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Librairie Alain Brieux

Dissertation sur la nature et la propagation du feu. [Avec] Lettre de M. de Mairan à Madame la marquise du Chastellet. [Et] Réponse de Madame la Marquise du Chastelet à la lettre de M. de Mairan

Dissertation sur la nature et la propagation du feu. [Avec] Lettre de M. de Mairan à Madame la marquise du Chastellet. [Et] Réponse de Madame la Marquise du Chastelet à la lettre de M. de Mairan

CHÂTELET (Gabrielle Émilie LE TONNELIER de BRETEUIL, marquise du)] 3 parties en 1 volume, À Paris, chez Prault [A Bruxelles, chez Foppens], 1744 [1741], in-8, 3 parties en 1 volume, [6]-139-38-37 pp, cartonnage d'attente bleu de l'époque, pièce de titre manuscrite en tête du dos, La troisième partie a son titre propre, à l'adresse de Foppens et à la date de 1741. Première édition séparée de cet important mémoire sur la nature du feu par la marquise du Châtelet, première grande femme scientifique française de l'Ancien Régime. L'auteur en avait terminé la rédaction en août 1737, afin de le présenter au concours organisé par l'Académie des sciences, qui sera remporté par Euler et deux autres auteurs. Seuls les mémoires gagnants devaient être publiés ; cependant, Voltaire, qui comptait au nombre des participants, fit en sorte que son propre mémoire, ainsi que celui de Madame du Châtelet, paraissent à cette occasion. Les mémoires furent ainsi publiés en avril 1739 (Pièces qui ont remporté le prix de l'Académie royale des sciences en MDCCXXXVIII. Paris, Imprimerie nationale, 1739). Dans la présente édition Madame du Châtelet a procédé à quelques petites corrections, qui n'apparaitront pas dans l'édition définitive de 1752, publiée au sein du Recueil des pièces qui ont remporté les prix de l'Académie Royale des Sciences (Tome quatrième. Paris, Coignard, 1752). Comme souvent, la Dissertation de 1744 est accompagnée des lettres qui illustrent la querelle qui opposa Dortous de Mairan (1678-1771) et Madame du Châtelet à propos du problème des forces vives : La lettre de Mairan, datée du 18 février 1741, réagit de manière cinglante devant la critique sévère que la marquise avait formulée dans l'un des chapitres de ses Institutions de physique (1740) ; contre l'opinion du mathématicien, Madame du Châtelet avait défendu le concept de Leibniz. La réponse de la marquise est immédiatement formulée dans un lettre datée du 26 mars 1741 : étonnamment, elle n'obtiendra pas l'appui de Voltaire, qui prendra le parti de Mairan, ni le soutien des grands savants de l'époque avec lesquels elle était en correspondance. Exemplaire tel que paru, non rogné et sous cartonnage d'époque. Un feuillet détaché. Rousseurs, cartonnage frotté. DSB III, 215-216. Poggendorff I, 425.
Effets de la force de la contiguïté des corps. Par lesquelles on répond aux expériences de la crainte du vuide

Effets de la force de la contiguïté des corps. Par lesquelles on répond aux expériences de la crainte du vuide, & à celles de la pesanteur de l’air

CHERUBIN D'ORLÉANS, François Lasseray [36]-466-[1] pp., 22 pl. À Paris, chez Louis Lucas, 1689, in-12, [36]-466-[1] pp, 22 pl, basane havane de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, Bien complet des 21 planches en taille-douce décrivant des expériences de physique, et du frontispice d'Hainzelman d'après Monier, représentant des putti menant des expériences sur le poids de l'air avec une balance à plateaux, qui est ici placée à la page 312. Troisième édition, après l'originale de 1679 et la seconde de 1688, de cet ouvrage d'aéro- et hydrostatique, par le père Chérubin, capucin d'Orléans, François Lasseray de son vrai nom (1614-1697). Dans ce livre rare et assez peu connu, l'auteur rend compte de plusieurs expériences curieuses, la plupart en relation avec le baromètre et le poids de l'air. Chérubin critique notamment les conclusions de Torricelli et de Pascal sur le vide absolu, dont il réfute l'existence. C'est aussi l'un des premiers ouvrages qui traite de l'augmentation du poids de l'étain et du plomb par la calcination, dans la célèbre dissertation finale sur l'imperméabilité du verre : Chérubin y contredit l'opinion de Boyle sur le sujet (Partington). Chérubin d'Orléans est avant tout connu pour ses travaux en optique. Il fabriqua de nombreux instruments et perfectionna notamment le télescope binocle. En 1671, il publie la célèbre Dioptrique oculaire. Reliure usée. Galerie de ver angulaire, traversant le premier quart du volume avec une légère atteinte au texte et à la pagination. La gravure d'Hainzelman est rognée court dans la marge gauche, avec atteinte à l'illustration. Wellcome II, p. 335 (pour l'édition de Ducastin). Partington II p. 530-531.
Ondes et mouvements [Collection de physique mathématique. Fascicule 1]

Ondes et mouvements [Collection de physique mathématique. Fascicule 1]

BROGLIE (Louis Victor, duc de) VI-133-[1] pp., [4] pp. de Paris, Gauthier-Villars, 1926, in-8, VI-133-[1] pp, [4] pp. de catalogue éditeur, broché, couverture imprimée de l'éditeur, Première édition de cet ouvrage capital qui valut à son auteur le prix Nobel de Physique en 1929. Il précède de 4 ans la thèse sur la mécanique ondulatoire. Le physicien français est à l'origine de l'idée révolutionnaire que les particules de la matière possèdent à la fois des propriétés corpusculaires et ondulatoires. Cette découverte, mise en évidence dans sa thèse sur la mécanique ondulatoire, est développée dans Ondes et Mouvements, qui vaudra à Louis de Broglie le prix Nobel de Physique en 1929. En 1927, Clinton Davisson et Lester Germer réfléchissent des électrons sur un cristal de nickel et obtiennent des figures de diffraction, phénomène spécifique aux ondes. Un an plus tard, George Paget Thomson envoie des électrons à travers des poudres métalliques et met en évidence lui aussi des phénomènes de diffraction. La prédiction de Louis de Broglie est ainsi confirmée. "La longueur d'onde de Louis de Broglie établit un pont entre la loi des quanta de Planck et l'équivalence de la masse et de l'énergie d'Einstein. Ces trois lois constituent la clé de voûte de la physique du [XXe] siècle et on s'étonnera toujours qu'elles puissent, en si peu de signes, contenir autant de vérité" (En français dans le texte, 353). Poggendorff VI, 340. Norman 348. PMM, 417
Traité d'acoustique

Traité d’acoustique

CHLADNI (Ernst Florens Friedrich) [4]-XXVIII-375 pp., 8 pl. Paris, Courcier, 1809, in-8, [4]-XXVIII-375 pp, 8 pl, basane granité de l'époque, dos lisse et fleuronné, tranches marbrées, Première édition française, rare, publié sept ans après l'originale allemande (Die Akustik. Meipzig, Breitkopf, 1802). L'auteur, Ernst Chladni (1756-1827), a fourni lui-même la traduction, dédiée à Napoléon, qui assista à ses expériences. Ce texte essentiel est le premier ouvrage scientifique sur l'acoustique. Chladni (1756-1827) y donne le compte-rendu complet de ses recherches sur l'acoustique et des expériences menées avec les fameuses figures acoustiques éponymes. L'auteur fut le premier à expérimenter la vitesse de propagation des sons dans différents gaz en faisant vibrer des tuyaux d'orgue à l'aide de ces gaz. Il découvrit les "vibrations longitudinales", puis les "vibrations tournantes" et enfin les "vibrations des plaques". Ces dernières découvertes le conduisirent à dessiner les figures qui immortalisèrent son nom (Poggendorff, Histoire de la physique, p. 502 et suivantes). De ses observations, il déduisit que l'influence des vibrations sur les corps est soumise à des lois mathématiques et constantes. L'acoustique de Chladini eut une grande influence, en France, notamment sur Prony, Poisson et Sophie Germain. Agréable exemplaire. Légère auréole marginale sur les premiers feuillets et en bordure des planches Reliure épidermée. Dos et coins restaurés. DSB, III, 259. Normann 481 pour l'édition allemande.
Les nègres de l'Afrique sus-équatoriale (Sénégambie

Les nègres de l’Afrique sus-équatoriale (Sénégambie, Guinée, Soudan, Haut-Nil)

HOVELACQUE (Abel) XIV-468 pp. Paris, Lecrosnier et Babé, 1889, in-8, XIV-468 pp, demi-chagrin brun foncé de l'époque, dos à faux nerfs, Première édition, numéro neuf de la série de la Bibliothèque d'Anthropologie. "Le système d'exposition le plus clair nous a paru devoir être celui des monographies successives, et c'est à ce système que nous nous sommes arrêté : monographie des Wolofs, monographie des Sérères, monographie des Féloups, et ainsi de suite (.) En manière de conclusion nous ferons suivre ces différentes monographies d'un résumé sociologique qui permettra d'embrasser d'un coup d'oeil général l'ensemble de tout le sujet" (Avant-propos, p. XIV). Alexandre-Abel Hovelacque (1843-1896) fut initié à la linguistique par Chavée et à l'anthropologie par Broca. Il apprit le sanscrit et l'avestique et participa aux discussions de la Société d'anthropologie. Il fonda la Revue de linguistique en collaboration avec Chavée. Auprès de Broca et de son laboratoire d'anthropologie, il fournit de nombreuses études craniométriques et ethnographiques. Il enseigna l'ethnographie linguistique dès la fondation de l'École d'anthropologie. Sa pensée est marquée par le matérialisme scientifique et la linguistique naturaliste. Grande figure de la raciologie républicaine militante, il fut conseiller municipal de la ville de Paris, qu'il préside à partir de 1887 : cette même année, il fait adopter le projet de création de l'École Estienne. Il s'opposait fermement à l'enseignement religieux, après avoir été lui-même éduqué dans une institution ecclésiastique.
Quelques expériences d'acoustique

Quelques expériences d’acoustique

KOENIG (Karl Rudolph) [4]-248 pp. Paris, 1882, in-8, [4]-248 pp, demi-chagrin rouge de l'époque, dos à faux nerfs, Première édition, de la plus grande rareté. L'ouvrage, publié à compte d'auteur, fut très certainement tiré à très petit nombre. Parmi les figures sur bois dans le texte se trouvent des représentations de plusieurs instruments construits par Rudolph Koenig (1832-1901), célèbre fabricant et inventeur dont le nom est "synonyme de l'apogée de l'acoustique physique au XIXe siècle" (Brenni). Cet ouvrage est le seul qu'il publia, si l'on excepte ses catalogues d'appareils d'acoustique (notons qu'il publie, la même année, une nouvelle édition de ce catalogue). Constitué de la réunion d'articles parus dans diverses revues scientifiques, il forme l'un des traités d'acoustique les plus importants du XIXe siècle, avec celui de Chladni. Koenig est né à Koenigsberg en Prusse-Orientale. Il emménage à Paris en 1851 et commence son apprentissage auprès du luthier Jean-Baptiste Vuillaume (1798-1875). Dès 1858, il ouvre son propre atelier d'instruments acoustiques Place du Lycée Louis le Grand et publie son premier catalogue en 1859. Dans les années 1860, il s'installe rue Hautefeuille, puis Quai d'Anjou dans les années 1880. Il fabriquait ses instruments lui-même, les vérifiait et les accordait personnellement : il construisit notamment la sirène de Seebeck et le synthétiseur de Helmholtz. Ses appareils représentent le niveau les plus élevé atteint par l'industrie française d'instruments de physique dans la seconde moitié du XIXe siècle. Outre pour la rareté de l'ouvrage, notre exemplaire est précieux pour sa provenance, attestée par un envoi autographe signé de Koenig, "À Monsieur Carpentier. Hommage de l'auteur". Jules Carpentier (1851-1921) est l'un des plus grands inventeurs français de l'époque : il est surtout célèbre pour avoir fait construire en série le cinématographe de Louis Lumière. Bon exemplaire (coins légèrement frotté, rares rousseurs claires). Paolo Brenni, "The triumph of the Experiment acoustics." Bulletin of the Scientific Instrument Society, n° 44, mars 1995, pp. 14 et suiv. DSB VII, 445. Poggendorff III 734.