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Traces Ecrites

Le Prince de Condé prend la défense d'un assassin

Le Prince de Condé prend la défense d’un assassin

Bourbon (de) Henri II 1588 1646 1 lettre autographe signée 2 pp. In-4 27 avril 1630 Encre brune sur papier vergé, filigrane tronqué. Papier bruni avec petite mouillure angulaire et trace d'onglet Étonnante lettre autographe signée d'Henri II de Condé. Il promet d'intervenir en faveur d'un assassin nommé Cardinet après que celui-ci ait tué le fils d'un important magistrat de la ville de Bourges, en reconnaissant toutefois que le crime futatroce. "Jay receu celle quil vous a pleu me faire l'honneur de mescrire en faveur du Sr Cardinet le malheur veut que ledit Cardinet sest laisse prendre et est esmains de la Justice dans les prisons car sans cela sur le champ jaurois obei a vos commendemens l'action qui sest passee a Bourges est très méchante estant un assassinat très inhumain fait en plein jour contre le fils dun des principaus magistras de la ville. Japorteray pour vostre respect tout mon pouvoir pour ledit Cardinet et espère pour lamour de vous et pour lobeissance que je vous veus rendre le tirer d'affaire. Je dis lui seul car pour les autres complices je tiens la chose impossible sans une abolition du Roy principalement estants tous prisonniers presentement je despescheray a Bourges a cet effet est en ceste petite occasion que je voudrois estre plus grande je vous feray connoistre combien je suis Monseigneur, votre très humble et très obeissan serviteur [.]". Henri II de Bourbon, IIIe prince de Condé, est un prince de sang français,fervent opposant àla régente Marie de Médicis. Il fut gouverneur de Bourgogne etdu Berry, duc de Montmorency, duc d'Albret, duc d'Enghien, et de Bellegarde, premier prince du sang etcomte de Sancerre. Il est le père du "Grand Condé".
Diego Rivera négocie des projets artistiques

Diego Rivera négocie des projets artistiques

Rivera Diego 1886 1957 1 lettre dactylographiée signée 1 p. In-4 3 février 1947 Encre noire sur papier filigrané "Keith Glydesdale Bond". Pliures d'envoi. Agrafe en-tête Lettre dactylographiée signée de Diego Rivera, adressée à son agent Nettie King. En anglais. Courrier relatif à un projet de travail avec un éditeur. Le peintre estprêt à attendre la décision de l'éditeur sisa correspondante vient àMexico en discuter. Il ajoute être intéressé par le projet descartes de Noël, notamment pour la perspective de participer à cette entreprisecommune avec les peintres dontNettie Kinglui a parlé. Il reste le problème du coût et profits de ses dessins. Rivera conclut : "This is why being interested in your proposition, I hope you find a solution to the situation I présent". On joint troiscopies de lettres adressées par Nettie King à Diego Rivera, en 1947. On y trouve notamment le nom des artistes salués par Rivera : Norman Rockwell et Picasso, ainsi que l'aboutissement du projet de cartes de Noël : "[.] you might make a mother and child, not necessarily the Madonna ; quite the contrary, you do not have to make religious subjects at all, just so we could use them for Christmas purpose. If, when you have your mural finished [.] you will send me two small roughs [.] the price he will pay us is $1.000 per painting 5.]". 25 janvier, 30 mars et 14 septembre 1947.3 pp. in-4, au carbone. Trois bords effrangés. Peintremexicain. Ilentretintune relation tumultueuse avec l'artiste Frida Kahlo.
Robert Schumann adresse ses quatuors à Ferdinand David

Robert Schumann adresse ses quatuors à Ferdinand David

Schuman Robert 1886 1963 1 lettre autographe signée 1 p. Grand in-8 24 décembre 1848 Encre brune sur double feuillet. Adresse au verso du second feuillet. Large déchirure restaurée sans manque Très belle lettre autographe signée de Robert Schumann, adressée au violoniste Ferdinand David.En allemand. "Liebe David.Die beifolgenden Quartette waren dir schon längst bestimmt, ich glaubte immer dir sie selbst bringen zu können. Nun will ich aber nicht länger säumen, und da gerade heiliger Abend ist, so trifft es sich um so freundlicher. Gedenke, wenn du sie ansiehst, aller zusammen erlebter Leiden und Freuden. Bald hoffe ich dich auf längere Zeit zu sehen. Dein freundschaftlich ergebener [.]". Traduction : « Cher David. Les quatuors ci-joints t'étaient destinés depuis longtemps, je croyais toujours pouvoir te les apporter moi-même. Maintenant, je ne veux pas tarder plus longtemps, et voilà que c'est justement le réveillon de Noël, aussi cela tombe-t-il bien. Rappelle-toi, quand tu les regarderas, toutes les peines et les joies éprouvées ensemble. J'espère te voir bientôt plus longtemps. Ton ami dévoué[.]». Ami de Schumann et de Mendelssohn, le violoniste et compositeur allemand Ferdinand David (1810-1873) fit sa carrière à Leipzig comme konzertmeister du Gewandhaus et professeur de violon au conservatoire. C'est pour lui que Mendelssohn écrivit son célèbre concerto pour violon en mi mineur op. 64. Robert Schumanns Briefe. Neue Folge, Leipzig, Breitkopf & Härtel, 1904, p. 297, n° 334. Homme d'Etat, l'un des pères fondateurs de la construction européenne.
Les champignons lianes de Patrouillard

Les champignons lianes de Patrouillard

Patouillard Narcisse Théophile 1854 1926 1 lettre autographe signée 2 pp. Grand in-12 11 novembre 1896 Encre noire sur double feuillet de papier vergé filigrané "Universal", surmonté d'un griffon tenant un blason. Bon Lettre illustrée deNarcisse Théophile Patouillard, adressée à son confrère mycologue Jules de Seynes. Patouillard dessine et définit l'Androsaceus Thollonis "[.] Votre petit marasme du Congo a tout à fait l'aspect de mon Androsaceus Tholloniset je crois ces deux plantes identiques. Cependant vous n faites pas mention du mycelium rhizomorphoïde qui - dans mes échantillons accompagne toujours le chapeau. Ci-joint un fragment de ce mycelium. A.Tholloniscroit sur les branches mortes, mais encore en place ; son mycelium forme de grosses touffes qui pendent vers la terre, je n'ai pas vu le stipe inséré sur le mycelium mais toujours à côté, comme je vous figure ci-contre. Dans plusieurs espèces similaires (A. ramentaceus BK, A. equicrinis, etc, etc) le stipe émane du mycelium ; il n'y a peut être pas là un caractère bien important, mais les autres caractères tirés du port, de la couleur, etc, séparent suffisamment la plante du Congo des autres "Champignons lianes". Votre échantillon ressemble à un Thollonis qu'on aurait isolé de son support ; n'avez vous pas le schizomorphe ? ou bien la plante peut-elle se présenter isolément ? Je voudrais vous renseigner mieux et vous communiquer un chapeau, mais les originaux ne m'appartenant pas (collecte. du Muséum*), je ne puis en disposer [.]". Pharmacien etmycologue français.
Lettre de Jean Anouilh au scénariste Charles Spaak

Lettre de Jean Anouilh au scénariste Charles Spaak

Anouilh Jean 1910 1987 1 lettre autographe signée 2 pp. In-8 [vers 1948-1950] Encre noire. Intéressante lettre adressée au scénariste belge Spaak, sur un projet cinématographique qui n'aboutit pas. Il se trouve dans une clinique suisse avec Monelle [Valentin] pour quelques jours encore, puis il ira à la montagne. « [.] L'affaire Rachel, expliquez-le est un mythe. Ces gens se sont servis de nos noms à Luc et à moi et nous ont demandé une consultation sur un découpage fait en Angleterre et mauvais. Nous leur avons indiqué comment le retaper. [.] L'affaire est donc close. Cependant dites à ces syndicats, de ma part, l'absurdité de leur position et qu'ils me croient puisque je n'ai rien à défendre: 1° Sujet français par Rachel 2° Vie française du 19e siècle et auréole du théâtre français dans un film étranger 3° auteur français (qu'on supposait) 4° décorateur et tous techniciens français décors français - studios français qu'avions-nous à y perdre exactement ? Il n'y avait que les acteurs français qui ne tournaient pas. Faire rater une affaire (je ne parle pas de moi qui n'en ai pas besoin) à tous ces gens-là par une douzaine de cabots dont 2 ou 3 millionnaires, est peut-être bizarre. [.] En tout cas c'est faux, à moins que ces gens qui cherchent autorisation et argent n'abusent encore de nos noms - ce que je tâcherai d'empêcher. J'imagine que la consultation nous sera pardonnée (le film n'est pas meilleur et je veux donner ce gage patriotique) et l'office des changes quand j'ai dû emmener Monelle ici où c'est ruineux m'a refusé 1 franc suisse alors que j'avais fait rentrer plus de 2 000 000 de devises l'année dernière ». Auteur dramatique français.
Barbey d'Aurevilly annonce son prochain roman

Barbey d’Aurevilly annonce son prochain roman

Barbey d'Aurevilly Jules 1808 1889 1 lettre autographe signée 3 pp. In-8 28 octobre 1880 Encre noire et une correction autographe à l'encre rouge sur double feuillet de papier vergé filigrané "Original Turkey Mill Kent" avec la devis de l'écrivain, imprimée en rouge t en-tête "Never More". Petites taches Belle lettre de Jules Barbey d'Aurevilly, dans laquelle il est question de ses futurs écrits et de son roman Ce qui ne meurt pas. Quelques ratures et une correction. "[.] Un monde de choses en retard et à mettre en ordre m'ont empêché d'aller au Gaulois et je vous demande encore crédit de quelques jours. Mon intention et mon désir sont toujours de vous voir pour arrêter nos conventions. En attendant, je m'occupe déjà de vous, puisque je vous prépare un roman, en deux volumes, à publier après celui de M. de Montépin. Mais puisque mon temps est pris pour qq. jours encore, voulez-vous Monsieur, que nous causions un peu de ce que je dois faire à votre journal & que nous posions les bases de nos futures arrangements ? Le roman que je vous prépare & que je vous propose est un roman d'analyse & de passion, en deux volumes, intitulé "Ce qui ne meurt pas". C'est un roman du temps avec les moeursdu temps, aussi profond et creusé que j'ai pu creuser & l'approfondir. Ce roman, Monsieur, combien êtes vous disposé à le payer ? Puisqu'il faut toujours en revenir à cette vulgaire question ? Sa publication ne m'empêcherait pas de faire des articles dans votre journal, sous une rubrique quelconque - par exemple "Vices et ridicules du temps". J'en ferai deux ou quatre par mois, à ma convenance, mais je ne voudrais pas être tenu strictement au nombre quatre. et comme vous me payeriez à l'article, cela doit vous être indifférent. Après mon roman, je pourrais vous donner mon Traité de la Princesse, si j'avais quelque succès chez vous. Et maintenant après la bonté de me dire quelles sont vis conditions, pour que nous puissions les établir soit par un lettre, soit par un traité. [.]. Belle signature. Ce qui ne meurt pasfut éditépar Alphonse Lemerre, en1884. Écrivain et dandy français.