (ca. 210 x 295 mm.), légendées au crayon gris. (Légéres taches angulaires dues au collage, coloris trés vifs.) Plein maroquin lie-de-vin 19ème, dos lisse orné d'un décor estampé à froid, plats ornés de décor végétal estampé à froid avec une divinité grecque sur un radeau au centre. (Dobson, London). (Quelques unes des aquarelles sont légèrement jaunies, quelques bavures et traces de colle). Somptueux recueil de 25 aquarelles originales de Mathieu Antoine Roux (1799-1872), reconnu comme le grand peintre de la dynastie Roux, dont les uvres figurent dans les collections des plus grands musées internationaux (Peabody Essex Museum aux Etats-Unis, musée de la Marine à Paris par exemple.) Cette célèbre dynastie de peintres de marine français donna ses lettres de noblesse au portrait de navire. C'est au début du 18ème siècle que Joseph Roux l'Ancien s'installa à Marseille pour fonder une boutique d'hydrographie, à l'enseigne « A la boussole couronnée », mais c'est son fils, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), qui s'avisa le premier qu'on pouvait, avec la même technique et la même imagination, dessiner autre chose que des cartes marines. Des bateaux par exemple. Travaillant jour et nuit à peindre et à dessiner pour le Duc de Choiseul, ministre de la Marine, les plans et les ports de Méditerranée, il n'en négligea pas pour autant la vie de famille et fit à sa femme huit enfants, qui naquirent, pour ainsi dire avec une carte marine et un pinceau à la main. L'aventure individuelle se transformait en entreprise. Son fils, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835) est connu pour être le créateur du genre du « portrait de navire » français, car auparavant, la peinture de marine consistait essentiellement dans des représentations de grandes scènes de bataille ou de tempêtes, sans que les peintres aient de réelles connaissances en architecture navale, ni le désir de laisser une image d'un navire en particulier. Antoine Roux, imprégné dès son enfance de l'ambiance du port de Marseille et familier des marins, sait parfaitement différencier les différents types de navires. Il reçoit parallèlement une formation poussée en dessin et peinture, formation qu'il parachèvera en Italie où la famille s'exile pendant la Révolution, et où le peintre bénéficie d'avis précieux sur la technique de l'aquarelle : « qui lui permirent de conférer à ses tableaux un caractère nettement plus artistique, sans perdre pour autant toute ses qualités de précision. A son retour en France sous le Directoire, il acquiert une renommée importante dans ce genre nouveau qu'est le « portrait de navire », les commandes affluent venant d'armateurs, capitaines français et étrangers et matelots qui souhaitent une représentation de leur navire, le plus souvent dans la rade de Marseille. Lors du blocus de 1806, les corsaires marseillais lui commandent les représentations de leurs exploits, de même que les capitaines américains à l'occasion de la guerre anglo-américaine de 1812 (ce qui explique la renommée et la présence de l'uvre de Roux dans les musées américains, comme ceux de Salem ou de Seaport). Son fils aîné, Mathieu Antoine (1799-1872), à qui l'on doit le présent carnet, apprend tout de son père, et leurs styles sont très proches : même qualité de dessin et de colorisation, même soin apporté à la précision de la représentation du navire. On retrouve également dans le l'uvre du fils, une caractéristique de composition présente dans celle du père : dans un portrait, le navire est représenté sous deux allures, au premier plan par le travers bâbord ou tribord, et au second, navigant au près, selon un cap différent. C'est lui qui reprend la boutique à la mort de son père en 1835, avec son plus jeune frère François Geoffroy, alors que le second des enfants (Frédéric) est parti pour s'installer plus au Nord. Il jouit d'une réputation aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins, et ceci se trouve pleinement justifié par le présent carnet qui se compose portraits de différents types de navires, des vaisseaux de 74 canons, un trois ponts, des frégates, brigs ou autres felouques, polacres et pinques de différentes nationalités. On trouve également des représentations de Marseille, sa rade, son port et la canebière. D'autres dessins mettent en scène des pêcheurs et marins de la méditerranée (Grecs, Catalans, Algériens, Majorquin, etc.) ou des paysans de Provence plus à l'intérieur des terres. Provenance : Mention dans une ancienne fiche d'une lettre manuscrite jointe (aujourd'hui absente de l'album) portant l'en-tête du Musée de la Marine, signée V. Chot, alors directeur dudit musée, et datée du 2 juin 1971, attestant de l'attribution à Antoine Roux : "L'examen de ces originaux m'a convaincu de l'exactitude de l'attribution à Antoine Roux et j'ai eu grand plaisir à étudier ces sujets si variés et si curieux ». Les aquarelles d'Antoine Roux de ce format passent régulièrement sur le marché, avec des résultats individuels se situant entre 1 000 et 5 000 . Cependant, un tel album réunissant 25 uvres, avec des sujets aussi variés, est très rare sur le marché. Ensemble d'une qualité exceptionnelle et en parfaite condition. Liste des uvres : 1. Vue des trois Isles de la rade. Marseille. 2. Vue de l'entrée du port de Marseille prise de dehors. 3. Vaisseau de 74 canons. Au plus prêt. 4. Vue de la rue de la Canebière prise de dessus l'eau. 5. Frégate au plus prêt. Révolutionnaire. Brig en pane. Satellite. 6. Vaisseau de canons. Visitant ses agrès. [Pavillon anglais]. 7. Vue de la rue de la Canebière. Marseille. 8. Frégates courant vent largue. 9. Pêcheurs catalans parant leur palangres. 10. Canare. Bâtiment de l'Isle Mayorque en quarantaine à l'entrée du Port de Marseille. 11. Les voiles au sec. Frégate idem. En armement. 12. Algériens et Grecs marins. 13. Bateau de commerce catalan. 14. Bergère et berger de Provence en vue du Fort Notre Dame de la Garde. 15
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La reproduction des couleurs par la superposition des trois couleurs simples. 150 planches en chromotypographie, donnant prés de 15,000 tons groupés en gammes chromatiques rabattues, lavées et grisées.

1 vol. in-folio. (355 x 290 mm.) de : xi pp. (faux-titre, titre, table, introduction, définitions), 43 pp., [2] ff. (faux-titre et titre des planches), 150 planches chromolitographiées en couleurs. (salissures, petites traces de mouillures, déchirures restaurées en bordure du titre et et à la planche 150). Demi-toile fin 19éme, dos lisse de toile verte muet, plats recouverts de papier marbré. (gardes et toile du dos renouvelées). Unique édition de ce très rare et étonnant ouvrage faisant partie des quelques livres consacrés à l'impression en couleur, eux-mêmes des exemples d'impression d'une qualité et d'une beauté inhabituelle. Son auteur, l'ingénieur Robert Steinheil (1863-1944), fut gérant de la célèbre maison "Berger-Levrault", éditeur-imprimeur dont les origines remontent à la publication, en 1463, du « Miroir de la rédemption » par Bernhold Rihel, devenue aujourd'hui éditeur international de logiciels destinés aux administrations, aux établissements de santé, au monde de l'éducation et à l'industrie. Le traité de Steinheil fournit un système de référence pour le dosage des trois couleurs simples en vue d'obtenir une teinte donnée. Imprimées en chromotypographie, les 150 planches rendent compte de près de 15 000 tons différents : "Cet ouvrage contient tous les tons qu'il est pratiquement possible de rendre au moyen des trois seuls tirages Jaune, Rouge, Bleu. Il comprend, en outre, les tons que l'on peut obtenir par quatre tirages (jaune, rouge, bleu, noir) et par cinq tirages (jaune, rouge, bleu, noir, vernis)." Chaque couleur est présentée dans un cercle chromatique, avec des tons et des nuances exactement mesurés et s'étendant sur l'échelle des couleurs : jaune, rouge, bleu, orange, vert et violet. Le texte est une explication minutieuse de la théorie et de la pratique et place le livre dans un contexte historique. Publié a très petit nombre, l'ouvrage est si rare et si peu connu des spécialistes que nous n'avons localiser qu'une seule référence dans la considérable littérature de référence sur la couleur et l'impression couleur (St. Bride Foundation, Catalogue de la bibliothèque de référence technique, p. 862). Sans doute jamais commercialisé, il a vraisemblablement été distribué uniquement aux amis et clients de l'imprimeur Berger-Levrault & Cie. Le NUC n'en localise que deux exemplaires : Harvard et Yale. Cependant, il est absent de l'ouvrage « Birren Collection of Books on Color » (Yale,1982). C'est un livre auquel le professeur Herbert aurait certainement consacré une demi-page s'il l'avait vu. (Voir son excellent essai dans la Yale Library Gazette, juillet 1974). Précieux exemplaire, bien complet de toutes ses planches.
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Atys, tragédie. [Copie manuscrite contemporaine].

1 vol in-folio (418 x 268 mm) de : [3] ff bl., 314 pp. [notes inscrites sur 12 portées, texte du livret calligraphié en dessous, indications en bas de page], [1] ff avec portées vierges, [2] ff bl. Trace marquée dans le papier d'une inscription au verso de la dernière page de garde : " M Bouvet, Oui à de cet opéra" avec signature en dessous. 3 fragments de partitions non reliés glissés dans le manuscrit : « Doris de l'Europe galante », « Les folies d'Espagne », « La Pessac ». (Salissures, taches, quelques déchirures et galeries de vers marginales, papier assez frais). Plein veau moucheté d'époque, dos à 6 nerfs muet, traces de lacets de peau, tranches jaspées de rouge. (épidermures, coins accidentés avec manques mais reliure demeurée solide). Rare copie manuscrite complète, antérieure à sa publication (1689), de « Atys », tragédie en musique composée par Jean-Baptiste Lully sur un livret de Philippe Quinault, créée en 1676 à Saint-Germain-en-Laye. Jean-Baptiste Lully (Florence, 1632- Paris, 1687) est un compositeur et violoniste italien de la période baroque qui a marqué le règne de Louis XIV. Naturalisé français en 1661, il est nommé surintendant de la musique du roi et l'année suivante maître de musique de la famille royale. Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Il est une figure majeure de la musique baroque française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne de son temps. Des compositeurs éminents tels Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau lui sont redevables. Atys est le premier opéra à mettre l'amour au centre de l'intrigue, et la première tragédie en musique où le héros meurt en scène. La partition est publiée en 1689 (Paris, Ballard), édition très rare sur le marché. L'uvre comprend cinq actes précédés par un prologue. Le livret s'inspire des Fastes d'Ovide. uvre très marquée par les conventions, elle introduit en contrepoint la poésie du sentiment et le lyrisme du drame pour narrer le désarroi de la jeunesse confrontée à un monde d'intransigeance et de sacrifice. Dans l'Avant-scène Opéra, le musicologue Jean Duron insiste sur les qualités dramatiques : « Atys en effet n'est pas un opéra, mais une tragédie-lyrique dont le maître d'uvre n'est pas le musicien (Lully), mais le poète (Quinault) il ne s'agit pas non plus d'un livret, mais d'une tragédie. ». Atys est la quatrième collaboration Jean-Baptiste Lully et Philippe Quinault. Le roi, en plus d'avoir suggéré le thème au librettiste, s'implique dans la création de la tragédie, cristallisant ainsi la volonté d'extraire le genre de l'influence italienne. Atys est destiné au divertissement « du plus grand des Héros », Louis XIV. Déjà joué depuis le mois d'août 1675 à Paris, l'ouvrage est créé devant le roi dans la Salle des Ballets du château de Saint-Germain-en-Laye le 10 janvier 1676 pour une dizaine de représentations. Il est repris devant le roi en janvier 1678 avec les mêmes interprètes puis en janvier 1682, avec une nouvelle distribution. Cet opéra est aussi appelé « l'opéra du roi », tant Louis XIV l'appréciait et chantait souvent pour lui-même des airs de cette uvre. Le clou du spectacle se situe à l'acte trois avec le merveilleux passage du « sommeil » d'Atys, et des airs des songes agréables. Le Roi Soleil se reconnaissait, disait-on, « dans cet Atys insensible à l'amour ; que Cybèle ressemble fort à la reine, et Sangaride à Mme de Maintenon : « Le Conseil à ses yeux a beau se présenter, Sitôt qu'il voit sa chienne il quitte tout pour elle. Rien ne peut l'arrêter, Quand le beau temps l'appelle. » (Louis XIV, chantant sur un air d'Atys après avoir renvoyé son Conseil pour partir à la chasse, le 20 février 1685). L'opéra est repris en décembre 1986 puis en 1987 à l'occasion du tricentenaire de la mort de Lully, dans une coproduction entre l'Opéra de Paris et l'Opéra de Montpellier. La direction musicale est assurée par William Christie et la mise en scène par Jean-Marie Villégier ; Les Arts florissants forment le chur et l'orchestre. Le spectacle connaît un succès retentissant, marquant un tournant dans ce qui sera appelé a posteriori le renouveau de l'opéra baroque et faisant rapidement gravir Les Arts Florissants au rang d'institution en ce qui concerne l'opéra baroque français. Notre copie manuscrite est contemporaine de la création d l'uvre (filigrane du papier avec fleur de lys couronnée, reliure). Elle se compose de 314 pages numérotées. Les notes y sont inscrites sur 12 portées, avec le texte du livret calligraphié en dessous et des indications en bas de page. Cette transcription se distingue de la version imprimée de 1689 (nombre de portées par page) La trace d'une inscription au verso du dernier feuillet autorisant la copie de cet opéra (" M Bouvet, Oui à copie de cet opéra" avec signature en dessous) est peut-être une indication qu'il s'agirait d'une copie faite à partir du manuscrit original antérieurement à l'édition de Ballard. Nous avons trouvé une seule copie manuscrite complète identique passée sur le marché ces 30 dernières années : le lot 223 de la vente Sotheby's du 23 May 2017 (adjugé 13 750 GPB) : 1 vol in-folio de 314 pages (385 x 250 mm), manuscrit à l'encre brun foncé sur douze portées par page. L'expert précise : « nous n'avons trouvé aucune partition manuscrite complète d'Atys aux enchères. Schneider répertorie huit partitions manuscrites hors de France et vingt-six au total ». La photo d'une page de ce manuscrit permet d'identifier que le notre est de la main du même copiste et il présente lui aussi des corrections et altérations. L'exemplaire de la BN est très similaire ( 1 vol in-folio, 132 pp.), la fiche de Gallica indique sa provenance : le musicologue et compositeur François Brossard: « Copiste Anci
book (2)

Le canal de Panama. L’Isthme americain. Exploration. Comparaison des traces etudies. Negociations. Etats des travaux.

1 vol in-4° ( 285 x 195 mm) de : [3] ff (faux titre, portrait frontispice de l'auteur, titre), 396 pp, [2] ff (table, justificatif de tirage), 90 gravures sur bois in & hors-texte et 3 planches dépliantes dont 2 cartes en couleurs : « carte générale de l'Isthme Colombien (p 2-3), du plan du canal les 2 sont en couleurs, 1 grand tableau du « percement de l'Isthme américain (p. 176-177) ; 1 « plan panoramique du canal » (face à p. 396). (Ex-dono manuscrit à l'encre sur la page de garde, rousseurs, pli restauré à la carte dernière planche). Demi-maroquin rouge à coins d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, plats recouverts de papier marbré, tranche supérieure dorée, corps d'ouvrage à toutes marges, non rogné. (epidermures et défauts d'usage). Édition originale de cet ouvrage consacré aux travaux en cours de construction du canal transocéanique destiné à relier l'atlantique au pacifique. Son auteur Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse (1844-1909), est un lieutenant de vaisseau, ingénieur et géographe français. Il est officiellement le fils de Sir Thomas Wyse (bien que son vrai père puisse être un officier britannique, le capitaine Studholm John Hodgson3) et de Lætitia Bonaparte (nièce4 de Napoléon Ier). Il est le petit-neveu de l'empereur et le frère de Marie de Solms et de William Bonaparte-Wyse. Lucien Wyse avait obtenu une concession de 99 ans avec le gouvernement colombien pour l'exploitation du canal transocéanique appelée « Concession Wyse. L'ouvrage contient le récit de sa proposition de canal traversant l'isthme de Panama. Le plan de Wyse pour la construction d'un canal fut approuvé au Congrès international pour l'étude d'un canal interocéanique en 1879 et les travaux commencèrent en 1881. La tentative de construction entraîne de nombreuses pertes en vies humaines à cause de la maladie, mais ce sont des difficultés financières et techniques qui mettent fin au projet en 1889 et conduisent aux scandales de l'affaire de Panama. Il fait le point sur les travaux du canal de Panama et relate ses négociations avec le gouvernement colombien en vue de faire prolonger la concession qu'il avait obtenue en 1876. Pages 387-388 est reproduite la « Lettre d'engagement adressée à Lucien N.B. Wyse par le comité de direction du chemin de fer de Colon (Aspinwall) à Panama. Lieutenant Commander Lucien N.-B. Wyse, Member and representative of the managing Committee of the International Interoceanic Canal C°, Ilotel Brunsvick, New- York city. 1879 ». Les illustrations sont composées d'un portrait frontispice de l'auteur, de 90 gravures in et hors-texte et de 3 planches dépliantes dont 2 cartes en couleurs : « carte générale de l'Isthme Colombien (p 2-3), du plan du canal les 2 sont en couleurs, 1 grand tableau du « percement de l'Isthme américain (p. 176-177) ; 1 « plan panoramique du canal ». Wyse est aussi l'auteur de « Mission de 1891-91 en Colombie. Rapport general. Paris, Ach. Heymann », Paris, 1891. Bel exemplaire, à toutes marges, conservé dans sa reliure d'origine. 1 vol. in-4° (285 x 195 mm) of: [3] ff (false title, frontispiece portrait of the author, title), 396 pp, [2] ff (table, proof of print), 90 wood engravings in & out of text and 3 folding plates including 2 color maps: "general map of the Colombian Isthmus (p 2-3), the plan of the canal both are in color, 1 large table of the "piercing of the American Isthmus ( pp. 176-177); 1 "panoramic plan of the canal" (facing p. 396). (Ex-dono handwritten in ink on the flyleaf, foxing, fold restored on the last card). Red half-chagrin with period corners, ribbed spine decorated and titled in gold, boards covered with marbled paper, gilded upper edge, body of work with all margins, untrimmed. (Scratches and defects from use). First edition of this work dedicated to the ongoing construction of the transoceanic canal intended to connect the Atlantic to the Pacific. Its author Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse (1844-1909), is a French naval lieutenant, engineer and geographer. He is officially the son of Sir Thomas Wyse (although his real father may have been a British officer, Captain Studholm John Hodgson3) and Lætitia Bonaparte (niece4 of Napoleon I). He is the great-nephew of the Emperor and the brother of Marie de Solms and William Bonaparte-Wyse. Lucien Wyse had obtained a 99-year concession from the Colombian government for the operation of a transoceanic canal called the "Wyse Concession."The work contains his account of his proposed canal across the Isthmus of Panama. Wyse's plan for the construction of a canal was approved at the International Congress for the Study of an Interoceanic Canal in 1879 and work began in 1881. The construction attempt resulted in much loss of life due to disease, but it was financial and technical difficulties which put an end to the project in 1889 and led to the scandals of the Panama affair. He takes stock of the work on the Panama Canal and relates his negotiations with the Colombian government with a view to extending the concession he had obtained in 1876. Pages 387-388 reproduces the "Letter of commitment addressed to Lucien N.B. Wyse by the board of directors of the Colon (Aspinwall) Panama Railway. Lieutenant Commander Lucien N.-B. Wyse, Member and representative of the managing Committee of the International Interoceanic Canal C°, hotel Brunsvick, New York city. 1879." The illustrations are composed of a frontispiece portrait of the author, 90 engravings in and out of text and 3 folding plates including 2 color maps: "general map of the Colombian Isthmus (p 2-3), plan of the canal the 2 are in color, 1 large painting of the "piercing of the American Isthmus (p. 176-177); 1 "panoramic plan of the canal". Wyse is also the author of « Mission de 1891-91 en Colombie. Rapport general. Paris, Ach. Heymann », Paris, 1891. Fine copy, with full margins, preserved in its original binding.
book (2)

Atys, tragédie. [Copie manuscrite contemporaine].

1 vol in-folio (418 x 268 mm) de : [3] ff bl., 314 pp. [notes inscrites sur 12 portées, texte du livret calligraphié en dessous, indications en bas de page], [1] ff avec portées vierges, [2] ff bl. Trace marquée dans le papier d'une inscription au verso de la dernière page de garde : " M Bouvet, Oui à de cet opéra" avec signature en dessous. 3 fragments de partitions non reliés glissés dans le manuscrit : « Doris de l'Europe galante », « Les folies d'Espagne », « La Pessac ». (Salissures, taches, quelques déchirures et galeries de vers marginales, papier assez frais). Plein veau moucheté d'époque, dos à 6 nerfs muet, traces de lacets de peau, tranches jaspées de rouge. (épidermures, coins accidentés avec manques mais reliure demeurée solide). Rare copie manuscrite complète, antérieure à sa publication (1689), de « Atys », tragédie en musique composée par Jean-Baptiste Lully sur un livret de Philippe Quinault, créée en 1676 à Saint-Germain-en-Laye. Jean-Baptiste Lully (Florence, 1632- Paris, 1687) est un compositeur et violoniste italien de la période baroque qui a marqué le règne de Louis XIV. Naturalisé français en 1661, il est nommé surintendant de la musique du roi et l'année suivante maître de musique de la famille royale. Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Il est une figure majeure de la musique baroque française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne de son temps. Des compositeurs éminents tels Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau lui sont redevables. Atys est le premier opéra à mettre l'amour au centre de l'intrigue, et la première tragédie en musique où le héros meurt en scène. La partition est publiée en 1689 (Paris, Ballard), édition très rare sur le marché. L'uvre comprend cinq actes précédés par un prologue. Le livret s'inspire des Fastes d'Ovide. uvre très marquée par les conventions, elle introduit en contrepoint la poésie du sentiment et le lyrisme du drame pour narrer le désarroi de la jeunesse confrontée à un monde d'intransigeance et de sacrifice. Dans l'Avant-scène Opéra, le musicologue Jean Duron insiste sur les qualités dramatiques : « Atys en effet n'est pas un opéra, mais une tragédie-lyrique dont le maître d'uvre n'est pas le musicien (Lully), mais le poète (Quinault) il ne s'agit pas non plus d'un livret, mais d'une tragédie. ». Atys est la quatrième collaboration Jean-Baptiste Lully et Philippe Quinault. Le roi, en plus d'avoir suggéré le thème au librettiste, s'implique dans la création de la tragédie, cristallisant ainsi la volonté d'extraire le genre de l'influence italienne. Atys est destiné au divertissement « du plus grand des Héros », Louis XIV. Déjà joué depuis le mois d'août 1675 à Paris, l'ouvrage est créé devant le roi dans la Salle des Ballets du château de Saint-Germain-en-Laye le 10 janvier 1676 pour une dizaine de représentations. Il est repris devant le roi en janvier 1678 avec les mêmes interprètes puis en janvier 1682, avec une nouvelle distribution. Cet opéra est aussi appelé « l'opéra du roi », tant Louis XIV l'appréciait et chantait souvent pour lui-même des airs de cette uvre. Le clou du spectacle se situe à l'acte trois avec le merveilleux passage du « sommeil » d'Atys, et des airs des songes agréables. Le Roi Soleil se reconnaissait, disait-on, « dans cet Atys insensible à l'amour ; que Cybèle ressemble fort à la reine, et Sangaride à Mme de Maintenon : « Le Conseil à ses yeux a beau se présenter, Sitôt qu'il voit sa chienne il quitte tout pour elle. Rien ne peut l'arrêter, Quand le beau temps l'appelle. » (Louis XIV, chantant sur un air d'Atys après avoir renvoyé son Conseil pour partir à la chasse, le 20 février 1685). L'opéra est repris en décembre 1986 puis en 1987 à l'occasion du tricentenaire de la mort de Lully, dans une coproduction entre l'Opéra de Paris et l'Opéra de Montpellier. La direction musicale est assurée par William Christie et la mise en scène par Jean-Marie Villégier ; Les Arts florissants forment le chur et l'orchestre. Le spectacle connaît un succès retentissant, marquant un tournant dans ce qui sera appelé a posteriori le renouveau de l'opéra baroque et faisant rapidement gravir Les Arts Florissants au rang d'institution en ce qui concerne l'opéra baroque français. Notre copie manuscrite est contemporaine de la création d l'uvre (filigrane du papier avec fleur de lys couronnée, reliure). Elle se compose de 314 pages numérotées. Les notes y sont inscrites sur 12 portées, avec le texte du livret calligraphié en dessous et des indications en bas de page. Cette transcription se distingue de la version imprimée de 1689 (nombre de portées par page) La trace d'une inscription au verso du dernier feuillet autorisant la copie de cet opéra (" M Bouvet, Oui à copie de cet opéra" avec signature en dessous) est peut-être une indication qu'il s'agirait d'une copie faite à partir du manuscrit original antérieurement à l'édition de Ballard. Nous avons trouvé une seule copie manuscrite complète identique passée sur le marché ces 30 dernières années : le lot 223 de la vente Sotheby's du 23 May 2017 (adjugé 13 750 GPB) : 1 vol in-folio de 314 pages (385 x 250 mm), manuscrit à l'encre brun foncé sur douze portées par page. L'expert précise : « nous n'avons trouvé aucune partition manuscrite complète d'Atys aux enchères. Schneider répertorie huit partitions manuscrites hors de France et vingt-six au total ». La photo d'une page de ce manuscrit permet d'identifier que le notre est de la main du même copiste et il présente lui aussi des corrections et altérations. L'exemplaire de la BN est très similaire ( 1 vol in-folio, 132 pp.), la fiche de Gallica indique sa provenance : le musicologue et compositeur François Brossard: « Copiste Anci
book (2)

Le canal de Panama. L’Isthme americain. Exploration. Comparaison des traces etudies. Negociations. Etats des travaux.

1 vol in-4° ( 285 x 195 mm) de : [3] ff (faux titre, portrait frontispice de l'auteur, titre), 396 pp, [2] ff (table, justificatif de tirage), 90 gravures sur bois in & hors-texte et 3 planches dépliantes dont 2 cartes en couleurs : « carte générale de l'Isthme Colombien (p 2-3), du plan du canal les 2 sont en couleurs, 1 grand tableau du « percement de l'Isthme américain (p. 176-177) ; 1 « plan panoramique du canal » (face à p. 396). (Ex-dono manuscrit à l'encre sur la page de garde, rousseurs, pli restauré à la carte dernière planche). Demi-maroquin rouge à coins d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, plats recouverts de papier marbré, tranche supérieure dorée, corps d'ouvrage à toutes marges, non rogné. (epidermures et défauts d'usage). Édition originale de cet ouvrage consacré aux travaux en cours de construction du canal transocéanique destiné à relier l'atlantique au pacifique. Son auteur Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse (1844-1909), est un lieutenant de vaisseau, ingénieur et géographe français. Il est officiellement le fils de Sir Thomas Wyse (bien que son vrai père puisse être un officier britannique, le capitaine Studholm John Hodgson3) et de Lætitia Bonaparte (nièce4 de Napoléon Ier). Il est le petit-neveu de l'empereur et le frère de Marie de Solms et de William Bonaparte-Wyse. Lucien Wyse avait obtenu une concession de 99 ans avec le gouvernement colombien pour l'exploitation du canal transocéanique appelée « Concession Wyse. L'ouvrage contient le récit de sa proposition de canal traversant l'isthme de Panama. Le plan de Wyse pour la construction d'un canal fut approuvé au Congrès international pour l'étude d'un canal interocéanique en 1879 et les travaux commencèrent en 1881. La tentative de construction entraîne de nombreuses pertes en vies humaines à cause de la maladie, mais ce sont des difficultés financières et techniques qui mettent fin au projet en 1889 et conduisent aux scandales de l'affaire de Panama. Il fait le point sur les travaux du canal de Panama et relate ses négociations avec le gouvernement colombien en vue de faire prolonger la concession qu'il avait obtenue en 1876. Pages 387-388 est reproduite la « Lettre d'engagement adressée à Lucien N.B. Wyse par le comité de direction du chemin de fer de Colon (Aspinwall) à Panama. Lieutenant Commander Lucien N.-B. Wyse, Member and representative of the managing Committee of the International Interoceanic Canal C°, Ilotel Brunsvick, New- York city. 1879 ». Les illustrations sont composées d'un portrait frontispice de l'auteur, de 90 gravures in et hors-texte et de 3 planches dépliantes dont 2 cartes en couleurs : « carte générale de l'Isthme Colombien (p 2-3), du plan du canal les 2 sont en couleurs, 1 grand tableau du « percement de l'Isthme américain (p. 176-177) ; 1 « plan panoramique du canal ». Wyse est aussi l'auteur de « Mission de 1891-91 en Colombie. Rapport general. Paris, Ach. Heymann », Paris, 1891. Bel exemplaire, à toutes marges, conservé dans sa reliure d'origine. 1 vol. in-4° (285 x 195 mm) of: [3] ff (false title, frontispiece portrait of the author, title), 396 pp, [2] ff (table, proof of print), 90 wood engravings in & out of text and 3 folding plates including 2 color maps: "general map of the Colombian Isthmus (p 2-3), the plan of the canal both are in color, 1 large table of the "piercing of the American Isthmus ( pp. 176-177); 1 "panoramic plan of the canal" (facing p. 396). (Ex-dono handwritten in ink on the flyleaf, foxing, fold restored on the last card). Red half-chagrin with period corners, ribbed spine decorated and titled in gold, boards covered with marbled paper, gilded upper edge, body of work with all margins, untrimmed. (Scratches and defects from use). First edition of this work dedicated to the ongoing construction of the transoceanic canal intended to connect the Atlantic to the Pacific. Its author Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse (1844-1909), is a French naval lieutenant, engineer and geographer. He is officially the son of Sir Thomas Wyse (although his real father may have been a British officer, Captain Studholm John Hodgson3) and Lætitia Bonaparte (niece4 of Napoleon I). He is the great-nephew of the Emperor and the brother of Marie de Solms and William Bonaparte-Wyse. Lucien Wyse had obtained a 99-year concession from the Colombian government for the operation of a transoceanic canal called the "Wyse Concession."The work contains his account of his proposed canal across the Isthmus of Panama. Wyse's plan for the construction of a canal was approved at the International Congress for the Study of an Interoceanic Canal in 1879 and work began in 1881. The construction attempt resulted in much loss of life due to disease, but it was financial and technical difficulties which put an end to the project in 1889 and led to the scandals of the Panama affair. He takes stock of the work on the Panama Canal and relates his negotiations with the Colombian government with a view to extending the concession he had obtained in 1876. Pages 387-388 reproduces the "Letter of commitment addressed to Lucien N.B. Wyse by the board of directors of the Colon (Aspinwall) Panama Railway. Lieutenant Commander Lucien N.-B. Wyse, Member and representative of the managing Committee of the International Interoceanic Canal C°, hotel Brunsvick, New York city. 1879." The illustrations are composed of a frontispiece portrait of the author, 90 engravings in and out of text and 3 folding plates including 2 color maps: "general map of the Colombian Isthmus (p 2-3), plan of the canal the 2 are in color, 1 large painting of the "piercing of the American Isthmus (p. 176-177); 1 "panoramic plan of the canal". Wyse is also the author of « Mission de 1891-91 en Colombie. Rapport general. Paris, Ach. Heymann », Paris, 1891. Fine copy, with full margins, preserved in its original binding.
book (2)

La Nouvelle Égypte. Ce qu’on dit, ce qu’on voit du Caire à Fashoda.

1 vol in-folio (348 x 256 mm) de : [3] ff. (ft, t, justificatif de publication), 420 pp, [1] f (achevé d'imprimer), 250 reproductions photographiques dans le texte et 30 tirages photographiques en plusieurs tons, montées sur vélin de Hollande et légendées en bistre, d'après les clichés de Dittrich, Lekegian, et de David Gardinier, dont un portrait frontispice de S. A. le Khedive Abbas-Hilm Exemplaire « de grand luxe » N° 52/100, à toutes marges, avec les signatures à l'encre noire de A. B. de Guerville et Jean de la Hire. (Salissures et défauts d'usage). Reliure éditeur de demi-maroquin à coins bleu nuit, dos lisse orné et titré à l'or, papier marbré encadré d'un double filet doré sur les plats, tête dorée, gardes de papier gauffré, corps d'ouvrage à toutes marges (épidermures) . Superbe exemplaire du tirage de tête « grand luxe » comportant les signatures autographes de l'auteur, Amédée Baillot de Guerville et de l'éditeur Jean de la Hire, de cet ouvrage abondamment illustré consacré à l'Egypte du tout début du vingtième siècle. Amédée Baillot de Guerville (1869 -1913) est un correspondant de guerre, rédacteur et agent commercial indépendant franco-américain célèbre pour ses récits de voyages. Il est connu pour son engagement à défendre le Japon à la suite du massacre de Port Arthur de novembre 1894. Son présent ouvrage dresse un panorama de l'Egypte au tournant du siècle : Son histoire, Alexandrie, la vie au Caire, sa population, les petits métiers, la famille Khédivale, les harems et la situation des femmes, l'éducation et la religion, Luxor, Karnak, Assouan, Kahartoum et le Soudan. L'abondante illustration est constituée de 250 reproductions photographiques dans le texte et 30 tirages photographiques hors texte consacrés en majeur partie à la population du pays, à son architecture, à ses monuments et à ses considérables richesses archéologiques à l'heure ou l'Egyptologie est en plein essor. L'exemplaire porte les signatures à l'encre noire de l'auteur et du directeur de la maison d'édition, l'écrivain populaire Jean de la Hire [pseudonyme de Adolphe d'Espie (1878-1956)], pionnier français des romans d'anticipation et de science-fiction et du « space opera ». Bel exemplaire conservé dans sa reliure d'origine.
book (2)

VOYAGES EN FRANCE ET AUTRES PAYS, EN PROSE ET EN VERS, par Racine, La Fontaine, Regnard, Chapelle et Bachaumont, Hamilton, Voltaire, Piron, Gresset, Fléchier, Lefranc de Pompignan, Bertin, Desmahis, Bérenger, Bret, Bernardin de Saint Pierre, Parny, Bouffers, etc, etc. Troisième édition, augmentée. Ornées de 36 planches dessinées et gravées par les meilleurs artistes.

5 vol. in 16° (135 x 90 mm) de : I. frontispice ; VI (imprimeur, faux titre, titre, avis) ; [1] f. (libraire) ; 225 pp. ; [2] pp. (notes, table) ; 9 planches ; II. frontispice ; [2] ff. (imprimeur, faux titre, titre) ; 225 pp. ; [1] p. (table) ; 10 planches ; III. frontispice ; [2] ff. (imprimeur, faux titre, titre) ; 205 pp. ; [2] pp. (notes, table) ; 4 planches ; IV. frontispice ; 218 pp. (dont imprimeur, faux titre, titre) ; [1] p. (table) ; 6 planches ; [1] p. (table) ; V. frontispice ; 252 pp. (dont imprimeur, faux titre, titre, table) ; 2 planches. Soit au total 36 planches, dont 5 frontispices. (rares rousseurs ou petites mouillures). Plein veau raciné, dos lisse orné et titré, pièces de titre et tomaisons oranges et bleu marine, encadrement estampé à froid sur les plats, tranches mouchetées, roulettes sur coupes et coiffes, gardes de papier marbré. Bel exemplaire de cette compilation littéraire dédiée aux voyages, joliment composée et illustrée. L'éditeur indique : « Le nom des auteurs qui ont coopéré à la composition de cet ouvrage suffit pour justifier le succès qu'ont obtenu les première et seconde édition. Celle-ci, indépendamment des mêmes avantages, se recommande encore par l'addition de deux petits voyages aussi en prose et en vers, ayant pour titres, l'un, Voyage pittoresque et sentimental dans les provinces méridionales de la France ; l'autre, Voyage à Lyon par le Bourbonnais [] Cette édition se recommande en outre par l'exécution typographique, à laquelle on a apporté le plus grand soin et par la retouche des gravures » Les 36 gravures qui figurent des portraits, des paysages et monuments sont dues à Le Brun, Duval, N. Le Mire, Berthault & Bovinet, Villerey, Gaitte, Du Parc, Couché etc., certaines d'après des dessins de C. Monnet, Fragonard.
book (2)

Voyage dans l’Afrique Occidentale, pendant les années 1818, 1819, 1820 et 1821, depuis la Riviere Gambie jusqu’au Niger en traversant les Etats de Woulli, Bondoo, Galam, Kasson, Kaarta et Foulidou ; traduit de l’anglais par Mme Charlotte Huguet.

1 vol. In-8° d'Atlas seul (220 x 145 mm, manque les 2 vol. in-8°) de : [1] ff (titre) ; XVII (tableaux météorologiques) ; 1 carte dépliante ; 14 planches lithographiées. (Tâches éparses majoritairement en marge). Brochage éditeur jaune. (Légère usure aux coiffes, tâches). Édition originale en français qui suit de près l'édition originale anglaise (1825) de cette relation d'un voyage en Afrique occidentale, due à William Gray (1790-1849), officier et explorateur britannique. Accompagné du docteur John Dochard, William Gray est envoyé en Afrique occidentale afin d'explorer la région d'est en ouest, prenant la suite de Mungo Park. Le motif principal de ce voyage était d'ouvrir des possibilités d'exploitation des mines d'or du Bambouk (actuelle région entre le Sénégal oriental et le Mali occidental) et la recherche d'un passage vers Tombouctou. Partis de Gambie en 1818, William Gray et le docteur Dochard connaissent les pires difficultés pour traverser le Boundou (actuel Sénégal oriental). Ils entrent ainsi dans le Fouta-Djalon (actuelle Guinée) et y rencontrent les populations Foullahs et Mandingues mais les pluies et les Peuls les empêchent de poursuivre. Après la mort de Dochard, Gray revient en Angleterre sans résultats notables. Néanmoins, il fait publier ses notes et celles de Dochard en 1825 en Angleterre, puis la présente traduction en 1826 en France. Malgré l'échec de la mission, cette relation de voyage est riche d'informations ethnographiques sur les populations de cette région. L'atlas contient une carte de l'Afrique occidentale et 14 planches lithographiées représentant des paysages, des villages de huttes, des portraits d'habitants, des masques, des déguisements rituels et de l'architecture comme la "Mosquée et place publique à Dramanet (Galam)". 1 vol. 8vo of Atlas alone (220 x 145 mm, lacking the 2 vol. in-8°) of : [1] ff (title); XVII (meteorological tables); 1 folding map; 14 lithographed plates. (Scattered stains mostly in margins). Yellow publisher's paperback (slight wear to headpieces, stains). First edition in French, closely following the original English edition (1825) of this account of a voyage to West Africa by William Gray (1790-1849), British officer and explorer. Accompanied by Dr John Dochard, William Gray was sent to West Africa to explore the region from east to west, following in Mungo Park's footsteps. The main reason for the trip was to open up possibilities for exploiting the gold mines of Bambouk (the area between eastern Senegal and western Mali today) and to find a passage to Timbuktu. Setting out from Gambia in 1818, William Gray and Dr Dochard encountered the greatest difficulties in crossing the Boundou (now eastern Senegal). They entered Fouta-Djalon (now Guinea) and encountered the Foullah and Mandingue populations, but the rains and the Peuls prevented them from continuing. After Dochard's death, Gray returned to England without any notable results. Nevertheless, he had his notes and those of Dochard published in England in 1825, followed by the present translation in France in 1826. Despite the failure of the mission, this travel report is rich in ethnographic information about the people of the region. The atlas contains a map of West Africa and 14 lithographed plates depicting landscapes, hut villages, portraits of inhabitants, masks, ritual disguises and architecture such as the "Mosque and public square at Dramanet (Galam)".
book (2)

VOYAGES EN FRANCE ET AUTRES PAYS, EN PROSE ET EN VERS, par Racine, La Fontaine, Regnard, Chapelle et Bachaumont, Hamilton, Voltaire, Piron, Gresset, Fléchier, Lefranc de Pompignan, Bertin, Desmahis, Bérenger, Bret, Bernardin de Saint Pierre, Parny, Bouffers, etc, etc. Troisième édition, augmentée. Ornées de 36 planches dessinées et gravées par les meilleurs artistes.

5 vol. in 16° (135 x 90 mm) de : I. frontispice ; VI (imprimeur, faux titre, titre, avis) ; [1] f. (libraire) ; 225 pp. ; [2] pp. (notes, table) ; 9 planches ; II. frontispice ; [2] ff. (imprimeur, faux titre, titre) ; 225 pp. ; [1] p. (table) ; 10 planches ; III. frontispice ; [2] ff. (imprimeur, faux titre, titre) ; 205 pp. ; [2] pp. (notes, table) ; 4 planches ; IV. frontispice ; 218 pp. (dont imprimeur, faux titre, titre) ; [1] p. (table) ; 6 planches ; [1] p. (table) ; V. frontispice ; 252 pp. (dont imprimeur, faux titre, titre, table) ; 2 planches. Soit au total 36 planches, dont 5 frontispices. (rares rousseurs ou petites mouillures). Plein veau raciné, dos lisse orné et titré, pièces de titre et tomaisons oranges et bleu marine, encadrement estampé à froid sur les plats, tranches mouchetées, roulettes sur coupes et coiffes, gardes de papier marbré. Bel exemplaire de cette compilation littéraire dédiée aux voyages, joliment composée et illustrée. L'éditeur indique : « Le nom des auteurs qui ont coopéré à la composition de cet ouvrage suffit pour justifier le succès qu'ont obtenu les première et seconde édition. Celle-ci, indépendamment des mêmes avantages, se recommande encore par l'addition de deux petits voyages aussi en prose et en vers, ayant pour titres, l'un, Voyage pittoresque et sentimental dans les provinces méridionales de la France ; l'autre, Voyage à Lyon par le Bourbonnais [] Cette édition se recommande en outre par l'exécution typographique, à laquelle on a apporté le plus grand soin et par la retouche des gravures » Les 36 gravures qui figurent des portraits, des paysages et monuments sont dues à Le Brun, Duval, N. Le Mire, Berthault & Bovinet, Villerey, Gaitte, Du Parc, Couché etc., certaines d'après des dessins de C. Monnet, Fragonard.
book (2)

Voyage dans l’Afrique Occidentale, pendant les années 1818, 1819, 1820 et 1821, depuis la Riviere Gambie jusqu’au Niger en traversant les Etats de Woulli, Bondoo, Galam, Kasson, Kaarta et Foulidou ; traduit de l’anglais par Mme Charlotte Huguet.

1 vol. In-8° d'Atlas seul (220 x 145 mm, manque les 2 vol. in-8°) de : [1] ff (titre) ; XVII (tableaux météorologiques) ; 1 carte dépliante ; 14 planches lithographiées. (Tâches éparses majoritairement en marge). Brochage éditeur jaune. (Légère usure aux coiffes, tâches). Édition originale en français qui suit de près l'édition originale anglaise (1825) de cette relation d'un voyage en Afrique occidentale, due à William Gray (1790-1849), officier et explorateur britannique. Accompagné du docteur John Dochard, William Gray est envoyé en Afrique occidentale afin d'explorer la région d'est en ouest, prenant la suite de Mungo Park. Le motif principal de ce voyage était d'ouvrir des possibilités d'exploitation des mines d'or du Bambouk (actuelle région entre le Sénégal oriental et le Mali occidental) et la recherche d'un passage vers Tombouctou. Partis de Gambie en 1818, William Gray et le docteur Dochard connaissent les pires difficultés pour traverser le Boundou (actuel Sénégal oriental). Ils entrent ainsi dans le Fouta-Djalon (actuelle Guinée) et y rencontrent les populations Foullahs et Mandingues mais les pluies et les Peuls les empêchent de poursuivre. Après la mort de Dochard, Gray revient en Angleterre sans résultats notables. Néanmoins, il fait publier ses notes et celles de Dochard en 1825 en Angleterre, puis la présente traduction en 1826 en France. Malgré l'échec de la mission, cette relation de voyage est riche d'informations ethnographiques sur les populations de cette région. L'atlas contient une carte de l'Afrique occidentale et 14 planches lithographiées représentant des paysages, des villages de huttes, des portraits d'habitants, des masques, des déguisements rituels et de l'architecture comme la "Mosquée et place publique à Dramanet (Galam)". 1 vol. 8vo of Atlas alone (220 x 145 mm, lacking the 2 vol. in-8°) of : [1] ff (title); XVII (meteorological tables); 1 folding map; 14 lithographed plates. (Scattered stains mostly in margins). Yellow publisher's paperback (slight wear to headpieces, stains). First edition in French, closely following the original English edition (1825) of this account of a voyage to West Africa by William Gray (1790-1849), British officer and explorer. Accompanied by Dr John Dochard, William Gray was sent to West Africa to explore the region from east to west, following in Mungo Park's footsteps. The main reason for the trip was to open up possibilities for exploiting the gold mines of Bambouk (the area between eastern Senegal and western Mali today) and to find a passage to Timbuktu. Setting out from Gambia in 1818, William Gray and Dr Dochard encountered the greatest difficulties in crossing the Boundou (now eastern Senegal). They entered Fouta-Djalon (now Guinea) and encountered the Foullah and Mandingue populations, but the rains and the Peuls prevented them from continuing. After Dochard's death, Gray returned to England without any notable results. Nevertheless, he had his notes and those of Dochard published in England in 1825, followed by the present translation in France in 1826. Despite the failure of the mission, this travel report is rich in ethnographic information about the people of the region. The atlas contains a map of West Africa and 14 lithographed plates depicting landscapes, hut villages, portraits of inhabitants, masks, ritual disguises and architecture such as the "Mosque and public square at Dramanet (Galam)".
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[Herbier en 9 volumes constitué par un instituteur et directeur d’école primaire de Mesnières en Seine inférieure].

9 albums herbiers in-4° et in-folio presque entièrement manuscrits de : I. (325 x 210 mm) ; [4] ff. (titre, liste des plantes) ; 76 pp. de plantes avec descriptions ; II. (325 x 210 mm) ; [4] ff. (titre, liste des plantes) ; 70 pp. de plantes avec descriptions ; III. (370 x 285 mm) ; [1] f. (titre) ; [29] pp. de plantes avec descriptions ; IV. (390 x 300 mm) ; [3] ff. (titre, liste des plantes) ; 70 pp. de plantes avec descriptions ; V. (325 x 315 mm) ; [2] ff. (titre, liste des plantes) ; 52 pp. de plantes avec descriptions (numérotées 53, par de numéro 5) ; VI. (375 x 295 mm, pages préliminaires imprimées) [2] ff. (faux titre partiellement manuscrit, titre illustré) ; 6 pp. (explications, conseils) ; [1] f (avis) ; [28] pp. de plantes avec descriptions ; VII. (375 x 280 mm, pages préliminaires imprimées) [2] ff. (faux titre, titre illustré) ; 6 pp. (explications, conseils) ; [1] f (avis) ; 28 pp. de plantes avec descriptions ; VIII. (395 x 330 mm) ; 87 pp. d'algues avec descriptions (numérotées 59, pas de numéros 1 et 2) ; IV. (395 x 230 mm) ; [81] pp. de mousses avec descriptions. Numérotation des pages manuscrite dans le coin supérieur droit à l'exception des albums 3, 6 et 9. Descriptions manuscrites sur étiquettes collées. Tampon d'Henry Poisson présent dans tous les albums à l'exception du numéro 3. Étiquette du libraire dans les albums numéros 8 et 9 : "Léon Deshays. Papeterie et librairie, Rue Beauvoisine, 9. Imprimerie rue des Carnes, 58, Rouen". (quelques manques et specimens détachés). I. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes marbrées. II. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes à motifs colorés. III. Pleine toile, dos lisse illustré en couleurs et titré avec tomaison, plats illustrés en couleurs et titrés. IV. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes à motifs colorés. V. Demi-chagrin marron, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes marbrées. VI. Pleine toile, dos lisse illustré en couleurs et titré avec tomaison, plats illustrés en couleurs et titrés. VII. Pleine toile, dos lisse illustré en couleurs et titré avec tomaison, plats illustrés en couleurs et titrés. VIII. Pleine percaline marron, dos lisse titré avec tomaison, plats titrés. IV. Pleine percaline marron, dos lisse titré avec tomaison, plats titrés. (défauts d'usage ou usures aux coins et coiffes, reliures solides). Monumental herbier en 9 volumes constitué par Henri Poisson au cours de sa carrière d'instituteur en Seine Inferieure (Seine Maritime), réunissant des centaines de spécimens collectés au cours de promenades scolaires ou pendant ses loisirs, et déterminés et préparés par lui. Dans le volume de 1905 du « Manuel général de l'instruction primaire », journal hebdomadaire des instituteurs, on trouve (pp. 151) le nom de « Poisson (Henry), A Mesnières (Seine Inférieure) » dans la liste des 62 instituteurs pourvus de la Croix de Chevalier du Mérite agricole auxquels le Ministre de l'Instruction publique Il accorde cette année la une lettre de félicitations. C'est cet instituteur de la troisième république, devenu par la suite directeur d'école, qui est l'auteur de ce considérable herbier qu'il a constitué pendant sa carrière, dans le cadre de son travail d'enseignant et au cours de ses loisirs. Ce passionné de botanique a ainsi récolté, déterminé, séché et inséré dans ces volumes plusieurs centaines de spécimens. Chacun d'eux a été parfaitement préparé, fixé sur les feuillets et titré sur des étiquettes contrecollées finement calligraphiées à l'encre rouge, noire, violette. L'instituteur y indique pour chaque spécimen le nom vulgaire et latin, famille, les vertus et usages ainsi que les terrains ou il se trouve. Henry Poisson a en outre apposé son tampon dans la plupart des albums. Les reliures sont élégantes et soignées. Pour les volumes 3, 6 et 7, Henri Poisson a utilisé des herbiers de bibliothèques édités par Michel Engel (Paris), comportant un titre et des pages imprimées définissant un herbier et indiquant les éléments pour le constituer. Ils sont parés d'une jolie reliure de percaline polychrome. Les volumes 1, 2, 4, 5, 8 et 9 portent en lettre d'or sur le premier plat une inscription indiquant l'école, le nom de notre instituteur-botaniste, et quatre d'entre eux précisent « Promenades scolaires ». Le volume 8 est entièrement consacré aux algues. Il renferme plus de 120 spécimens, dont une partie sont contrecollés sur un fonds bleu clair dans un encadrement tracé à l'encre, ainsi que des compositions de plusieurs algues. Le volume 9 quant à lui réuni des spécimens de mousses et lichens. Ces deux derniers albums portent des étiquettes "Léon Deshays. Papeterie et librairie, Rue Beauvoisine, 9. Imprimerie rue des Carnes, 58, Rouen". Une partie des volumes sont précédés d'une table manuscrite des spécimens contenus. La plupart des espèces collectées proviennent de la région ou enseignait Henri Poisson, aujourd'hui la Seine Maritime, constituant au fil des ans un herbier particulièrement représentatif des différentes familles de végétaux de cette région : Cryptogames, Licheées, Equisétacées, Fougéres, Graminées, Joncagynées, Asparaginées, Urticées, Liliacées, Polygonées, Myricées, Rutacées, Euphorbiacées, Gentianées, Solanées, Borraginées, Verbénacées, Caprifoliacées, Papilionacées, Papavéracées, Renonculacées, Rosacées. Les spécimens d'algues proviennent quant à eux des cotes de la Manche et de l'Atlantique, avec parfois le lieu et la date indiqués par l'instituteur : « Rhodymenia Jubata, Ile de Ré, aout 1888 », « Carollina affinis, cotes de Fécamp », Cladophosa fracta, marais salants de la Charante Inférieure », Lemanca fluviatilis, Trèport », « Calli
book (2)

I. PREMIER VOYAGE DE JAMES COOK, AUTOUR DU MONDE, Fait en 1768, 1769, 1770 et 3771, précédé des Relations de MM. BYRON, CARTERET, et WALLIS ; Traduction nouvelle, par J. B. J. BRETON. II. SECOND VOYAGE DE JAMES COOK, AUTOUR DU MONDE, Et dans les régions du pole austral ; fait en 1772, 1773, 1774, et 1775 []. III. TROISIEME VOYAGE DE JAMES COOK, AUTOUR DU MONDE, Sur la côte nord-ouest d’Amérique, la côte nord-est d’Asie, et dans les régions du pole boréal ; fait en 1776, 1777, 1778, 1779 et 1780. [].

15 vol. in-16°dont 12 de texte (138 x 86 mm) et 3 atlas (140 x 102 mm) complets des 73 planches (dont 1 frontispice portrait) et des 2 cartes, de : 1er voyage. I. [2] ff. (avis, titre) ; X (préface) ; XVIII (introduction) ; 249 pp. (reprise à 19, dont table) ; II. [2] ff. ; 254 pp. ; III. [2] ff. ; 245 pp. ; IV. [2] ff ; 228 pp. ; Atlas. 1 carte dépliante en frontispice ; 8 pp. (avis, titre, liste des planches) ; 23 planches numérotées (la plupart sur double page). 2ème voyage. I. [2] ff. (avis, titre) ; 221 pp. (dont introduction, table) ; II. [2] ff. ; 216 pp. ; III. [2] ff. ; 224 pp. ; IV. [2] ff ; 208 pp. ; Atlas. frontispice portrait ; 8 pp. (avis, titre, liste des planches) ; 1 carte dépliante ; 27 planches numérotées (dont le frontispice numéroté 1, la plupart sur double page). 3ème voyage. I. [2] ff. (avis, titre) ; XXIII (introduction) ; 194 pp. (dont table) ; II. [2] ff. ; 240 pp. ; III. [2] ff. ; 244 pp. ; IV. [2] ff ; 254 pp ; Atlas. 1 carte dépliante en frontispice ; 8 pp. (avis, titre, liste des planches) ; 23 planches numérotées 22 (la plupart sur double page, une planche 3 bis, 18 et 19 respectivement reliées au regard des 6 et 3). Ex-libris :"Bibliothèque de E. & F. Girod". (rares rousseurs et taches, rares petits manques en marge et feuillets rognés courts). Demi basane d'époque, plats recouverts de papier à la colle rose à coins de velin vert, dos lisses ornés, titre et tomaison bleu marine, tranches mouchetées, gardes de papier marbré, signé de soie bleue (défauts d'usage aux coiffes, décolorations, fentes aux mors de 2 des atlas et 1 discrétement restauré ). Collection complète en édition originale de cette traduction nouvelle, par J. B. J. Breton pour la "Bibliothèque Portative des Voyages", de la relation des trois voyages autour du monde du célèbre explorateur anglais James Cook ((1728-1779). Navigateur, explorateur et cartographe britannique, James Cook, en tant que capitaine de la Royal Navy, effectue trois voyages dans l'océan Pacifique à l'occasion desquels il est le premier Européen à débarquer sur la côte Est de l'Australie, en Nouvelle-Calédonie, aux îles Sandwich du Sud et à Hawaï. Il est également le premier navigateur à faire le tour de l'Antarctique et à cartographier Terre-Neuve et la Nouvelle-Zélande. Après son service dans la marine marchande britannique, il intègre en 1755 la marine royale britannique au cours de la guerre de Sept Ans. Pendant le siège de Québec, il se consacre à la cartographie de l'embouchure du fleuve Saint-Laurent, ce qui permet au général James Wolfe de mener son attaque décisive sur les plaines d'Abraham. Le jeune James Cook attire ainsi l'attention de l'Amirauté et de la Royal Society à un instant crucial de sa carrière personnelle et de la direction des expéditions britanniques outre-mer. Il est alors nommé commandant du HMB Endeavour pour la première de ses trois expéditions dans le Pacifique, en 1766. Il s'ensuit deux autres expéditions établissant les premières cartes précises de nombreuses îles et côtes. Son héritage colossal peut être attribué à son grand sens marin, des aptitudes poussées pour la cartographie, son courage pour explorer des zones dangereuses afin de vérifier l'exactitude des faits rapportés par d'autres, sa capacité à mener les hommes et à se préoccuper de leur condition sanitaire dans les conditions les plus rudes, ainsi qu'à ses ambitions, cherchant constamment à dépasser les instructions reçues de l'Amirauté. Cook meurt à Hawaï en 1779 durant une querelle contre des indigènes, alors qu'il commande sa troisième expédition en quête du passage du Nord-Ouest. Les 5 premiers volumes renferment le récit du premier voyage de James Cook (1728-1779), rédigé par lui-même et traduit par J. B. J. Breton : un tour du monde à bord du navire HMB Endeavour effectué entre le 26 août 1768 et le 13 juillet 1771. Au cours de ce périple, Cook, en tant que capitaine, avait pour missions d'observer le passage de Vénus depuis l'océan Pacifique, puis de chercher des traces de l'hypothétique continent austral Terra Australis. L'illustration comporte 1 carte dépliante en frontispice et 23 planches, la plupart sur double. page. Les 5 volumes suivants donnent le récit du second voyage, dans l'Hémisphère Austral et Autour du Monde des vaisseaux l'Aventure et la Résolution, de 1772 à 1775. Lors de son deuxième voyage, l'explorateur britannique James Cook fut le premier Européen à franchir le cercle polaire antarctique. Ce voyage, comme le premier, s'inscrit dans la logique scientifique des grands périples de circumnavigation (voyage maritime autour de la terre) de la seconde moitié du 18e siècle. Il s'agit d'établir de façon précise le dessin des côtes de toutes les îles et de tous les continents. Cook et ses équipages sont les premiers navigateurs à dépasser le cercle polaire antarctique. L'illustration comporte : 1 frontispice portrait, 1 carte dépliante et 26 planches numérotées. Les 5 derniers volumes donnent le récit de la dernière expédition de James Cook, de 1776 à 1779, qui avait pour but de trouver un passage entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique par le nord du continent américain. Il parvint à atteindre le détroit de Béring, mais de retour dans les îles Sandwich, qu'il avait découvertes préalablement, il est tué par des indigènes le 14 février 1779 et ce sont ses premiers officiers qui achèvent le voyage et rapportent les documents qui permirent de publier la présente relation. L'illustration comporte ; 23 planches, dont une planche 3 bis. Provenance : Bibliothèque de E. & F. Girod (Ex-libris). Bel exemplaire conservé dans son élégante reliure d'origine.
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[Herbier en 9 volumes constitué par un instituteur et directeur d’école primaire de Mesnières en Seine inférieure].

9 albums herbiers in-4° et in-folio presque entièrement manuscrits de : I. (325 x 210 mm) ; [4] ff. (titre, liste des plantes) ; 76 pp. de plantes avec descriptions ; II. (325 x 210 mm) ; [4] ff. (titre, liste des plantes) ; 70 pp. de plantes avec descriptions ; III. (370 x 285 mm) ; [1] f. (titre) ; [29] pp. de plantes avec descriptions ; IV. (390 x 300 mm) ; [3] ff. (titre, liste des plantes) ; 70 pp. de plantes avec descriptions ; V. (325 x 315 mm) ; [2] ff. (titre, liste des plantes) ; 52 pp. de plantes avec descriptions (numérotées 53, par de numéro 5) ; VI. (375 x 295 mm, pages préliminaires imprimées) [2] ff. (faux titre partiellement manuscrit, titre illustré) ; 6 pp. (explications, conseils) ; [1] f (avis) ; [28] pp. de plantes avec descriptions ; VII. (375 x 280 mm, pages préliminaires imprimées) [2] ff. (faux titre, titre illustré) ; 6 pp. (explications, conseils) ; [1] f (avis) ; 28 pp. de plantes avec descriptions ; VIII. (395 x 330 mm) ; 87 pp. d'algues avec descriptions (numérotées 59, pas de numéros 1 et 2) ; IV. (395 x 230 mm) ; [81] pp. de mousses avec descriptions. Numérotation des pages manuscrite dans le coin supérieur droit à l'exception des albums 3, 6 et 9. Descriptions manuscrites sur étiquettes collées. Tampon d'Henry Poisson présent dans tous les albums à l'exception du numéro 3. Étiquette du libraire dans les albums numéros 8 et 9 : "Léon Deshays. Papeterie et librairie, Rue Beauvoisine, 9. Imprimerie rue des Carnes, 58, Rouen". (quelques manques et specimens détachés). I. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes marbrées. II. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes à motifs colorés. III. Pleine toile, dos lisse illustré en couleurs et titré avec tomaison, plats illustrés en couleurs et titrés. IV. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes à motifs colorés. V. Demi-chagrin marron, dos à nerfs orné et titré avec tomaison, plats recouverts de percaline rouge orné et titré avec encadrement, gardes marbrées. VI. Pleine toile, dos lisse illustré en couleurs et titré avec tomaison, plats illustrés en couleurs et titrés. VII. Pleine toile, dos lisse illustré en couleurs et titré avec tomaison, plats illustrés en couleurs et titrés. VIII. Pleine percaline marron, dos lisse titré avec tomaison, plats titrés. IV. Pleine percaline marron, dos lisse titré avec tomaison, plats titrés. (défauts d'usage ou usures aux coins et coiffes, reliures solides). Monumental herbier en 9 volumes constitué par Henri Poisson au cours de sa carrière d'instituteur en Seine Inferieure (Seine Maritime), réunissant des centaines de spécimens collectés au cours de promenades scolaires ou pendant ses loisirs, et déterminés et préparés par lui. Dans le volume de 1905 du « Manuel général de l'instruction primaire », journal hebdomadaire des instituteurs, on trouve (pp. 151) le nom de « Poisson (Henry), A Mesnières (Seine Inférieure) » dans la liste des 62 instituteurs pourvus de la Croix de Chevalier du Mérite agricole auxquels le Ministre de l'Instruction publique Il accorde cette année la une lettre de félicitations. C'est cet instituteur de la troisième république, devenu par la suite directeur d'école, qui est l'auteur de ce considérable herbier qu'il a constitué pendant sa carrière, dans le cadre de son travail d'enseignant et au cours de ses loisirs. Ce passionné de botanique a ainsi récolté, déterminé, séché et inséré dans ces volumes plusieurs centaines de spécimens. Chacun d'eux a été parfaitement préparé, fixé sur les feuillets et titré sur des étiquettes contrecollées finement calligraphiées à l'encre rouge, noire, violette. L'instituteur y indique pour chaque spécimen le nom vulgaire et latin, famille, les vertus et usages ainsi que les terrains ou il se trouve. Henry Poisson a en outre apposé son tampon dans la plupart des albums. Les reliures sont élégantes et soignées. Pour les volumes 3, 6 et 7, Henri Poisson a utilisé des herbiers de bibliothèques édités par Michel Engel (Paris), comportant un titre et des pages imprimées définissant un herbier et indiquant les éléments pour le constituer. Ils sont parés d'une jolie reliure de percaline polychrome. Les volumes 1, 2, 4, 5, 8 et 9 portent en lettre d'or sur le premier plat une inscription indiquant l'école, le nom de notre instituteur-botaniste, et quatre d'entre eux précisent « Promenades scolaires ». Le volume 8 est entièrement consacré aux algues. Il renferme plus de 120 spécimens, dont une partie sont contrecollés sur un fonds bleu clair dans un encadrement tracé à l'encre, ainsi que des compositions de plusieurs algues. Le volume 9 quant à lui réuni des spécimens de mousses et lichens. Ces deux derniers albums portent des étiquettes "Léon Deshays. Papeterie et librairie, Rue Beauvoisine, 9. Imprimerie rue des Carnes, 58, Rouen". Une partie des volumes sont précédés d'une table manuscrite des spécimens contenus. La plupart des espèces collectées proviennent de la région ou enseignait Henri Poisson, aujourd'hui la Seine Maritime, constituant au fil des ans un herbier particulièrement représentatif des différentes familles de végétaux de cette région : Cryptogames, Licheées, Equisétacées, Fougéres, Graminées, Joncagynées, Asparaginées, Urticées, Liliacées, Polygonées, Myricées, Rutacées, Euphorbiacées, Gentianées, Solanées, Borraginées, Verbénacées, Caprifoliacées, Papilionacées, Papavéracées, Renonculacées, Rosacées. Les spécimens d'algues proviennent quant à eux des cotes de la Manche et de l'Atlantique, avec parfois le lieu et la date indiqués par l'instituteur : « Rhodymenia Jubata, Ile de Ré, aout 1888 », « Carollina affinis, cotes de Fécamp », Cladophosa fracta, marais salants de la Charante Inférieure », Lemanca fluviatilis, Trèport », « Calli
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I. PREMIER VOYAGE DE JAMES COOK, AUTOUR DU MONDE, Fait en 1768, 1769, 1770 et 3771, précédé des Relations de MM. BYRON, CARTERET, et WALLIS ; Traduction nouvelle, par J. B. J. BRETON. II. SECOND VOYAGE DE JAMES COOK, AUTOUR DU MONDE, Et dans les régions du pole austral ; fait en 1772, 1773, 1774, et 1775 []. III. TROISIEME VOYAGE DE JAMES COOK, AUTOUR DU MONDE, Sur la côte nord-ouest d’Amérique, la côte nord-est d’Asie, et dans les régions du pole boréal ; fait en 1776, 1777, 1778, 1779 et 1780. [].

15 vol. in-16°dont 12 de texte (138 x 86 mm) et 3 atlas (140 x 102 mm) complets des 73 planches (dont 1 frontispice portrait) et des 2 cartes, de : 1er voyage. I. [2] ff. (avis, titre) ; X (préface) ; XVIII (introduction) ; 249 pp. (reprise à 19, dont table) ; II. [2] ff. ; 254 pp. ; III. [2] ff. ; 245 pp. ; IV. [2] ff ; 228 pp. ; Atlas. 1 carte dépliante en frontispice ; 8 pp. (avis, titre, liste des planches) ; 23 planches numérotées (la plupart sur double page). 2ème voyage. I. [2] ff. (avis, titre) ; 221 pp. (dont introduction, table) ; II. [2] ff. ; 216 pp. ; III. [2] ff. ; 224 pp. ; IV. [2] ff ; 208 pp. ; Atlas. frontispice portrait ; 8 pp. (avis, titre, liste des planches) ; 1 carte dépliante ; 27 planches numérotées (dont le frontispice numéroté 1, la plupart sur double page). 3ème voyage. I. [2] ff. (avis, titre) ; XXIII (introduction) ; 194 pp. (dont table) ; II. [2] ff. ; 240 pp. ; III. [2] ff. ; 244 pp. ; IV. [2] ff ; 254 pp ; Atlas. 1 carte dépliante en frontispice ; 8 pp. (avis, titre, liste des planches) ; 23 planches numérotées 22 (la plupart sur double page, une planche 3 bis, 18 et 19 respectivement reliées au regard des 6 et 3). Ex-libris :"Bibliothèque de E. & F. Girod". (rares rousseurs et taches, rares petits manques en marge et feuillets rognés courts). Demi basane d'époque, plats recouverts de papier à la colle rose à coins de velin vert, dos lisses ornés, titre et tomaison bleu marine, tranches mouchetées, gardes de papier marbré, signé de soie bleue (défauts d'usage aux coiffes, décolorations, fentes aux mors de 2 des atlas et 1 discrétement restauré ). Collection complète en édition originale de cette traduction nouvelle, par J. B. J. Breton pour la "Bibliothèque Portative des Voyages", de la relation des trois voyages autour du monde du célèbre explorateur anglais James Cook ((1728-1779). Navigateur, explorateur et cartographe britannique, James Cook, en tant que capitaine de la Royal Navy, effectue trois voyages dans l'océan Pacifique à l'occasion desquels il est le premier Européen à débarquer sur la côte Est de l'Australie, en Nouvelle-Calédonie, aux îles Sandwich du Sud et à Hawaï. Il est également le premier navigateur à faire le tour de l'Antarctique et à cartographier Terre-Neuve et la Nouvelle-Zélande. Après son service dans la marine marchande britannique, il intègre en 1755 la marine royale britannique au cours de la guerre de Sept Ans. Pendant le siège de Québec, il se consacre à la cartographie de l'embouchure du fleuve Saint-Laurent, ce qui permet au général James Wolfe de mener son attaque décisive sur les plaines d'Abraham. Le jeune James Cook attire ainsi l'attention de l'Amirauté et de la Royal Society à un instant crucial de sa carrière personnelle et de la direction des expéditions britanniques outre-mer. Il est alors nommé commandant du HMB Endeavour pour la première de ses trois expéditions dans le Pacifique, en 1766. Il s'ensuit deux autres expéditions établissant les premières cartes précises de nombreuses îles et côtes. Son héritage colossal peut être attribué à son grand sens marin, des aptitudes poussées pour la cartographie, son courage pour explorer des zones dangereuses afin de vérifier l'exactitude des faits rapportés par d'autres, sa capacité à mener les hommes et à se préoccuper de leur condition sanitaire dans les conditions les plus rudes, ainsi qu'à ses ambitions, cherchant constamment à dépasser les instructions reçues de l'Amirauté. Cook meurt à Hawaï en 1779 durant une querelle contre des indigènes, alors qu'il commande sa troisième expédition en quête du passage du Nord-Ouest. Les 5 premiers volumes renferment le récit du premier voyage de James Cook (1728-1779), rédigé par lui-même et traduit par J. B. J. Breton : un tour du monde à bord du navire HMB Endeavour effectué entre le 26 août 1768 et le 13 juillet 1771. Au cours de ce périple, Cook, en tant que capitaine, avait pour missions d'observer le passage de Vénus depuis l'océan Pacifique, puis de chercher des traces de l'hypothétique continent austral Terra Australis. L'illustration comporte 1 carte dépliante en frontispice et 23 planches, la plupart sur double. page. Les 5 volumes suivants donnent le récit du second voyage, dans l'Hémisphère Austral et Autour du Monde des vaisseaux l'Aventure et la Résolution, de 1772 à 1775. Lors de son deuxième voyage, l'explorateur britannique James Cook fut le premier Européen à franchir le cercle polaire antarctique. Ce voyage, comme le premier, s'inscrit dans la logique scientifique des grands périples de circumnavigation (voyage maritime autour de la terre) de la seconde moitié du 18e siècle. Il s'agit d'établir de façon précise le dessin des côtes de toutes les îles et de tous les continents. Cook et ses équipages sont les premiers navigateurs à dépasser le cercle polaire antarctique. L'illustration comporte : 1 frontispice portrait, 1 carte dépliante et 26 planches numérotées. Les 5 derniers volumes donnent le récit de la dernière expédition de James Cook, de 1776 à 1779, qui avait pour but de trouver un passage entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique par le nord du continent américain. Il parvint à atteindre le détroit de Béring, mais de retour dans les îles Sandwich, qu'il avait découvertes préalablement, il est tué par des indigènes le 14 février 1779 et ce sont ses premiers officiers qui achèvent le voyage et rapportent les documents qui permirent de publier la présente relation. L'illustration comporte ; 23 planches, dont une planche 3 bis. Provenance : Bibliothèque de E. & F. Girod (Ex-libris). Bel exemplaire conservé dans son élégante reliure d'origine.
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Voyage aux sources du Nil par James Bruce. Traduit de l’anglais par P. F. Henry.

8 vol. de texte et 1 atlas in-16° (138 x 86 mm) de : I. frontispice ; 237 pp. (dont avis, titre) ; II. 225 pp. ; III. 244 pp. (dont avis, titre) ; IV. 255 pp. (dont avis, titre) ; V. 255 pp. (dont avis, titre) ; VI. 223 pp. (dont avis, titre) ; VII. 213 pp. (dont avis, titre) ; VIII. 258 pp. (dont avis, titre) ; Atlas. 108 pp. (dont avis, titre) ; [1] p. (avis) ; 1 carte dépliante en frontispice ; 21 planches (numérotées de 2 à 22, la 1 étant le frontispice du premier volume). Ex-libris : "Bibliothèque de E. & F. Girod". Demi basane d'époque, plats recouverts de papier à la colle rose à coins de velin vert, dos lisses ornés, titre et tomaison bleu marine, tranches mouchetées, gardes de papier marbré, signé de soie bleue (petits défauts d'usage et décolorations). Première édition au format in-16° de cette célèbre relation du voyage de James Bruce (1730-1794) à la recherche des sources du Nil, traduite en français par P. F. Henry et finement illustrée par Tardieu. Ecossais d'origine, James Bruce est nommé ambassadeur à Alger en 1763. Il débute alors son exploration de l'Egypte, du Nil bleu, du désert de la mer Rouge, de l'Arabie heureuse et de l'Abyssinie. Son expédition Sur proposition de Lord Halifax, le but de son voyage était la découverte des Sources du Nil et l'observation du passage de Vénus devant le disque du soleil en 1769. L'importance des explorations de Bruce a été longtemps méconnue, et l'on a même douté de leur entière véracité, tant certaines des aventures qu'il raconte ont paru extraordinaires. Mais plusieurs voyageurs - Combes et Tamisier, Léon Delaborde (Revue française, 1838, VII, 424) ont confirmé par la suite l'exactitude de ses récits. Malgré quelque inexpérience scientifique, les travaux de Bruce ont contribué à faire mieux connaître la géographie et l'histoire naturelle d'une Afrique encore peu connue. Bien qu'il n'a atteint que les sources d'un affluent, le Nil bleu, son voyage est considéré comme le premier vraiment scientifique en Afrique qui fait entrer ce continent dans la géographie positive Ses aperçus sur l'Abyssinie, en particulier sur les moeurs esclavagistes et sur les religions de cette partie de l'Afrique sont d'une grande richesse. Il rentre en Angleterre en 1773 et publie la relation de ses voyages (Edinburgh, 1790). La présente édition constitue, parue dans la collection de la « Bibliothèque portative des voyages », est la première de ce format. Son iconographie est constituée est constituée d'1 portrait frontispice de l'auteur, d'1carte dépliante placée en tête de l'atlas et de 21 planches à pleine page d'ethnologie, de botanique et de zoologie, gravées par Tardieu l'ainé. Provenance : Bibliothèque de E. & F. Girod (Ex-libris). Très bel exemplaire, parfaitement conservé dans sa reliure d'origine. Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'Afrique et à l'Arabie, 1875, p. 5 ; Michaux, Bio universelle, V, pp. 666-667.