last 24 hours
last 7 days
last 30 days
older than 30 days

L'intersigne Livres anciens

Lettre à Madame la marquise de Senozan

Lettre à Madame la marquise de Senozan, sur les moyens dont on s’est servy pour découvrir les complices d’un assassinatcommis à Lyon, le 5e juillet 1692.

CHAUVIN (Pierre, médecin)] in 12, de 120pp. & 12ff. d'explication de certains mots qui pourraient paraître obscurs, ill. d'une figure in t., pl. basane mouchetée époque, dos orné, bon exemplaire. Très rare seconde édition très augmentée de ce rare témoignage sur la première affaire concernant les pouvoirs de la baguette de coudrier. C'est le fameux cas du sourcier Jacques Aymar. Le 5 mars 1692, un marchand de vin de Lyon et sa femme sont assassinés dans leur cave. L'enquête piétine. Un voisin suggère alors de recourir aux services de Jacques Aymar. Conduit sur les lieux du crime, celui-ci reconstitue l'itinéraire des assassins grâce à sa baguette qui l'entraîne jusqu'à Beaucaire. Là, elle désigne un bossu qui vient d'être arrêté pour un petit larcin. Ramené à Lyon, le bossu avoue être l'un des auteurs du crime. Il est aussitôt condamné à la roue place des Terreaux. Les Lyonnais sont impressionnés, et de nombreux récits louent les pouvoirs du sourcier de Saint-Véran. Désormais célèbre, il est sollicité de toute part, ses pouvoirs fascinent et sa renommée enfle. Les autorités s'en émeuvent. Il est appelé à Paris où la prestigieuse Académie Royale des Sciences le soumet à une série de tests qui le mettent en défaut. Finalement le prince Henri de Bourbon-Condé le dénoncera comme imposteur. cf. Gilardin, « Un Procès à Lyon en 1692 ou Aymar l'homme à la baguette », Revue du Lyonnais, 1837, p.81. - Caillet n°2299 "très rare, non cité par Brunet" (ne connais que cette 2e édition) - Pas dans Dorbon - Le cat. CCFR recense un premier tirage de 1692 en seulement 69pp.
Le vampire

Le vampire, nouvelle attribuée a lord Byron, traduite de l’anglais par A.-E. de Chastopalli.

POLIDORI (John William)] plaq. in 8°, de 44pp. et 2ff. de cat. éditeur et 4ff. de publicité pour les oeuvres de Schiller et Shakespeare, cart. moderne papier marbré macabre, bon exemplaire non rogné et grand de marges. Seconde traduction française du premier récit moderne sur les vampires paru à Londres en 1819. Elle est rare, et comme on sait la toute première traduction d'Henri Faber parue chez Chaumerot en 1819 est d'une rareté mythique. Pour sa nouvelle John William Polidori est parti d'un brouillon de Lord Byron rédigé à la Villa Diodati lors de l?été 1816 qu'ils passèrent ensemble, avec Percy et Mary Shelley. Dans un but commercial, "The Vampyre" paraît tout d'abord sous le nom de Lord Byron. Ce dont le poète se défendra auprès de son éditeur John Murray. J. Polidori était le secrétaire et médecin particulier de Byron. En réalité, lors de l'été 1816, J. Polidori et Lord Byron résidaient près du Lac Léman, et reçurent les Shelley. La météo est catastrophique. Byron propose alors à ses invités un petit défi : écrire une histoire de fantômes. Il écrira lui-même un petit récit fragmenté que Polidori reprendra pour écrire "The Vampyre" publié en 1819. Mais c'est Mary Shelley qui remportera le défi en commençant l?écriture de son Frankenstein. Cette traduction nouvelle est attribuée à Eusèbe de Salle (qui utilise le pseudonyme de A.-E. de Chastopalli), d'après Quérard Fr. Litt. I.580 & II. 149 et le cat. BNF. 1 seul ex. au cat. CCFR (BNF) - et 1 autre ex. au cat. KVK (BN Israel). Quant à la traduction de Faber de 1819 il n'y a qu'un seul ex. dans les Biblioth. Publiques il est à Genève.
Description contenant toutes les singularitez des plus célèbres villes et places remarquables du royaume de Franceavec les choses plus mémorables advenues en iceluy. Reveu corrigé et auguementé du sommeire (sic) de lestat cartes des provinces et de quelques portraitz des plus lignalées (sic) villes dudict royaume.

Description contenant toutes les singularitez des plus célèbres villes et places remarquables du royaume de Franceavec les choses plus mémorables advenues en iceluy. Reveu corrigé et auguementé du sommeire (sic) de lestat cartes des provinces et de quelques portraitz des plus lignalées (sic) villes dudict royaume.

DESRUES (François) pet. in 8°, de 5ff. dont un joli titre gravé, 352pp., ill. d'un portrait médaillon de Louis XIII à mi-page, de 18 vignettes sur bois des villes de Paris, Troyes, Orléans, Amiens, Bourges, Touraine, Angers, Rouen, Marseille, Avignon, Toulouse, Bordeaux, Bayonne, Poitiers, Metz, Clermont, Dijon, & Lyon, et de 6 grands bois à pleine page de cartes de France, de Picardie, d'Anjou, de Normandie, de Bretagne, et Poitou, demi-vélin moderne, titre en rouge à la plume au dos, petit défaut de papier au 3e feuillet (dédicace) avec trou et perte de qq. lettres, sinon bel exemplaire soigneusement lavé et établi fin XIXe. (E. Carayon). Seconde édition d'une des premières descriptions de la France. Elle est illustrée de gravures sur bois des principales villes de France. François Desrues, né à La Lande-d'Airou (Manche) en 1554, est mort vers 1620. Il peut être considéré comme l?auteur du premier guide touristique. Son ouvrage a d'abord paru sous le titre "Les Antiquités, fondations et singularités des plus célèbres villes, châteaux et places remarquables du Royaume de France" à Coutances en 1608. Ce "Guide" suscita bien des vocations de voyageurs. La dernière édition de 1624 porte le titre "Antiquités des villes de France." Brunet II. 651"petit ouvrage qui eu beaucoup de succès." - cat. Heilbrun topographie française n°80 (édit. de 1624) "une des premières descriptions de la France" - Frère I.352 - cat. CCFR seulement 2 ex. de l'édit. de Rouen 1610 (BNF, Mazarine) - cf. L. Morin, Essai bibliographique sur F. Desrues, Troyes, 1925 (Ex-libris gravé d'Édouard Pelay, devise « Quaerite et invenietis ») Président fondateur de la Sté Rouennaise de Bibliophiles et archiviste de la Société de l'histoire de la Normandie, vente en 1923.
Nouvelles expériences sur la vipère

Nouvelles expériences sur la vipère, ou l’on verra une description exacte de toutes ses parties, la source de son venin, ses divers effets, & les remèdes exquis. Avec une suite des nouvelles expériences sur la vipère et une dissertation sur son venin.

CHARAS (Moyse, apothicaire) in 8°, de 6ff.-200pp. & 3ff. puis de 203 à 278 & de 201à 218pp.-3ff. de table, illustré d'un beau faux-titre gravé et de 3 grandes planches gravées se dépl., pl. veau brun époque, dos orné, bon exemplaire provenant de la bibliothèque de l'abbé Sepher, avec son ex-libris mss., une longue note de sa main en tête et l'étiquette de la vente n°3376bis du catalogue du 6 mars 1786. Il était Docteur en Sorbonne et vice-chancelier de l'Université de Paris. Il est resté célèbre comme bilomane amateur de livres hétérodoxes, d'occultisme et de magie. Le catalogue de la vente comporte plus de 7200 titres, mais en réalité la bibliothèque complète comportait près de 30 000 volumes. Quérard, le considérait même comme «l?un des plus grands bibliophiles du 18e siècle» (Supercheries littéraires 1847, II, p.173), mais c'est exagéré. Seconde édition augmentée. Ouvrage rare. Rappelons pour l'anecdote, que ce traité valut à ce célèbre pharmacien un séjour de plusieurs mois dans les cachots de l'Inquisition espagnole, celui-ci ayant osé affirmer que les morsures de vipère étaient aussi dangereuses en Castille que dans le reste de l'Europe. Il avait alors 72 ans. Krivatsy n°2368. "reissue with additions" - Wellcome p.327 - Waller 11793 (édit. 1694) - Osler n°2279 (trad. angl.) - Dezeimeris II. 668.