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Monet recouvre la vue et consent à réévaluer ses Nymphéas en vue d'une donation à l'état

Monet recouvre la vue et consent à réévaluer ses Nymphéas en vue d’une donation à l’état

Monet Claude 1840 1926 1 lettre autographe signée 4 pp. In-8 27 juin 1925 Encre turquoise sur feuillet double. En-tête imprimé "Giverny par Vernon Eure". Bon Important courrier de Claude Monet adressé à Georges Clemenceau, dans lequel ilconsent à réexaminer ses Nymphéas, en vue d'une donation à l'État, comme il l'avait promis par le passé avant de se rétracter. En effet, en1918, Monet promit de donner ses toiles mythiques à l'État, pour fêter la fin de la Première guerre mondiale. Son ami Clemenceau s'engagea à trouver un lieu d'accueil aux toiles. En janvier 1925, le peintre, diminué physiquement et atteint decataracte, revint brutalement sur sa parole. Quelques temps plus tard, il changea à nouveau d'avis : Monet, sans nouvelle de son ami après leur importante altercation au sujet de la donation des Nymphéas à l'État, lui fait savoir qu’il se porte mieux, principalement «au point de vue de la vision qu’enfin je revois toute chose de sacouleur. J'ai donc reprismes pinceaux une première tentative n’a pas eu de bons résultats mais, j’ai recommencéautre chose mais me voila emballé comme jadis, instantesclave du tempsmais je suis content d’y revenir.Pour ce qui est des grands panneaux, voilà ce que pour le moment, j’ai décidé.Je n’ai pas mis un pieds depuis deux mois dans l’atelier et n’y retournerais qu’à l’automne. À ce moment là, je les jugerai comme s’ils n’étaient pas de moi et comme je les verrais avec une vue nouvellepeut être les trouverais-je mieux que je pensais en tout cas comme je les voyais jadis. Voilà j'espère une nouvelle qui vous ramènera vers moi. Dites moi bien vite d'abord comment vous êtes, vos projets de départ en Vendée et s'il vous sera possible de venir nous voir. Blanche et moi vous embrassons de tout coeur. Votre vieil ami [.]. Je voulais vous écrire depuis longtemps, mais je n'étais pas assez sur de moi". Peintre, le père de l'impressionnisme.
Longue lettre de 12 pages de Léo Delibes à Camille Erlanger

Longue lettre de 12 pages de Léo Delibes à Camille Erlanger, à la villa Médicis

Delibes Léo 1836 1891 1 lettre autographe signée 12 pp. In-8 Dimanche 14 avril 1889 Encre noire sur trois feuillets doubles de papier vergé. Enveloppe conservée avec adresse autographe, timbres et marques postales. En-têtes imprimés "220, rue de Rivoli". Bon Longue et très belle lettre de Léo Delibes, pleine de conseils, adressée à son ami, lecompositeur Camille Erlanger, en résidence à la Villa Médicis de Rome. Il évoque divers sujets: Le conservatoire : "[.] je me débats en ce moment dans une complication de séances, de jurys, de commissions de toutes sortes, pour la plupart en vue de l'exposition [.]". Il déplore que tout cela soit souvent inutile et l'empêche de travailler. A propos du séjour à Rome d'Erlanger, pensionnaire de la Villa Médicis : "Vous êtes tout à fait dans l'état d'esprit où doit se trouver un pensionnaire de Rome pour arriver à de bons résultats. Un travail sérieux et régulier, combiné avec des distractions qui peuvent développer l'imagination et le sentiment du beau. C'est idéal !". Ses conseils : Delibes disserte sur le travail que doit fournir Erlanger, le poème Pétrarque serait-il matière à travail musical : "J'approuve beaucoup (en attendant un ouvrage poétique et symphonique) votre travail classique[.] Est-ce une messe de Requiem que vous avez commencée ? ou seulement des fragments ? Le Kyrie est également le premier morceau d'une messe ordinaire et d'une messe funèbre. Pour l'emploi de l'orchestre moderne dans ce génie de composition, il n'y a pas de lois absolues. Berlioz, et plus récemment Liszt et Verdi ne se sont pas fait faute d'employer toutes les ressources de l'instrumentation moderne, mais je vous conseille d'écrire la chose dans une tradition classique, avec beaucoup d'importances aux voix (souvent dans le style fugué) au rôle de l'orgue et au quatuor, avec l'emploi des trombones ou trompettes, de temps en temps, dans les passages caractéristiques [.]". Il abreuve Erlanger de nombreux conseils pour sa musique et évoque ses propres sorties et souvenirs dans Rome et en Italie. Il est ensuite question des élèves artistes, sculpteurs ou peintres et du droit à passer des concours en étant aussi appelé sous le drapeau. À propos de ses élèves : Delibes compte présenter Alix Fournier au prochain concours Rossini, si sa santé le permet. Maurice Emmanuel, qui fut également son élève, a été très dérangé dans ses travaux "je ne le trouve pas suffisamment prêt", tout comme Eugène Meurant. Compositeur, auteur d'opéras et de ballets, parmi lesquels Coppélia et Lakmé.
Exceptionnelle lettre de Monet à Clemenceau

Exceptionnelle lettre de Monet à Clemenceau, annulant la donation des Nymphéas

Monet Claude 1840 1926 1 lettre autographe signée 3 pp. In-8 6 janvier 1925 Encre turquoise sur feuillet double. En-tête imprimé "Giverny par Vernon. Eure". Bon Importante lettrede Claude Monet, adressée à son grand ami Georges Clemenceau. Le peintrerevient sursapromesse de don des Nymphéas. En 1918, Monet promit de donner ses toiles mythiques à l'État, pour fêter la fin de la Première guerre mondiale. Son ami Clemenceau s'engagea à trouver un lieu d'accueil aux toiles. En 1925, ce dernier, diminué physiquement et atteint decataracte, revient brutalement sur sa parole : "Mon bon ami,je vais vous faire de la peine, mais je n'ai plus la force de lutter et il me faut dire une fois la vérité. Ma vie est une torture. Je ne suis plus bon à rien. J'ai beau vouloir aboutir, je n'arrive qu'à tout perdre. Bref, je ne peux exécuterce àquoi je me suis engagé. On voudra me convaincre on pourra me menaceret rien n'y fera ; et tant que je serai vivant la donation promise ne sera exécutée.Je suis prêt à rembourser à l’état les dépenses faites, je suis tout disposé à le dédommager parle don de ma collection. C’est tout et je vais l’écrire à Mr [Paul]Léon. Je suis vieux bouleversébien malheureux[ ]». On joint une copie manuscrite d’époque de la violenteréponse faite par Georges Clemenceau, le lendemain, 7 janvier 1925. 4 pp. in-4. "Mon malheureux ami.Si vieux, si entamé qu'il soit, un homme, artiste ou non, n'a pas le droit de manquer à sa parole d'honneur - surtout quand ['cette' biffé] c'est à la France que cette parole fut donnée.J'allais vous écrire pour vous demander d'aller déjeuner avec vous dimanche. J'y renonce absolument, et si vous maintenez follement votre décision, j'en prendrai une aussi qui me sera plus douloureuse peut-être qu'à vous-même.En écrivant à Léon, sans même m'avoir donné l'occasion d'une parole, vous avez essayé, comme tous les hommes faibles, de vous couper les ponts. C'est une injure que mon amitié ne méritait pas. Je vous savais capable de folies. Je n'avais pas prévu celle-là. Vous parlez de dommages à l'Etat. Quelle misère ! C'est à vous-même que, par un caprice insensé, vous faites la pire injure.Vous êtes vieux et diminué dans votre vision. Mais votre génie vous est resté. Vous voulez faire que ce soit un malheur pour vous. Mon assentiment à ce cruel caprice vous sera refusé.Si vous êtes diminué dans votre vision, c'est que vous l'avez voulu en laissant aggraver le mal de l'œil opéré et en refusant comme un mauvais enfant, de laisser opérer l'autre. Cependant il s'est produit un véritable miracle. Vous avez pu peindre et vous avez peint plus grand et plus beau que jamais. Le reste je n'ai pas à le rappeler. Votre conscience, volontairement meurtrie de vos propres mains, vous le rappellera jusqu'à votre dernier soupir. Je vous dis la vérité toute nue, n'ayant plus rien à ménager avec vous.Et maintenant voici qu'un délire d'enfant gâté s'empare de vous. Vous avez décidé que votre peinture ne valait rien, et bien que tous ceux qui ont vu les panneaux les déclarent d'incomparables chefs-d'œuvre, bien que vous fussiez très content d'eux à notre dernière entrevue, vous reprenez cyniquement votre parole en déclarant que même confirmée par votre signature elle a valet de zéro. Je croirais me déshonorer, à mon tour, si je discutais avec vous la question ainsi posée. Vous m'avez écrit en Vendée : « Quoi qu'il arrive, ma parole sera tenue ». J'en étais là de vos promesses. Je ne m'en laisserai pas déloger. Si je vous aimais, c'est que je m'étais donné au vous que je vous voyais être. Si ce n'est plus ce vous, je resterai l'admirateur de votre peinture, mais mon amitié n'aura plus rien à faire avec ce nouveau vous. Je suis vieux, moi aussi, et j'ai reçu des coups qui, à mes yeux, ne m'ont pas diminué. Mon ambition pour vous était que vous en puissiez dire autant [.]". Peintre, le père de l'impressionnisme.
Affaire Calas : recueil factice contenant cinq imprimés

Affaire Calas : recueil factice contenant cinq imprimés

5 imprimés 52 pp. - 24 pp. - 6 pp. - 12 pp. - 104 pp. In-8 [1761-1762] Petites griffures et frottements à la reliure. Brunissure à l'angle supérieur droit répétéeà tous les feuillets. Quelques symboles manuscrits au premier feuillet blanc et en tête de la première page, sans atteinte au texte. Dernier feuillet blanc en partie déchiré. Quelques défauts Recueil factice contenant cinq imprimés relatifs à l'affaire Calas, reliés en un petit volume in-8 : basane brune marbrée, dos à 5 nerfs, tranches rouges mouchetées (Reliure de l'époque). Il contient : Mémoire du Sieur Gaubert Lavaysse. Toulouse, Jean Rayet, s.d. Mémoire du Sieur Gaubert Lavaysse. S.l.n.d.Manque la page de titre. Déclaration du sieur Louis Calas.S.l.n.d. [2 décembre 1761]. Manque la page de titre. Mémoire justificatif, pour le Sr.Louis Calas [par l'avocat Théodore Sudre]. Toulouse,J. Rayet, s.d. Mémoire pour le sieur JeanCalas, négociant de cette ville ; Dame Anne Rose Cabibel son épouse ; & le sieur Jean Pierre Calas un de leurs enfants. Toulouse,J. Rayet, s.d. Passionnant ensemble, témoignage de cette affaire hors norme, à laquelle Voltaire s'était mêlé pour crier à l'erreur judiciaire. Le 13octobre 1761, Jean Calas, négociant protestant toulousain, trouve,à son domicile, son fils Marc-Antoine mort, étranglé. Pensant qu’il s’est donné la mort et afin d’éviter le traitement infligé à l’époque aux suicidés, il tente de faire passerle suicide pour unmeurtre. Néanmoins, la justice l'accusa del’avoir lui-même assassiné, pour l’empêcher de se convertir au catholicisme. Condamné à mort le 10mars 1762, Jean Calas est roué vif, étranglé et brûlé.Une partie de la population fut révoltée par ce verdict, dont Voltaire, qui considéra celacomme un assassinat et écrivit sonTraité sur la tolérance, à l’occasion de la mort de Jean Calas(1763), qui débute ainsi: "Le meurtre de Calas, commis dans Toulouse avec le glaive de la justice, le 9emars 1762, est un des plus singuliers événements qui méritent l’attention de notre âge, et de la postérité [.]."
Rare lettre autographe de Buffon à Dutour de Salvert

Rare lettre autographe de Buffon à Dutour de Salvert, sur les aimants

Buffon (Leclerc, comte de) Georges Louis 1707 1788 1 lettre autographe signée 1 p. In-4 22 décembre 1749 Encre brune sur feuillet double de papier vergé filigrané. Adresse autographe au verso du second feuillet " A Monsieur - Monsieur Du Tour à Riom". La lettre est en parfait état. Le second feuillet : manque angulaire de papier par bris du cachet et déchirure parallèle à la pliure centrale, trace de brochage. Deux des plus grands naturalistes français Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788)etÉtienne François Dutour de Calvert, échangent au sujet des aimants. Cette même année, parurentles trois premiers volumes de L'Histoire Naturelle, le maître-ouvrage de Buffon. : "J'avois, Monsieur, donné des ordres, pour qu'on vous envoiadans le temps les Discours surl'aimant que vous m'aviez demandé, et j'ai été très fâché d'apprendre enarivant[sic] à la campagne qu'ils n'avoient pas été exécutés faute de savoir par quelle voie il faut vous les faire tenir. Je crains que cela ne vous ait mis dans le cas des les achetter [sic], et ce qui me mortifie le plus c'est que vous avez dû me soubçonner de vous oublier. Je vous enverrai donc ou je donnerai icy à qui vous voudrez un exemplaire de ces discours, je vous dirois ce que je pense du vôtre, c'est-à-dire je vous en ferois l'élogesi je n'avois pas des excuses à vous faire, mais je veux tenir de votre amitié seule le pardon de mes négligences. Adieu, mon cher Monsieur, comptez toujours sur toute mon estime et sur l'inviolable attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur [.]". Mention de réponse «rép. le 8 janvier 1750». Buffon, alors intendant du Jardin du Roi depuis1739 étudiaitles espèces vivantes, les plantes et lesminéraux ainsi quel'électricité, comme le montre la référence aux aimants. En 1788,ilpubliera un Traité de l'aimant et de ses usages,qui sera le dernier livre édité de son vivant. Le Discours sur l'Aimantmentionné ici pourrait-êtreuneversionantérieurede ce texte, qui sera publié plus tard dansl'Histoire Naturelle. Son correspondant, Dutour de Salvert, avait publié en 1746 un Mémoire sur l'attraction de l'aimant, c'est vraisemblablement à ce livre que Buffon fait ici référence. Naturaliste, auteur de l'Histoire Naturelle, véritable bible de la connaissance scientifique du XVIIIe siècle, dont la publication, commencée en 1749, ne s'acheva qu'en 1788. Membre de l'Académicien française et de l'Académie des sciences.
Puccini confie la création de Madame Butterfly à Marguerite Carré dans 6 nouvelles villes

Puccini confie la création de Madame Butterfly à Marguerite Carré dans 6 nouvelles villes

Puccini Giacomo 1858 1924 1 lettre autographe signée 1 p. In-8 Octobre 1907 Encre brune sur feuillet double de papier vergé. Pliure centrale Important courrier adressé à la sopranoMarguerite Carré par le librettiste Paul Ferrier et contresignée par Giacomo Puccini et l'éditeur de musique milanais Giulio Ricordi. Puccini reconduit le contrat de Marguerite Carré, pour créer lerôle principal de Madame Butterfly(Cio-Cio-San) dans 6 villes françaises et belges. "Chère Madame et amie,Nous nous faisons un plaisir de vous confirmer l'engagement, pris par nous, de vous réserver, pendant deux ans, soit jusqu'à septembre 1909, la création du rôle de Madame Butterfly sur les scènes de Bruxelles (La Monnaie), Nantes, Nice, Vichy, Bordeaux et Aix les Bains.Heureux de vous témoigner ainsi notre gratitude et notre admiration pour la grande artiste à qui nous devonsl'éclatantsuccès de l'ouvrage à l'Opéra comique [.]". Après unepremière représentation difficile à la Scala de Milan,le 17 février 1904, Madame Butterfly fut crée à Paris, le28 décembre 1906 au Théâtre national de l'Opéra-Comique, dans une versionadaptée par Paul Ferrier. La mise en scène fut assurée par Albert Carré, alors directeur de l'Opéra comique, et le rôle titre fut exécuté par sa femme, la chanteuse lyrique Marguerite Carré, ici reconduite pour poursuivre ses performances. Compositeur italien, auteur de Tosca, la Bohême, Madame Butterfly.
Lettre du botaniste René Louiche Desfontaines au comte d'Angiviller

Lettre du botaniste René Louiche Desfontaines au comte d’Angiviller

Desfontaines René Louiche 1750 1833 1 lettre autographe signée 2 pp. In-4 6 novembre 1786 Encre brune sur papier vergé filigrané. Très pâles et diffuses brunissures René Louiche Desfontaines reçoit, contre son gré, le courrier du comte d'Angiviller, surintendant des bâtiments du roi, qui lui est adressé au Jardin du roi.Desfontaines explique ce dysfonctionnement, présente ses excuses et lui assure que cela n'arrivera plus "à moins que vous ne veuilliez m'en accorder la permission seulement pour ce qui concerne le service du jardin du roi [.]". Brouillon de réponse autographe du comte d'Angiviller, "surintendant des bâtiments du roi", rédigé sur le même courrier, et datée du 9 novembre 1786."Je me prêterai, Monsieur, bien volontiers à vous faciliter une correspondance qui ne peut qu'être autrement utile à la science que vous cultivez avec tant le succès [.]. Vous pouvez donc continuer à faire usage de cette faculté, en priant vos correspondants de s'abstenir absolument de l'employer à autre objet que votre correspondance botanique [.]". Les lettres sans rapport avec ce domaine devront lui être retournées "avec la note du lieu d'où elles viennent et je les ferai repasser a M. D'Ogny pour qu'elles soient tracées [.]". [Claude-Jean Rigoley, baron d’Ogny (1725-1798) fut surintendant des Postes et relaisde France, charge qu'il exercera conjointement avec son fils]. Botaniste. Chargé de la botanique du Museum au Museum d'Histoire Naturelle, de 1793 à 1833.
Michel Chevalier

Michel Chevalier, en mission aux États-Unis, étudie les chemins de fer

Chevalier Michel 1806 1 lettre autographe signée 2 pp. In-4 14 novembre 1834 Encre brune. Légers manques de papier en marge gauche Michel Chevalier est alors en mission aux États-Unis : "Vous trouverez ci-joint quatre exemplaires d'une petite brochure sur les chemins de fer de ce pays. Je vous prie d'en accepter une, et de faire parvenir les autres à MM. Beaunier, Garnier, Leplay du corps des mines". Sur ses recommandations, l'éditeur New-yorkais du Journal des Chemins de fer "a envoyé sa collection aux annales des Ponts et Chaussées en demandant l'échange pour l'avenir [.]. La même chose est arrivée pour le Journal du Franklin Institute, Philadelphie, journal très intéressant. Le premier certainement, en fait de science industrielle, qu'on publie de ce coté de l'Atlantique". Ces manquements donnent aux français une réputation de désordre et de négligence désagréable : "on est persuadé que nous ne sommes bons qu'à faire des maîtresà danser ou des cuisiniers". Chevalier poursuit : "Je pars pour l'Ouest. Je vous prierai cependant d'adresser toujours ce que vous auriez à me faire parvenir à New-York" chez un négociant dénommé Steinbrenner et Co. L'économiste MichelChevalierpartit en 1833 mener une enquête sur les mines, l’industrie et les infrastructures des États-Unis.Cette mission durera du 1eroctobre 1833 jusqu’au 23novembre 1835 et il en tirera un livre, en 1836,Lettres sur l’Amérique du Nord. Il y raconte la science et l’ingénierie, l’économie, la politique et la sociologie du pays. Il évoque également le crédit public, le chemin de fer, le développement du réseau routier, l’état de l’industrie américaine, lesconditions de travail, salaires et conditions de vie des classes laborieuses, ainsi que le réseau des canaux et voies ferroviaires reliant les grandes cités du Nord aux États du Sud, etles métropoles de l’Est (New York, Boston, Baltimore), connectées à la Frontière Ouest. Chevalier peint une vision claire de l’économie et du régime politique américain d’alors, qui eut un impact sur les économistes européens. Économiste et homme politique français.