Traces Ecrites Archives - Rare Book Insider

Traces Ecrites

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Belle lettre d’Hergé sur “L’Île Noire”

Herg? Rémi Georges 1907 1983 1 lettre dactylographiée signée 2 pp. In-4 24 juillet 1963 Bel en-tête des "Studios Hergé" à Bruxelles, gravé et illustré de Tintin et Milou. Bon Hergéadresse à Pol Vandromme latraduction en français d'une critique espagnole de "L'île noire" parue dans la revue "Solidaridad". Critique élogieuse où il est fait mention de Pol Vandromme et de son ouvrage Le Monde de Tintin qu'Hergé espère voir traduit et publié en Espagne. "Quand quelque chose a paru sur Tintin, vous êtes invariablement le premier à l'avoir vue et à me la signaler. Je saute sur l'occasion qui m'est offerte, pour la première fois, de vous devancer ! Votre amicale vigilance n'est d'ailleurs pas en défaut. Car vous êtes l'homme-qui-lit-tout, sauf la revue "Solidaridad", de Barcelone. J'en aurais moi-même toujours ignoré l'existence, si une aimable Senora Aurora Diaz-Plaja -qui y tient la chronique des livres pour enfant- ne m'avait envoyé une série de coupures. Parmi celles-ci, un article où (à propos de "L'Ile Noire") il est très élogieusement question de vous. A votre intention, j'ai fait immédiatement traduire et recopier cet hommage aussi éclatant qu'ibérique, doublé du voeu que votre "Monde de Tintin" soit publié en Espagne [.]". Le second feuillet porte la traduction du texte en question, intitulée : "SOLIDARIDAD de Barcelone (Janvier 1962). Chronique "BIBLIOTECA INFANTILE" par Aurora Diaz - Plaja".«L'ILE NOIRE.Nous ne pouvons commenter le dernier volume des aventures de Tintin qui constitue une savoureuse surprise - rien moins que des faux-monnayeurs sur une île isolée- sans attirer l'attention sur une oeuvre publiée par la«Nouvelle Revue Française» dans la collection «L'Air du temps» sur la vie et l'oeuvre d'Hergé, pseudonyme de l'auteur belge, Georges Remi. [] Le livre est écrit avec beaucoup de sel par Pol Vandromme et s'intitule"Le Monde de Tintin".Nous aimerions voir traduite en espagnol une uvre aussi intéressante pour tout lecteur et admirateur de Tintin, connaître les origines artistiques et humaines de son créateur, Hergé, la naissance de chacun des personnages qui entourent le héros, connaître le vocabulaire complet du capitaine Haddock lorsqu'il se fâche []. La lecture de L'Ile Noire nous parait encore plus impressionnante. A la vue de Milou qui, malgré son triomphe sur le terrible gorille, lève le coude []». Belle lettre d'Hergé sur L'île Noire. Dessinateur de bande dessinée. Père de Tintin.
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Antoine de Saint-Exupéry relate son accident d’avion dans le désert égyptien en 1935

Saint-Exupéry (de) Antoine 1900 1944 1 lettre dactylographiée avec additions autographes 4 pp. In-4 16 novembre 1937 Bon. Deux marques de trombones rouillés au premier feuillet. Très intéressant brouillon d'une lettred'Antoine de Saint-Exupéry sur son accident d'avion survenu dans le désert égyptienle 30 décembre1935, lors d'un raid Paris-Saïgon à bord d'un Caudron-Renault Simoun. Après avoir erré durant 4 jours avec son pilote, sans vivres, ils sont sauvés par deux Bédouins. La scène d'ouverture du Petit Prince, qui débutepar un pilote échoué dans le désert, fut vraisemblablement inspirée par cet épisode dramatique. La lettre, dactylographiée (4 pp. in-4), est complétée d'une addition de 6 lignes, au crayon, de la main de Saint-Exupéry. Il rappelle les faits en 7 points : « 1/ En 1935 (décembre), tenant sur Caudron-Simoun une liaison rapide Paris-Saïgon, et m'étant assuré à la Mutuelle des Assurances Aériennes, j'ai subi un accident à deux-cent kilomètres environ de la vallée du Nil, et à quatre-vingt kilomètres environ de l'usine Salt and Soda, dirigée par l'ingénieur suisse Raccaud qui nous a recueillis Prévot et moi quand, après quatre jours de marche dans différentes directions, nous avons enfin rencontré une caravane de Bédouins qui nous achemina près de lui ». Dès son arrivée au Caire, il a avisé la Mutuelle de l'accident, qui détacha un agent pour aller examiner les débris de l'appareil, qu'il fut convenu d'abandonner sur place. « Mais j'avais à coeur de sauver, dans la mesure du possible, ce qui demeurait utilisable de mon malheureux appareil, ceci afin d'agir avec le plus de correction possible vis-à-vis de mes assureurs. C'est grâce à l'obligeance dont fit preuve pour la seconde fois M. Raccaud, que nous pûmes prévoir un rapatriement, par ses soins, dont le coût laisserait néanmoins aux assureurs une large marge de bénéfices. [.] Mon rôle s'est borné à l'organisation matérielle d'un dépannage qui, grâce à l'Ingénieur Raccaud, fût un tour de force réussi. [.] Or M. Raccaud ne fut jamais remboursé. [.] Le contrat d'assurances prévoyait un plafond de six mille francs pour le dépannage éventuel, et la note de frais de M. Raccaud venait en supplément de ce forfait ». Saint-Exupéry déplore une situation extrêmement gênante, étant désormais « responsable de sommes que je ne dois point, et que je ne puis d'ailleurs régler, faute d'argent ». Il ajoute quelques lignes à la main pour signifier son embarras face à un homme « qui a fait preuve envers moi de la plus grande amitié et qui m'a apporté en Égypte l'aide la plus généreuse». La lettre reprend : « Il est assez amer que je me sois donné tant de mal pour être en fin de comptes lésé aussi gravement, tant matériellement que moralement. Et c'est pourquoi je me permets de vous signaler que votre aide - si elle m'a été précieuse et si je vous en suis infiniment reconnaissant - me plonge cependant aujourd'hui dans les plus grandes difficultés [.] ». Écrivain, poète, aviateur et reporter français.
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Longue et superbe lettre politique du lieutenant Brasillach durant la Drôle de Guerre

Brasillach Robert 1909 1945 1 lettre autographe signée 2 pp. In-4 31 décembre 1939 Petite déchirure de 2 cm à une pliure, sans manque. Longue lettre politique dulieutenant Brasillach durant le "Drôle de Guerre", quiétaitmobilisé depuis septembre 1939. "[.]Je ne sais ce qu'est devenu Dubech. Il n'y a là, je crois, aucun mystère. Simplement il n'y a guère de théâtre, encore moins de chronique théâtrale. Il a tout juste fait un article la semaine dernière dans Candide.Pour Gaxotte [Pierre Gaxotte, responsable de J.S.P. jusqu'en 1939], le mystère est plus grand.Je saurai pourquoi il n'écrit plus à l'a.f. l'Action française]. Je crois qu'il faut en accuser l'instabilité de son humeur et le panier de crabes de la maison[.]". Il a rencontré un ami commun qui "s'est montré fort virulent à mon égard, mais il n'est pas antipathique. Je dois vous avouer d'ailleurs que je n'ai pas discuté avec lui, quoi qu'il ait pu vous dire, car j'arrive à une très olympienne indifférence à la Daudet pour les gens qui me paraissent se tromper autant que lui". A propos del'homme politique roumainCorneliu ZeelaCodreanu (1899-1938), créateur de Garde de fer, organisation nationaliste et antisémite: "Les erreursde JSP [Je Suis Partout] surCodreanusont pure légende. Nous avons parlé de la Garde et de son chef quand c'était un mouvement magnifique ; et d'une ampleur inouïe. J'ai vu un Roumain, non garde de fer, qui m'a raconté l'impression produite à Bucarest par la mort de Codreanu : toute la ville en larmes dans la rue, comme si on avait tué un saint. Voilà ce que nous avons expliqué; mais toujours nous avons fait les plus expresses réserves et même de grands blâmes (voir article de Rebatet) sur la germanophilie de la Garde. Encore que, si vous voulez mon opinion, nous n'ayons guère à juger de la germanophilie d'un pays étranger (nous avons bien admis celle de Franco). La Garde a échoué, et elle a même dévié, et ses meilleurs éléments sont aujourd'hui autour du Roi.Tant mieux, mais ce qui a été a été. A propos de Rex, revue belge fondée par Léon Degrelle : "Pour Rex, c'est un peu différent. Nous avons cru au succès de Rex (quoique pour ma part, dans ce que moi j'ai écrit, j'ai toujours laissé la place possible à l'échec), parce que Rex a été emporté en 36 dans un mouvement d'une ampleur extraordinaire. Dès qu'il y a eu échec, nous l'avons dit (ce n'était pas à l'élection Van Zeeland [Paul Van Zeeland, Premier ministre belge sous Leopold III], mais un an plus tard environ). Ce qui trompe les gens, c'est qu'au moment du succès de Rex, les antifascistes disaient : c'est un échec.Nous, nous disions : c'est un succès, car c'en était un. Quand cela n'a pas tenu, nous l'avons dit. Les défauts de Rex, qui sont essentiellement l'esprit brouillon, nous ne les avons pas cachés.Voilà tout. J'ajoute que pour ma part, je trouve même que J.S.P a enterré Rex avec trop peu de cérémonies. C'est que j'ai fort ancré le sentiment de la fidélité. Voulez-vous que je vous fasse un aveu ? Oui, il y a un point sur lequel J.S.P. n'a pas dit la vérité, moitié par ignorance, moitié par timidité : c'est la Pologne [.]. Vous nous voyez disant que la Pologne est une arlequinade sans défense, et gouvernée par des politiciens (qui n'ont pas à l'heure qu'il est, reconnu le gouvernement d'Angers !!) ? [Le gouvernement polonais en exil, officiellement nommé gouvernement de la République de Pologne en exil, est le nom donné aux instances politiques légales polonaises qui, avec le président de la République de Pologne, après la campagne de 1939, se sont établies d'abord à Angers, enFrance, puis à Londres après la défaite de la France en juin 1940 pour continuer, au nom du peuple polonais, la lutte contre l'agresseur]. Après la Tchécoslovaquie ? Nous ne pouvions pas. C'est pour le coup qu'on nous aurait accusé d'être vendus à l'Allemagne. Et en outre j'ajoute que nous n'étions pas assez bien informés, (mais nous nous en doutions). Je ne crois pas qu'on puisse nous reprocher cet illusionnisme patriotique.Mais moi je sais, et je suis sûr que nous avons péché toutes les fois que nous nous sommes laissés aller à l'opinion commune : croyance à la force polonaise le courage des soldats est à part, bien entendu), anti-italianisme (heureusement limité), sans parler de quelque confiance accordée par ci par là au roi des Roumains, voire à d'autres balkaniques, dont je me méfie au fond. Le péché de J.S.P. c'est la timidité. Jamais nous n'avons dit des Russes, par exemple, ce que laisse voir leur actuel échec devant les magnifiques Finlandais ! [.]". Écrivain, rédacteur en chef de "Je suis partout" (1937-1943), il milite en faveur de la collaboration. Condamné à mort et fusillé à la Libération.
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Le révolutionnaire socialiste Amand Geogg ne pourra assister au congrès de la Ligue de la Paix, à Genève

1 lettre signée 1 p. In-4 9 septembre 1875 Papier bleu. Minimes irrégularités de papier dans la marge droite Geoggne pourra assister au congrès de la Ligue de la Paix, à Genève: "Cette impossibilité m'est infiniment pénible parce que l'un des fondateurs de notre ligue et l'un de ceux qui jusqu'ici ont travaillé autant qu'il était en leur pouvoir pour le triomphe de ses principes, j'aurais été plus qu'heureux de me trouver au milieu de vous. Du reste, les principes de notre Ligue, représentant la démocratie universelle, ont été depuis 1867 discutés et arrêtés dans 5 congrès et 3 assemblées générales et nous n'avons plus besoin d'y revenir. Le principal est aujourd'hui et dorénavant de faire adopter ces principes comme ligne de conduite par tous les peuples qui aspirent à être véritablement libres et indépendants sur le terrain politique, religieux et social. Mais à cet effet, il est nécessaire que nous ayons une organisation plus efficace et pour arriver à ce but, je vous propose d'élire pour président de la Ligue mon ami et collège Charles Lemonnier []" Révolutionnaire socialiste badois exilé en Suisse, co-fondateur et membre du Comité central de la Ligue international de la Paix et de la Liberté ; membre de sociétés ouvrières allemandes, il organisa des grèves à Genève.Il était également l'époux de Marie Goegg-Pouchoulin.
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Robert Brasillach témoigne de la “guérilla” au sein de Je Suis Partout

1 lettre autographe signée 2 pp. In-8 23 novembre 1943 Papier bible. papier un peu jauni Dans cette lettre, Robert Brasillach témoigne des dissensions au sein de Je Suis Partout. "Ne croyez pas que je vous oublie. Mais la guérilla avec J.S.P. [Je Suis Partout] me prend beaucoup de temps. Je ne vais pas entrer dans des détails fastidieux. Sachez seulement qu'il y a un interminable procès entre J.S.P. d'une part, Georges Blond [(1906-1989), il collabora à Je Suis Partout à partir de 1940] et Henri Poulain [(1912-1987) anarchiste. Ilqui haïssait Charles Lesca, futur repreneur de Je Suis Partout] de l'autre. Je suis témoin de ces derniers, il y a des sessions aussi longues que Les Grands Jours d'Auvergne, des rebondissements, etc. C'est bien ennuyeux et généralement fort sordide. Ça a comme avantage que pendant ce temps on pense moins au terrorisme, au communisme et au front de l'Est. Dites-moi le nom de votre ami médecin et ce qu'il veut exactement. Non que j'aie beaucoup de crédit à l'Education Nationale (mon beau-frère [Maurice Bardèche] est chargé de cours à la Faculté de Lille, et n'a pas encore réussi à se faire titulariser depuis deux ans). Mais je puis toujours essayer quelque chose, et je ne crois pas encore que ma recommandation soit nuisible. Je n'ai pas encore répondu aux « Heures ». C'est d'abord que je cherche un sujet de conférence. C'est ensuite que je suis effrayé par le froid et les voyages. Je viens de passer trois jours à Sens, qui est deux heures de Paris, et je suis épouvanté par le trajet. Mais je vais me secouer un peu. Georges Blond est dans le Lot, travaillant à un roman d'aventures. - Je vais publier un de ces jours un choix de mes articles littéraires de l'a.f. [Action française] Le raccourcissement du front de l'amitié ayant eu lieu, je n'ai plus guère de rapports avec le Cousteau des Epinay et le Retenez-moi de Neuilly. - Je vais au cinéma, enfin! J'ai vu de beaux films. [.] -Merci de m'avoir renvoyé Domremy, je l'ai bien reçu. - Je voudrais un renseignement que vous pouvez peut-être me donner facilement. Est-ce que de zone ex-libre on peut encore correspondre légalement avec les pays avec lesquels nous n'avons pas rompu les relations diplomatiques : Espagne, Argentine, Suisse ? Je crois que non, mais je ne m'en souviens plus". Pierre-Antoine Cousteau succéda à Brasillach à Je Suis Partout après sa démission en 1943. Écrivain, rédacteur en chef de "Je suis partout" (1937-1943), il milite en faveur de la collaboration. Condamné à mort et fusillé à la Libération.
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Très belle lettre de Mary Cassatt à Camille Pissarro sur son activité artistique

1 lettre autographe signée 4 pp. In-8 S.d. [circa 1894-1895] Bon Belle lettre de Mary Cassatt à Camille Pissarro. Elle aurait souhaité lui répondre plus tôt, mais son frère qu'elle n'a pas vu depuis dix ans est arrivé. « J'ai vu de jolies choses de vous chez Durand-Ruel, surtout un moulin que j'ai beaucoup aimé. Je crois que ce que dit M. Durand est vrai, que l'année a été mauvaise, mais tout reprend je crois et il me semble qu'on doit vendre ». Sa cousine n'est pas disposée à acheter de tableaux, mais elle va parler à la conservatriceSarahHallowell : « Elle? connait énormément d'amateurs et elle est très aimable.Les tableaux que vous aviez à Chicago ont été fort admirés, il me semble qu'on doit vous acheter tout ce que vous faites ». Elle a passéun été « détestable » sans pouvoir travailler : « Je pense avec désespoir à mon exposition à New York, j'ai si peu ?fait que je ne crois pas pouvoir exposer cette année. [.] . J'espère vous voir, si je peux persuader Mlle Hallowell de venir ici, je vous la mènerai un jour. J'espère que vous vous ?occupez de la gravure en couleurs cela se vend toujours, chez Durand-Ruel on m'a encore demandé des épreuves dernièrement, donc vous voyez que cela doit se vendre [.] ». Sarah Tyson Hallowell (1846-1924), fut l'une des premières femmes conservatrices américaine, bien avant la célèbre Belle Greene (1883-1950). Elle organisa de nombreuses expositions importantes à Chicago, puis travailla pour le Art Institute of Chicago, à Paris. Peintre et graveuse américaine.