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Manuscripta

Che GUEVARA - Lettre autographe signée à ses compagnons

Che GUEVARA – Lettre autographe signée à ses compagnons

Che GUEVARA Ernesto GUEVARA dit le Che Guevara (1928 - 1967), révolutionnaire marxiste, homme politique cubain. Lettre autographe signée à ses compagnons. La Havane ; 3 pages ½ in-8°. En espagnol Important témoignage qui montre la coopération entre les pays socialistes dont Cuba dépendait pour son économie suite au blocus des Etats-Unis : « Présentation des camarades de Chine qui nous aident à développer l’industrie alimentaire Comendante Ernesto Guevara. Camarades : Nous sommes réunis ce matin pour présenter la technique et l’ingénierie de notre sœur la République Chinoise qui nous offre leur soutient dans le respect commun, spécialement dans le secteur de l’industrie alimentaire, ces camarades nous rejoignent à partir de demain pour fabriquer et produire des aliments dans tout le pays, c’est pour cela que je les accueille avec respect. Vous aurez un traducteur de façon permanente pour répondre à vos questions, le camarade Pancho [Francisco Garcia Valls secrétaire du Che Guevara] représente l’industrie cubaine et il vous guidera à votre poste ( ) avec un rigoureux dévouement, les chefs de départements ont un plan pour trouver immédiatement un technicien ou d’autres travailleurs. Avant de finaliser il me reste à vous dire que cette coopération est d’une grande valeur pour notre pays. Hasta la victoria, siempre. » Suite au blocus total de l’île décidé par les Etats-Unis après le fiasco de la baie des Cochons le 19 avril 1961, Cuba trouve un allié de choix en l’URSS qui devient son principal fournisseur en matière première comme le pétrole acheté à un cours inférieur au marché en échange du sucre. Une entraide se crée avec les pays soviétiques comme la Tchécoslovaquie et la République de Chine.
Paul VERLAINE - poème autographe signé

Paul VERLAINE – poème autographe signé

Paul VERLAINE Paul VERLAINE (1844 - 1896), poète français Poème autographe signé « Eventail Directoire ». S.l.n.d. (circa 1890) ; 1 page in-12° La mort de Robespierre, le 27 juillet 1794, marque la fin de la Terreur et le début du Directoire, commence alors une période de liberté qui se manifeste notamment par les tenus excentriques et le langage de la jeunesse de l’époque, ce sont les Incroyables et les Merveilleuses. Le poète imagine une déclaration d’amour d’un Incroyable à une Merveilleuse avec le langage imaginé à cette époque où les « r » ne sont pas prononcés, où l’étonnement est manifesté par des superlatifs comme « incroyable » et « merveilleux ». Poème édité par Albert Messein « Madame, pa’mi tant d’amants Qui vous tou’nent des compliments Daignez ac’éter les sé’ments D’un inc’oyable. De tous les feux, en vérité Dont nous g’atifia l’été, Ze b’ûle pou’vot’e beauté. C’est eff’oyable. Fi du fa’ouce Messido’ Et de ce tiède The’mido’ C’est bien le tou’ de F’utido’, Mon petit anze. Aimez moi ! Z’ai tant soupi’é, Tant expi’é, tant conspi’é Aux fins de me voi’ ado’é, – Foi de Do’lanze ! – Qu’il se’ait bien c’uel à vous De ne ps p’end’e pou’ époux Fut-ce une heu’e ce moi jaloux, Disez, ‘ieuse ! N’est-ce pas, cou’onnez mes feux, Faisez g’âce à mes meilleu’s vœux, O vous, zà mon coeu’ à mes zyeux T’op mé’veilleuse ! »
BEAUMARCHAIS contrat manuscrit signé de sa maison à Pantin

BEAUMARCHAIS contrat manuscrit signé de sa maison à Pantin

BEAUMARCHAIS Pierre-Augustin Caron Pièce signée avec apostille autographe intitulé « Vente de maison jardin hotellerie et dépendance sis à Pantin par M. Caron de Beaumarchais à M. L’abbé de Bellefonds ». Paris, 20 août 1773 ; cahier relié de 8 pages in-folio. Pièce en bon état Contrat de vente entre Beaumarchais et l’abbé Jacques Mathieu Marquet de Villefonds. Beaumarchais, ruiné, vent sa propriété de Pantin, hérité de sa femme Madeleine Wattebled : Vente d’une maison à Pantin propriété de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais « Ecuyer Conseiller Secrétaire du Roy maison couronne de France, Contrôleur en la Chancellerie du Palais de Paris Lieutenant Général au Baillage et Capitainerie Royalle des Chasses de la Varenne du Louvre Grande Vennerie et Fauconnerie de France demeurant à Paris rue de Condé ( ) », à l’abbé « Jacques Mathieu Marquet de Villefonds devant ministre du Roy auprès de la république de Venise abbé commandataire de l’abbaye royalle de Bonnefont , Premier Commandataire du Prieuré ( ) ». Caron de Beaumarchais « reconnait avoir par les présentes vendu ceddé et délaissé des maintenant et à toujours et promet garantie de tous troubles, douaires, dettes et hipotheques, évictions, substitutions alienatoires et autres empechements générallement quelconques au dit sieur Abbé De Villefonds ( )» d’une «grande maison sise à Pantin près l’église paroissiale avec touttes les constructions et embellissements de jardin en dépendant entourré de murs, grilles et portes de fer, bosquets en treillages, un grand pavillon dans le fond avec un belvedere ensemble la maison attenant la grande appellée l’hôtellerie de la Basse Cour pour tenue à loyer par le S. Duntier maitre patissier, ainsi que le tout se poursuit et comporte sans aucune exception et en l’état ou ces maisons et jardins se trouvent maintenant », avec tous ses meubles meublants de la « maison, les status, les vases, caisses, arbustes et ustancils qui sont tant dans le jardin que dans les serres et batiments avec touttes les glaces qui sont en place tant dans la grande maison que dans les salles du pavillon du fond du jardin et tel que le mobilier se trouve placé dans les lieux auxquels il est destiné et qui se trouve plus particulièrement désigné en un procès verbal de saisie au trente avril dernier à la requete de Mes Rougemont Frères banquiers de Paris » dont la copie a été remise à l’abbé de Villefonds qui reconnait avoir « tout vu et visité et en être content à l’exeption faittes par le De De Beamarchais du vin, des liqueurs, du linge de touttes espèces, des établys démailleurs et metteurs en œuvre avec leurs soufflets, un soufflet deforge, un grand étau, un banc a tirer de l’or ou filiere, tous les ustancils de Chimie, un tour en sable, un presse une porte chartière et de touttes les figures de terres cuittes qui sont dans le sallon et dans les cabinet que moy Dé(nommé) De Beaumarchais ferai enlever quand bon me semblera ( ) ». Cette propriété appartenant à Beaumarchais «comme donataire mutuel de feue Geneviève Madeleine Wattebled (décédée le 20 novembre 1770) épouse au paravant veuve en première noces et sans enfants du S. Antoine Angélique Levesque Garde magazin Général des menus plaisirs et affaire de la Chambre du Roy ( ) » et «de la quelle donnation De Beaumarchais a entièrement recueilli au moyen du décès d’Auguste Caron son fils décédé en minorité peu de temps après sa mère dont il était le seul enfant unique héritier (Augustin mort en octobre 1772), ( ) ». Par conséquent «cette vente est ainsi faitte, a legard de la grande maison, jardin et hotellerie et sont ce qui est réputé immobilier moyennant le prix et somme de trente cinq mille livres. Et a légard du mobilier ou de ce qui est réputé et moyennent le prix et somme de quatorze mille livres ce qui revient au total à la somme de quarante neuf mille livres ( ) ». En conclusion, «Cette vente est œuvre faitte aux charges clause et conditions suivantes 1° Que moy acquereur serai tenu des cens et rentes dont les biens vendus peuvent être chargés et tenus quoique non exprimés en ces présentes. 2° Sons les droits de ventes et centième denier aux quels ces présentes donneront ouverture. 3° Que moy acquereur abandonne et laisserai enlever le petit pavillon en bois avec un mauvais tour le tout de valeur convenue de deux cent livres et sans diminution du prix cy dessus. 4° Nous convenons ensemble que ces présentes ne seront rédigées en acte public et pardevant notaire que dans dix mois au jour pendant les quels le Dé(nommé) De Baumarchais obtiendra sil est possible la main levée de la saisie réelle, sans pouvoir par l’acquéreur consigner le prix de la présente vente qui ne soit ordonné contradictoirement avec De Beaumarchais qui sera personnellement tenu de tous droits de consignations ( ) ». 5° Qu’attendu que moy acquereur me propose de vendre l’Hotellerie et le Pavillon Denbas avec portion de jardin le dé(nommé) De Beaumarchais sera tenu pour éviter l’anticipation des droits faveurs réquisition ( ) d’en signer les contrats de ventes aux acquéreurs, que je lui indiquerai a la charge par moi de Villefonds d’en déposer ou faire déposer les prix ( ). 6 ° Qu’au cas de poursuite de la saisie réelle moy l’abbé de Villefonds serai tenu d’intervenir à mes frais et sans répétitions contre le S. De Beaumarchais, à effet de quoi je pourrai prendre les conclusions que bon le semblera pour faire confirmer une propriété ou pour me rendre. 7° A la garantie du prix de la présente vente et a touttes les charges, clauses et conditions les maison jardin hotellerie et meubles et effets mobiliers demeurent par privilège expressement réservé affectés obligés et hipotéqués comme condition essentielle et en outre moy De Bellefonds y a affecté obligé et hipotèque tous mes biens meubles et immeubles présents et à venir et ce sans que l’une des obligations déroge à l’autre ( ) ». L’acte de vente est ainsi signé et approuvé par Caron de Beaumarchais et l’abbé de Villefonds, le 20 août 1773. La vente de la maison de Pantin se situe au mome
Joan MIRO Lettre autographe signée à propos de sa prochaine exposition

Joan MIRO Lettre autographe signée à propos de sa prochaine exposition

Joan MIRO Lettre autographe signée à Elisa BRETON, veuve d’André BRETON. 7 février 1968 ; 2 pages in-4° sur papier en-tête avec enveloppe. Belle lettre où il est question de l’admiration du peintre pour André Breton et de l’organisation d’une rétrospective de son œuvre à la Fondation Maeght : «Depuis très longtemps que je n’ai pas eu le plaisir de vous rencontrer, bien avant que mon de plus en plus admiré et cher André soit parti. Pris dans le tourbillon du travail mes séjours à Paris se passent toujours en coup de foudre. C’est avec joie que à mon prochain voyage je me permettrai de vous faire signe. Vous êtes sans doute au courant que Jacques Dupin organise, à l’occasion de mon prochain 75ième anniversaire, une grande exposition de mes œuvres qui doit s’inaugurer en juillet à la Fondation Maeght, de Saint-Paul de Vence. Cette exposition suivra plus tard à Barcelone, ma ville natale, où je n’ai exposé que depuis 50 ans. J’ai un très grand espoir sur l’avenir de la Catalogne, le dynamisme des nouvelles générations peut nous donner des surprises, comme André le constata lui-même lorsqu’il fit, il y a des années, une magnifique conférence à Barcelone. J’aimerais beaucoup et vous en serais reconnaissant, si vous pouviez nous prêter pour ces deux expositions « Constellation » - Danseuse Espagnole » (1928) – et « L’Objet du Couchant » Ce sont des pièces d’une importance capitale dans mon oeuvre, et en même temps comme un hommage à la clairvoyance d’André Breton. Je m’excuse de vous importuner chère Elisa. Pilar se joint à moi pour vous envoyer nos plus affectueuses pensées et nous vous embrassons tous les deux » Jacques Dupin (1927 – 2012) poète français, est l’expert et le défenseur de l’œuvre de Miro, président de l’Association pour la défense de l’œuvre de Joan Miro. « Constellations », ensemble de tableaux peints entre 1939 et 1941, Dupin en dénombre 23. « Danseuse Espagnole », peinture réalisée en 1928, alors que Miro déclare vouloir assassiner la peinture, elle fait partie de la série de tableaux objets « L’Objet du Couchant », œuvre composée de plusieurs matériaux réalisée en 1936
Napoléon 1er - Lettre signée annonçant son mariage

Napoléon 1er – Lettre signée annonçant son mariage

Napoléon 1er NAPOLEON Ier (Napoléon Bonaparte) (1769 – 1821), empereur des français. Lettre signée « Napoléon » au duc de Wurtzbourg. Paris 3 avril 1810 ; 1 page in-folio. Nom du destinataire en page quatre ainsi qu’un petit cachet de collection au bas de la même page. A noter que la lettre a été volontairement déchirée à la moitié de la hauteur mais par la suite a été parfaitement restaurée. A noter également que la signature de l’empereur a été biffée en bas de page, très certainement par Napoléon lui-même qui peut-être souhaitait en modifier le texte. Napoléon annonce en personne son prochain mariage avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, au grand-duc de Wurtzbourg, titre concédé par Napoléon en 1805 suite au traité de Presbourg.: « Mon Frère et Oncle, L’intérêt que vous avez constamment montré pour tout ce qui peut contribuer à ma satisfaction m’est trop connu pour que je diffère à vous annoncer que l’acte civil de mon mariage avec l’Archiduchesse Marie-Louise d’Autriche a été arrêté et signé à St Cloud le premier de ce mois et que les cérémonies religieuses ont eu le lendemain dans ma Chapelle Impériale du Louvre. Je ne doute point de la part que vous prendrez à un évènement qui doit assurer le bonheur de ma Maison Impériale et la prospérité de mon Empire. Vous devez être persuadé que je prendrai toujours le plus vif intérêt à tout ce qui pourra vous être agréable et je saisis avec plaisir cette occasion pour vous donner de nouvelles assurances de mon estime et de ma parfaite amitié » Le 1er avril 1810, le mariage civil est célébré au Palais de Saint-Cloud suivant tous les détails réglés par M. de Ségur, grand-maître des cérémonies, en présence de la Cour et de la famille impériale. Le 2 avril, se déroule le mariage religieux dans le Salon carré du Louvre transformé pour l'occasion en chapelle. Le 3 avril, au lendemain du mariage, une réception est organisée dans la salle du trône, l'empereur et l'impératrice entourés des princes, des princesses et de la Cour, reçoivent les hommages et les félicitations des Corps de l'Etat
Moïse KISLING Lettre autographe signée

Moïse KISLING Lettre autographe signée

Moïse KISLING Lettre autographe signée « Kiki » à la danseuse Caryathis (Elise épouse de l’écrivain Marcel Jouhandeau). Hôtel Nautique 7 quai des Belges Marseille le 14 janvier 1926 ; 2 pages in-4°. Kisling profite d’un séjour à Marseille pour donner de ses nouvelles : « Je vous répond un peu tardivement mais vous savez nous sommes pas ici à la campagne mais dans une grande ville avec beaucoup de relations et une relation à Marseille compte pour 10 000 à Paris tellement ils vous prennent le temps. A pars ça Marseille est une ville admirable et quel soleil ! En attendant je suis en train de faire un paysage de ma fenêtre sous le titre « Le port de Marseille sous la neige » et je grelotte de froid si vous étiez un homme j’aurais dis un gros mot – J’ai reçu avant-hier une lettre charmante du petit et je vois que tout va bien chez vous que vous êtes en plein platre et que le petit dans la peinture jusqu’aux oreilles – Tant mieux chers amis et je suis bien content pour vous – J’espère qu’à mon retour tout ça sera terminé et nous ferons couler du champagne (je préfère la fuir) partout – Je vous souhaite tout le bien dans vos entreprise – Je suis bombardé de lettres de Ricotti qui revient dans quelques jours à Grasse ou ailleur pour faire son portrait elle a l’air d’avoir le beguin et ça lui coutera pas mal ou je ne ferai pas le portrait – Si elle cherche Segonzac elle peut aller à St Tropez où il est avec Thérèse Dorly ou Dorny elle le trouvera la-bas – Nous avons fait un repas ensemble dans la forêt du Dom – J’espère avoir bientôt de nouvelles de vous (je répondrai à Roux bientôt). Si vous avez un moment de libre dites moi comment les travaux avancent et si ça marche bien ( ) »
Maurice UTRILLO Lettre autographe signée à sa mère Suzanne VALADON

Maurice UTRILLO Lettre autographe signée à sa mère Suzanne VALADON

Maurice UTRILLO Lettre autographe signée à sa mère, la peintre Suzanne VALADON. Saint-Bernard (Ain), mardi 8 décembre 1925 ; 4 pages in-8°. En 1912, Suzanne et son fils s’installent au 12 rue Cortot. Très vite, ils sont rejoints par André Utter, « beau blond de la Butte », ami du fils puis modèle, amant et bientôt époux de Suzanne. Ensemble, ils y vivront jusqu’en 1926 : « Ma chère mère, J’espère que tu as reçu la dernière lettre que je t’ai adressée samedi dernier, et qui est partie d’ici le lendemain dimanche, au cas où nous aurions reçu de vos nouvelles, comme ce soir, je t’écris, et la lettre partira demain, pour attendre le courrier, à moins que vous nous disiez que vous arrivez et que ce n’est pas la peine de vous écrire, cela me ferait grand plaisir votre retour car ici on a toutes ses aises, mais je serais heureux près de ta présence et de celle d’André [le peintre André Utter époux de Suzanne Valadon]. Je vous espère tous en bonne santé, ici nous allons bien, le temps s’est adouci et fait prévoir bientôt la pluie, ce n’est pas trop tôt, car nous commencions par en avoir assez de ce froid maussade, et à Paris ma chère mère, il doit faire à peu près le même temps qu’ici, enfin j’espère qu’il fait plus doux que ces jours-ci et que vos affaires pour le déménagement vont bien car enfin le nouveau local de l’Avenue Junot doit être habitable maintenant. Encore une fois je te rassure sur les animaux, Pic-Pic, Raminou et les poulets vont bien. Les maçons viennent il y a très peu de temps de rentrer les planches destinées au plancher des chambres à parqueter au Clocher, ils vont travailler demain de bonne heure, ce qui avancera les travaux. J’ai reçu dimanche dernier un imprimé allemand avec des gravures d’Art très intéressantes que m’a envoyé Kars [le peintre tchèque Georges Kars qui fait leur connaissance en s’installant à la butte Montmartre en 1908]. Je te prie d’en remercier pour lui Madame Kars à qui j’ai écrit la semaine dernière pour les remercier de leurs gentillesses, car ils sont vraiment aimables avec tous leurs cadeaux si désintéressés et qu’ils vous envoient d’une manière si libérale. Au revoir ma chère mère je t’embrasse de toutes mes forces, et une bonne poignée de mains à André, ainsi que mes amitiés à sa mère, et à ses sœurs Gabrielle et Germaine que j’espère toutes en bonne santé ( ) » Suzanne Valadon et André Utter se sépareront l’année d’après en 1926, Maurice Utrillo et sa mère s’installent alors avenue Junot.
Marcel DUCHAMP Lettre autographe signée période new yorkaise 1947

Marcel DUCHAMP Lettre autographe signée période new yorkaise 1947

Marcel DUCHAMP Lettre autographe signée « Marcel » à l’architecte et sculpteur Frédérick Kiesler. New York, 14 juillet 1947 ; 2 pages in-4°, pliures marquées Marcel Duchamp félicite Frederick Kiesler pour sa prochaine exposition surréaliste à la galerie Maeght : « Enchanté Nouvelles Tout mérité délicieuses nouvelles ». Lettre suivie de mots de félicitation de son amie la sculptrice brésilienne Maria Martins : « Je suis très proud de mon cher ami » ; et de sa femme Steffi Kiesler qui s’inquiète de ne pas recevoir de catalogues de l’exposition et transmet les félicitations d’André Breton et Marcel Duchamp : « The first time that i saw Maria who came for precious 25 minuts with Marcel. We are all very happy about the success. Where are catalogues ? They just left. Had dinner together and she told me she is going back tomorrow morning. But said later she will lunch with Jewell (to bring news in times). I understand it all well. She is a man’s woman. When i told her about your sculptures she was utterly silent. Sent off already few photostats. Am writing Jewell now. Marcel & Maria forgot to bring the 6 other clippings he had. And your letter. André [Breton] wrote him & Cinesi. Kiesler a fait une merveille. All very excited. Mean that nobody sent a catalogue. I prepared wine, whisky, cookies. They hurried off. Just came to hear the news. Will airmail you Time Mag. Article (they fear it will be nasty) » Frederick Kiesler (1890 – 1965), architecte, décorateur de théâtre et sculpteur austro-américain, migre avec sa femme Steffi à New York en 1930. Il devient un artiste designer important de la scène avant-garde. Ami proche de Duchamp, ils collaborent sur plusieurs projets dont un présenté dans le magazine VVV (revue surréaliste éphémère de quatre numéros publiés à New York de 1942 à 1944).
Claude MONET Lettre autographe signée à son épouse sur les cathédrales de Rouen

Claude MONET Lettre autographe signée à son épouse sur les cathédrales de Rouen

Claude MONET Lettre autographe signée à son épouse, Alice Monet (Hoschedé). (Rouen 20 février 1893), lundi soir 9h ; 4 pages in-8°. Alors que Monet retourne à Rouen achever ses toiles de la cathédrale entamées l’année précédente, il s’inquiète de sa tranquillité nécessaire à son travail : « Ma chérie Je rentre pour me coucher et trouve ta lettre. Certes je serais enchanté de te voir et de faire plaisir à mon frère (Léon Monet) mais franchement je commence seulement à m’organiser et à me mettre bien au travail et ma foi, je trouve que la première chose est de penser au travail, j’ai eu trop de déceptions l’année dernière. Je compte bien comme je l’ai dit que tu viendras une fois à Rouen avec la petite, et Blanche (la fille d’Alice) aussi ce sera quand je serai un peu avancé dans mon travail et aussi quand il y aura un peu plus de végétation pour voir le Jardin des Plantes. J’écris de suite à mon frère. Il est très gentil, il y a moins de gène avec les siens qu’avec des étrangers, il devrait cependant comprendre, que j’ai besoin d’être tranquille. Je t’embrasse comme je t’aime Claude Monet. Votre venue quand même me dérouterait en ce moment car j’ai absolument besoin de toute ma volonté, de toutes mes forces pour me tirer de cette grande difficulté ; ou bien alors il me faut être ici en ballade et rentrer dans 8 jours. Ces tiraillements m’exaspèrent déjà. P.s. je ne comprends pas le silence de Jean (le fils de Claude Monet), si ce n’est qu’il a pensé à m’éviter un dérangement, ce qui doit l’excuser, du reste je sens que si cela se renouvelle je renoncerai à tout travail ici. Je suis certain que je n’irai pas dormir ( ) ». Dès la mi-février 1893, Monet séjourne à l’hôtel d’Angleterre pour achever sa série de peintures de la Cathédrale de Rouen commencée un an plus tôt et en travailler de nouvelles. Perfectionniste, il est un éternel insatisfait. Pendant son séjour de deux mois du 16 février au 11 avril, il partage souvent la table de son frère Léon qui s’occupe d’une petite entreprise de produits chimiques dans laquelle Jean, le fils de Claude Monet, a été embauché.
ALAIN - Manuscrit autographe signé

ALAIN – Manuscrit autographe signé

ALAIN Manuscrit autographe signé et titré « Propos d’un Normand ». S.l.n.d. (1906 - 1914) ; 2 pages in-8°. Manuscrit d’un article destiné à être publié dans la Dépêche de Rouen sous la série « Propos d’un Normand ». Alain défend la notion de paix au travers d’une politique militaire de défense face au désir de revanche contre l’Allemagne d’une partie des français: « Quelqu’un qui revient d’Allemagne et que l’on interrogeait sur l’état d’esprit des Allemands, tel qu’il se montre dans les conversations, répondait : C’est assez inquiétant ; les Allemands nous considèrent comme un peuple essentiellement guerrier, qui honore le métier militaire plus que tous les autres, et qui admet très bien que le pouvoir militaire se mette au dessus des lois. Ils croient que personne chez nous ne peut accepter les défaites de 1870, et que nous aurions déjà fait la guerre, si la forte population de l’Allemagne et son organisation militaire ne refroidissaient pas nos espérances. D’ailleurs les preuves ne leur manquent pas ; ils n’ont qu’à citer quelques articles et quelques discours, qu’ils trouvent en France. Les Français, disent-ils, ne sont sensibles qu’à un genre s’éloquence, qui est la colère patriotique. Cela montre bien ce qu’ils feraient, s’ils pouvaient. C’est pourquoi, ajoutent-ils, nous paierons ce qu’il faudra. Nous ne voulons pas revoir les jours d’Iéna et Austerlitz ». Chez nous on entend des discours du même genre, où l’on commence toujours par dire bien haut que la France est, vraiment attachée à la paix. Et l’on nous représente une Allemagne toujours frémissante, toujours prête à lancer ses escadrons. Et les preuves ne manquent pas non plus ; car, des deux côtés de la frontière, il y a des hommes qui aiment la guerre, qui la désirent, qui l’attendent impatiemment. Les peuples les écoutent, et ne savent comment se faire entendre à leur tour. Le programme du parti radical est déjà par lui-même une déclaration bien claire. Revenir le plus vite possible au service de deux ans, dès que, par les camps d’instruction, l’encadrement des réserves sera assuré, c’est marquer d’une façon tout à fait saisissante, la volonté de suivre désormais une politique strictement défensive. Car, si nous avions le projet insensé d’être le « soldat de l’Angleterre » contre l’Allemagne, alors, oui il nous faut une armée de caserne, rapidement mobilisable, et qui soit comme une continuelle menace. Mais si, au contraire, nous ne voulons point une armée distincte de la Nation armée, cela fait voir bien clairement que nous ne concevons qu’une guerre possible, celle qui repousse une attaque décidée. Si donc les électeurs en masse soutiennent les chefs radicaux, cela équivaudra à la déclaration de Paix la plus claire et la plus solennelle ; ce sera comme un discours de peuple à peuple ; fait nouveau dans l’histoire » Les Propos d'un Normand rassemblent des articles quotidiens publiés dans La Dépêche de Rouen entre 1906 et 1914. Ce sont des propos journalistiques sous couvert du jugement philosophique qui ont la particularité d’être brefs et persuasifs.