Librairie Alain Brieux

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Théorie des nombres

LUCAS, Édouard XXXIV-520 pp. Paris, Gauthier-Villars, 1891, in-8, XXXIV-520 pp, toile verte postérieure, couvertures conservées, Édition originale. Tome premier, seul paru, comprenant le calcul des nombres entiers, le calcul des nombres rationnels et la divisibilité arithmétique. Il s'agit de la dernière oeuvre de l'arithméticien français Édouard Lucas (1842-1891), auteur de nombreux ouvrages sur la théorie des nombres, sujet alors rarement traité en France. Dans une lettre qu'il avait adressée au mathématicien Ernesto Cesàro, Lucas présentait son ouvrage, alors sous presse, comme la "glorification de cette trinité : Fibonacci, Fermat, Pascal". "Au travers de sa Théorie des nombres, l'auteur donne libre cours à des apports nombreux relevant de la "géométrie de situation" (réseaux, problème des quatre couleurs, polyèdres convexes), ou développant l'analyse combinatoire au profit du calcul des probabilités et le côté aléatoire de la théorie des jeux. Outre ces applications, on relève une étude très fine des fractions continues et une démonstration particulièrement élégante d'un théorème appelé réciproque du petit théorème de Fermat" (Décaillot). Édouard Lucas compte parmi les figures les plus représentatives du milieu des arithméticiens français de la seconde moitié du XIXe siècle. Il fait ses études à l'École Normale d'Amiens et devient professeur de mathématiques au lycée Saint-Louis et au lycée Charlemagne. Il décède, de manière quelque peu triviale, à la suite d'un accident dû à une chute d'assiettes survenue au cours d'un banquet. Outres ses travaux sur la théorie des nombres, on lui doit des oeuvres de vulgarisation, récréations mathématiques et arithmétiques, ainsi que la conception d'une machine arithmétique destinée à vérifier la primalité des nombres de Mersenne et l'invention d'un célèbre jeu de réflexion, la Tour d'Hanoï. Sa postérité est tout particulièrement importante aux États-Unis. Rousseurs. Première de couverture et un cahier détachés. Dos décollé. DSB VIII, 531. Anne-Marie Décaillot, "L'arithméticien Édouard Lucas (1842-1891) : théorie et instrumentation". In Revue d'histoire des mathématiques, 1998.
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Les très-merveilleuses victoires des femmes du nouveau monde. [Et] La doctrine du siècle doré

POSTEL, Guillaume [4]-92-27 pp. "Sur l'imprimé. A Paris, chez Jehan Ruelle, 1553" (i.e. Rouen, c. 1750), in-8, [4]-92-27 pp, maroquin vert du début du XIXe siècle, roulettes d'encadrement sur les plats, dos lisse et fleuronné, tranches dorées, roulette en bordure des contreplats, Rare réimpression du XVIIIe siècle de ces textes du cabaliste français Guillaume Postel (1510-1581) : il s'agirait d'une édition donnée par l'abbé Jean Saas (1703-1774), chanoine et bibliothécaire de la cathédrale de Rouen, "critique instruit et judicieux" (Brunet). L'édition originale, rarissime, a été publiée en 1553 à Paris, d'une part chez Gueulard et Warencore, d'autre part, accompagnée de la Doctrine du siècle doré, chez Jean Ruelle : c'est sur celle-ci que l'édition de Saas a été faite. Elle passait pour avoir été si bien réalisée qu'il serait arrivé, "lorsqu'on recherchait beaucoup plus qu'aujourd'hui les ouvrages de Postel, que des exemplaires qu'on avait fait roussir dans la cheminé, pour leur donner un air de vétusté, ont été vendus comme s'ils eussent été d'édition originale" (Fournier, Nouveau dictionnaire portatif de bibliographie, 1809, p. 430-431). Les traités de Postel sont précédés d'un Avertissement où l'on apprend que seul un très petit nombre d'exemplaires de l'ouvrage ont été tirés, "pour ne pas faire perdre entièrement à cet ouvrage de Postel le mérite de la rareté" (p. XX). Les très-merveilleuses victoires des femmes du nouveau monde est également connu sous le nom de la Mère Jeanne. Postel y fait l'apologie des femmes, en parlant "sous nom et sous l'inspiration d'une certaine mère Jeanne, Eve nouvelle qu'il avait connue en Italie et dont il prétend que la substance est passée dans la sienne" (Caillet). L'auteur formule ainsi doctrine selon laquelle il y aurait deux rédempteurs, l'un pour les hommes, le Christ, l'autre pour la femme, Jeanne. La pensée de Postel servira à Kant pour illustrer les "errances" inhérentes au dogme de l'Incarnation (Le conflit des facultés). Bel exemplaire relié en maroquin d'un vert éclatant. Coiffes usées. Gustave Brunet, Les très merveilleuses victoires des femmes du Nouveau monde, Genève, 1869. Caillet n° 8912.
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Lettres sur les roches du Jura et leur distribution géographique dans les deux hémisphères

MARCOU, Jules XXIV-364 pp., 3 tableaux et 2 Paris, Friedrich Klincksieck, 1860, in-8, XXIV-364 pp, 3 tableaux et 2 cartes depl, broché, couverture imprimée de l'éditeur, Édition originale de ces Lettres de l'impétueux géologue jurassien Jules Marcou (1824-1898), rédigées à Zurich puis à Salins. L'ouvrage, en 10 longues lettres adressées au spécialiste allemand du Jurassique Albert Oppel (1831-1865), constitue une tentative audacieuse d'élargir les brillantes recherches de l'auteur sur le Jura à l'ensemble du globe. Il y mêle des considérations scientifiques à des attaques parfois humoristiques contre ses confrères - Marcou était connu pour franc parler inhabituel et son absence de réserve. Deux cartes in fine illustrent la distribution des animaux marins dans les deux hémisphères d'après Edouard Forbes, et le globe à l'époque jurassique selon les théories de l'auteur. Marcou, grand ami de Louis Pasteur, fut le plus grand spécialiste du Jura de son époque et l'un des pionniers de l'exploration scientifique de l'Ouest américain. Il publia des cartes de synthèse sur les États-Unis, ainsi qu'une Carte géologique du Monde. Il est tout autant célèbre pour ses travaux géologiques que pour sa propension à tout critiquer et à se faire des ennemis. Exemplaire enrichi d'un envoi signé en première de couverture au géologue Ch[arles][Sainte-Claire] Deville (1814-1876). Exemplaire non coupé. Cachets de l'Institut Catholique de Paris Couverture défraîchie.
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Instruction pour les jardins fruitiers et potagers. Nouvelle édition reveue et corrigée, augmentée d’une Introduction pour la culture des fleurs

LA QUINTINIE (ou LA QUINTINYE), Jean de 2 volumes, À Paris, par la compagnie des Libraires, 1715, in-4, 2 volumes, [8]-16-23-[8]-666-[3] + [12]-562-[30] pp, 13 pl. dont 2 depl, veau marbré refait à l'imitation, dos à nerfs et fleuronné, pièces de titre rouges, tomaisons vertes, Bel exemplaire de ce célèbre ouvrage sur la culture des arbres fruitiers. Son illustration se compose de : 8 bandeaux représentant des jardiniers au travail, finement gravés sur cuivre par Jean-Baptiste Scotin, placés en tête des six parties de l'Instruction, du Traité de la culture des orangers et des Réflexions sur l'agriculture ; 13 planches en taille douce, dont 2 dépliantes, l'une figurant Le jardin du Roy à Versailles, l'autre les Manières de préparer un arbre pour le planter ; 3 planches d'outils (serpettes, scies, greffoir) ; et 8 planches matérialisant la taille d'arbres en fonction de leur nombre de branches et de leur âge ; quelques figures sur bois dans le texte. Il s'agit de la quatrième édition autorisée parue depuis l'originale de Claude Barbin en 1690, soit de la troisième édition donnée par la Compagnie des libraires, dite "compagnie de Barbin", qui racheta le fonds du libraire en 1697. Jean-Baptiste de la Quintinie (1626-1688), fameux jardinier et agronome français, a rassemblé son toute expérience et livré ses toutes ses réflexions dans cette Instruction, qui lui assura une gloire posthume. L'ouvrage se démarque des autres traité agricoles de son temps par la méthode rationnelle qu'il propose, par son éloquence et par sa vocation scientifique ; il s'imposa, en quelques décennies, comme une référence dans le domaine de la culture des arbres fruitiers. Il connut une traduction anglaise en 1693 et de nombreuses contrefaçons. La compagnie des libraires, qui en détenait le privilège, le réédita jusqu'en 1756. La Quintinie abandonna la profession d'avocat pour se consacrer au jardinage. Il s'occupa des jardins de grands personnages de l'époque (Nicolas Fouquet, le prince de Condé, le duc de Montausier, Colbert). En 1670 Louis XIV lui confia la charge inédite de la direction de ses jardins fruitiers et potagers. Ensuite, pour cinq années, il se consacra à la création du nouveau potager du roi. On doit à ce jardinier du Grand Siècle d'avoir enrichi l'horticulture "des apports de la physiologie végétale, de la botanique et des premiers rudiments de la chimie" (Martine Constans, Jardiner à Paris au temps des rois, 2003). Il contribua également à la distinction entre les divers métiers spécialisés dans la création de jardin : jardiniers, fleuristes, botanistes, maréchais, etc. Ex-dono manuscrits sur les gardes blanches : "Joann. Anton. Fabry ad usum dominii De Lapeyrouse". Belle reliure, refaite avec beaucoup de talent et d'habilité. Plan du jardin potager réparé. Pritzel 5075. Fanny Blanchard, Les éditions françaises et allochtones de l'Instruction pour les jardins fruitiers et potagers de Jean-Baptiste de La Quintinie. Lyon, Septembre 2015.
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Complément d’études sur la vision des couleurs”. In : Mémoires de l’Académie des sciences de l’Institut de France. Tome 41

CHEVREUL, Michel Eugène pagination multiple, 3 Paris, Gauthier-Villars, 1879, in-4, pagination multiple, 3 feuillets dépliants et 11 planches, broché, couverture imprimée bleue de l'éditeur, Très bel exemplaire, tel que paru, de ce tome 41 des Mémoires de l'Académie des sciences, qui contient 10 notes et articles : les 9 premiers ont été rédigés par Antoine-César et Edmond Becquerel, tandis que le dernier est dû au célèbre chimiste et théoricien français des couleurs, Eugène Chevreul (1786-1889) : "Complément des études sur la vision des couleurs. De l'influence exercée sur la vision par des objets colorés se mouvant circulairement autour d'un axe perpendiculaire à leur plan, quand on les observe comparativement avec des objets en repos identiques aux premiers". 277 pages et 7 planches en trois tons, figures dans le texte dont 4 rehaussées de rouge. Ce mémoire expose la théorie du "contraste rotatif", qui constitue une quatrième catégorie, s'ajoutant aux trois types définis plusieurs années auparavant : le contraste simultané, le contraste successif et le contraste mixte. Il comprend 7 planches en deux tons et trois figures colorées dans le texte. Le type rotatif concerne tous les effets obtenus par les cercles en mouvement : il se compose d'un nombre indéfini de contrastes successifs identiques, dont chacun comprend deux temps. Pour le représenter, Chevreul imagine un cercle dont une moitié réfléchit une couleur et l'autre la lumière blanche : lorsqu'il est mis en mouvement, le phénomène obtenu est le même que dans le contraste successif, "avec la différence que tant que le cercle tournera avec la même vitesse, et que l'oeil conservera sa position première où il a vu parfaitement dans un premier temps une couleur a en mouvement et immédiatement dans un second temps la complémentaire c de a, la vision successive de a et de c sur la rétine se produira également" (p. 244). Chevreul propose la mise en pratique du contraste rotatif moyen d'une "pirouette complémentaire", soit une simple toupie portant un disque de carton dont le mouvement circulaire permet la vision des contrastes successifs des mêmes couleurs complémentaires, en trois phases : la teinte est uniforme au départ ; sous l'effet de la vitesse, plusieurs teintes apparaissent ; enfin, lors du ralentissement, on retrouve sur la partie blanche la complémentaire. Ce "spectacle charmant" réjouit le savant, pour qui "les phénomènes produits sont alors (.) les premiers qu'on puisse citer d'une véritable mélodie des couleurs" (p. 183).
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Franchir les Alpes : recueil factice de 21 fascicules sur l’alpinisme, l’observatoire Vallot et les projets de tunnels au Mont-Blanc et au Simplon

MONT-BLANC ET SIMPLON] formats multiples , 1870-1891, in-8, formats multiples, établis dans une reliure demi-chagrin bleu, couvertures d'origine conservées, Belle mise en recueil de pièces peu courantes : leur réunion est peut-être due au fondateur de la spéléologie, Édouard-Alfred Martel (1859-1938), dont le nom apparait dans un envoi signé par l'alpiniste Joseph Vallot (1854-1925), célèbre fondateur de l'observatoire et refuge éponyme installé sur le mont Blanc. Les pièces ont été reliées dans l'ordre croissant de leur taille, du plus petit au plus grand format in-8. La plupart sont des tirés à part qui concernent l'ascension du mont Blanc (14 articles) et les débats qui ont été publiés vers 1880 sur les projets de traversée ferroviaire des Alpes par un tunnel au Simplon ou au mont Blanc (6 articles). Un article a trait aux questions météorologiques. Celui qui comporte l'envoi de Vallot provient de l'Annuaire du Club Alpin Français : Construction de l'Observatoire du Mont-Blanc. Extrait de l'Annuaire du Club Alpin Français. 17e vol, 1890. Paris, Typographie Chamerot et Renouard, 1891. 37 pages, 3 pl. dans le texte. Couvertures conservées. Envoi sur la première de couverture. ? En tout, nous dénombrons CINQ ARTICLES DE VALLOT, celui-ci compris : - L'ascension du Mont-Blanc autrefois et aujourd'hui. Conférence faite à Bordeaux le 30 Mars 1889. Extrait du Bulletin de la section du Sud-Ouest du Club Alpin Français. N° 25, juillet 1889. Bordeaux, Imprimerie Gagnebin et Lacrambe, 1889. 18 pages. - Neiges et rochers. Excursion scientifique au Mont-Blanc et aux Aiguilles. Extrait de l'Annuaire du Club Alpin Français. 13e vol, 1886. Paris, Typographie Georges Chamerot, 1887. 28 pages non coupées. Couvertures conservées. - Trois jours au Mont-Blanc. Cinq ascensions au sommet. Extrait de l'Annuaire du Club Alpin Français. 14e vol, 1887. Paris, Typographie Georges Chamerot, 1888. 30 pages, 3 planches dans le texte. Couvertures conservées. - Un siècle d'ascensions au Mont-Blanc. Extrait de l'Annuaire du Club Alpin Français. 15e vol, 1888. Paris, Typographie Georges Chamerot, 1889. 38 pages, illustrations et 5 planches dans le texte. Couvertures conservées. ? CINQ ARTICLES DE MARTEL, sur le même sujet : - Les aiguilles du gouter et de l'argentière (historique et topographie). Extrait de l'Annuaire du Club Alpin Français. 14e vol, 1887. Paris, Typographie Georges Chamerot, 1888. 49 pages, 4 planches dans le texte. Couverture conservée - Duas ascensions al macis del Mont-Blanc. Extret del Bulleti de la Associació d'excursions Catalana, n° 118-120. Barcelona, Imprempta dels successors de N. Ramirez Y C, 1888. 15 pages, 1 planche dans le texte. Couvertures conservées. - Deux ascensions dans le massif du Mont-Blanc. Bruxelles, F. Hayez, 1888. 12 pages. Couvertures conservées. - Esteigung des Mont Blanc (4810 m.) über die Aiguille du Goûter (3843 m.). Separat-Ausdruck aus der Österreichischen Alpen Zeitung, nr 244, 10. Jahrgang, 1888. 7 pages. - Der Glacier d'Argentière. Separat-Ausdruck aus der Österreichischen Alpen Zeitung, nr 250, 10. Jahrgang, 1888. 6 pages, 1 planche dans le texte. ? QUATRE ARTICLES PAR DES AUTEURS DIVERS, concernant de même l'alpinisme au mont Blanc et l'histoire des ascensions au sommet : - G.D.G. Une ascension au Mont Blanc. Paris, au bureau de la Revue Britannique, 1870. 24 pages (et 4 pp. cat. éditeur). Couvertures conservées. Envoi signé de l'auteur sur la couverture (signature non déchiffrée). Extrait de la Revue Britannique , numéro de janvier 1870. - Joseph Lemercier. Ascension du Mont-Blanc par l'Aguille du gouter. Extrait de l'Annuaire du Club Alpin Français. Année 1883. [Paris, Typographie Georges Chamerot, 1883]. 12 pages, 1 planche à pleine page dans le texte. - Albert Breittmayer. H. Benedict de Saussure et son ascension du Mont-Blanc (Deux Genevois du XVIIIe siècle. II). Lyon, Imprimerie A. Storck, 1887. 20 pages. Couvertures conservées. - Sella
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Ce qu’on dit et ce qu’on pense. Petites scènes du monde. [Suivi de ] Inconvénients d’un voyage en diligence. [Et] Le diable boîteux à Paris

SCHEFFER, Jean-Gabriel ; LEPRINCE, Auguste-Xavier oblong, 3 suites de A Paris, chez Gihaut frères ; et chez Ostervald et Pieri, 1826-1830, in-4, oblong, 3 suites de lithographies coloriées à la main, réunies en 1 volume, demi-basane bleue, dos lisse, fileté et orné de fers romantiques représentant des oiseaux, Beau recueil réunissant trois albums de lithographies rares, dépeignant avec humour des scènes de la vie familière à l'époque de la Restauration. SCHEFFER, Ce qu'on dit et ce qu'on pense. Paris, Gihaut, 1829-[1830]. Page de titre et 60 estampes coloriées, imprimées sur les presses lithographiques de Villain pour les 12 premières, et de Gihaut frères pour les autres. Rare exemplaire complet de cette suite de lithographies satiriques, qui raillent les petites hypocrisies qui ont cours dans la société bourgeoise. Les légendes permettent ainsi de lire ce que disent les personnages, sur la colonne à gauche, puis de savoir ce qu'il pensent réellement, dans la colonne de droite. La page de titre est à la date de 1829, mais certaines lithographies ont été réalisées ultérieurement, après la Révolution de Juillet et l'avènement de Louis-Philippe ; en effet, si la totalité des estampes se rapporte à la vie quotidienne, l'une d'entre elles (n° 49) évoque les évènements politiques récents : Le nouveau roi, sur son cheval blanc, s'avance au milieu d'une foule bienveillante qui lui crie "Vive le roi !". En sous-titre, le Ce qu'on pense : "(N.B.) après juillet 1830, ne confondons pas". A droite de l'image, au premier plan, un tas de pavés et une poutre rappellent les barricades des Trois Glorieuses. Outre Louis Phllippe, un autre personnage se distingue parmi les anonymes représentés sur ces estampes : le compositeur Rossini, qui flatte un jeune homme sur ses talents de musiciens (n° 30) ; ce qu'il pense vraiment se trouve dans le livret de La Cenerentola (Cendrillon). Chaque estampe porte le monogramme de l'artiste "J.S.", Jean-Gabriel Scheffer, peintre de genre et lithographe genevois (1797-1876), formé à Paris dans l'atelier de Jean-Baptiste Regnault, décrit par Béraldi comme le "dessinateur petit-bourgeois de 1830". Du même SCHEFFER, notre recueil présente des estampes de la série du Diable boîteux à Paris. Paris, chez Ostervald et Pieri-Benard, 1830. Page de titre et 6 estampes coloriées, imprimées sur les presses lithographiques de Fonrouge et Lemercier. Toutes sont titrées "Tableaux de Paris". Le ton est identique à la série précédente : l'artiste présente des portraits types de plusieurs catégories de parisiens, pour se moquer de leurs petits travers. Une note manuscrite précise, en pied de la page de titre : 1ere livraison. Nous ignorons combien de ces Tableaux de Paris ont paru, en tout. Les estampes que nous avons sont : les Étudiants, les Grisettes, l'Aristocratie financière, l'Éducation, l'Aristocratie pure et les Industriels. Entre ces deux suites ont été placés les Inconvéniens d'un voyage en diligence, douze tableaux lithographiés par M. Xavier LEPRINCE. Paris, chez Gihaut frères et chez Sazerac et Duval, 1826. Page de titre et 12 estampes coloriées, imprimées par Engelmann et Langlumé. Suite complète de 12 inconvénients dépeints par Xavier Leprince (1799-1826) : monter les côtes sous la pluie, avoir le mal des transports, désembourber la diligence, être détroussé par les bandits de grand chemin, subir la fouille des douanier, etc. Le style et le ton confinent ici à la caricature franche. Coloris très frais, rousseurs très rares. Les 3 pages de titre sont brunies. Dos épidermé, coins et coupes usés.
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De arte gymnastica libri sex. Tertia editione correctiores, & auctiores facti

MERCURIALE, Girolamo [12] -308 (i.e. 314) - [26] Venetiis, apud Iuntas, 1587, in-8, [12] -308 (i.e. 314) - [26] pp, demi-vélin du XIXe siècle, dos lise orné de filets et petits fleurons dorés, pièces de titre rouge et verte, [Signatures : *6, A-C8, D10, E-S8, T10, V8, X6 (dernier feuillet blanc)] 23 bois gravés à pleine page et 1 bois dans le texte. Troisième édition vénitienne, publiée comme les précédentes par les Giunta, du premier ouvrage de gymnastique occidental, rédigé par le médecin Girolamo Mercuriale (1530-1606) ; elle est illustrée du second tirage des bois gravés d'après les dessins de l'architecte-antiquaire Pirro Ligorio (1513 ou 1515-1583). L'ouvrage a fait l'objet de cinq éditions du vivant de l'auteur : la première, publiée en 1569, ne contenait pas d'autre illustration que le plan de la palestre. En 1573 parait la première édition illustrée, dédicacée à l'empereur Maximilien II. Notre édition est considérée comme la seconde illustrée, mais notons qu'une édition non autorisée avait également paru à Paris en 1577, ornée de bois différents (chez Jacques Du Puys). Le De arte gymnastica permet à l'auteur de vanter les bienfaits de l'activité sportive sur la santé. Il dinstingue trois trois types de pratiques chez les Romains : la gymnastique militaire, ou pyrrhique, qu'il considère comme un mal nécessaire ; la gymnastique athlétique et de compétition, qu'il condamne ; et la gymnastique médicale, dont il fait la promotion. L'objectif médical du traité se double d'une intention historique : Mercuriale était un familier des cercles humanistes et antiquaires de Rome et de Padoue. Parmi ses connaissances, il comptait Pirro Ligorio, responsable des fouilles de la villa d'Hadrien à Rome et protégé du duc de Ferrare Alphonse II d'Este. C'est à lui qu'il confie l'illustration de son traité. La conception de ces bois servira également au décor des cycles peints du Castello Estense à Ferrare. Ainsi, outre le plan de la palestre, le De arte gymnastica comprend des planches représentant les diverses activités de gymnastique pratiquées dans l'Antiquité : pugilat, pancrace, lancer de disque, acrobatie et funambulisme, danse en armes, natation en piscine, jonglage, haltères, balançoire pour les femmes, etc. ; des accessoires propres à l'exercice sont également représentés : les cestes bandant les mains des pugilistes, les strigiles pour se racler la peau après l'effort, ou encore le disque à lancer. En archéologue consciencieux, mais avec le recul d'un chrétien, Mercuriale fait état des habitudes romaines de pratiquer le sport nu, de se baigner ensuite aux thermes sans vêtement, puis de banqueter en position allongée, femmes et homme ensemble. Il mentionne également la pratique de la constiction du souffle, particulièrement désapprouvée, consistant à serrer le cou, le thorax et l'abdomène, afin de renforcer les muscles respiratoires, poussant parfois jusqu'à l'asphyxie, afin de provoquer l'érection. Ligorio, bien obligé de respecter la vérité historique, représente ainsi des corps quasi nus, tout en se gardant de montrer les parties intimes. Notons que pour la représentation de l'exercice du souffle, les personnages sont ventripotants et laids, propres à susciter le dégoût que Mercuriale ressent lui-même à l'évocation de cette pratique érogène. Mouillure très claire en tête de quelques feuillets au milieu de l'ouvrage. Sinon, bon exemplaire. Nadeije Laneyrie Dagen, "Regards croisés sur la gymnastique antique : l'écrivain, le graveur, le peintre". In : Les arts quand ils se rencontrent, dir. Jackie Pigeaud, Presses universitaires de Rennes, 2009. Pp. 143-155.
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Journal de physique, de chimie, d’Histoire naturelle. Avril an 1812

MICHELOTTI Victor [1]-82 p., pagination de 238 [Paris, De l'imprimerie de Mme Ve Coursier], 1812, in-4, [1]-82 p, pagination de 238 à 320, 2 tableaux, 1 planche gravée, broché sous couverture d'attente beige de l'époque, Cahier orignal extrait du Journal de Physique qui s'ouvre par un texte de Victor Michelotti sur ses "Recherches sur la préparation de l'indigo" (p. 237-245). Comprend également : - "Quatrième mémoire sur les fossiles qui appartiennent à des genres fluviatiles ou terrestres par M. Brard" (p. 247-261 et une planche placée à la fin du cahier). - Observations météorologiques de l'Observatoire de Paris, mars 1812" (p. 262-263). - "On the nature of oximuriatic gaz, etc, ou Mémoire sur la nature du gaz oxi-muriatique, et sur la conversion du gaz oxide de carbone en acide carbonique au du premier, en réponse à M. John Davy ; par M. Murray" (p. 264-268). - "Traité de l'art de fabriquer la Poudre à canon ; par MM . Bottée et Riffault. Extrait par J.-C. Delamétherie*" (p. 269-285). - "Leçons de minéralogie données au Collège de France, par J. C. Delamétherie" (p.286-306). - "Traité de la Phosphorescence des corps par M. Heinrich, extrait par M. Vogel" (p. 307-315). *Jean-Claude Delamétherie (ou de La Métherie ou de Lamétherie) naturaliste, minéralogiste et géologue Delamétherie (1743-1817) fut également l'éditeur du Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle à partir de 1785. Précieux cahier, à toutes marges, non rognées, quelques pliures, sans manque, un feuillet débroché.
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Plans des hôpitaux et hospices civils de la ville de Paris

HÔPITAUX DE PARIS] [2] feuillets, 29 planches Paris, 1820, in-folio, [2] feuillets, 29 planches, veau havane glacé de l'époque, dos lisse orné de fleurons à froid et de petits fers formant des vaguelettes, pièce de titre verte, roulette d'acanthes et d'urnes en encadrement des plats, tranches dorées, roulette de feuillage en bordure des contreplats, Édition originale. 28 planches à double page et une grande planche dépliante, gravées par J.E. Thierry d'après les dessins de H. Bessat, toutes finement coloriées à l'aquarelle : elles sont datées entre 1806 et 1817. Bel album qui répertorie les lieux de santé publique de la capitale, soit 27 hôpitaux et établissements de service général : hospice de la Salpêtrière, hospice de Bicêtre, Hôtel-Dieu, hôpital Saint-Louis, hospice des femmes incurables, hôpital des Enfants trouvés, hôpital Saint-Antoine, maison de Sainte-Périne, hospice général de l'Inoculation de la vaccine, Boulangerie générale, etc. Chaque établissement fait l'objet d'une planche, sur laquelle apparaissent le plan au sol, l'élévation et la légende. Toutes sont à double page, sauf la planche consacrée à la Salpêtrière qui est en grand format replié. En outre, la publication comprend, en ouverture, un plan général de Paris sur lequel sont localisés les établissement et autour duquel sont placées des vignettes représentant les façades principales, ainsi qu'un plan de l'égout de Bicêtre. Cette publication a été réalisée sur ordre du Conseil général des hospices, organe organe fondé au lendemain de la Révolution, par arrêtés consulaires en l'an IX (1801), afin d'édifier l'ossature de l'administration hospitalière parisienne. Ce conseil, qui forme une unité administrative, subsistera jusqu'à sa suppression en 1848. Splendide exemplaire de luxe ; un des rares qui a été entièrement aquarellé. Par surcroît, il a conservé sa reliure d'origine, finement ornée de fers romantiques. (Rares rousseurs claires et éparses)