JF LETENNEUR LIVRES RARES

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AGENDA 1874.

MANUSCRIPT ON VELLUM] 1 vol. in-16° (123 x 100 mm.) de: [8] ff. de vélin: titre mignature à l'aquarelle dans un encadrement floral, 2 pp. d'introduction et calendrier des 12 mois à l'encre bleue, rouge et or finement calligraphiés dans un encadrement polychrome dans le style du 15éme; [141] ff. Avec chaque jour de l'année caligraphié à l'encre noire pleine ou demi-page et [15] ff. vierges. Demi-maroquin noir, dos à nerfs titré doré à l'or, plats ecouverts de percaline noire, tranches dorées, triples signets de soie, stylet de bois inséré dans la goutiére. Adorable agenda manuscrit, calligraphié et enluminé par une jeune femme, à son usage personnel ou destiné à son amoureux : deux cœurs sont placés au-dessus du titre, dans un encadrement de ruban bleu et de fleurs. Vers 1850 renait en France un vif intérêt pour les livres d’heures du 15éme siècle. L’éditeur Engelmann et le relieur Gruel produisent de somptueuses répliques de ces ouvrages et le public féminin s’initie à l’art de la calligraphie et de l’enluminure. C’est une véritable renaissance de ces techniques médiévales d’une extrême minutie. Ce petit agenda, dont 15 pages sont exécutées à l’encre et à l’or sur vélin, véritable travail d’artiste, est un magnifique exemple du niveau de perfection alors retrouvé. 1 vol. in-16 °. [16] pp. on vellum: watercolored miniature title in a floral frame, 2 pp. of introduction, calendar for 12 months in blue, red and gold ink finely calligraphed in a polychrome frame in 15th century style; [282] pp. with each day of the year caligraphed on full or half-page black ink, [15] ff. bl. Half Black morocco, back with nerves titled gilded in gold, black percaline on covers, golden edges, triple silk bookmarks, wooden stylus inserted in the gutter. Adorable handwritten diary, calligraphed and illuminated by a young woman, for her personal use or intended for her lover : two hearts are placed above the title, in a frame of blue ribbon and flowers. Around 1850 there was a revival of interest in France for meedle age books of hours. Publisher Engelmann and bookbinder Gruel produced sumptuous replicas of these works and the female audience was introduced to the art of calligraphy and illumination. It is a real renaissance of these extremely detailed medieval techniques. This small diary, of which 15 pages are executed in ink and gold on vellum, a true work of artist, is a magnificent example of the level of perfection then found.
Lettre manuscrite signée adressée à] Monsieur Gaulthier

Lettre manuscrite signée adressée à] Monsieur Gaulthier, capitaine de cavalerie en non activité, à Paris.

LA FAYETTE (Gilbert du Motier, Marquis de). 1 ff. double in-4° (225 x 182 mm.) manuscrit à l'encre brune et signé. ( pliures, salissures, déchirures avec manque comblé à l'emplacement du cachet, renforts anciens de papier, liste de noms au crayon). Joint copie de la généalogie manuscrite du destinataire. Conservé dans un cartonnage d'époque recouvert de papier marbré. Emouvante lettre écrite de la main de La Fayette au cours de sa traversée de l’Atlantique, à l’occasion de son quatrième et dernier voyage en Amérique, en 1824-1825. Document d’un grand intérêt historique pour la connaissance des circonstances de son départ et de l’objectif de son voyage triomphal, que les historiens s’accordent à considérer comme sans précédent dans l’Histoire moderne, aucun autre homme après lui n’ayant connu un tel succès. La Fayette (1757-1834) a 66 ans quand il entreprend son dernier périple en Amérique. La particularité de cette tournée, pendant laquelle il sillonnera le pays, est qu’il a été accueilli avec un enthousiasme et une ferveur populaire qui ont duré de son arrivée à New York le 16 août 1824 à son départ le 9 septembre 1825. Pourtant, un tel succès n’a rien d’acquis quand murit ce projet. La décision qu’a prise La Fayette de retourner dans sa patrie d’adoption résulte d’un contexte politique et personnel qui le pousse à quitter la France, afin de retrouver ses vieux compagnons d’armes et amis, mais surtout pour revivifier la cause libérale en France par un voyage qui prend une ampleur politique et symbolique. L’Amérique d’alors se situe dans un contexte international et intérieur qui l’incite à lancer une invitation au vieux vétéran de la guerre d’indépendance. En invitant de manière publique l’opposant emblématique au régime de la Restauration, la diplomatie américaine est consciente de la portée politique et internationale qu’un tel acte peut avoir. Néanmoins, une invitation officielle est envoyée au Général, après des débats au Congrès américain. Le but est de fêter les 50 ans de la nation et de raviver chez les américains "l'esprit de 1776". C’est ainsi à l’invitation du président James Monroe (1758-1831) et d’une résolution du congrès que le héros de Yorktown entreprend sa dernière traversée océanique. Dans une lettre du 7 février 1824, Monroe lui écrit « Mon cher général, je vous ai écrit, il y a environ quinze jours, une lettre dans laquelle je vous exprimais le désir de vous envoyer, dans le port de France que vous m'indiqueriez, une frégate, pour vous amener ici, dans le cas où vous seriez libre maintenant, pour visiter les Etats-Unis. » La Fayette ne peut se refuser à une telle invitation. Cependant, il décline, pour des raisons politiques, l’utilisation d’un bâtiment militaire et préfère voyager sur un navire de commerce. C’est ainsi que le navire de commerce américain le « Cadmus » est désigné pour attendre son illustre passager au port du Havre ou il stationne discrètement. La rumeur de ce voyage se repends alors parmi ses amis et La Fayette reçoit leurs propositions de l’accompagner et le servir, dont celle du capitaine capitaine Pierre Arséne Gaulthier (1780-1832), destinataire du présent courrier. Cet émouvant document nous donne un élément que nous n’avons retrouvé dans aucun travail d’historien : le très mauvais état de santé de La Fayette au moment de son départ : « J’étais malade à paris, Monsieur, lorsque votre lettre a été remise chez moi, et dès que j’ai pu monter en voiture, je suis allé rejoindre le paquebot américain qui m’attendait. ». Or, les préparatifs de La Fayette se font dans un contexte tendu : Depuis 1822, Lafayette, principal leader en France des idées libérales, a participé à diverses organisations visant à renverser Louis XVIII et échappé de peu à une arrestation. Pendant les mois qui précèdent son départ, il fait l’objet d’une surveillance policière renforcée. Cependant, quelques jours seulement avant le départ pour l’Amérique, la police n’a que des informations vagues sur la volonté de Lafayette de partir. On lit par exemple dans un rapport : « On parle d’un long voyage qu’ils [Lafayette et son fils] doivent faire, mais sans désigner l’endroit où ils doivent aller. L’époque de leur départ n’est pas encore fixée ». En outre, les membres de la branche française de la société des Cincinnati, dont La Fayette est un des pères fondateurs, jusque-là autorisés à porter les insignes de l’ordre, n’en ont désormais plus le droit, depuis l’ordonnance du 16 avril 1824, qui enveloppe les Cincinnati dans l’interdiction générale de tous les ordres étrangers. Les Cincinnati sont désormais obligés de demander le renouvellement de leur autorisation de porter les insignes de la société. Dans le contexte du départ proche de La Fayette, pour le gouvernement français, c’est ainsi vouloir contrôler les membres de l’ordre et en quelque sorte les soupçonner d’être des révoltés et non plus de simples héros. Sachant sa correspondance surveillée, La Fayette a vraisemblablement volontairement omis de répondre au courrier du capitaine Gaulthier avant son départ du Havre. Dans la même idée, sachant que son courrier du 9 aout pouvait être intercepté, La Fayette précise l’objet de son voyage : « il est question dans cette simple visite, ni de guerre, ni d’armée, et je me borne à vous offrir mes remerciements et mes vœux bien sincères ». D’évidence, en parlant de « simple visite », il omet de dévoiler les objectifs éminemment politiques de son voyage. Aussi, certainement dans un but de discrétion, La Fayette décline toutes les propositions de l’accompagner et choisis pour seuls compagnons de voyage son fils Georges Washington de La Fayette (1779-1849) et son secrétaire particulier, Auguste Levasseur (auteur d’un un journal du voyage, Paris, 1829). La Fayette quitte Paris le 10 juillet et arrive le 12 au Havre, ou sa présence donne lieu à des manifestations surveillées de près par les autorités. Il embarque alors à bord du Cadmus qui l’attends discrètement depuis plusieurs semaines. La traversée se déroule parfaitement et lorsq
De mirabilibus quae mundi.

De mirabilibus quae mundi.

SOLINUS (Caius Julius) 1 vol. in-folio (285 x 182 mm) de : [1] f. bl., [2] ff., [1] f. ll., [63] ff., [1] f. bl. Texte imprimé sur 33 lignes. Emplacement des lettrines demeuré vierge. Annotations en marge à l'encre brune à chaque page. Plein veau ancien (circa 1800), dos à nerfs titré à l'or, roulette sur les coupes.(dos restauré, accidents aux coins, rares taches ou rousseurs). Provenance: Clifford Rattey (ex-libris, collection dispersée par Maggs); W.R.H. Jeudwine (ex-libris, sa vente Sotheby’s Londres, 18 septembre 1984, lot 28); George Abrams (ex-libris, sa vente Sotheby’s Londres, 16 novembre 1989, lot 118); Maria Ludovica Borromeo Arese et Massimiliano Favia del Core (ex-libris). Première édition de "De Mirabilibus quae mundi", œuvre majeure du grammairien et compilateur romain Gaius Julius Solinus, dans lequel cet auteur, qui a vécu au IVe siècle après JC, résume sa vision du monde à partir de diverses sources telles que Pline, Pomponius Mela, Cornelius Bocchus et d'autres. L’ouvrage est rédigé sous la forme d'une collection de curiosités en histoire naturelle, géographie et histoire. La compilation de Solinus sur les merveilles du monde a connu une large diffusion à travers le moyen-âge. Des citations de l’ouvrage par des auteurs tels qu'Augustine, Isidore et Bede attestent de son influence depuis une date précoce et un grand nombre de manuscrits du IXe siècle et plus tardifs témoignent de sa popularité continue. Les récits les plus saisissants et pittoresques de l’ouvrage ont été transférés presque dans leur intégralité sur les cartes médiévales. L’ouvrage est une des sources possibles des plus anciennes cartes du monde conservées telle que la célèbre « Mappa mundi » d'Albi (produite au VIIIéme siécle, plus ancienne carte du monde conservée ), ou encore la « mappa mundi » de la cathédrale de Hereford, datée de la fin du XIII e siècle. (C.R. Beazeley, The Dawn of Modern Geography, I, 1987, pp.247-272): Son agencement géographique dérive en grande partie de l'histoire naturelle de Pline et de la géographie de Mela. Elle revêt une importance mondiale, à la fois pour les différents pays qu'elle représente dont elle est souvent la première représentation conservée, pour la mémoire du monde, et pour l'histoire de la cartographie mondiale. « De Mirabilia mundi » a également été imprimée à Paris la même année par Louis Simonel "Au Soufflet Vert", toutes les autres éditions sont postérieures. Exemplaire bien complet des 68 feuillets, dont 3 blancs. Edition d’une extrême rareté : seuls 2 exemplaires sont passés en vente publique ces 50 dernières années, dont un en 2011 en mauvais état et incomplet de 2 des feuillets blancs. Notre exemplaire a conservé ses larges marges qui sont abondamment annotées par une main contemporaine. 1 vol. in-folio. [68] ff. Texte printed on 33 lignes. Full calf binding circa 1800. First edition of " De Mirabilibus quae mundi ", major work of the grammarian and Roman compiler Gaius Julius Solinus, in which this author, who lived in the 4th century, summarizes his vision of the world from various sources such as Pliny, Pomponius Mela , Cornelius Bocchus and others. The work is written in the form of a collection of curiosities in natural history, geography and history. The compilation of Solinus on the wonders of the world was widely distributed throughout the Middle Ages. Quotes from the book by authors such as Augustine, Isidore and Bede attest its influence from an early date and a large number of manuscripts from the ninth century and later attest its continued popularity. The most striking and picturesque accounts of the work were transferred almost in their entirety to medieval maps. The book is one of the possible sources of the oldest preserved maps of the world such as the famous "Mappa mundi" of Albi (produced in the 8th century, the oldest preserved map of the world), or even the "mappa mundi" of the cathedral. of Hereford, dated from the end of the 13th century. (C.R. Beazeley, The Dawn of Modern Geography, I, 1987, pp. 247-272): Its geographical arrangement derives in large part from the natural history of Pliny and the geography of Mela. It is of global importance, both for the different countries it represents, of which it is often the first preserved representation, for the memory of the world, and for the history of world cartography. "De Mirabilia mundi" was also printed in Paris the same year by Louis Simonel "Au Soufflet Vert", all the other editions are later. Very complete copy of the 68 sheets, including 3 blanks. Extremely rare edition: only 2 copies have gone on public sale in the last 50 years, including one in 2011 in poor condition and incomplete with 2 white sheets. Our copy has retained its wide margins which are abundantly annotated by a contemporary hand.
Principes sur le mouvement et l'équilibre

Principes sur le mouvement et l’équilibre, pour servir d’introduction aux mécaniques & à la physique.

TRABAUD. 2 parties en 1 vol. in-4° (260 x 200 mm.) avec pagination continue de: [1] ff. (titre)], LII, 446 pp., [2], et de LIII à LVII, XXIV pp., et de 447 à 616 et 25 planches gravées, dont une à système. (rares taches ou petites rousseurs). Plein veau marbré d'époque, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, tranches jaspées rouges. Edition originale et premier tirage de ce traité anonyme attribué à Trabaud, maître de mathématiques. L'exposé concerne le mouvement en rapport avec les corps, la pesanteur, le choc des corps, la statique, l'équilibre des forces et des poids, l'hydrostatique, l'équilibre des liquides et l'hydraulique et la formation de l'ellipse. Il est orné de 25 planches techniques gravées sur cuivre, dont une à système. L'ouvrage a connu deux tirages, qui se distinguent par la mise en page et par la correction du texte : le nôtre correspond au premier, reconnaissable notamment par l'absence de préface et par l'introduction du chapitre "Formation de l'ellipse" au sein des feuillets liminaires (pp. I à XX). Bel exemplaire. 2 parts in 1 vol. In-4°. 25 plates (N°5 with flaps). Contemp. Calf. First edition and first print of this anonymous treatise attributed to Trabaud, master of mathematics. The work is about body-related motion, gravity, body shock, static, balance of forces and weights, hydrostatic, fluid balance and hydraulics, and formation of the ellipse. It is illustrated with 25 technical plates, of which one with flaps. The book had two prints, which are distinguished by the layout and correction of the text: ours corresponds to the first, recognizable in particular by the absence of preface and the introduction of the chapter "Formation of the ellipse "within the opening slips (pp I to XX). Fine copy.
Entretiens sur la cause de l’inclinaison des orbites des planètes. Où l'on répond à la Question proposée par l'Académie Royale des Sciences

Entretiens sur la cause de l’inclinaison des orbites des planètes. Où l’on répond à la Question proposée par l’Académie Royale des Sciences, pour le sujet du Prix des années 1732. & 1734. Seconde édition dans laquelle on a saisi l’occasion d’examiner quelle est l’étendue du méchanisme ou des lois de physique.

BOUGUER (Pierre). 1 vol. in-4° (246 x 194 mm.) de : [2] ff. (titre, privilège) ; 140 pp. ; 2 planches dépliantes, culs de lampe, bandeau et vignette sur le titre. Brochage d'époque de papier marbré, dos lisse muet. Seconde édition (1ere : 1734), actualisée, des théories sur la cause l’inclinaison des orbites des planètes exposées par Pierre Bouguer devant l’Académie des Sciences. Pierre Bouguer (1698-1758), nommé hydrographe royal au Havre en 1730, puis attaché à l'Académie en qualité d'associé géomètre, fut envoyé en 1735 au Pérou avec Godin et La Condamine pour mesurer un degré du méridien sous l'équateur. Maupertuis, Clairaut, Camus et Lemonnier étaient chargés de la même mission en Laponie. Bouguer est l’auteur de nombreuses publications scientifiques, dont «La Figure de la Terre, déterminée par les Observations de Messieurs Bouguer, & de La Condamine » (1749) . Bouguer est le premier à constater la déviation que l'attraction des montagnes fait éprouver au pendule. On lui doit, en outre, l'invention de l'héliomètre, servant à mesurer le diamètre et les distances des corps célestes. Enfin, il est le créateur de la photométrie, partie de la physique qui enseigne à mesurer l'intensité de la lumière. La présente seconde édition des « entretiens sur l’inclinaison des planètes » donne l’occasion à Bouguer d’actualiser ses théories sur le sujet et de les confronter à son expérience et aux publications intervenues depuis 1734. Extrait : « il est toujours très-certain que tout est actuellement disposé comme si la matière avait d'abord été mue selon une infinité de divers sens. Les parties qui forment chaque couche sphérique, ont dû s'obliger aisément par le choc à suivre exactement le même chemin ; c'est pourquoi toutes ces parties ont décrit presque dès le commencement, des cercles exactement parallèles. Mais il est évident que les couches n'ont pas pu assujettir de la même manière leurs voisines à prendre la même direction : Car elles ne peuvent agir que très-peu les unes sur les autres ; elles ne peuvent agir que par voie de friction, et que parce qu'il y a toujours entre elles, malgré l'extrême fluidité de l'éther, quelque espèce d'engrainement. Ainsi, quoique le mouvement des unes influe toujours un peu le mouvement des autres, et que leurs directions deviennent : continuellement plus conformes, il n'est point étonnant que nous remarquions encore aujourd'hui une grande obliquité dans tous les mouvements célestes ». Bouguer illustre son propos de démonstrations et équations mathématiques. Bel exemplaire, très frais. 1 vol in-4°. 2 fold. plates. Contemp. marlbled cover. Second edition (1st: 1734), updated, of the theories on the cause the inclination of the orbits of the planets exposed by Pierre Bouguer at the French Academy of Sciences. Pierre Bouguer (1698-1758), appointed royal hydrographer in Le Havre in 1730, then attached to the Academy as associate surveyor, he was sent in 1735 to Peru with Godin and La Condamine to measure a degree of the meridian under the equator. Bouguer is the author of numerous scientific publications, including "The Figure of the Earth, determined by the Observations of Messrs. Bouguer and La Condamine ." (1749). Bouguer is the first to notice the deviation that the attraction of the mountains causes to pendulum. He is also credited with the invention of the heliometer, which is used to measure the diameter and distances of the celestial bodies. He is also the creator of the photometry, part of physics that teaches to measure the intensity of light.This second edition of the "Conversations on the Inclination of the Planets" gives Bouguer the opportunity to update his theories on the subject and to compare them with his experience and the publications that have been made since 1734. Extract: ". it is always very certain that everything is now arranged as if matter had first been moved according to an infinity of various senses. The parts which form each spherical layer, had to be easily forced by the shock to follow exactly the same path; that is why all these parts have described almost exactly from the beginning exactly parallel circles. But it is evident that the layers could not subjugate their neighbors in the same way in the same direction: for they can only act very little on each other; they can only act by friction, and because there is always between them, in spite of the extreme fluidity of the ether, some kind of engrainment. Thus, although the motion of some always influences the movement of others, and their directions become continually more conformable, it is not surprising that we still observe a great obliquity in all celestial movements. " Bouguer illustrates his subject of demonstrations and mathematical equations. Fine copy, very fresh.
Histoire universelle du grand royaume de la Chine. composee en Italien par le P. Aluarez Semedo portugais

Histoire universelle du grand royaume de la Chine. composee en Italien par le P. Aluarez Semedo portugais, de la Compagnie de Jesus; et traduite en nostre langue par Louis Coulon P. Divisee en deux parties.

SEMMEDO (Alvaro) 1 vol in- 4° (230 x 168 mm) de : [6] ff. (titre, privilège, table, avant-discours) ; 367 pp. ; [1] p. (extrait du privilège du roi) Plein maroquin fauve, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, double encadrement doré sur les plats ( reliure postérieure). Rare première édition française de cette importante étude historique consacrée à la Chine. Alvaro Semedo était employé comme procureur général portugais pour la Chine, la première partie de ce travail, d'abord publiée à Madrid en 1642, comporte de nombreux travaux de grande valeur. Une grande partie du contenu est tirée d’observations de première main et est remarquablement exempte de tout préjugé occidental que l’on peut retrouver dans des travaux ultérieurs. La deuxième partie est basée sur l’œuvre De Bello Tartarico Historia (1654) de Martino Martini - l'histoire de la conquête de la Mandchourie par la Chine, une œuvre qui était considérée à l'époque comme la meilleure description générale de la Chine. Version originale publiée sous le titre "Relação da propagação da fé no reyno da China e outros adjacentes", Madrid, 1641 (le manuscrit de Semedo de 1638). Version de Manuel de Faria e Sousa revue et rééditée : Imperio de la China. Madrid : Iuan Sanchez, 1642. C'est cette version qui fut traduite en Français. Exemplaire très frais. Cordier Sinica I, 24 and 624; De Backer & Sommervogel VII, 1114. 1 vol in-4°. Full brown morocco. Rare first French edition of this important historical study devoted to China. Alvaro Semedo was employed as Portuguese Attorney General for China, the first part of this work, first published in Madrid in 1642, contains many valuable works. Much of the content is drawn from first-hand observations and is remarkably free from Western bias that can be found in later works. The second part is based on Martino Martini's De Bello Tartarico Historia (1654) - the story of China's conquest of Manchuria, a work that was considered at the time to be the best general description of China. Original version published under the title "Relação da propagação da fé no reyno da China e adjos adjacentes", Madrid, 1641 (Semedo manuscript of 1638). Manual de Faria e Sousa’s version corrected and reprinted: Imperio de la China. Madrid, Iuan Sanchez, 1642. This is the version translated into French. Very fresh copy.
Us et coutumes de la mer. Divisés en trois parties. I. De la navigation. II. Du commerce naval

Us et coutumes de la mer. Divisés en trois parties. I. De la navigation. II. Du commerce naval, & contrats maritimes. III. De la juridiction de la marine. le tout revu, corrigé et augmenté par l’autheur en cette dernière édition.

CLEIRAC (Estienne) 1 vol. in-4° (235 x 163 mm.) de : [4] ff. (faux titre, titre, epitre, extrait du privilège du roi) ; 581 pp. (dont indice des matières) ; 87 pp. (déclarations du roi, ordres) ; [2] pp. (table des déclarations du roi). Plein vélin ancien, dos lisse titré à l'encre, tranches jaspées rouge. ( rares traces de mouillures et rousseurs). Troisième édition (après 1647 et 1660), la plus complète, de cet ouvrage d’Estienne Cleirac (1583-166?), jurisconsulte, maître des requêtes puis procureur du roi, originaire de Bordeaux. Son ouvrage traite des anciennes lois maritimes, dont les fameuses «lois d'Oléron» ou «jugements de la mer» et il contient également quelques commentaires sur la pêche à la baleine. Il est divisé en trois parties : I. « De la navigation », II. « Du commerce naval & contracts maritimes », III. « De la juridiction de la marine : avec un Traicté des termes de marine & reglemens de la navigation des fleuves & rivières ». Deux curieux chapitres sont consacrés à ses compatriotes basques (« Expédition ou Voyage des Basques dans la mer de Groetland », et « Première découverte de l'Amérique par les Basques ») où l'auteur affirme que les Basques ont découvert Terre-Neuve et le Canada cent ans avant Colomb. Il ajoute : « Le pilote, lequel porta la première nouvelle à Christophe Colomb et lui donna la cognaissance et l’adresse de ce monde nouveau, fut un de nos basques terreneuvier » ! L'ouvrage est abondamment commenté dans l'Encyclopedia Britannica (11 e éd.), dans le chapitre Sea Laws: «La version de Cleirac tient toutefois probablement au style supérieur dans lequel il a été édité et à l'importance des autres traités sur les questions maritimes qu'il avait proposés. réunis pour la première fois en un seul volume, semble avoir obtenu une préférence en Angleterre par rapport au texte de Garcie et une traduction en anglais de celui-ci a été introduite dans le "Livre noir de l'amirauté". Bel exemplaire, conservé dans sa reliure en vélin d’origine, de ce rare traité : Seuls quelques exemplaires sont passés en vente publique ces 30 dernières années. Catalogue général des livres composant les bibliothèques du Ministère de la Marine et des colonies : 875 - D279; Alden & Landis 671/76 ; Brunet V: 1020; JCB (1919) III, p. 213; Kress 1286. 1 vol. in-4°. Contemp. velum. Third edition (after 1647 and 1660), the most complete, of this work of Estienne Cleirac (1583-166?), Jurisconsult, master of the requests then prosecutor of the king, native from Bordeaux. His work deals with the old maritime laws, including the famous "laws of Oléron" or "judgments of the sea" and it also contains some comments on whaling. It is divided into three parts: I. "Of navigation", II. "Naval Trade & Maritime Contracts", III. "Of the jurisdiction of the navy: with a Traicté of the terms of marine & regulations of the navigation of the rivers & rivers". Two curious chapters are devoted to his Basque compatriots ("Expedition or Voyage of the Basques in the Sea of Greenland", and "First discovery of America by the Basques") where the author claims that the Basques discovered Newfoundland and Canada one hundred years before Columbus. He adds: "The pilot who brought the first news to Christopher Columbus and gave him the cognition and the address of this new world, was one of our Basque terreneuvier"! The book is extensively commented on in the Encyclopedia Britannica (11th ed.), In the Sea Laws chapter: "The version of Cleirac, however, is probably due to the higher style in which it was published and the importance of the other treatises on the maritime issues he had proposed. For the first time, in a single volume, it seems to have obtained a preference in England over Garcie's text, and an English translation of it has been introduced in the "Black Book of the Admiralty". Fine copy, preserved in its original vellum binding, of this rare treat: Only a few copies have gone on sale in the last 30 years.
Arpentage du territoire d’Essertenne.

Arpentage du territoire d’Essertenne.

CHAUDRON (François) [Géomêtre Arpenteur du Roi]. 1 vol in-folio ( 436 x 300 mm.) de: 75 ff. numérotés en lettres dont [93] pp. manuscrites à l'encre brune, [3] pp. bl., [28] plans aquarellés tracés à l'encre rouge et noire dont 26 à pleine page et 2 sur une page; [4] ff. bl. Plein veau granité d'époque, dos lisse orné et titré sur piéce de maroquin brun, titre de maroquin rouge au centre du premier plat, double filet doré sur les coupes, tranches rouges. ( taches, salissures et défauts d'usage). Remarquable travail de cartographie des terres d’un village de Bourgogne, exécuté par un arpenteur du roi à la fin de l’ancien régime, époque où la France est engagée dans la guerre d’indépendance Américaine. L'arpentage est la technique de la mesure de la superficie des terres, en particulier des terrains agricoles. À l'origine du développement de la géométrie, l'arpentage est né en Égypte ancienne pour permettre le relevé des surfaces agricoles après les crues du Nil. Investi d'une signification quasi religieuse, sa pratique était tenue en haute estime dans la Rome antique ou ces « géométres » sont appelés, selon les époques : decempedator, finitor, metator, mensor castrorum. A partir du 16éme siècle, le terme d’« arpenteur », provenant de l’« arpent » qui est l’unité de mesure utilisée dans la région de Paris, s’impose progressivement. Il sera progressivement remplacé par celui de « géomètre », jusqu’ alors synonyme de « mathématicien ». L’ordonnance Royale de 1669 sur les Eaux et Forêts fixe l’état de l’« arpenteur royal », lui imposant de vérifier tous les ans par un récolement, la matérialisation des périmètres des forêts royales. L’Encyclopédie (1756) et son supplément (1776-1780) définissent l’arpenteur comme celui qui est capable de mesurer les terrains, les reconnaître, les partager, évaluer un champ et en marquer la position, le mesurer et le diviser. Le travail de l’arpenteur est matérialisé par des registres constitués de relevés et de plans, dont le présent document est un exemple. L’arpenteur observe, récolte des informations, établit des relevés, mesure et fait des calculs à l'aide d'outils spécifiques, comme le sextant, le théodolite, l'alidade, le compas d'arpentage, la toise et la chaîne d'arpenteur. Exécuté de la main de l’arpenteur du roi François Chaudron, il porte son paraphe à chaque page. En préambule, celui-ci indique « Arpentage et déclaration des fonds qui composent le territoire d’Essertenne avec les plans à la suite sur 27 feuilles, extrait de la minute et du plan général du finage fait en vertu d’arrêt de la chambre et cour des comptes aides et domaines et finances du Comté de Bourgogne du 12 mars 1766 de l’agrément de messire Claude Lambert Du-Val, chevalier Seigneur dudit Essertenne, par moi François Chaudron, géomètre arpenteur du Roy à la maitrise des Eaux et Forêts et Baillage de Gray y résidant». Et au bas du feuillet 47, Chaudron précise « La présente déclaration et plans à la suite ont étés extraits des minutes d’arpentage du finage et territoire d’Esserienne par moy, arpenteur du Roy, soussigné, à l’invitation du seigneur et des habitants pour valoir et servir ce qu’il appartiendra, à Gray, huit janvier mil sept cent quatre-vingt ». L’objet de son travail sont les terres entourant Essertenne, village de l’Est de la France situé aujourd’hui dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les 47 premiers feuillets donnent la microtoponymie des lieux, la description et la superficie des parcelles ainsi que le nom de leur exploitant ou possesseur : bois, friches, terrains agricoles, vignobles, jardins « Champ du Moulin », « Vigne au bas des montants », « Champs Millot », « Marnière de la Combe de la Cour », « Epie ou saison des Brosses », « les Communaux », « La Varenne », « Le Vaché sauvage », « Les Charbonniéres Saisons, Climats, journaux, perches sont les unités de mesures employées : « La Veuve de Nicolas Menetrier, trois huitiemes de journal trente-cinq perches », « La cure d’Essertenne, un quart de journal vingt-quatre perches ». Au total, ce sont 1 077 + 93 parcelles qui sont ici nommées et mesurées, colossal ouvrage en temps et en énergie avec les instruments et les moyens de l’époque ! Chaudron consacre ensuite les feuillets 46 et 47 a ses « Observations », qui détaillent les unités de mesure utilisées pour son arpentage : « Douze pouces pour 1 pied, neuf pieds six pouces anciens pour 1 perche, et trois cent soixante perches superficielles pour le journal de terre ». Il présente ensuite 3 exemples d’arpentages et il indique que « Pour l’intelligence et vérification du présent arpentage, on a joint à la suite 27 feuilles de plans qui composent la totalité du territoire et prairie d’Essertenne ». Ces feuilles comportent 28 plans finement tracés à l'encre rouge et noire, aquarellés et présentant une échelle graduée et l’indication de l’orientation du « Septentrion » (Nord). Les parcelles représentées sont d’une forme et d’une superficie extrêmement variable. A noter la forme démesurément allongée des parcelles de jardins et les bois : à l’époque, ils permettaient aux habitants des campagnes de produire une part essentielle de leur alimentation, de cuisiner et de se chauffer. Précieux témoignage du travail d’un « géomètre » de la fin de l’ancien régime, manuscrit superbement exécuté et illustré, d’une grande valeur historique pour la richesse de son contenu technique, toponymique et économique.
I. Herbier disposé suivant la methode Lamarck. II. [Herbier]. III. Synopsis plantarum in flora Gallica descriptarum.

I. Herbier disposé suivant la methode Lamarck. II. [Herbier]. III. Synopsis plantarum in flora Gallica descriptarum.

HERBIERS/HERBALS] /LAMARCK (Jean-Baptiste de) /CANDOLLE (Augustin-Pyramus de). 2 vol. in-folio et 1 vol. in-8°. (vol. 1 : 420 x 260 mm. ; vol. 2 : 455 x 280 mm., vol 3: ) de : vol. 1 : 138 ff. + 2 chemises de spécimen en attente d’insertion ; vol. 2 : [1] f. (titre) ; 103 ff. ; [3] ff. (Table des plantes). Les spécimens sont collés, et pour la plupart nommés à l’encre noire par leur nom vulgaire et scientifique. Vol 3: in-8, XXIV-432 pp. (Ensemble en bon état de conservation, quelques manques à certains spécimens). Cartonnages d'époque de parchemin et papier à la colle rouge avec lacets de maintien. Vol. 1 non relié, volume 2 relié, avec onglets de parchemin saillants correspondant à la table. Vol 3: cartonnage d'attente rose de l'époque, pièce de titre imprimée. (salissures, taches et défauts d'usage.) Remarquable ensemble comprenant un important Herbier en deux volumes disposé suivant la méthode de Lamarck, renfermant plus de 250 spécimens, et un exemplaire de l’abrégé de sa flore en latin paru en 1806. Le naturaliste français Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) est un des premiers, avant Darwin, à avoir compris la nécessité théorique de l'évolution des êtres vivants. André Pichot (1950 ), chercheur au CNRS en épistémologie et histoire des sciences, va jusqu'à dire qu’il faudrait inverser les qualificatifs concernant les théories de ces deux scientifiques : le transformisme lamarckien est une véritable théorie de l’évolution, tandis que l’évolutionnisme darwinien est surtout une transformation adaptative des espèces. Avant de se consacrer à la zoologie des insectes et de vers, Lamarck est d’abord botaniste. Il est l’auteur de très nombreux articles parus dans « L'Encyclopédie botanique » entre 1783–1796 et d’une « Flore française » (3 vol., 1779). Dans la troisième édition de cet ouvrage (dont un exemplaire fait partie du présent ensemble), pour laquelle Augustin Pyrame de Candolle apporte des échantillons de Suisse), Lamarck porte à la connaissance des plantes nouvelles. Son but est d'ordonner les végétaux selon leurs structures réelles et en même temps fournir au public une manière commode et sûre d'identifier les plantes. Lamarck adopte la classification binaire par genre et espèce, et surtout, il invente la méthode dichotomique qui consiste à mettre celui qui cherche à déterminer une plante successivement en présence de deux termes contraires entre lesquels il doit se décider avant de passer à un autre alinéa, où il retrouve une alternative plus restreinte jusqu'à ce qu'au terme de l'opération on trouve le nom de la plante, publiant ainsi la première clé de détermination. Ce procédé s'adresse au non-spécialiste et est encore utilisé de nos jours dans les ouvrages de botanique. Lamarck ordonne les végétaux en une série qui comporte six degrés : polypétalés, monopétalés, composés, incomplets, unilobés et cryptogames. Le présent herbier est constitué de 2 volumes présentant plus de 250 spécimens de plantes et fleurs. Chacun d’entre eux est séché, soigneusement collé au recto d’une page, numéroté (pour le second volume) et, pour un très grand nombre, nommé par son nom vulgaire et Latin. La numérotation et la dénomination est faite à l’encre brune, tout comme l’encadrement de chaque page au recto. Le nombre de spécimens par page varie de 1 à 4 en fonction de leur grandeur. On retrouve notamment des spécimens tels que le « Pied-de-veau commun, Arum maculanum », la « Violette sauvage, Viola sylvestria » ou encore la « Digitale pourprée, Digitalia purpurea ». Le volume 1 est constitué de feuillets non reliés maintenus par un cartonnage à lacets. Pour le volume 2, L’auteur a réemployé un registre militaire, visible au recto de chaque page, et calligraphié la page de titre de titre à l’encre noire. Les feuillets sont enchâssés dans un encadrement de papier avec cadre tracé à l’encre. L’ensemble est relié dans un cartonnage papier d’époque avec lacets. L’exemplaire de « Synopsis plantarum in flora Gallica descriptarum » présent dans cet ensemble présente le même type de cartonnage typique du début du 19éme siècle (Édition originale de ce résumé en latin de la Flore française parue en 1779, augmentée en 1805 par Candolle de 2000 espèces). Remarquable travail, dans un bel état de conservation. Aperçu de la composition de l’herbier : Vol 1 : 1 « Verge d’oz lanceolée, Solidago lancéolata » ; 2 « Epilobe de montagne, Epilobium montanum » ; 3 « Tussilage vulgaire, Tussilago farfara » ; 4 « Colchique d’automnal, Colchicum autumnali » ; 5 « Pied-de-veau commun, Arum maculanum » ; 7 « Violette sauvage, Viola sylvestria » ; 8 « Renoncule blonde, Rananculua Ouricomua » ; 9 « Lichen pixide, Lichen pixidatua » « Lichen proliféré, Lichen prolifer » « Lichen diffua, Lichen diffusua » « Lichen du rannu, Lichen rangiferinua » « Lichen entrelacé, Lichen implexua » « Clavaire digitée, Clavaria digitata » ; 10 « Orchis à feuilles tachées, Orchis Maculata » ; 12 « Bry de montagne, Bryum montanum » « Hypne fourgon, Hypnum Rutabulum » « Hypne fougère, Hypnum filicium » « Jungermane fourchue, jungermania fureata » « Lichen froncé, Lichen capratua » « Lichen de terre, Lichen Terrestria » ; 13 « Spirea filpendula, Spirée filpendule » ; 14 « Geranium sangineum » ; 15 « Potentilba verna » ; 17 « Polemonium Caruleum » ; 18 « Lamieer Blanc, Lamium album » ; 19 « Hêtre forestier, Fagua sylvaticus » ; 20 « Réxséda Glauque, Rexda glauca » ; 21 « Grémil officinal, Lithoperunum ott » ; 23 « Bouillon mitier, Verbascum blataria » ; 24 « Gui vulgaire linn, Viscum album » ; 25 « houx piquant, ilex quifolium » ; 26 « Acer pesundo-platanoïda » ; 27 « Asculus Pavia » ; 30 « Saponaria officinale, Saponaire officinalis » ; 36 « Hellaire graminée, Hellaria graminea » ; 37 « Sherardia arvesir, Sherard du champs » ; 41 « Osmonde royale, Osmonda regalia » ; 42 « Turbit de montagne, Libanotis montana » ; 47 « Mercuriale vivace, Mercurialia perennia » ; 54 « Scorsonnere nerveuse, Scorsonera nervosa » ; 60 « Patience du pré, Lapathum pratense » ; 63 « Rosier à feuille de pimprenelle, Rosa pimpinellli folia » ; 66 « Pol
Les Délices des yeux et de l'esprit ou Collection générale des différentes espèces de coquillages que la mer renferme

Les Délices des yeux et de l’esprit ou Collection générale des différentes espèces de coquillages que la mer renferme, communiquée au public.

KNORR (Georg Wolfgang). 6 parties en 3 vol. in-4° (267 x 215 mm) de : Partie 1 ; 1 frontispice aquarellé ; 52 pp. (dont titre, avant-propos) ; 30 planches aquarellées ; Partie 2 ; 1 frontispice aquarellé ; 56 pp. (dont titre, avant-propos) ; 30 planches aquarellées ; 24 pp. (avant propos, table) ; Partie 3 ; 1 frontispice aquarellé ; 55 pp. (dont titre, avant-propos) ; 30 planches aquarellées ; Partie 4 ; 1 frontispice aquarellé ; 54 pp. (dont titre, avant-propos) ; 30 planches aquarellées ; [7] ff. (continuation de la table) ; Partie 5 ; 1 frontispice aquarellé ; 48 pp. (dont titre, avant-propos) ; 30 planches aquarellées ; Partie 6 ; 1 frontispice aquarellé ; 76 pp. (dont titre, avant-propos) ; 40 planches (planches 1 à 30 aquarellées en couleur, planches 31 à 40 en noir et blanc, planches 33 et 34 inversées) ; 18 pp. (continuation de la table) ; 11 pp. (continuation de la table) ; un total de 6 parties avec 6 frontispices aquarellés, 190 planches aquarellées (dont 10 en noir et blanc). (corps d'ouvrages trés frais, discrets comblements anciens en marge supérieure de 3 titres supprimant un ex-libris manuscrit). Plein veau marbré d'époque, dos à nerfs ornés, titres de maroquin rouge, tranches marbrées. (coiffes et coins discrétement restaurés.) Édition originale en français de cette publication de luxe illustrée de 6 très beaux titres gravés et de 190 planches gravées figurant des coquillages, le tout superbement rehaussé de couleurs. Les 10 dernières planches, consacrées aux coquillages blancs, ont le fond peint en brun. In fine de chaque partie se trouvent des tables de classification, les deux premières ayant été établies d'après Rumpf, les suivantes d'après Linné. La provenance des collections de coquillages a été gravée sur les planches. Bel exemplaire, aux coloris trés vifs, conservé dans sa reliure d'origine. Nissen, ZBI, 2235. 6 parts in 3 vol. in-4 ° (267 x 215 mm), with a total of 6 watercolored frontispieces and 190 watercolored plates (10 in black and white). Original edition in French of this luxury publication illustrated with 6 very beautiful engraved titles and 190 engraved plates representing seashells, all superbly enhanced with colors. The last 10 boards, dedicated to the white shells, have the background painted in brown. At the end of each part are classification tables, the first two having been established after Rumpf, the following ones according to Linnaeus. The provenance of the shell collections has been engraved on the boards. Fine copy, with very bright colors, preserved in its original binding.
Traicté de la sphère et de ses parties où sont déclarez les noms et offices des cercles

Traicté de la sphère et de ses parties où sont déclarez les noms et offices des cercles, tant grands que petits, & leur signification & utilité. Plus le planisphère universel ou explication de la sphère plate, oeuvre agréable aux curieux, profitable aux doctes, nécessaire aux navigateurs, & où se trouvent facilement expliquées plusieurs belles & rares propositions. Reveu, & corrigé de nouveau.

BEAUPLAN (Guillaume Le Vasseur de)] 2 parties en 1 vol. in-4° (196 x 146 mm) de : [4] ff. (titre, avant-propos) ; 175 pp. (première partie) ; 52 pp. (deuxième partie) ; 6 planches hors-texte (4 figures, un tableau dépliant, une grande planche dépliante de la sphère plate). Plein veau brun marbré d'époque, dos à nerfs orné, titre de maroquin fauve, tranches jaspées (dos restauré, corps d'ouvrage frais, sauf les bordures des ff. avant et aprés la planche tachés et bordures effrangées ). Rare Impression de Dieppe, ville d’origine de Guillaume Le Vasseur de Beauplan, auteur de cet important manuel d’astronomie parut pour la première fois à Rouen en 1631. Guillaume Levasseur, sieur de Beauplan (1595 - 1685) est un ingénieur et cartographe français nait à Dieppe vers 1595. Il est pendant dix-sept ans au service de la république de Pologne, sous les ordres des rois de Pologne qui lui donnent le grade de capitaine d’artillerie. Il participe à toutes les campagnes de l’Ukraine contre les Tatars de Crimée. Ingénieur du roi, il est chargé d’établir la topographie de cette nouvelle province. Il est l’auteur de la première carte détaillée de l’Ukraine (Dantzig, 1648) et d’une « Description d’Ukranie » (1650) et il est le premier à publier une Carte détaillée de la Normandie (1655). Dans la présente édition de son « traité de la sphère », Beauplan reprends et actualise son édition rouennaise. Il expose ici les théories de Copernic et Tycho Brahé en y ajoutant ses propres idées : Ainsi des orbes célestes : l'opinion "la plus commune" est que chaque orbe est complètement séparée de l'autre, "sans laisser de vide entre deux". D'autres, pensent que "les étoiles se meuvent là de la même façon que les poissons en l'eau «et les oiseaux en l'air"- Cette dernière opinion paraît être celle de l'auteur. - Du monde, de ses parties, de ses mouvements. - Des cercles desquels la sphère matérielle est composée. - Discours des levés et couchés des signes, de la diversité des jours et des nuits et de la division des climats. - Bref discours de la théorie des planètes. - L'usage de la sphère plate universelle. L’ouvrage est illustré de 6 planches gravées hors-texte, dont 4 figures, 1 tableau dépliant et une grande planche dépliante de la sphère plate universelle. Bel exemplaire de cette édition de toute rareté dont nous n’avons trouvé aucun exemplaire conservé en bibliothèque. 2 parts in 1 vol. in-4 °. 6 plates (2 fold.). Rare print of Dieppe, city of origin of Guillaume The Vasseur of Beauplan, author of this important manual of astronomy appeared for the first time in Rouen in 1631. Guillaume Levasseur, Sieur de Beauplan (1595 - 1685) is a French engineer and cartographer born in Dieppe around 1595. He is for seventeen years in the service of the Republic of Poland, under the orders of the kings of Poland who give him the rank of artillery captain. He participates in all campaigns of Ukraine against Crimean Tatars. Engineer of the king, he is in charge of establishing the topography of this new province. He is the author of the first detailed map of Ukraine (Danzig, 1648) and a "Description of Ukranie" (1650) and he is the first to publish a Detailed Map of Normandy (1655). In this edition of his "treatise on the sphere", Beauplan takes up and updates his Rouen edition. He exposes here the theories of Copernicus and Tycho Brahe by adding his own ideas: Thus celestial orbs: the opinion "most common" is that each orb is completely separated from the other, "without leaving a gap between two" . Others think that "the stars move there in the same way as the fish in the water and the birds in the air" - This last opinion seems to be that of the author. - The world, its parts, its movements. - Circles from which the material sphere is composed. - Discourse of the surveys and couched signs, the diversity of days and nights and the division of climates. - Brief speech of the theory of the planets. - The use of the universal flat sphere. The book is illustrated with 6 engraved plates hors-texte, including 4 figures, 1 flip chart and a large folding plate of the universal flat sphere. Fine copy of this edition of any rarity of which we found no copy preserved in a public library.
Confutation de l'invention des longitudes ou de la mecometrie de l'eymant. Cy devant mise en lumiere souz le nom de Guillaume le nautonnier.

Confutation de l’invention des longitudes ou de la mecometrie de l’eymant. Cy devant mise en lumiere souz le nom de Guillaume le nautonnier.

DOUNOT (DIDIER) 1 vol in-4° ( x mm.), ff. [4], 42, Vignette gravée sur le titre, bandeaux et lettrines, shémas dans le texte. Plein vélin, tranches rouges. Marquage brun de la marge du titre et du feuillet de dédicace du à la reliure. Édition originale de ce texte de toute rareté du à Didier Dounot, œuvre critique de la « Mécométrie de l'aimant, c'est-à-dire, la manière de mesurer les longitudes » (Venes, 1603) de Guillaume le Nautonier de Castelfranc (1560-1620). Ce pasteur protestant passionné de mathématiques et d'astronomie rechercha un moyen de calculer les longitudes. Son livre lui avait valut d'être nommé géographe ordinaire du roi Henri IV, en 1609. Aussi, à peine imprimé, l’ouvrage fut utilisé, dés sa première expédition de 1603, par Samuel de Champlain, pour ses travaux cartographiques en Nouvelle-France. En 1611 , Dounot fait parraitre sa « Confutation de l'invention des longitudes ou de la mecometrie de l'eymant », critique très argumentée de l’ouvrage de Dounot qu’il accuse de ne pas démontrer ses affirmations et de rejeter comme fausses toutes les observations sur la déclinaison de la boussole qui ne corroboraient pas sa théorie, présentant et discutant les théories et observation de plusieurs auteurs contemporains concernant le calcul des longitudes et la déclinaison du compas. Mercator est le premier, au XVIe siècle, à tenter de déterminer la longitude en la mesurant. Parallèlement, le médecin britannique William Gilbert établit les tables de cette déclinaison. L’ouvrage de Nautonnier est l'un des premiers à spéculer sur le lien entre la longitude et la déclinaison de l'aimant. Inspiré par les ouvrages de ses prédécesseurs : Jean-Baptiste de la Porte, Michel Coignet, Sanutus, Bessard , Il défend l'idée de deux pôles magnétiques fixes, vers lesquels l'aiguille des aimants est orientée en permanence. Didier Dounot (1574-1640), qui enseigna les mathématiques à Paris et fut l’ ami de Descartes et de Marin Mersenne, critique ici sa théorie sur le géomagnétisme émise par Nautonnier en 1603. Reprenant et réfutant point par point ses théories et se référant aux observations des navigateurs ( dont celles faites à St Helene, aux iles Tristan de Concha et à Canton en Chine). Enfin il consacre son dernier chapitre à la critique des observations de Samuel Champlain en Nouvelle France sur la micrométrie, non sans un certain humour : « Que le sieur de Castel-Franc vouloit conclure universellement pour toute la terre, mes démonstrations précédentes l’empêcheront. Car encore qu’il ait cinq cent sieurs de Champlain observant en cinq cent endroits de la terre, et que toutes leurs observations conviennent avec la mecometrie, je ne veux que deux ou trois petites observations contraires pour ruiner tout. Et qu’il dit tant qu’il voudra qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, il ne faut qu’une induction particulière pour détruire une proposition universelle. Mais je voudrais bien savoir quelle certitude peut avoir le Sieur Champlain qu’une longitude observée par la mecometrie, à la Nouvelle France, sera véritable ? Aura-t-il point trouvé en Canada quelques Ptolémée manuscript, qui contiennent les longitudes d’iceluy. » Lalande, p. 156. — Houzeau & Lancaster, n°10324. Jérôme Lamy, «Le problème des longitudes en mer dans les traités d'hydrographie des Jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles» in Histoire & Mesure, 2006. 1 vol. in-4°. woodcut device on title, woodcut initials and headpieces, woodcut diagrams. Later vellum. Original edition of this text of any rarity from Didier Dounot (1574-1640), critical work of the « Mécométrie de l'aimant, c'est-à-dire, la manière de mesurer les longitudes » (Venes, 1603) by Guillaume de Nautonier de Castel-franc (1560-1620), a book that earned him the title of Ordinary Geographer to King Henry IV in 1609. Just printed, his work was used by Samuel de Champlain (circa 1570-1635) during his first expedition of 1603 for his cartographic work of New France. In 1611, Dounot published his " Confutation de l'invention des longitudes ", a very well-argued criticism of Dounot's work, which he accuses of not demonstrating his claims and rejecting them as false. Mercator was the first in the sixteenth century to attempt to determine longitude by measuring it. In parallel, the British doctor William Gilbert establishes the tables of this declination. Nautonnier's work is one of the first to speculate on the link between the longitude and the declination of the magnet. He defends the idea of two fixed magnetic poles, towards which the needle of the magnets is oriented permanently. Dounot, mathematics teacher in Paris and friend of Descartes, criticizes here Nautonnier’s theory on geomagnetism. Repeating and refuting point by point his theories and referring to the observations of navigators (including those made made in St Helena, Tristan de Concha and Canton in China). Finally, he devotes his last chapter to the criticism of Samuel Champlain's observations in New France using the mecrometry, not without some humor: "That the Sieur de Castel-Franc wanted to conclude universally for all the earth, my previous demonstrations will prevent it. For although he has five hundred Sieurs de Champlain observing in five hundred places of the earth, and all their observations agree with the mecometrie, I want only two or three small contrary observations to ruin everything. And that he says as long as he wants a swallow does not make spring, it only takes a particular induction to destroy a universal proposition. But I would like to know what certainty Sieur Champlain may have that a longitude observed by mecometrie in New France will be true? Will he not have found in Canada some Ptolemy manuscript, which contain the longitudes of the place? "
By a French innabitant of the city].

By a French innabitant of the city].

ALBUM PHOTO/ ALEP/SYRIE] 1 vol. In-4° oblong (240 x 326 mm) de : [17] ff. garnis de 112 tirages argentiques de formats variés (de 60 x 80 mm à 220 x 270 mm). Cartonnage d'époque maintenu par 2 fixations vissées. Important album de photographies réalisées par un résident français d’Alep vers 1920, époque du mandat français en Syrie et au Liban institué par la Société des Nations (SDN) le 25 avril 1920. De 1920 et 1946, suite au démantèlement de l’empire Otoman, la Syrie fut placée sous mandat de la SDN, administré par la France comme un protectorat. L'objectif était de donner l'indépendance à ce pays, ainsi qu'au Liban, quand une élite politique fiable et sérieuse serait formée, pour diriger et administrer ce pays. Sur l’un des tirages apparait Robert de Caix, secrétaire général du Haut-Commissariat français à Beyrouth. L’ensemble comprends 112 tirages argentiques de formats variés, figurant de nombreuses scènes de vie animées et ainsi que des vues générales de la cité et de son architecture : ports, bateaux, transports et déchargements de matériaux, déplacements en chameau, portraits, paysages, architecture, commerçants etc. L’essentiel de ces tirages sont consacrés à Alep et une partie est légendée à l’encre : « Alep. L’intérieur d’un Khan » ; « Alep. Vue générale » ; « Gare du Bagdad – Alep. Campement de réfugiés » ; « Le pont du Kouëk. Alep » ; « Vue générale d’Alep prise de ma maison (gare du Bagdad) » ; « Campement de réfugiés. Alep » ; « Ma maison. Alep » ; « Alep. Transport de pierres par chameaux » ; « Un convoi de chameaux sur le pont du Kou ek à alep » ; « Alep. Campement de réfugiés » ; « Alep. Convoi de poutres » ; « Alep. Le service de la voirie » ; « Alep. Apport de pierres » ; « Alep. L’inondation du Kouëk » ; « Alep. Place Babel-el-Tarcyd » ; « Alep. L’inondation du Kouëk » ; « Tripoli. Dépècement d’un marsouin » ; « Alep. Réception du haut-commissaire Mr Decaix » ; « Tripoli. Robert. Chanson. Chile Douroux ». Précieuse iconographie sur cette ville, recemment en partie détruite par la guerre civile syrienne. 1 vol. in-4° oblong of 112 photos. Contemp. card board bind. Important album of photographs taken by a French resident of Aleppo around 1920, time of the French mandate in Syria and Lebanon instituted by the League of Nations (SDN) on April 25, 1920. From 1920 and 1946, following the dismantling of the empire Otoman, Syria was placed under the mandate of the League of Nations, administered by France as a protectorate. The objective was to give independence to this country, as well as to Lebanon, when a reliable and serious political elite would be formed, to lead and administer this country. In one of the prints appears Robert de Caix, secretary general of the French High Commission in Beirut. The set includes 112 silver prints in various formats, representing many animated scenes of life and as well as general views of the city and its architecture: ports, boats, transport and unloading of materials, camel trips, portraits, landscapes, architecture, traders etc. The main part of these prints is devoted to Aleppo and part is captioned in ink: "Aleppo. The interior of a Khan "; "Aleppo. General view " ; "Baghdad - Aleppo station. Refugee camp "; "The Kouëk bridge. Aleppo "; "General view of Aleppo taken from my house (Baghdad station)"; "Refugee camp. Aleppo "; " My house. Aleppo "; "Aleppo. Transportation of stones by camels "; "A convoy of camels on the bridge of Kou ek in Aleppo"; "Aleppo. Refugee camp "; "Aleppo. Convoy of beams "; "Aleppo. The road service "; "Aleppo. Bringing stones "; "Aleppo. The Kouëk flood "; "Aleppo. Place Babel-el-Tarcyd "; "Aleppo. The Kouëk flood "; "Tripoli. Carving of a porpoise "; "Aleppo. Reception of the High Commissioner Mr Decaix "; "Tripoli. Robert. Song. Chile Douroux ". Precious iconography on this city, recently partially destroyed by the Syrian civil war.
Elémens de mathématiques ou principes généraux de toutes les sciences qui ont les grandeurs pour objet. Contenant une méthode courte et facile pour comparer ces grandeurs et pour découvrir leurs rapports par le moyen des caractères des nombres et des lettre de l'alphabeth. Dans laquelle les choses sont démontrées selon l'ordre geometrique

Elémens de mathématiques ou principes généraux de toutes les sciences qui ont les grandeurs pour objet. Contenant une méthode courte et facile pour comparer ces grandeurs et pour découvrir leurs rapports par le moyen des caractères des nombres et des lettre de l’alphabeth. Dans laquelle les choses sont démontrées selon l’ordre geometrique, et l’annalyse rendue beaucoup plus facile, et traittée plus à fonds que l’on a fait jusqu’ici.

PRESTET, (jean)] 1 vol in-4° (250 x 180 mm.) de : [8] ff. ; 418 pp. ; deux tableaux dépliants. Pleine basane d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, tranche jaspées rouge. (rares rousseurs ou taches, petites restaurations de papier.) Edition originale de ce texte dû à Jean Prestet (1648-1691), dans lequel ce mathématicien qui fut l’élève de Nicolas Malebranche (1638-1715) donne la première démonstration (page 368) de la "règle des signes" que Descartes avait énoncé sans justification dans sa Géométrie en 1637. Leibnitz avait bien indiqué un élément de démonstration, mais il ne la donna pas réellement. Prestet reconnu que sa propre démonstration était insuffisante et il fallut attendre 1828 et les travaux de Gauss avant d'en avoir une démonstration plus poussée. Jean Prestet originaire de Chalon-sur-Saône, était un prêtre oratorien et mathématicien. Dans ses « Éléments de mathématiques », son œuvre majeure, il cherche à fonder les mathématiques sur l’arithmétique et l’algèbre plutôt que sur la géométrie. Prestet a passé sa jeunesse à composer son ouvrage, sous la direction de Malbranche (de 1670 à 1675). Le Privilège est daté du 27 septembre 1672, l'enregistrement du 21 octobre 1675 et l'achevé d'imprimer du 20 novembre 1675. L'ouvrage est dédié au Supérieur général de l'Oratoire, A. de Sainte- Marthe, et la dédicace signée J. P., alors que le titre ne comporte aucun nom d'auteur. L’ouvrage est divisé en deux parties : la première traite des opérations arithmétiques et algébriques sur les nombres, entiers, fractions, puissances, radicaux, ainsi que les proportions et certaines de leurs applications (comme la règle de compagnie), et les logarithmes. La seconde partie explique ce que Prestet appelle les fondements de l'analyse, c'est-à-dire la théorie algébrique des équations, l'analyse diophantienne, et contient aussi un chapitre de combinatoire. Le texte est illustré de deux tableaux dépliants. Prestet produisit une seconde édition en 1689, puis une troisième en 1701. Son œuvre manuscrite est totalement disparue. On a mention d'un traité de géométrie par la correspondance entre Malebranche et Charles René Reyneau (1656-1728). Le seul autographe de sa main connu des historiens est sa lettre à Leibniz de 1675. Bel exemplaire de cet important traité, conservé dans sa reliure d’époque. 1 vol in-4°. 2 fold. tables. Contemp. sheep.Original edition of this work due to Jean Prestet (1648-1691), in which this mathematician who was the student of Nicolas Malebranche (1638-1715) gives the first demonstration (page 368) of the "rule of signs" that Descartes had stated without justification in his Geometry in 1637. Leibnitz had clearly indicated a demonstration element, but he did not really give it. Prestet recognized that his own demonstration was insufficient and it was not until 1828 and Gauss's work before having a further demonstration. Jean Prestet native of Chalon-sur-Saone, was an oratorian priest and mathematician. In his "Elemens de Mathematiques", his major work, he seeks to base mathematics on arithmetic and algebra rather than geometry. Prestet spent his youth composing his work, under the direction of Malbranche (from 1670 to 1675). The Privilege is dated September 27, 1672, the recording of October 21, 1675 and the completed printing of November 20, 1675. The work is dedicated to the Superior General of the Oratory, A. de Sainte-Marthe, and the dedication signed JP, while the title has no author name. The work is divided into two parts : the first deals with arithmetic and algebraic operations on numbers, integers, fractions, powers, radicals, as well as proportions and some of their applications (such as the rule of companionship), and logarithms. The second part explains what Prestet calls the foundations of analysis, that is to say the algebraic theory of equations, the Diophantine analysis, and also contains a chapter of combinatorics. The text is illustrated with two fold. tables. Prestet produced a second edition in 1689, then a third in 1701. His manuscript work has totally disappeared. There is mention of a treatise on geometry by him in the correspondence between Malebranche and Charles Rene Reyneau (1656-1728). The only autograph of his hand known to historians is his letter to Leibniz of 1675. Fine copy of this important treatise, preserved in its period binding.
MANUDUCTIO AD COELUM Medullam continens Sanctorum Patrum

MANUDUCTIO AD COELUM Medullam continens Sanctorum Patrum, & verterum Philosophorum.

JOANNE BONA (D.) 1 vol in 18° (105 x 68 mm) de : [6] ff. (titre, préface, index) ; 203 pp. Ex-libris manuscrit L. De Tieulay et imprimé "l'abbé Outrequin, A boisieux-au-Mont Boyelles, Pas de Calais. Plein veau d'époque, dos à nerfs ornés, filet doré encadrant les plats, fermoirs de laiton, tranches jaspées rouge. Edition bruxelloise de ce charmant petit ouvrage de spiritualité populaire, comparable à l'imitation du Christ en raison de la simplicité de son style, et basé sur les idées des Pères de l'Église et de certains philosophes anciens. E. 0. : 1658. 14 éditions latines sont parues au cours des quatre décennies suivantes ; il a été traduit en arménien, anglais, français, allemand, italien et espagnol. L'auteur, le cardinal Giovanni Bona (1609-1774), était un moine et abbé cistercien réputé autant pour son érudition que pour avoir préservé la grande simplicité de son style de vie même après avoir atteint un rang élevé dans l'Église. Bel exemplaire dans sa fine reliure d’origine ayant conservé ses fermoirs. 1 vol. in-18°. Contemp. calf with clasps. Brussels edition of this charming little work of popular spirituality, comparable to the imitation of Christ because of the simplicity of its style, and based on the ideas of the Church Fathers and certain ancient philosophers. S. 0.: 1658. 14 Latin editions appeared over the next four decades; it was translated into Armenian, English, French, German, Italian and Spanish. The author, Cardinal Giovanni Bona (1609-1774), was a Cistercian monk and abbot renowned both for his erudition and for having preserved the great simplicity of his lifestyle even after having attained a high rank in the Church. A fine copy in its fine original binding which has kept its clasps.
Livre d'Heures d'après les Manuscrits de la Bibliothèque Royale.

Livre d’Heures d’après les Manuscrits de la Bibliothèque Royale.

ENGELMANN et GRAF] 1 vol. in-12° (155 x 115 mm) de : CLXXXIV (texte enluminé et réhaussé l'or, dont titre et table) ; 17 Illustrations à pleine page (comprises dans la pagination). Plein chagrin noir d'époque, dos et plats orné de croix dorées et à froid, titre en plein, tranches dorées, dentelle dorée sur les chasses, gardes doublées de moire rouge avec monograme frappé à l'or. Magnifique exemplaire de cette édition classée parmi les « incunables de de la chromolithographie », exemple des possibilités d’impression offertes par cette technique. Texte en rouge, bleu, or et noir, illustrations et riches ornements à l’or et couleurs vives. Principalement lithographié par H. Moulin d'après A. Ledoux et H. Soltau & Coffetier. Pour l'invention de la chromolithographie, Godefroy Engelmann reçut le prix "Société d'Encouragement" en 1838. Chromolithographies à pleine page, lettrines et encadrements inspirés des enluminures médiévales. 1 vol. in-12 ° of: CLXXXIV (illuminated text enhanced with gold, title and table); 17 Full-page illustrations. Full black chagrin of time, spine and covers adorned with gilded crosses, golden hedges, guards lined with red moire. Beautiful copy of this edition classified among the "incunabula of chromolithography", an example of the printing possibilities offered by this technique. Text in red, blue, gold and black, illustrations and rich gold ornaments and bright colors. Mainly lithographed by H. Moulin after A. Ledoux and H. Soltau & Coffetier. For the invention of chromolithography, Godefroy Engelmann was awarded the "Société d'Encouragement" prize in 1838. Full-page chromolithographs, initials and frames inspired by medieval illuminations.
Les Marattes.

Les Marattes.

BROUGHTON (Thomas Duer). 2 volumes in-16 (140 x 90 mm) de : Vol. 1 ; [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice colorié dépliant ; XV (préface, avis au relieur, introduction) ; 202 pp. (dont table) ; 5 gravures hors texte coloriées (dont 2 dépliantes) ; Vol. 2 ; [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice colorié ; 3 ; 3 ; 238 pp. (dont table) ; 3 gravures coloriées déplantes. Un total de 2 frontispices et 8 gravures coloriées (dont 5 dépliantes). Plein veau glacé d'époque, dos lisses ornés, titres et tomaisons de maroquin vert, frise florale encadrant les plats, dentelle intérieure, tranches dorées. (discrétes restaurations aux mors et aux coiffes, quelques rousseurs ou brunissures). Première édition française. Broughton arriva en Inde en 1795, comme Cadet de l’Etablissement du Bengale. En 1799, après le siège de Seringapatam, dans lequel il s’était investi activement, il fut nommé commandant du Corps des Cadets. Il écrivit le présent ouvrage alors qu’il était résident militaire chez les Marathes et le dédicaça au marquis de Wellesley. Des gravures finement aquarellées, huit sont reproduites d’après les dessins originaux d’un artiste indien. Bel exemplaire, coloris frais. 2 vols. 16mo. 10 engraved plates, 6 folding. Original card-board bindings. First French edition. Broughton first arrived in India in 1795 as a cadet on the Bengal establishment. Following the siege of Seringapatam in 1799, in which he was actively engaged, he was appointed commandant of the cadet corps. At the time he wrote the present work he was military resident with the Mahrattas. His book is dedicated to the Marquis of Wellesley, "the acute detector of Mahratta wiles, the firm repeller of their insolent pretensions, and the formidable barrier to their ambitious projects; their vigorous opponent in time of war, and their generous pacificator in the hour of victory. " Eight of the ten finely watercolored plates are after original drawings by a native artist. Fine copy. Abbey, Travel, 433; Tooley, 114; Colas, 454.
Recueil des bâtiments dans lesquels a navigué Jean Jaubert de Marseille de 1776 jusqu’à [1815].

Recueil des bâtiments dans lesquels a navigué Jean Jaubert de Marseille de 1776 jusqu’à [1815].

MANUSCRIT ORIGINAL / AQUARELLES/ MARINE]. 1 vol. in-folio (340 x 210 mm.) de: 73 pp. de texte manuscrit. 45 aquarelles ou gouaches et 1 lavis d’encre représentants des navires de diverses nations et une prison. Reliure d’origine en parchemin doublée, reliure intérieure renforcée de manuscrits sur papier en italien, au dos desquels se trouvent des aquarelles de navires. (Reliure conservée « dans son jus », avec ses défauts d’usage et traces de salissures diverses, quelques restaurations de papier ou comblements anciens. D’après la numérotation manuscrite, 7 ff. seraient absents). Précieux « livre de bord » personnel d’un marin de Marseille couvrant une période d’une quarantaine d’années, relatant ses embarquements successifs au commerce et dans la « Royale », de 1776 jusqu'à sa capture le 3 novembre 1805, sa détention sur les pontons et à la prison de Dartmoor jusqu’au 27 mai 1814, et ses derniers embarquements de juin 1814 au 5 novembre 1817 : document d’une valeur considérable pour la connaissance du milieu maritime de la fin du 18ème siècle, de l’important trafic en Méditerranée et au-delà, avec en outre des récits de première main des batailles d’Aboukir et de Trafalgar et de la vie des matelots français prisonniers sur les pontons britanniques. Ainsi nous pouvons articuler le manuscrit comme suit : Première partie : Du premier embarquement à Trafalgar (1776-1805) ; Deuxième partie : Captivité sur les pontons et à Dartmoor (1805-1814) ; Troisième partie : Liberté retrouvée. Derniers embarquements. (Mai 1814-Novembre 1817). Première partie : du premier embarquement à Trafalgar (1776-1805) : elle comporte 31 embarquements, avec un texte indiquant, pour chaque navire, le récit détaillé de la navigation et une aquarelle le représentant. Ces navigations « au commerce », toutes en Méditerranée, sauf deux aux Antilles, deviennent à partir du 18ème embarquement (1792) des navigations d’escadre au service du Roi, de la République, puis de l’Empereur, dont la première, après un combat contre les Anglais, s’achève par une désertion et un emprisonnement. La lecture de ce pittoresque et émouvant document laisse l’impression d’une vie tout entière dévouée à l’action : A peine débarqué et malgré toutes les péripéties, Jaubert recherche immédiatement un autre navire, comme si le sol lui brulait les pieds ; attitude qui n’est pas sans rappeler celle de l’illustre Duguay Trouin. Les aventures vécues par Jaubert sont innombrables : il se retrouve passager clandestin sur un brigantin italien ; conduit le Pacha de Constantinople en Crète, le Grand Vizir de Crète à Constantinople et des femmes grecques d’île en île ; amène d’Alger à Marseille 280 esclaves français capturés à Corfou ; charge des figues à Calamata, des oranges, du beurre, du fromage et du bétail à Cire (Skyros ?) ; transporte du café et du sucre de Guadeloupe jusqu’à Marseille ; vend des raisins de Corinthe et du tabac de Trieste à Gênes ; prend de l’orge à Bizerte qu’il négocie à Malte ; poursuit des corsaires et des pirates « Mahomains » ; livre du blé à Bône pour le bey d’Alger; échappe de peu à une épidémie de peste ; fait de la contrebande de Livourne à Barcelone ; est à deux doigts de tomber, comme il dit « en esclavitude » près de Hydra ; affronte maintes tempêtes ; est attaqué par des vaisseaux anglais, etc Cette première partie, trépidante, se termine en 1803, après la 38ème navigation, par une incarcération « menottes et chaîne au cou » au Fort Saint-Nicolas de Marseille, puis à Toulon. Elle est illustrée de 31 aquarelles, représentant avec une remarquable précision les coques et gréements des tartanes, barques, bricks, corvettes, bombardes, chebecks, seneaux, vaisseaux, brigantins, polacres, boulichous, frégates, goélettes, etc sur lesquels il embarque. Deux de ces aquarelles sont signées : l’une « Degun fecit in Gange » (n°10), l’autre « Degun fecit in nave Gange 1812 » (n°11). Or, Jaubert indique plus loin qu’il fut emprisonné 27 mois à bord du ponton anglais Le Gange, commandé par le « Capitaine Le Roux, Face de Feu » à partir de 1811. Il est donc possible que Degun, aquarelliste de talent, détenu lui-même sur le Gange, ai dessiné les navires que lui décrivait son compagnon d’infortune à partir de notes conservées de ses navigations. La qualité de ces aquarelles est proche des travaux des portraitistes de navires comme les « Roux » de Marseille. La variété des navires de toutes origines sur lesquels séjourne Jaubert constitue une remarquable source d’informations sur le trafic maritime de l’époque en méditerranée, et des acteurs : français, italiens, espagnols, grecs, arabes et même américains. De même la nature des cargaisons () et les ports d’escales cités sont autant de détails précieux (Marseille, Toulon, Barcelone, Livourne, Mahon, Alger, Constantinople, Salonique, Corfou, Malte, Messine, Gènes, Cire, Cadix, Malaga, Trieste, Minna. Jaubert relate aussi son enrôlement à bord de plusieurs navires de la « Royale », dont le vaisseau le Scipion qui participe à la bataille d’Aboukir en 1793 (figure la liste des navires de l’escadre française). Après divers embarquements au commerce, notre marin retrouvera la Royale en 1805 : Jaubert est nommé gabier de hune sur le vaisseau Le Formidable, armé de 80 canons, qui part pour Gibraltar et gagne les Antilles, dans l’escadre de l’Amiral Villeneuve. Son récit relate diverses fortunes de mer et donne le détail des opérations militaires victorieuse de l’Amiral contre les anglais en Martinique, puis en Guadeloupe, ainsi que des prises effectuées: Au retour de la Guadeloupe, au large des Açores le navire fait «prise d’un bâtiment marchant anglais, (d’) un corsaire idem avec une prise d’un bâtiment marchand espagnol qui venoit de l’Indes chargé de marchandises sèches de l’Indes et (de) huit millions d’argent monnoyes que nous avons pris à la remorque et le même soir nous avons bruler le batiment marchand pris anglais ainsi que le corsaire qui avoit fait la prise espagnole » (Fin juin 1805). Après avoir pris part à la bataille nava
La petite Guerre

La petite Guerre, ou Traité du Service des Troupes légères en campagne. Par ., Capitaine, avec Commission de Lieutenant Colonel de Cavalerie au corps des Volontaires des Troupes de Flandre

GRANDMAISON (Philippe Augustin Thomas de). 1 vol. in-8° (170 x 104 mm.) de : [6] ff. (faux titre, titre, privilège, table) ; 417 pp. ; [2] pp. (errata, approbation) Plein veau raciné d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin rouge, frise dorée encadrant les plats. (Restauration discrète d’un mors). Rare édition originale de l'un des textes fondateurs de la théorie de la petite guerre. C’est en 1746 que le maréchal de Saxe révéla sa parfaite maîtrise de la stratégie indirecte, à travers l’utilisation de la « petite guerre », du harcèlement continu, pour vaincre l’ennemi au détail. Au milieu du 18ème siècle, la pratique de la « petite guerre », modérément entachée par quelques échecs, avait forcé l’admiration générale en France, au point que les chefs légendaires de compagnies franches servirent d’exemples aux dictionnaires du temps (La Chesnaye, Trévoux, l’Encyclopédie), pour illustrer leurs définitions de la « petite guerre ». Cet ouvrage de Grandmaison est la seconde publication qui traite du sujet, faisant suite au traité du chevalier de Lacroix (fils du célèbre partisan de la fin de règne de Louis XIV) paru en 1752. Bel exemplaire, frais. 1 vol. In-8°. Contemporary full calf. Original edition of one of the founding texts of the theory of the « petite guerre» (little war). It was in 1746 that Maréchal de Saxe revealed his perfect mastery of indirect strategy, through the use of "petite guerre", continuous harassment, to defeat the enemy at retail. In the middle of the 18th century, the practice of the "petite guerre" forced the general admiration in France, to the point that the legendary leaders of free companies served as examples in the dictionaries of the time (La Chesnaye , Trévoux, the Encyclopédie), to illustrate their definitions of "petite guerre". This work of Grandmaison is the second publication that deals with the subject, following the Treaty of the Knight of Lacroix (son of the famous supporter of the end of reign of Louis XIV) published in 1752. Fine copy.
La Theorie de la manoeuvre des vaisseaux

La Theorie de la manoeuvre des vaisseaux, reduite en pratique. Ou les principes et les regles pour Naviguer le plus avantageusement qu’il est possible.

PITOT (Henri). 1 vol in-4° (255x185 mm.) de: 1 frontispice gravé, [10] ff. ( titre imprimé en rouge et noir, dédicace, préface, privilège), 119 pp., [17] pp. (table), [2] ff. (privilège et errata), [12] ff. donnant xxii tableaux ( I et II dépliants, le reste à pleine page) et 8 planches dépliantes. Plein maroquin rouge d'époque, triple filet doré encadrant les plats, fleuron aux angles, armoiries au centre, dos à nerfs orné, tranches dorées. Rare exemplaire de cette unique édition de ce chef-d'œuvre théorique de la manœuvre navale militaire et de la navigation sur les océans. Exemplaire relié en maroquin d’époque aux armes du marquis de Chauvelin. Le mathématicien et astronome français Henri Pitot (1695-1771), originaire d’Aramon, avait prédit une éclipse solaire si précisément dans "Le Mercure" que ses calculs suscitaient une admiration générale et il fut admis à l’Académie de Paris en 1724. En 1731, il publia son livre sur la manœuvrabilité des navires, fondé sur les principes de Bernoulli, qui fut immédiatement recommandé par le gouvernement français comme élément de base de la marine (voir Grandjean de Fouchy dans son Eloge dans les procès-verbaux de l'Académie des sciences de 1771, p. 143 ff.). L’ouvrage est illustré d'un frontispice, de 8 planches gravées dépliantes, et de 12 feuillets de tableaux dont 2 dépliants. Les planchent montrent des de positions de manœuvre des vaisseaux avec la direction des vents et des schémas géométriques. Provenance : François-Claude-Bernard-Louis de Chauvelin (1716 -1771), marquis de Chauvelin, diplomate, militaire et écrivain français qui servit en Italie et en Flandre et devint ambassadeur à Gênes et à Turin. De 1749 à 1753, il fut lieutenant-général du roi de France à Gênes. Il fut commandant-en-chef des troupes du roi en Corse de mai 1768 à juillet 1769. Il fut correspondant de Voltaire. Il passa ses derniers jours à la cour, dans l'intimité de Louis XV et mourut d'apoplexie à la table de jeu du roi. Des bibliothèques Juan Manuel Acevedo et Roffroy (ex-libris gravés). Superbe exemplaire, somptueusement relié. Polak, 7612. 1 vol in-4°. Engr; frontisp., 22 tables, 8 plates. Contemp. Red morocco binding with gilted arms. Rare copy, original and unique edition, of this theoretical masterpiece of military naval maneuver and navigation on the oceans. Copy bound in period morocco with the arms of the Marquis de Chauvelin. The mathematician and French astronomer Henri Pitot (1695-1771), originally from Aramon, had predicted a solar eclipse so precisely in "Le Mercure" that his calculations aroused a general admiration and he was admitted to the Academy of Paris in 1724. In 1731, he published his book on the maneuverability of ships, based on the principles of Bernoulli, which was immediately recommended by the French government as a basic element of the navy (see Grandjean de Fouchy in his Eloge in the minutes of the Academy of Sciences, 1771, 143 ff.). The book is illustrated with a frontispiece, 8 folded plates and 12 sheets of pictures including 2 leaflets. The planchers show positions of vessel maneuvering with wind direction and geometric patterns. Provenance: François-Claude-Bernard-Louis de Chauvelin (1716 -1771), Marquis de Chauvelin, diplomat, soldier and French writer who served in Italy and Flanders and became ambassador to Genoa and Turin. From 1749 to 1753 he was lieutenant-general of the King of France at Genoa. He was commander-in-chief of the king's troops in Corsica from May 1768 to July 1769. He was Voltaire's correspondent. He spent his last days in the court, in the intimacy of Louis XV, and died of apoplexy at the king's table. From the Libraries of Juan Manuel Acevedo and Roffroy (Engraved ex-libris) . Beautiful copy, sumptuously bound.
A NARRATIVE OF THE OPERATIONS OF A SMALL BRITISH FORCE

A NARRATIVE OF THE OPERATIONS OF A SMALL BRITISH FORCE, UNDER THE COMMAND OF BRIGADIER-GENERAL SIR SAMUEL AUCHMUTY, EMPLOYED IN THE REDUCTION OF MONTE VIDEO, ON THE RIVER PLATE, A.D. 1807. By a Field Officer on the Staff. Illustrated with a Plan of the Operations.

TUCKER (John Goulston Price)]. [AMÉRIQUE du SUD / URUGUAY]. 1 vol. in-4° ( 262 x 210 mm.) de: 60 pp., 1 carte gravée en frontispice avec serpente d'origine. (carte rognée court par le relieur à gauche touchant une lettre). Cartonnage demi-vélin de l’époque, dos lisse titré à l'encre brune. Rare exemplaire de cette relation rédigée par un officier sur le terrain, attribuée à John Goulston Price Tucker, de la prise de Montevideo par Samuel Auchmuty en 1807. Cette attaque s’inscrit dans une série d'incursions britanniques en Amérique du Sud au début du XIXe siècle. Auchmuty avait initialement pour mission de reprendre Buenos Aires, qui avait été brièvement sous contrôle britannique. Tenu en échec dans sa mission, il décide d’attaquer à proximité de Montevideo, ville beaucoup moins fortifiée que Buenos Aires. L’ouvrage contient le récit des opérations et le texte de l'ordre général d'Auchmuty déclarant la victoire. Une annexe donne la version d'Auchmuty des événements, avec les noms des Britanniques blessés et tués, les prises faites à Montevideo et les procédures connexes devant le Parlement. Le plan gravé placé en frontispice montre la région géographique, avec la délimitation des mouvements de troupes britanniques. Sabin, 51819 ; Alberich, 1248. 1 vol. in-4°. 1 engr. map. Contemp cardboard binding. Rare copy of the first and only édition of this work written by a field officer, attributed to John Goulston Price Tucker, of the capture of Montevideo by Samuel Auchmuty in 1807. Auchmuty (1758-1822) was born in New York, from a family of loyalists, was the son of the Rector of Trinity Church. This attack is part of a series of British incursions in South America in early Nineteenth century. Auchmuty's initial mission was to retake Buenos Aires, which had been briefly under British control. Held in check in his mission, he decides to attack near Montevideo, a city much less fortified than Buenos Aires. The book contains the narrative of the operations and the text of Auchmuty general order of declaring the victory. An appendix gives Auchmuty’s version of the events, with the names of the British employed in the attack and those who were killed, the catches made at Montevideo and the related proceedings in Parliament. The engraved plan placed as a frontispiece shows the geographical area, with the delimitation of the movements of British troops.