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Traces Ecrites

Pongerville loue la poésie de Joseph Autran

Pongerville loue la poésie de Joseph Autran

Pongerville (Sanson de) Jean-Baptiste 1782 1870 2 lettres dactylographiées signées 4 pp. 1/2 In-8 4 avril 1850 et 16 juillet 1852 Encre brune sur doubles feuillets dont un de deuil. Enveloppes conservées avec marques postales. Bon Deux lettres autographes signées de Jean-Baptiste Sanson de Pongerville, adressées au poète Joseph Autran. Pongerville loue avec véhémence le talent de poète d'Autran. -"[.] je ne puis résister à la satisfaction de vous dire que depuis longtemps je n'avais entendu une Poësie plus également harmonieuse et pure ; Votre style orné sans recherche, figuré sans effort, quelquefois hardi, jamais obscur, enchâsse avec goût quelques mots abandonnés [.] il est doublement glorieux de rappeler par les efforts de l'art, les beaux jours de sa splendeur [.]". -1852. Long éloge de la poésie d'Autran et fustige les mauvais écrivains. "[.] Je vous remercie d'avoir bien voulu conserver le souvenir de la haute opinion que m'inspire l'ouvrage auquel j'aurais volontiers donné sans partage la palme, qu'il me semblait mériter. Vous réalisez l'espérance que vous avez fait concevoir aux amis de l'Art que vous cultivez avec la ferveur des vrais talents. Le don de la poésie ne s'acquiert pas. Le talent est rebelle à qui ne le possède pas en naissant. C'est par cette raison que nous avons subi une avalanche de rimeurs sans esprit & sans goût, que le besoin ou l'oisiveté ont poussés dans le domainedes lettres [.]". Il évoque Chénier, Delille, Lemercier et Raynouard. Poète et homme de lettres, membre de l'Académie française (1830), conservateur de la Bibliothèque nationale (1851).
Cinq lettres d'André Bellessort

Cinq lettres d’André Bellessort

Bellessort André 1866 1942 5 L.A.S. (2) et C.A.S. (3) 10 pp. In-8 et in-12 oblong 1929-1938 et s.d. En-têtes : Académie française, Revue des Deux Mondes, Librairie Académique Perrin. Bon Ensemble de cinqlettres et cartes autographes signées du poète et romancier André Bellessort. À propos de son activité littéraire: "[.] Je vous serai très reconnaissant quand vous en aurez le temps, de me communiquerLe Pape de la mer[deVicenteBlasco Ibáñez] et toutes les indications que vous pourrez avoir sur ce sujet, dont je commence à établir la bibliographie [.]". (7 avril 1929). "Je vous réserverai mon étude sur Eugène Sue (Le Paris d'Eugène Sue& le roman feuilleton). Quant au Paris sous le Second Empire, je ne console pas de mon retard. Mais si vous saviez quelle absurde vie je mène ! Parmi les Paris que j'explore, il y en a un que je n'ai pas encore abordé (pour moi) : le Paris où l'on peut travailler tranquillement et poursuivre huit jours de suite la même tâche [.]". (11 février 1937). "[.] C'est avec un grand plaisir que j'aurais accepté votre aimable proposition d'un article sur Villiers de l'Isle Adam dont je m'occupe depuis deux ou trois ans. Malheureusement, j'avais promis, l'an dernier, cet article à Massis pour la Revue. Je devais le lui donner à la fin d'août : la première ligne n'en est pas encore écrite ! [.]. Je prépare un livre intitulé Gentilshommes de lettres ; et j'y mettrai une étude sur le Dix-huitième siècle d'H. de Régnier. Vous plairait-elle ? Je pourrais alors vous la donner en avril ou même en mars [.]". (14 octobre 1938). Poète et essayiste français.
Ferdinand Bac évoque Mérimée et Mussolini

Ferdinand Bac évoque Mérimée et Mussolini

Bac Ferdinand 1859 1952 3 lettres autographes signées 6 pp. 1/3 In-4 et in-12 oblong 1924, 1938 et s.d. Encre brune et noire. Une lettre illustrée d'un bois gravé par Bac, une autre écrite sur deux cartes postales ; la troisième porte la mention «Confidentielle». Trois lettres autographes signées de Ferdinand Bac, adressées à Marcel Thiébaut. Intéressants courriers contenant des souvenirs de Bac sur MériméeetMussolini. «[.] Avant ma naissance, il avait séjourné avec mon père à Strasbourg, Louisbourg et Stuttgart. Ils avaient fait ensemble la vallée du Neckar pour y étudier les restes des châteaux impériaux (Hohenstaufen, etc.). Personnellement, je ne l'ai vu qu'à Bade et à St Cloud, avec son chapeau gris et sa longue redingote lustrée. J'ai le souvenir très précis de Mérimée vu de dos, nouant, devant une glace avec beaucoup de soin, sa cravate de soie. C'était à l'hôtel St Petersbourg (ou de Russie) à Bade. A St Cloud, je le voyais se promener dans les allées, et une fois dans le pavillon chinois du prince impérial [.]». Il s'offusque face aux protestations des historiens et des descendants : "Ci-joint la brève réponse à ce long réquisitoire d'un descendant qui semble avoir trouvé là une rare occasion qui semble avoir trouvé là une rare occasion de collaborer dans la revue de Paris. "Le métier de mémorialiste est bien ingrat" me disait dernièrement un historien. On me fait des ennuis pour avoir dit d'un gentilhomme qui a aimé sous Charles IX,qu'il avait vécu aux crochets d'une vieille dame. Cette affaire a réveillé un descendant [.]Il en est de même pour Mérimée. Tout en aimant ses amis, et ses protégés, très sincèrement, il les taquinait volontiers, même pendant leur absence. Mais il ne le leur écrivait pas. Notre temps a la manie de vouloir tout prouver par des papiers. En 1935, j'ai parlé de cela à Mussolini qui ce jour là était déchaîné. C'était pendant un orage. "La parole ment. L'écrit ment. La photographie ment". Je suis arrivé à le faire rire au bout de vingt minutes [.]». Dessinateur et homme de lettres.