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Librairie d'Apre-Vent

Le Tableau des riches inventions couvertes du voile des feintes amoureuses

Le Tableau des riches inventions couvertes du voile des feintes amoureuses, qui sont representees dans Le Songe de Poliphile, desvoilees des ombres du Songe, & subtilement exposees par Beroalde.

COLONNA, FRANCESCO]. In-4 (254 x 189 mm) de [20] ff. (titre-frontispice gravé, dédicaces, explications du frontispice, envois, table) [1] f. bl., 154 ff., [6] ff. (table), veau brun marbré, plats ornés d?un médaillon central dans un encadrement d?un double-filet avec fleurons en écoinçons, le tout estampé à froid, dos à nerfs, pièce de titre postérieure (reliure du temps). Édition du centenaire et dernière édition ancienne du célèbre Songe de Poliphile en français, la première donnée par Béroalde de Verville. Chargée de sens allégorique et ésotérique, elle était destinée à célébrer la parution de l'édition princeps de l'Hypnerotomachia Poliphili (Venise, Alde Manuce, 1499) réputé l'un des livres les plus beaux de tous les temps, et l?un des plus emblématiques et secrets de la Renaissance. Notre édition est une adaptation faite par Béroalde de Verville (1556-1623 ?) d'après la traduction attribuée à Jean Martin et publiée à Paris en 1546.Célèbre illustraton comprenant un splendide titre-frontispice gravé en taille-douce sur fond azuré, spécialement conçu pour cette édition et non signé, et 180 très belles figures gravées sur bois, dont 18 à pleine page, 78 à mi-page et 84 de formats variés, attribuées à Jean Goujon, représentant des emblèmes, allégories, architectures, sujets mythologiques, symboles, grotesques, hiéroglyphes, parterres?Le frontispice de cette édition est considéré comme l'une des tailles-douces les plus réussies de son temps, etun chef-d'?uvre de la gravure alchimique baroque.L'interprétation des symboles alchimiques et clefs qu'il contient est donnée dans un long chapitre placé en tête de l'ouvrage : «Recueil steganographique contenant l'intelligence du frontispice de ce livre» (19 pp. ). La très belle et abondante illustration sur bois provient de l'édition parue chez Kerver en 1546, hormis les trois dernières figures, d'une facture plus gauche, qui ont été regravées et qui se rattachent à la gravure populaire. Les figures représentant le sacrifice à Priape (f. 68) et celle du bain (f. 120) n?ont pas été caviardées.Bel exemplaire de cet ouvrage mythique.Gardes renouvelées, quelques ff. plus courts de marge, quelques petites taches et mouillures claires passim, légères et discrètes restaurations à la reliure. Exemplaire de 3e émission.____________Bibliographie : Mortimer, Harvard French books, n°148 - Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 174.
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Traité des Dragons et des Escarboucles.

PANTHOT, Jean-Baptiste. Petit in-12 (138 x 72 mm) de 12 ff.n.ch., 93 pp.Maroquin vert, plats à encadrement de triple filet à froid, dos à nerfs orné à froid, contreplats à encadrement de même peau orné de dentelles dorées, tranches dorées sur marbrures (H. Duru) L?auteur, docteur en médecine de l?Université de Montpellier et Doyen du Collège des médecins de Lyon, envisage les dragons comme une anomalie de la nature, et aborde notamment la problématique selon laquelle les dragons seraient de vieux serpents auxquels la nature aurait donné des jambes et des ailes. Voir au sujet de ce traité le passionnant ouvrage de Michel Meurger, Histoire naturelle des dragons, p. 117 qui commente: «L?auteur du Traité des dragons rejette comme des fables les serpents ailés, l?escarboucle et les métamorphoses. Il ne nie pas a priori la possibilité de «monstres participant des deux natures [?] et du mélange des espèce» comme des «serpents à pattes». Le traité du praticien montpelliérain concède aux dragons un espace conjectural exigu. Il ne les évacue pas totalement, mais les médicalise, les déplaçant du domaine de l?histoire naturelle à celui de la tératologie.»La seconde partie du traité aborde le thème sous l?angle de la gemmologie puisqu?elle est dédiée à la mythique escarboucle, «pierre d?un prix inestimable, brillante mesme dans les ténèbres, pleine d?un feu, & d?un éclat mervelleux, donnée à ces Monstres pour suppléer aux défauts de leurs yeux affoiblis par l?extrême vieillesse où ils sont parvenus, & pour les conduire la nuit dans les campagnes, aux ruisseaux, & aux fontaines.» TRÈS RARE.Superbe exemplaire dans un fin maroquin d?Hippolyte Duru, provenant de la bibliothèque du baron Octave Grandjean d?Alteville (ex-libris armorié gravé), grand-père maternel du célèbre occultiste Stanislas de Guaita (Catalogue de la bibliothèque cynégétique de M. le baron Grandjean d?Alteville, Paris, Auguste Aubry, 1862, n°373).Infimes taches à la reliureCaillet 8277. Yve-Plessis 494. Catalogue de la Bibliothèque du Cte Charles de l?Escalopier, lot n°2263: « Ce traité est intéressant et peu commun.» Graesse V, 122.
SAVOIE - MANUSCRIT]. Cronologia de Principi della reale Casa de Savoja.

SAVOIE – MANUSCRIT]. Cronologia de Principi della reale Casa de Savoja.

SAVOIE - MANUSCRIT]. [1773]. Petit in-4 de 68 pp. non paginées. Basane marron marbrée, triple filet doré en encadrement des plats avec fleurons dorés aux angles, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches cailloutées bleues (reliure de l'époque). Manuscrit en italien de l'histoire de la maison de Savoie, dédié à Victor-Amédée III, duc de Savoie et roi de Sardaigne, et divisé en trois parties : la première présentant par ordre chronologique les notices biographiques des princes de la maison royale de Savoie jusqu'en 1773 ; la seconde décrivant les «Etats de la maison royale de Savoie» comprenant la Sardaigne, la Savoie, le Piémont, Monferrato et la Lombardie ; et la dernière sur «le vicariat impérial dû à la maison royale de Savoie dans les états possédés et dépendants de l?Empire».Charmant et intéressant manuscrit, établi avec rigueur et présentant de nombreuses notes bibliographiques en bas de page. Il est exécuté avec soin, d?une écriture régulière et parfaitement lisible, aux encres de couleur noire, safran, turquoise et vert d?eau, et agrémenté d?encadrement floraux pour les titres de chaque partie et de nombreux culs-de-lampe, le tout joliment peint à l?aquarelle.Un mors restauré, mouillure plus ou moins sombre dans la marge supérieure du manuscrit ne gênant pas la lecture, quelques essais de plume en marge.
Viri Illustris Nicolai Claudii Fabricii de Peiresc

Viri Illustris Nicolai Claudii Fabricii de Peiresc, Senatoris Aquisextiensis Vita, per Petrum Gassendum Præpositum Ecclesiæ Diniensis.

GASSENDI, Pierre. In-4 (228 x 163) de 1-10, [2] (portrait), 11-405 pp., [5] ff. (index), 32 pp., [4] ff. (lexique en langue vernaculaire). Plein maroquin havane, roulette ornée dorée et double filet doré sur les plats encadrant un semis de fleurs de lys dorées avec armes au centre, dos à nerfs fleurdelysé, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées (reliure de l?époque). ÉDITION ORIGINALE rare de la première biographie de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc. Ami et correspondant de Malherbe et de Rubens comme de Campanella ou de Galilée dont il fut l?un des premiers en France à utiliser la célèbre lunette, conseiller au parlement de Provence, homme de lettres et de science, collectionneur, Peiresc fut l?un des esprits les plus curieux de son temps dans la grande tradition des savants humanistes. Ce grand érudit qui possédait en sa demeure un cabinet présentant antiquités, peintures, objets de curiosité en tous genres et une splendide bibliothèque riche de plus de cinq mille volumes, aimait à embrasser toutes les branches du savoir et notamment l?astronomie qui le passionnait. Il découvrit en 1610 la nébuleuse d?Orion et fut l?un des premiers à dresser la carte de la lune. Cette biographie, dédiée à Louis-Emmanuel de Valois, comte d?Alais, gouverneur de Provence, a été composée peu de temps après la mort de Peiresc par son ami intime, le célèbre philosophe et scientifique Pierre Gassendi (1592-1655). Elle est illustrée sur le titre de la grande marque de l?imprimeur gravée sur cuivre et d?un beau portrait dessiné et gravé sur cuivre par Claude Mellan (daté de 1637) à qui Peiresc avait fait appel pour dessiner la carte de la lune. Elle se conclut sur 3 textes dus respectivement à Jean-Jacques Bouchard (éloge funèbre), Gabriel Naudé et François Barberin. Quelques marginalia à l?encre noire, les coiffes et un coin ont été très discrètement et expertement restaurés. Superbe et désirable exemplaire dans une reliure aux armes de Jean de Montpezat de Corbon, Archevêque de Toulouse puis de Sens, ou de son frère, Joseph, archevêque de Toulouse (OHR 2107, fer n°2).Brunet VI, 30592.
Encore un instant de bonheur.

Encore un instant de bonheur.

MONTHERLANT, Henry de. In-8, maroquin vert, listel de maroquin orange mosaïqué en encadrement des plats avec armes dorées aux centre, encadrements mosaïqués dans les entre-nerfs du dos, tête dorée sur témoins, non rogné, couv. et dos cons., étui bordé (Kauffmann-Horclois). EDITION ORIGINALE, un des exemplaires du service de presse.Exemplaire du comte Ernest de Ganay, écrivain et historien des jardins et châteaux, relié à ses armes et portant cet envoi signé de l?auteur :«à Monsieur Ernest de Ganay, ce petit livre qui lui est dû à plus d?un titre, très cordial souvenir». Un poème de ce recueil, intitulé «Mademoiselle de G***» concerne Hélène de Ganay, la tante du comte.Il est copieusement truffé de : 3 lettres autographes signées d?Henry de Montherlant, de 2 cartes de visite (dont une à Mademoiselle de Ganay), et de 2 cartes postales autographes signées, de deux tapuscrits signés (dont un est celui du poème en question) et de coupures de journaux relatives à la parution du recueil. Plusieurs de ces pièces font mention du regret de Montherlant de ne pouvoir rencontrer Ernest de Ganay sur Paris («il doit être écrit dans les astres que nous nous manquerons , une lettre évoque les raisons pour lesquelles il ne peut dédicacer ce recueil à Ernest de Ganay mais il serait heureux de lui dédier un ouvrage sur les jardins, plusieurs autres reviennent sur le titre du poème en question en demandant s?il garde l?anonymat de la parente concernée tout en suggérant qu?il pourrait évoquer «sans voile» quelqu?un pour qui il a une respectueuse amitié. Dos légèrement assombri.