last 24 hours
last 7 days
last 30 days
older than 30 days

Librairie Amélie Sourget

Under the volcano

Under the volcano

Lowry, Malcolm Malcolm Lowry’s Under the volcano “One of the twentieth century's great undisputed masterpieces. A Faustian masterpiece” (Anthony Burgess). An attractive advance reading copy of one of the masterpieces of twentieth-century literature. LOWRY, Malcolm. UNDER THE VOLCANO. A novel by Malcolm Lowry. Proof copy. Raynal & Hitchcock, New York, 1947. In-8 de (3) ff., 375 pp., (1) p. brochure de l’éditeur, titre manuscrit au dos. 200 X 142 mm. ADVANCE READING COPY OF THE FIRST EDITION. Malcolm Lowry’s Under the Volcano tells the story of Geoffrey Firmin, an alcoholic British consul in the small Mexican town of Quauhnahuac, on the Day of the Dead in 1938. Under the Volcano thoroughly demonstrates Lowry’s highly stylistic writing choices. Drawing heavily upon autobiographical material, the author amplifies the complexity of the story with unexpected narrative shifts and allusive layers of symbolism. In fact, the complexity of Under the Volcano has been compared with James Joyce’s stylistic masterpiece, Ulysses. The novel was out of print by the time Lowry died of alcoholism in 1957 yet is critically acclaimed today. The Modern Library ranked Under the Volcano eleventh on its list of the 100 best English-language novels of the 20th century. TIME included the book in its list of 100 best English-language novels from 1923 to the present. In 1984, John Huston directed a film adaptation of Under the Volcano. It received Oscar nominations for Best Actor in a Leading Role and Best Original Score. Ce roman a pour sujet les forces dont l’homme est le siège et qui l’amènent à s’épouvanter devant lui-même. Le sujet en est aussi la chute de l’homme, son remords, son incessante lutte pour la lumière sous le poids du passé, son destin ». L’auteur précise : « Il se compose de douze parties et le corps du récit est contenu dans une seule journée de douze heures. De même, il y douze mois dans une année et le livre entier est enclos dans les limites d’une année » La symbolique du nombre douze est soulignée à maintes reprises par des références à la Kabbale juive ; celle de l’Eternel retour par la description répétée d’une roue foraine qui n’en finit pas de ramener ses cabines au même point après leur avoir fait parcourir et reparcourir son cercle. Nombre de l’Arbre de vie, retour du temps sur lui-même, autant de suggestions fascinantes, qui concourent à mobiliser l’esprit pour l’accorder au rythme de l’étrange symphonie dont les chapitres déroulent les mouvements. Pourtant, dès l’abord, un chapitre énorme, dressé comme un mur ; mais qu’on le gravisse et c’est alors un chemin de ronde à partir duquel on a vue sur tous les carrefours de la vie. En apparence, un roman situé au Mexique et profitant des pouvoirs de cette terre de mythe et de mort pour amplifier dans le même sens le délire de son héros alcoolique – un roman sur l’échec de l’amour et sur l’impossibilité de la communion avec l’autre « Une œuvre fascinante, le roman de la fascination une sorte de Divine Comédie ivre Ce roman ne révèle pas moins par sa forme que par son contenu. Il est à la fois merveilleusement égaré et maîtrisé souverainement » (Maurice Blanchot). Un tel livre en effet ne se résume pas. Nombre de commentateurs ont multiplié les interprétations symboliques et sans doute ce roman joue-t-il sur toutes les images de la connaissance, mais il recèle une leçon plus simple et plus humaine. Ce livre est l’un des plus grands d’aujourd’hui par son style, sa composition, s pensée, la richesse des images. AN ATTRACTIVE ADVANCE READING COPY OF ONE OF THE MASTERPIECES OF TWENTIETH-CENTURY LITERATURE. Unlike first editions, proofs and advanced review copies of books were not printed to be consumed publicly. Proofs and advance review copies are printed for publishers, reviewers, and select magazines and bookstores as sneak previews of soon to be available books. Proofs and advance review copies may be different than the finished product, and the level of difference varies greatly
La Defense et illustration de la langue francoise

La Defense et illustration de la langue francoise

Du Bellay, Joachim Superbe recueil renfermant 10 œuvres de Du Bellay dont des pièces originales et inédites. Magnifique exemplaire relié en maroquin mosaïqué dans le goût des reliures de La Renaissance. DU BELLAY, Joachim. LA DEFENSE ET ILLUSTRATION DE LA LANGUE FRANCOISE, avec L’Olive de nouveau augmentee. La Musagnoeomachie. L’Anterotique de la vieille & de la ieune Amie. Vers lyriques, &c. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de 38 ff., (2) ff. PREMIERE EDITION DE FORMAT IN-4. Soit 10 œuvres réunies en 1 volume in-4. Maroquin havane, large encadrement de frises mosaïquée et dorée sur les plats, dos à nerfs orné de même, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de Chambolle-Duru. 224 x 150 mm. Du Bellay (1522-1560) fit la rencontre de Ronsard en 1547. De ce jour date sa vocation poétique. Quatrième edition - l'originale date de 1549 -, mais la première edition in-4 et première edition de ce texte augmente de la Musagnoeomachie, à laquelle il faut joindre les autres textes de Du Bellay, que Tchemerzine décrit sous des numéros séparés Comme l’a noté G. Lanson, « Du Bellay précéda Ronsard ». Il a composé une œuvre poétique abondante et diversifiée, constamment novatrice ; il a été l’auteur du premier recueil de sonnets amoureux français, du premier recueil d’odes lyriques ; il a élargi de façon décisive le registre du sonnet, s’est fait l’un des meilleurs poètes néo-latins d’Europe, puis s’est métamorphosé en poète politique de tout premier plan. Il ne fut pas que le brillant second de Ronsard : il fut l’un des plus grands poètes français, l’un des plus novateurs. » (Dictionnaire des Lettres françaises, p. 388). « On considère Du Bellay comme l’un des plus beaux ornements de son siècle. Réputation qu’il justifie pleinement. Par sa sensibilité même, autant que par son pessimisme, Joachim Du Bellay introduit dans la poésie française une source nouvelle d’inspiration et, à ce titre, il apparaît en quelque manière comme un ancêtre des Romantiques. » (R. Purnal). SUPERBE ET PRECIEUX EXEMPLAIRE DE CE RECUEIL DE PIEVES SEPAREES DE JOACHIM DU BELLAY PARU CHEZ FREDERIC MOREL DANS LE FORMAT IN-4. Ce recueil présente des œuvres importantes de l’auteur qui venait de mourir et renferme des pièces d’une extrême rareté ; certaines sont en édition originale d’autres en première édition de format in-4. Une grande œuvre poétique somptueusement reliée en maroquin mosaïqué par Chambolle-Duru dans le goût des reliures de La Renaissance. Tchemerzine, III, 40 à 73 ; La défense et illustration de la langue française, L. Séché, p.232 ; Adams D982, D984, D987, D990, D991, D994, D996, A2117 ; 91.
Ferrements

Ferrements

Césaire, Aimé « Avec Ferrements, Césaire atteint le sommet de son art, plus dépouillé, plus stylisé » (L. Kesteloot). Edition originale de Ferrements d’Aimé Césaire. Très bel exemplaire, l’un des 25 du tirage de tête, conservé broché, tel que paru. CESAIRE, Aimé. FERREMENTS. Poèmes. Editions du seuil, (1960). In-8 de 92 pp., (1) f. broché. 195 X 135 mm. EDITION ORIGINALE L’un des 25 exemplaires du tirage de tête numérotés sur pur fil (N°VI). Césaire publie Ferrements en 1960, année où le processus de décolonisation a permis d'obtenir l'indépendance de plusieurs colonies d'Afrique occidentale, mais n'a pas encore pris fin. Certains poèmes du recueil se font l'écho de tels événements. Cependant Ferrements prend en charge un temps élargi, qui ne se limite pas aux événements contemporains, puisqu'il évoque le temps de l'esclavage, du commerce triangulaire. Que cet homme soit un homme « engagé » politiquement et qu’il soit un militant de ce qu’il est convenu d’appeler la « négritude » éclaire ces textes dans certaines de leurs particularités comme les événements de notre époque leur constituent un arrière-fond qui leur assure prolongements et échos. La plupart de ces poèmes disent la destruction d’un monde ancien, dans un flamboiement d’images de cataclysmes, d’éruptions volcaniques, de catastrophes en tous genres, et annoncent l’avènement d’un monde nouveau. L’imagerie qui se dégage de ces poèmes est forte, pleine des notes vibrantes des Antilles, mais sombre aussi, la nuit y est omniprésente. Sombre, de par ses messages engagés, des spectres de ce que l’humanité fait de pire contre son propre sein, son propre sang, l’esclavage, l’oppression, l’injustice. Césaire n’abandonne, ni ne diverge, les hommes libres, c’est son credo. Mais il souffre et sa poésie est un cri du cœur, et les poèmes les plus étranges de Ferrements, où les mots surchargent sans vraiment nous dévoiler le sens de l’ensemble, nous touchent pourtant de leur lyrisme, de leur rythmique grave, comme un gong, un glas, un tambour. « Ecrivain et homme politique martiniquais, Aimé Césaire (1913-2008), issu d’une famille modeste, est reçu en 1935 au concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure. Il élabore, avec Léopold Senghor la notion de « négritude ». De retour à la Martinique en 1939, il fonde avec sa femme la revue Tropiques qui réussit à maintenir en Martinique une parole de résistance culturelle. En 1945, Césaire est élu maire de Fort-de-France et député à l’Assemblée nationale française. Toute la vie, toute l’œuvre d’Aimé Césaire sont restées fidèles à son impulsion de jeunesse : « Pousser d’une telle raideur le grand cri nègre que les assises du monde en seront ébranlées » » (Jean-Louis Joubert). TRES BEL EXEMPLAIRE, L’UN DES 25 DU TIRAGE DE TETE, CONSERVE BROCHE, TEL QUE PARU.
Arkhipelag Gulag

Arkhipelag Gulag

« L’Archipel du goulag est bien un des plus étonnants livres du XXe siècle. On ne lui trouve aucun équivalent dans la littérature humaine antérieure ». Rare édition originale, en langue russe, de L’Archipel du Goulag ce grand roman de Soljénitsyne. Exemplaire conservé broché, tel que paru. SOLJÉNITSYNE, Alexandre. ARKHIPELAG GULAG 1918-1956. (The Gulag Archipelago). YMCA Press, Paris 1973-75. 3 volumes 8vo of 607, 657 and 582 pp. Publisher’s original photographic wrappers. 193 X 136 mm. THE RARE FIRST EDITION OF THE AUTHOR’S MOST FAMOUS INDICTMENT OF THE SOVIET SYSTEM OF FORCED LABOR. The most significant literary work of the Soviet era. The Russian edition appeared about the end of 1973 in Paris (YMCA-Press); the first translations came out during the first half of 1974. In June 1974 a second volume was published. It had been obvious that several copies of The Gulag Archipelago were available in samizdat (in August 1973 Solzhenitsyn had intimated that his “main work” would be made public if anything were to happen to him). Much has been written in the West about the immense historical, political and artistic importance of the Gulag Archipelago. The many reactions to the book in samizdat literature prove that Soviet dissidents are well aware of its potential impact. Lidia Chukovskaia, the poetess who was ejected from the Writers’ Union for defending Solzhenitsyn, declared that the publication of Arkhipelag Gulag could be compared, in the immeasurability of its consequences, only with the death of Stalin. En 1970, Soljénitsyne reçoit le prix Nobel. La traduction de L’Archipel du goulag lui vaut d’être arrêté en 1974, puis déchu de la citoyenneté soviétique et expulsé. Ce texte énorme, cette cathédrale d’écriture, son auteur ne l’a jamais vu en entier sur sa table de travail, car il l’a écrit dans la clandestinité en « planquant » des chapitres chez des amis au fur et à mesure qu’il l’écrivait. Néanmoins la cathédrale est magnifiquement agencée. Elle est une histoire de la violence et de la répression en U.R.S.S. depuis le fondement de la république léniniste, elle est une chronique et une géographie des camps, une anthropologie de l’homme dans sa condition pénitentiaire, mais elle est aussi une confession de l’auteur dont le destin personnel sous-tend ce texte ; le texte est aussi un ouvrage de réflexion philosophique sur l’homme en face de la dépravation, sur la capacité de résistance de l’homme dans les conditions extrêmes, sur l’homme mourant et sur l’homme révolté auquel sont consacrées des pages d’une force tout à fait extraordinaire. « Avec sa galerie formidable de portraits, de destins, avec ses multiples changements de ton, avec ses moments de prière et de recueillement, ses rires formidables, des haines vengeresses, son souffle épique, L’Archipel du goulag est bien un des plus étonnants livres du XXe siècle. A vrai dire on ne lui trouve aucun équivalent dans la littérature humaine antérieure. Le livre a eu une énorme influence sur l’évolution de notre temps ». L’un des ouvrages les plus importants qui existe sur cette période de l’histoire soviétique, L’Archipel du goulag est classé à la 15e place de s100 meilleurs livres du XXe siècle. EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE MAJEUR, CONSERVE BROCHE, TEL QUE PARU.
Quand prime le spirituel

Quand prime le spirituel

Beauvoir, Simone de « Étonnante aventure que celle de ce petit livre, sans doute l'un des plus réussis de Simone de Beauvoir » (Philippe Sollers). Édition originale du premier livre de Simone de Beauvoir. Très bel exemplaire, l’un des 35 sur Hollande, conservé broché, non coupé, tel que paru. BEAUVOIR, Simone de. QUAND PRIME LE SPIRITUEL. Roman. Paris, Gallimard, 1979. In-8 de 248 pp. Broché, couverture imprimée, non coupé, tel que paru. 216 x 144 mm. ÉDITION ORIGINALE DU PREMIER LIVRE DE SIMONE DE BEAUVOIR ECRIT ENTRE 1935 ET 1938 ET REFUSE A L’EPOQUE PAR GRASSET ET GALLIMARD. L’un des 35 premiers exemplaires numérotés sur Hollande. « J'ai mis beaucoup de moi-même dans cet ouvrage. J'étais en révolte contre le spiritualisme qui m'avait longtemps opprimée et je voulais exprimer ce dégoût à travers l'histoire de jeunes femmes que je connaissais et qui en avaient été les victimes plus ou moins consentantes » (Simone de Beauvoir). Pour qui la connaît un peu, chaque histoire qui constitue ce roman retentit des échos de sa propre vie, s’éclairant mutuellement, on y découvre ainsi déjà tous les thèmes qui lui seront chers : le féminisme, le carcan religieux, la liberté et la solitude infinie. Simone de Beauvoir propose ce livre en 1938, l’année de ses trente ans, à Gallimard et à Grasset, qui le refusent. Dans La force de l'âge, Simone de Beauvoir a raconté comment, de 1935 à 1937, elle a écrit Quand prime le spirituel, ce premier livre, resté longtemps inédit. « Je résolus cette fois de composer des récits brefs. Je me limiterais aux choses, aux gens que je connaissais ; j'essaierais de rendre sensible une vérité que j'avais personnellement éprouvée. J'indiquais le thème par un titre ironiquement emprunté à Maritain. La première nouvelle décrit l'étiolement d'une jeune fille à l'institut Sainte-Marie. Dans la seconde, je m'amusais à imaginer, chez une adulte, la dégradation de la religiosité en chiennerie. Dans la troisième, l'héroïne, par son entêtement à jouer un rôle, jetait dans des désastres deux jeunes élèves qui l'admiraient. J'avais réussi à rendre cette distance de soi à soi qu'est la mauvaise foi. Dans la quatrième, je tentai à nouveau de ressusciter Zaza. J'échouai. Cinquième nouvelle : une satire de ma jeunesse. Mon enfance au cours Désir et la crise religieuse de mon adolescence. Ce récit était de loin le meilleur. Sartre en approuva de nombreux passage. » « Beauvoir débutante a déjà le talent - qu'elle portera à son apogée dans ses Mémoires - de faire sentir une époque, avec ses conventions sociales, ses comportements stéréotypés, ses errements. Ses héroïnes sont à l'heure du choix, au cœur de leurs intimes contradictions, et elle les décrit avec humour, férocité - et compassion, pour Anne » (Josyane Savigneau). TRES BEL EXEMPLAIRE, L’UN DES 35 IMPRIMES SUR VERGE DE HOLLANDE, DE CETTE ORIGINALE LITTERAIRE, NON COUPE, CONSERVE BROCHE, TEL QUE PARU.
Livre doré de Marc Aurèle

Livre doré de Marc Aurèle

Guavara, Antonio de Première édition de la traduction française du Livre Doré de Marc Aurèle imprimée à Paris en 1531. Fort rare, Bechtel ne répertorie aucun exemplaire sur le marché privé. De la bibliothèque Fairfax Murray. GUEVARA, Antonio de. LIVRE DORE DE MARC AURELE empereur et eloquent orateur traduict du vulgaire castillan en francoys par R.B. sieur de la Grise. Paris, Galliot du Pré, 1531. In-4 de (6) et 164 ff. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de filets dorés, titre et date dorés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées, titre imprimé en rouge et noir, découpe réparée au titre sans atteinte au texte. Reliure signée Closs. 195 x 135 mm. « PREMIERE EDITION DE LA TRADUCTION FRANÇAISE DE René Berthault de la Grise » (Bechtel, G 339). Le Livre Dore de Marc Aurele demanda à l'auteur, dit-on, onze années de travail et eut un grand succès lors de sa parution. C'est une sorte de roman qui, rempli d'anecdotes, rappelle la Cyclopédie de Xénophon et dans lequel l'auteur offre à Charles Quint l'exemple du prince le plus parfait de l’Antiquité. La Fontaine en a tiré sa fable du Paysan du Danube. « Ce livre de piété connut un succès considérable aux XVIe et XVIIe siècles, tant en Espagne qu’à l’étranger. En un siècle et demi, on compte en effet 33 éditions espagnoles et 58 autres en français, italien, allemand, anglais et latin. Guevara veut enseigner les princes, leur apprendre comment il faut employer chaque heure du jour au mieux des besoins de l’âme et comment il faut gouverner les peuples en bon chrétien [ ] Aussi son ouvrage semblait-il récapituler toute la sagesse des anciens et on admira le travail de dépouillement auquel avait dû se livrer l’auteur » (Dictionnaire des Œuvres). Antonio de Guevara (1481-1545), moine franciscain, est un essayiste et chroniqueur espagnol. Il vint de bonne heure à la cour de Ferdinand le Catholique en qualité de page du prince don Juan. Il résolut d'entrer en religion. S'étant fait comme prédicateur une certaine renommée, il devint, en 1512, conseiller du grand captaine. Ayant su plus tard plaire à Charles Quint qui, en 1516, avait hérité de la couronne d'Espagne, il put prendre une part active à sa lutte contre les « Comuneros ». Il obtint la charge de prédicateur de la Cour en 1521, celle d'inquisiteur de Tolède en 1525 et celle de chroniqueur impérial en 1527. L'année suivante, il devint évêque de Guadix. Après avoir fait escorte à Charles Quint dans sa glorieuse expédition contre Tunis, il quitta l'évêché de Guadix pour celui de Mondońedo (1539) où il acheva sa vie. Ecrivain d'un goût très sûr et précurseur du conceptisme, Guevara s'est acquis un très juste renom pour avoir contribué à fixer la prose castillane du XVIe siècle. VOLUME FORT RARE. Exemplaires signalés : B.n.F Rés. J-1761 bis. Brunet II. 1797. Inv. Chrono éd. Paris, XVIè s., IV, 1531-174 (Londres). Provenance: Fairfax early inscription on title-page; WilIiam O'Brien, bequest booklabel dated 1899.
Heures a lusaige de Romme

Heures a lusaige de Romme

L’édition incunable du 16 septembre 1498, « la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet » (François Avril et Nicole Reynaud. B.n.F.) est illustrée par le maître d’Anne de Bretagne. Exceptionnel exemplaire, complet, sur peau de vélin, plus grand de marges que l’exemplaire B.n.F., conservé dans sa belle reliure du XVIe siècle. Paris, Philippe Pigouchet, 16 septembre 1498. HEURES A LUSAIGE DE ROMME. Paris, Philippe Pigouchet pour Simon Vostre, 16 septembre 1498. In-4 de 96 ff., maroquin fauve, double filet doré, mention dorée dans un petit cartouche en haut des plats, médaillon doré au centre, traces de liens, dos orné, tranches dorées. Reliure du XVIe siècle. 210 x 141 mm. L’édition la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet pour Simon Vostre, est datée du 16 septembre 1498. C’est l’une des plus richement illustrées. [.] L’édition de 1498 est entièrement illustrée et décorée d’après des dessins du peintre (sauf pour la marque typographique de Pigouchet et pour une Messe de Saint Grégoire) (cf. François Avril et Nicole Reynaud, Les Manuscrits à peintures en France, 1450-1520, n° 147). GW, 13253 ; Brunet, Heures, n° 44 ; Lacombe, n° 64 ; Pellechet, 5910 ; Goff, H395. Superbe édition incunable des Heures de Simon Vostre, imprimée en caractères gothiques par Philippe Pigouchet dont la marque typographique orne le titre. Elle comprend un almanach pour vingt et un ans (1488-1508) et un calendrier avec son texte latin, suivi de quatrains en latin et en français à la fin de chaque mois. L’illustration, attribuée au Maître des Très Petites Heures d’Anne de Bretagne, également connu aujourd’hui sous le nom de Maître de l’Apocalypse-Rose, comprend la figure de l’homme anatomique au verso du titre, celle du saint Graal au verso du calendrier, des bois représentant les signes du zodiaque placés dans les bordures du calendrier, et 21 grandes figures illustrant des scènes de la Bible (le Baiser de Judas, l’Arbre de Jessé, la Visitation, la Nativité, la Pentecôte, l’Adoration des bergers, la Fuite en Égypte, le Jugement dernier, la Crucifixion, Urie tué à la bataille, etc.). Le texte est placé dans de larges bordures ornées de scènes diverses, dont une Vie de la Vierge, et une Danse des morts en 66 bois réparties sur douze pages (30 pour les hommes et 36 pour les femmes). On notera aussi dans les bordures, des scènes de chasse au cerf. Nous ne représentons la très abondante production du Maître d’Anne de Bretagne à destination de l’imprimerie que par un livre d’heures ; car c’est dans ce genre d’ouvrage que la corrélation entre son œuvre enluminé et la gravure est la plus évidente et la plus parfaite. La position prise par le Maître d’Anne de Bretagne vis-à-vis de l’imprimerie est l’un des phénomènes les plus intéressants de l’histoire du livre à la fin du XVe siècle. En effet, son attitude est novatrice et tournée vers l’avenir : il se montre conscient de l’enjeu à la fois artistique et commercial de la nouvelle technique, c’est-à-dire qu’il ose renoncer à la couleur et concentre son ambition sur le trait, s’adaptant aux exigences bien comprises de la planche imprimée. Ses compositions policées et d’une parfaite lisibilité correspondent si bien à la vocation de l’illustration imprimée que les éditeurs parisiens se disputent les blocs tirés de ses dessins que l’on voit réapparaître d’un ouvrage à l’autre suivant les besoins : son matériel d’iconographie, tant profane que religieuse, est ainsi utilisé jusqu’au siècle suivant par Jean du Pré, Simon Vostre, Antoine Vérard, Guillaume Eustace, Gilles Remacle, Gillet Hardouin, Jean Petit ou Geoffroy de Marnef, sous des formes malheureusement de plus en plus abâtardies. C’est l’imprimeur Philippe Pigouchet, dans ses livres d’heures édités par Simon Vostre, qui a été l’interprète le plus fidèle et le plus minutieux de son style : les gravures imprimées sur vélin par Pigouchet rivalisent au plus près avec les miniatures de l’artiste et se détachent par leur distinction
Orationes

Orationes

Cicéron Une référence de la littérature classique. « Les Discours de Cicéron », édition donnée par Adam de Ambergau à Venise en 1472. « This edition is of excessive rarity and of value as a fine specimen of this printer’s work, of which but few examples have been preserved ». CICERON, Marcus Tullius. ORATIONES. Venise, Adam de Ambergau, 1472. In-folio de 296 feuillets à 37 lignes, a12, b-f10, g-m10, n-v10, x-z10, A-C10, D-E8, F-G10, sans les 2 ff. blancs, type 2-116-R. Maroquin olive à grain long, triple filet doré avec fleuron d’angle rocaille encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, triple filet or sur les coupes, doublures de peau de vélin insérées dans un large encadrement de maroquin richement orné de fleurs dorées, gardes de peau de vélin, tranches dorées. Reliure anglaise du XIXe siècle de Lewis. 314 x 210 mm. TROISIEME EDITION INCUNABLE DES Discours ET PLAIDOYERS LES PLUS CELEBRES DE CICERON, DUE A L’UN DES PREMIERS TYPOGRAPHES, ADAM DE AMBERGAU, dont le nom n’est attaché qu’à 5 ouvrages produits durant les années 1471 et 1472. Hain Copinger, 5123 ; Pell, 3690 ; Pr, 4150 ; BMC, V, 189 ; Goff. Incunabula, G 543 ; GW 6766. C’est la troisième édition incunable après celle donnée à Rome en 1471 et celle donnée à Venise fin 1471 par C. Valdarfer. Le nom de l’imprimeur et le lieu d’impression ont longtemps divisé les bibliographes. De Bure lui-même dans sa « Bibliographica instructive » hésitait encore entre Adam de Ambergau et Adam Rot dont les impressions sont si rares. Pour réaliser l’édition, Adam de Ambergau acquit un nouveau type de caractères qui ne fut utilisé que dans cette impression des Discours de Cicéron. Tous les discours et plaidoyers fameux du grand orateur romain figurent dans l’édition. La rareté de cette édition incunable a été maintes fois soulignée par les bibliographes. « Un exemplaire de cette rare édition fut vendu à Paris en 1725, à l'inventaire de feu M. du Fay, la somme de cent livres. S’il s’en présentait actuellement un second, nous ne croyons pas qu’on pût l’avoir au même prix, la valeur de ces sortes de livres étant fort augmentée dans le commerce, vu le nombre plus considérable des curieux qui les recherchent » (De Bure). Une notice ancienne de libraire figurant sur la page de garde précise : « This edition is of excessive rarity and of value as a fine specimen of this printer’s work, of which but few examples have been preserved ». PRECIEUX EXEMPLAIRE DE CETTE EDITION IMPORTANTE, APPARTENANT A LA GRANDE LITTERATURE CIVIQUE CLASSIQUE, ENTIEREMENT ET TRES FRAIS, relié en maroquin olive par C. Lewis avec gardes de peau de vélin. Il provient des bibliothèques F. L. Keller et C. S. Ascheron avec ex-libris.
Histoire de la Ligue

Histoire de la Ligue

Maimbourg, Louis Unique exemplaire de cette rare édition originale cité par Olivier-Hermal avec reproduction des armoiries. De la bibliothèque du Comte René Galard du Béarn avec ex-libris armorié. MAIMBOURG, Louis. HISTOIRE DE LA LIGUE. Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy,1683. In-4 de (16) ff., 541 pp. [mal chiff. 539], (13) ff., (1) f. bl. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats avec fleurons d'angles, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l'époque. 260 x 194 mm. EDITION ORIGINALE. Illustration gravée sur cuivre : Superbe frontispice par Étienne Baudet d'après Louis Licherie de Beurie, 12 vignettes par Sébastien Leclerc (5 bandeaux historiés, 2 culs-de-lampes et 5 lettrines) ; marque typographique au titre. D'abord pédagogue et prédicateur jésuite, Louis Maimbourg (1610-1686) dut quitter son ordre sur injonction du pape pour son ardent gallicanisme. Il se consacra alors à la rédaction d'ouvrages historiographiques et de pamphlets inscrits dans les polémiques religieuses du temps. « Son style n’est dépourvu ni de chaleur ni d'agrément : il savait d'ailleurs donner à l'histoire l'intérêt du roman, et il plaisait à la malignité par des portraits dans lesquels, à l'exemple de mademoiselle Scudéry, il peignait ses contemporains sous les noms des anciens personnages qui avaient joué à peu près les mêmes rôles. Les Histoires du P. Maimbourg sont trop connues et citées trop souvent pour qu’on puisse se dispenser d'en parler avec quelques détails. L’Histoire des croisades a passé pour celle que le P. Maimbourg a le mieux écrite. L'abbé de Choisy en conseillait la lecture. L'Histoire du calvinisme a donné lieu à un grand nombre de réclamations de la part des écrivains protestants Rou, Jurieu, Rocolles, etc. La critique qu'en fit Bayle est un des morceaux les plus agréables qui soient sortis de sa plume. Dans l’Histoire de la ligue, on trouve des pièces originales et fort curieuses qui n'avaient point encore paru, entre autres l'acte d'association des grands du royaume contre la maison de Bourbon. Bayle trouvait à Maimbourg un talent particulier pour l’histoire. « Il y répand, dit-il beaucoup d’agrément, plusieurs traits vifs, et quantité d’instructions incidentes. Il y a peu d’historiens qui aient l’adresse d’attacher le lecteur comme il le fait. » Enfin Voltaire, qu’on n’accusera pas d’avoir été trop favorable aux jésuites, dit en parlant de Maimbourg : « Il eut d’abord trop de vogue et on l’a trop négligé ensuite. » PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE CONSERVE DANS SA RELIURE EN MAROQUIN ARMORIE DE L’EPOQUE. Unique exemplaire cité par Olivier-Hermal avec reproduction des armoiries (planche 2074). Provenance : Comte René Galard de Béarn (vignette ex-libris armoriée signée).
La Nouvelle Héloïse

La Nouvelle Héloïse

Rousseau, Jean-Jacques La Nouvelle-Héloïse de la Comtesse de Provence. Très rare édition en partie originale du premier grand ouvrage de Rousseau. Bel et précieux exemplaire, grand de marges, imprimé sur papier de Hollande, conservé dans sa reliure armoriée de l époque. ROUSSEAU, Jean-Jacques. LA NOUVELLE HELOISE, ou Lettres de deux Amans, Habitans d une petite Ville au pied des Alpes ; recueillies et publiées par J.-J. Rousseau. Genève, 1780. 4 volumes in-8 de: I/ 1 portrait, (2) ff., LXII et 355 pp., 4 figures; II/ (2) ff., 464 pp. et 3 figures ; III/ (2) ff., 419 pp. et 3 figures ; IV/ (2) ff., 383 pp. et 3 figures Veau porphyre, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos lisse de maroquin rouge orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l époque. 194 X 121 mm. TRES RARE EDITION EN PARTIE ORIGINALE DE La Nouvelle Héloïse CONTENANT UNE PIECE, Les Amours de Milord Edouard Bomston, QUI PARAIT ICI POUR LA PREMIERE FOIS. Elle est demeurée inconnue de Dufour. L exemplaire a été enrichi à l époque d un portrait de l'auteur gravé par Dupréel d'après La Tour et treize figures de Moreau le Jeune gravées par Dupréel, Delignon et Thomas. « Ce roman fameux, qui fut tant lu dès l époque de son apparition, tant de fois réimprimé depuis et qui est si connu sous son simple titre : La Nouvelle Héloïse » (Le Petit, 560-562). Daniel Mornet a montré que cette belle édition avait été établie sur l'exemplaire de l édition Duchesne corrigé par Rousseau qui appartenait à Coindet. Le quatrième volume contient en édition originale l'extrait des Amours de Milord Édouard Bomston (pp. 350-376), dont une note de l'éditeur au bas de la p. 350 indique : « Cette pièce qui paroit pour la première fois, a été copiée sur le manuscrit original et unique de la main de l'auteur qui appartient, & existe entre les mains de Mad. la Maréchale de Luxembourg, qui a bien voulu le confier ». En effet, Rousseau écrivit ce chapitre, demeuré inédit de son vivant, à l'intention de la maréchale de Luxembourg « dans l'ardent désir d'enrichir son exemplaire de quelque chose qui ne fût dans aucun autre ». Le manuscrit est conservé au musée de l'abbaye de Chaalis (coll. Girardin). « La Nouvelle Héloïse fut le premier grand ouvrage que publia Rousseau et ce fut aussi celui qui eut le succès le plus universel » (Barbier, Notice bibliographique sur les ouvrages de J.-J. Rousseau, p.9). « Cet ouvrage fit la plus vive sensation ; ce fut par le chemin du c ur que Rousseau arriva à faire comprendre aux rois qu ils avaient des devoirs à remplir, et aux peuples qu ils avaient des droits à exercer » (Avant-propos édition 1839). « Moreau le jeune, doué d une grande fécondité de dessin, se distingua entre tous les dessinateurs adonnés à l illustration de livres par l universalité de son goût. Moreau fut avant tout un dessinateur littéraire. L un des graveurs de Moreau affirmait que s il était possible que les chefs-d uvre des grands hommes qu il a décorés vinssent à se perdre, on retrouverait leur génie et leur esprit dans ses dessins » (Histoire de l art pendant la Révolution, J. Renouvier). BEL EXEMPLAIRE, GRAND DE MARGES, IMPRIME SUR PAPIER DE HOLLANDE, CONSERVE DANS SA RELIURE DE L EPOQUE AUX ARMES DE LA COMTESSE DE PROVENCE (1753-1810). Fille du duc Victor Amédée III de Savoie, Marie-Joséphine-Louise de Savoie (1753-1810) épousa le 14 mai 1771 Louis-Stanislas-Xavier comte de Provence, futur Louis XVIII. D un esprit très libéral elle défendit les droits de la nation au début de la Révolution avant d émigrer le jour de l arrestation de Louis XVI à Varennes le 25 juin 1791. Se piquant fort de littérature, elle composa sa bibliothèque avec intelligence. Celle-ci fut dispersée à la Révolution. (E. Quentin-Bauchart, II, pp 308-330).
Constitution des Treize Etats-Unis d'Amérique

Constitution des Treize Etats-Unis d’Amérique

Franklin, Benjamin Rare édition originale française des Constitutions des Etats-Unis d’Amérique. L’un des 500 exemplaires imprimés sur papier fort en 1783, conservé dans sa reliure de l’époque. FRANKLIN, Benjamin. LA ROCHEFOUCAULD, Louis Alexandre. CONSTITUTIONS DES TREIZE ETATS-UNIS DE L’AMERIQUE. Philadelphie, Paris, Ph. D. Pierres, Pissot, 1783. In-8 de (2) ff., 540 pp. Basane marbrée, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Reliure de l’époque. 196 X 117 mm. RARE EDITION ORIGINALE FRANÇAISE DES CONSTITUTIONS DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE ET DE LA DECLARATION D’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS PUBLIEE L’ANNEE DE L’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS. Howes, C716 ; Sabin, 16118 ; Leclerc, 854 ; Oettinger, 15 511 ; Conlon, XX, 83 : 219 ; Des Essarts, V, 435 ; Streeter, II:1035 ; Cohen, 3033. Parue deux ans après la première édition anglaise, cette édition française élaborée par le duc de La Rochefoucauld sur l’instigation de son ami Benjamin Franklin précipita la révolution française. Cette édition originale est célèbre pour le sceau des États-Unis, « with woodcut of the eagle and star and stripes » dessiné par B. Franklin et gravé sur bois à la page de titre (Sabin). C’est ainsi la première apparition du sceau américain dans un livre imprimé de l’époque. « This book has the further distinction of bearing on its title page, the first imprint of the seal of the United States to appear in a printed book » (Streeter). “In the title The United seal (eagle and stars and stripes), its first appearance in a book” (Howes). De l’édition originale 500 exemplaires seulement tel celui-ci furent imprimés sur papier fort. L’ouvrage contient la constitution de chacun des treize Etats d’Amérique, la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, le Traité d’amitié et de commerce et le Traité d’alliance entre les Etats-Unis et la France signé par Benjamin Franklin à Paris le 6 février 1778 ainsi que les traités des Etats-Unis avec les Pays-Bas et la Suède. « The French translation was made by the Duc de La Rochefoucault, at Benjamin Franklin's suggestion, with over fifty footnotes by the latter and shows on the title-page the United States seal, its first appearance in a book. Franklin's grand gesture in publishing and distributing these constitutions about which there was and intense interest and curiosity among statesmen, was one of his chief achievements as propagandist for the new American republic » (Howes). « If Washington was indispensable to the success of the Revolution in America, Franklin was indispensable to the success of the Revolution abroad » (Wood, Americanization, 200). Le 24 mars 1783, Franklin écrit au comte Comte de Vergennes: « I am desirous of printing a translation of the Constitutions of the United States of America, published at Philadelphia, by Order of Congress. Several of these Constitutions have already appeared in the English and American newspapers but there has never yet been a complete translation of them ». Dans une lettre adressée à Thomas Mifflin, Président du Congrès Américain, Franklin explique les raisons qui l’ont poussé à publier cet ouvrage : « The extravagant Misrepresentations of our Political State in foreign Countries made it appear necessary to give them better Information, which I thought could not be more effectually and authentically done, than by publishing a Translation into French, now the most general Language in Europe, of the Book of Constitutions This I got well done, and present two copies to every foreign minister here, one for himself, the other for his Sovereign. It has been well taken, and has afforded Matter of Surprise to many, who had conceived mean Ideas of the State of Civilization in America, and could not have expected so much political Knowledge and Sagacity had existed in our Wilderness. And from all Parts I have the satisfaction to hear, that our Constitutions in general are much admired ». « Among the Franklin papers are numerous letters from the Duc de la Roche
Poème du Quinquina

Poème du Quinquina

La Fontaine, Jean de Les éditions originales des uvres en vers de La Fontaine reliées en beau maroquin de l époque de Boyet sont très recherchées. Paris, 1682. LA FONTAINE, Jean de. POEME DU QUINQUINA et autres ouvrages en vers de M. de La Fontaine. Paris, Denis Thierry et Claude Barbin, 1682. Avec Privilège du Roy. In-12 de (2) ff., 242 pp. et (1) f. bl. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, fleurons d angles, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Superbe reliure parisienne de l époque attribuables à Boyet. 151 x 87 mm. EDITION ORIGINALE. Rochambeau, n°12 ; Tchemerzine, III, 887 ; Catalogue du baron Ruble, n°561 ; Picot, Catalogue Rothschild, n°2612 ; Le Petit, 245 ; Brunet, III, 761. Les éditions originales des uvres de La Fontaine reliées en beau maroquin de l époque de Boyet sont très recherchées. Outre le Poème du quinquina, l ouvrage contient La Matrone d Ephèse et Belphégor, et les deux opéras de Galatée et Daphnée. Ces quatre pièces paraissant ici pour la première fois. Le poème du quinquina célèbre la guérison de Colbert, ce qui vaudra à son auteur un siège à l Académie. Le poème du Quinquina est dédié à Madame la duchesse de Bouillon, qui lui avait donné ordre de travailler sur ce sujet, et de mettre cette matière physique en vers. La raison me disoit que mes mains étoient lasses ; Mais un ordre est venu, plus puissant et plus fort Que la raison. Cet ordre, accompagné de grâces, Ne laissant rien de libre au c ur, ni dans l esprit, M a fait passer le but que je m étois prescrit. Vous vous reconnoissez à ces traits, Uranie ? C est pour vous obéir, et non point par mon choix, Qu à des sujets profonds s occupe mon génie, Disciple de Lucrèce une seconde fois. Ce dernier vers a rapport au Discours adressé à Mme de la Sablière, qui est parmi ses Fables, où il a traité de l âme des bêtes, selon le sentiment de Descartes. Descartes, ce mortel dont on eût fait un dieu Chez les païens, et qui tient le milieu Entre l homme et l esprit, comme, entre l huître et l homme, Le tient tel de nos gens, franche bête de somme. Les autres ouvrages, joints au poème du Quinquina, dans l édition de 1682, sont la Matrone d Éphèse et Belphégor, qui sont dans les recueils des Fables et des Contes. Il faut seulement remarquer que la Matrone d Ephèse avoit déjà paru avec Joconde. Un petit ballet, qui n est point fini, qui a pour titre Galatée, et qui commence par cette chanson si fameuse, qui est dans la bouche de tout le monde, et que Lambert a mise en musique. Enfin, on y trouve l opéra de Daphné. MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE DE GRANDE QUALITE, TRES BIEN CONSERVE, EN RELIURE STRICTEMENT DE L EPOQUE. Les deux exemplaires de la BnF appartiennent à la deuxième émission. Notre exemplaire présente des marques de première et de seconde émission Les fautes aux pp. 22 et 26 ont été corrigées mais la p. 24 est ici chiffrée 2 est la page 164 comporte le mot « ch ur », remarques de première émission.
Histoire secrète de la cour de Berlin

Histoire secrète de la cour de Berlin

Mirabeau, Gabriel Honré Victor Riquetti, comte de Edition originale de cet écrit de Mirabeau qui fit scandale et qui sera condamné à être brûlé. Exceptionnel exemplaire enrichi d un rarissime envoi de l auteur à Calonne ministre des finances de Louis XVI remercié par le roi en 1787 et exilé à Londres. Les envois de Mirabeau sont très rares et introuvables sur cet ouvrage condamné dont l auteur niait la paternité. MIRABEAU, Gabriel Honoré Victor Riquetti, comte de. HISTOIRE SECRETE DE LA COUR DE BERLIN, ou correspondance D un Voyageur François, depuis le 5 Juillet 1786 jusqu au 19 Janvier 1787. Ouvrage posthume. S.l., 1789. Suivi de : CORRESPONDANCE POUR SERVIR DE SUITE A L HISTOIRE SECRETE DE LA COUR DE BERLIN. Postdam, 1789. 2 tomes reliés en 2 volumes in-8 de : I/(2) f., XVII, 318 pp. ; II/ (2) ff., 376 pp., 102 pp. Veau raciné, roulette dorée encadrant les plats, dos lisse richement orné, pièces de titre en maroquin rouge, de tomaison en maroquin vert, coupes décorées. Reliure ancienne. 196 X 121 mm. EDITION ORIGINALE DE CE LIVRE QUI FIT SCANDALE, CONDAMNE PAR ARRET DU 10 FEVRIER 1789 A ETRE LACERE ET BRULE PAR LA MAIN DU BOURREAU. Monglond, I, 496 ; Martin-W, 24476 ; Hayn-G, I, 296 ; Peignot, Dictionnaires des livres condamnés au feu, I, 322 ; Barbier, II, 8289 ; Paul Jammes, Le bûcher bibliographique, n° 571. Exceptionnel exemplaire enrichi d un envoi de la main de Mirabeau à Charles-Alexandre Calonne. « Ce libelle a été brûlé par la main du bourreau : il provoqua des plaintes très-vives contre l'auteur qui en fit une espèce de désaveu, au moins quant à la publicité et à la forme » (Peignot). « L empereur Joseph II, le roi de Prusse, et surtout le prince Henri, qui se trouvait alors à Paris, se trouvaient fort maltraités dans cette production. Louis XVI crut devoir une satisfaction au corps diplomatique et ce libelle fut condamné par le Parlement à être brûlé par la main du bourreau » (Quérard, VI, 158). Caillet (7588) précise que l'ouvrage contient des révélations fort curieuses sur la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle. Mirabeau (1749-1791) obtient, grâce à Calonne, une mission secrète en Prusse. Dans une correspondance chiffrée, il raconte à l abbé de Périgord (futur Talleyrand) les intrigues de la cour de Prusse. Elle sera publiée sous le titre d Histoire de la cour de Berlin et fera scandale. Talleyrand transmettait les lettres au roi Louis XVI friand de ce genre de littérature. Quand Mirabeau revient en France, le mouvement révolutionnaire vient de commencer. Il y participe aussitôt. Rejeté par la noblesse, il se présente aux élections et est élu par le Tiers Etat à la fois à Marseille et à Aix, pour laquelle il optera. A cette époque il fonde le Journal des Etats-Généraux. Mirabeau réclamera avec insistance la convocation de ces derniers. Il a contre lui la cour, les ministres, la noblesse et le clergé. Sa tâche s annonce difficile. Mirabeau est pourtant un des rares députés à posséder un plan et une méthode, sans compter ses dons exceptionnels d orateur. Il fera son devoir avec passion, par génie. « Mirabeau relégué en Prusse avec une mission secrète laissa dans cet ouvrage un monument curieux de son séjour à la cour du grand Frédéric. Les derniers moments de Frédéric y sont retracés d une manière vive et piquante, et tous les portraits que Mirabeau essaie de peindre sont frappés de main de maître. Voici quelques réflexions mises en tête de la préface de l édition de 1821 par M. Brissot-Thivars : « Le parlement reçut ordre de poursuivre : il atteignit le livre ; l auteur disparut sous le voile de l anonyme et la ville s égaya de la mauvaise humeur de la cour. Les états-généraux étaient convoqués ; la noblesse repoussa Mirabeau, le tiers-état l accueillit ; et les privilégiés prodiguèrent les injures à l auteur de l Histoire secrète » » (Mérilhou). LE PRECIEUX EXEMPLAIRE DE CALONNE MINISTRE DES FINANCES DU ROI LOUIS XVI DECHU EN 1787 ENRICHI D UN RARISSIME ENVOI DE MIRABEAU. Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802) successi
Artamene ou le Grand Cyrus

Artamene ou le Grand Cyrus

Mademoiselle de Scudéry L’un des plus précieux exemplaires connus du Grand Cyrus de Mademoiselle de Scudéry, le seul répertorié relié en vélin de l’époque aux armes de Louis-François Vireau des Espoisses, seigneur de Villeflix, maître de la chambre aux deniers du Roi. Paris, 1654. MADEMOISELLE DE SCUDERY. (1608-1701). ARTAMENE OU LE GRAND CYRUS. Dédié à Madame la Duchesse De Longueville. Par M. De Scudéry, Gouverneur de Nostre Dame de la Garde. Rouen et se vend à Paris, Augustin Courbé. Avec Privilège du Roy. 1654. 10 volumes in-8 de 16 ff et 543 pp (Tome Ier). 678 pp ; 662 pp. ; 644 pp. ; 668 pp. ; 719 pp. ; 684 pp. ; 677 pp. ; 654 pp. ; 784 pp. ; le tout illustré de 10 frontispices, 1 portrait de Melle de Scudery et 30 figures de Chauveau. Vélin ivoire, armoiries frappées or au centre des plats, couronne centrale grattée sous la révolution, pièce de titre en maroquin rouge ajoutée et collée au XVIIIe siècle, supprimée au XXe siècle. Reliure armoriée de l’époque. 179 x 115 mm. LA PLUS PRECIEUSE EDITION du Grand Cyrus, la seule possédant les 10 volumes à la même date de 1654 sans mention d’édition. Elle est demeurée inconnue de l’ensemble des bibliographes : Deschamps, mentionne une seule édition mêlant les dates de 1653 et 1654. Tchemerzine décrit une première édition dont les volumes s’étagent de 1650 à 1656 avec les tomes 1 à 5 portant « seconde édition ». Il décrit 3 éditions ultérieures « mais elles contiennent des tomes de plusieurs dates différentes ». Ce chef-d’œuvre de l’illustre précieuse Madeleine de Scudery (1608-1701) connut une vogue extraordinaire pendant toute la seconde moitié du XVIIe siècle et fut traduit alors en anglais, allemand, italien, espagnol et même arabe. Il dut sa fortune à son caractère romanesque et sentimental et aux identifications de ses héros avec les personnages considérables de ce temps. Mlle de Scudéry était une des plus illustres « précieuses » ; ses samedis étaient célèbres où elle recevait tous les beaux esprits de la Cour et de la ville. Elle entreprit, avec son frère Georges, une série de romans dont les sujets sont tirés de l’histoire, celle de la Rome des rois pour Clélie, où se trouve la fameuse « Carte du Tendre », celle de la Perse antique pour Le Grand Cyrus. Le Grand Cyrus est un roman à clés et Victor Cousin, qui s’est attaché à l’étude de la société française au début du XVIIe siècle, a retrouvé les principales identifications : le Grand Cyrus c’est le Grand Condé, Mandane est la duchesse de Longueville, Philonide, Julie d’Angennes. Mlle de Scudery paraît elle-même sous le nom de Sapho. Les caractères sont bien tracés et les traits devaient en être à la fois exacts et très mesurés, puisque les originaux s’y reconnurent et furent fort satisfaits de leurs portraits. Lorsqu’il fut publié, ce recueil des fameuses conversations devint une manière de manuel de la bonne société. Ce qui est proprement féminin dans ce livre, c’est la peinture de l’amour précieux. Le Cyrus fut pour toute une génération le manuel du parfait amour. Tout l'hôtel de Rambouillet se reconnaissait dans le Cyrus. La renommée de mademoiselle de Scudéry ne demeura pas renfermée dans son pays ; la reine Christine l'honora de son amitié, de ses lettres et de ses dons ; l'académie des Ricovrati de Padoue l'admit dans ses rangs. Le duc de St-Aignan, que madame de Sévigné appelait le paladin par éminence, M. et madame du Plessis-Guénégaud, le poète Sarrasin, Godeau, Ysarn, madame Arragonais et madame d'Aligre sa fille, enfin Chapelain, composaient, avec d'autres personnages moins connus, le cercle intime de Mademoiselle de Scudery. Chacun s’y décorait d'un nom de roman. Madame Arragonais s’appelait la princesse Philoxène, madame d'Aligre Télamire, Sarrasin Polyandre, Conrart Théodamas, Pellisson Acante ou le Chroniqueur, parce qu'il était chargé de la rédaction des annales de la société ; M. de Guénégaud Alcandre, et sa femme Amalthée ; le duc de St-Aignan s'appelait Artaban, Ysarn, l'auteur du Louis d'or, prit le nom d
Les Voyages et observations du Sieur de La Boullaye

Les Voyages et observations du Sieur de La Boullaye

La Boullaye - Le Gouz, François de Très rare édition originale illustrée de 34 fort intéressantes gravures sur bois de ce voyage de l’angevin La Boullaye-Le Gouz en Iran, Arabie, Syrie, Pallestine, Indes orientales, Asie et Afrique. Paris, 1653. LA BOULLAYE – LE GOUZ, François de. LES VOYAGES ET OBSERVATIONS du Sieur de La Boullaye - Le Gouz gentil-homme angevin. Paris, François Clousier, 1653. 3 parties en 1 volume in-4 de 1 frontispice, (6) ff., 540 pp., (5) ff. Chagrin brun, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure du XIXè siècle. 227 x 170 mm. L’UNE DES PLUS RARES EDITIONS ORIGINALES CONCERNANT LES VOYAGES AU MOYEN-ORIENT ET AUX INDES, ILLUSTREE DE 34 FORT INTERESSANTES GRAVURES SUR BOIS. Rohricht, 1049; Gay, 70; Atabey, 645; Brunet, III:718; Howgego, L4. Not in Tobler, Blackmer or Schwab. « Joli portrait sur bois à pleine page, nombreuses gravures sur bois, vues, portraits, plantes, etc. » mentionne Chadenat qui ne possédait qu’un exemplaire très court de marges. Rare first edition of a travelogue by the French explorer, merchant and diplomat François de La Boullaye-Le Gouz (1610-1669). The largest part of the book deals with his travels through the Middle East and India. In 1643 La Boullaye-Le Gouz travelled the Middle East under the name Ibrahim Beg, visiting Syria, Palestine, Persia, Egypt, Anatolia and Armenia. A few years later he was sent by the French king with an embassy to the Mogul emperor Shah Jahan, where he met and became great friends with the Jesuit Alexandre de Rhodes (1591-1660). La Boullaye describes the routes he takes, the cities he visits and the people he meets along the way, with frequent observations on religion, natural history and commerce. The illustrations show various Indian deities, some city views or buildings, Indian and Eastern costumes, plants and trees. Pages 243-255 deal with plants, fruits and trees in India, including several palm trees, a fig tree, a jack tree and a melon tree. "The work is notable for its information on northern India and its relations to Persia, and for its inclusion of a summary of the Ramayana" (Howgego). François Le Gouz de La Boullaye, voyageur né à Baugé (Anjou) vers 1610, mort à Ispahan vers 1669 est originaire d’une famille anglaise. Il entra au service de Charles Ier, visita l’Irlande, puis les rives de la Baltique et de la Méditerranée, passa à Constantinople par Ispahan et Bender Abbassi dans l’Inde (1662), repartit pour la Perse (octobre 1664) où il mourut. Son voyage commença en 1637 à partir du port fluvial de Dijon. Le récit de voyage laissé par de La Boullaye avait été dédié au cardinal Luigi Capponi, bibliothécaire de la Bibliothèque Vaticane, à qui il a offert une copie de son texte. C’est une quête inlassable de l’aventure et du savoir que nous révèle ce message venu de loin. Un livre oublié depuis trois siècles, d’une tombe égarée près d’Ispahan. Mais Ibrahim Beg, gentilhomme angevin, revit pour nous ces étapes quand nous le reconnaissons dans les souks de Tabriz ou d’Ahmadabad, les églises de Mossoul ou de Goa ; quand nous l’entendons converser avec le patriarche maronite au mont Liban, avec Rabi Aaron à Alexandrie. Chaque pas nous mène vers un Orient qu’il rêve toujours plus lointain : suivons-le ! PRECIEUX ET TRES RARE VOLUME GRAND DE MARGES.
Les origines de la langue française

Les origines de la langue française

Ménage, Gilles « Ménage exerça une influence considérable sur la formation de la langue française ». Édition originale de l’un des dictionnaires les plus importants de la langue française conservée dans son vélin de l’époque. MENAGE, Gilles. LES ORIGINES DE LA LANGUE FRANÇAISE. Paris, Augustin Courbé, 1650. In-4 de (8) ff. XXXVIII, (1) f., 835 pp. (chiff. par erreur 845), (1) p. blche, (14) ff. Vélin ivoire souple, dos lisse, titre calligraphié au dos, mouillures marginales. Reliure de l’époque. 230 x 174 mm. EDITION ORIGINALE DE L’ŒUVRE PRINCIPALE DE MENAGE QUI EUT UNE PROFONDE INFLUENCE SUR L’EVOLUTION DE LA LANGUE FRANÇAISE. Tchemerzine, IV, 668 ; Brunet, III, 1615; Quérard, VI, p.31 ; Cioranescu, XVIIe siècle, II, 46788. « On a de Ménage « Les Origines de la langue française, Paris, 1650 » ; ouvrage bien supérieur à ceux qui avaient paru jusqu’alors » (Ph. Le Bas, Dictionnaire Encyclopédique, X, pp.703-704). « Au seizième siècle, la science des étymologies fit un grand progrès. On vit paraître les « Origines Françoises » de Budé, de Baïf, d’Henri Etienne & de plusieurs autres. M. l’Abbé Ménage, muni d’une vaste Littérature, versé dans les Langues anciennes, savant dans quelques-unes des modernes, entra dans la carrière après eux & les devança tous. Ses « Origines de la Langue Françoise » parurent en 1650 avec l’applaudissement presque unanime des gens de Lettres & lui valurent ce compliment de la Reine Christine de Suède, qu’il savait « non seulement d’où venaient les mots, mais où ils allaient » (Mercure Français, Décembre 1749). « Homme de science, précurseur de nos étymologistes modernes, Ménage fut aussi un homme du monde. Il fréquenta l’Hôtel de Lesdiguières et l’Hôtel de Rambouillet dont il était l’oracle. Mme de Lafayette et Mme de Sévigné trouvèrent en lui un professeur, un soupirant et un ami » (E. Bury, Dictionnaire des Lettres françaises). Dans le vaste mouvement que suscita la fondation de l’Académie Française et la lente élaboration de son Dictionnaire de l’Académie française cet ouvrage de Gilles Ménage (1613-1692) occupe une place importante. Ecclésiastique protégé des grands, un des piliers de l’Hôtel de Rambouillet, savant érudit quelque peu pédant mais, de son temps, un des meilleurs connaisseurs des origines de la langue, Ménage exerça une influence considérable sur la formation de la langue française classique. La Requeste des Dictionnaires, son premier ouvrage (1649) est contemporain des débuts des travaux de l’Académie qui, après avoir quelque peu hésité sur l’action qu’elle pouvait entreprendre, venait, sur le conseil de Chapelain, de se décider à commencer cette œuvre d’ « embellissement de la langue » que devait être, dans l’esprit des académiciens, le Dictionnaire. Ménage fit concurrence à l’Académie en publiant les Origines de la langue française, qui devait devenir le Dictionnaire Etymologique, puis, en 1673, les Observations sur la langue française. Le Dictionnaire Étymologique d’Oscar Bloch et de Walter Von Wartburg le cite souvent. PRECIEUX EXEMPLAIRE DE CETTE EDITION ORIGINALE PEU COMMUNE CONSERVEE DANS SON VELIN IVOIRE DE L’EPOQUE.
La Maréchale d'Ancre

La Maréchale d’Ancre

Vigny, Alfred de « Vous n avez jamais rien fait de plus beau que cela » (Sainte-Beuve). Édition originale de ce beau drame d Alfred de Vigny, qui suscita l admiration d Alexandre Dumas et de Sainte Beuve. Bel exemplaire enrichi d une lithographie de Tony Johannot, conservé dans sa brochure de l époque, tel que paru. VIGNY, Alfred de. LA MARECHALE D ANCRE. Paris, Charles Gosselin, 1831. In-8 de XIV et 142 pp. Broché, couverture imprimée, tel que paru. 215 x 135 mm. ÉDITION ORIGINALE DE CE BEAU DRAME D ALFRED DE VIGNY QUI SUSCITA L ADMIRATION D ALEXANDRE DUMAS ET DE SAINTE BEUVE. Clouzot, 275 ; Carteret, II, 454 ; Vicaire, VII, 1057-1058. « Votre uvre est belle, mon cher Alfred, 1617 est tout vivant. C est la Cour joueuse et brave de Louis XIII et tous ces seigneurs ont des paroles qui vont bien avec le velours et le satin. Votre 3è acte est un des plus beaux qu il y ait au théâtre » (Alexandre Dumas). « Mon cher ami, je rentre tout plein des émotions de votre Maréchale. [ ] Les 3è et 4è actes me semblent admirables d un bout à l autre, d un dramatique puissant, continu, contrasté, toujours croissant. [ ] Vous n avez jamais rien fait de plus beau que cela » (Sainte-Beuve). Drame en cinq acres et en prose représenté au Théâtre Royal de l Odéon le 25 juin 1831, la pièce raconte la fin dramatique du Florentin Concini, maréchal d Ancre, et de sa femme Léonora Galigaï, favorite de la régente Marie de Médicis (1615). Pour renforcer sa position, le couple réussit à faire emprisonner le prince de Condé, chef du parti des mécontents. Ce coup trop audacieux met le feu aux poudres et donne le signal du soulèvement qui abattra les Concini, discréditera la Régente et amènera le règne personnel du jeune roi Louis XIII. Un Corse, Michel Borgia, qui a aimé naguère Léonora, la revoit à la Cour, lui dit sa haine jalouse pour Concini et lui révèle l imminente révolte qui la menace et dont il voudrait la sauver. Lorsque la Maréchale est arrêtée, elle lui confie ses deux jeunes enfants. Borgia a avec lui, à Paris, sa femme, Isabella qu il tient soigneusement cachée : Concini, qui l a vue, en tombe amoureux et la courtise tandis que tout le monde le croit au loin. Il apprend d elle que Borgia est à Paris et qu il est en rapports avec Léonora. Blessé dans son honneur, il suscite la jalousie d Isabella contre sa propre femme, et, quand celle-ci sera jugée comme sorcière, elle trouvera une féroce accusatrice dans la personne d Isabella et sera condamnée. Regagnant sa demeure, Concini apprend que la jeune roi a pris le pouvoir et que son étoile est tombée ; il rencontre Borgia, se bat en duel avec lui, au clair de lune, le blesse mortellement et est lui-même blessé. Il est achevé par les hommes du parti du Roi et meurt sur la borne même auprès de laquelle Henri IV avait été assassiné, assassinat, selon Vigny, voulu et préparé par Concini. Léonora, conduite au supplice, aperçoit les deux cadavres, parvient à parler à ses enfants et fait promettre à l aîné qu il la vengera. Après lecture de la pièce de Vigny, Jean-Michel Berton, futur député du Lot, fut lui aussi dithyrambique, « En lisant avec délice votre Maréchale d Ancre, j ai maudit de bon c ur la velléité d ambition politique qui me retenait à 150 lieues de Paris lorsqu elle a été représentée à l Odéon lors des élections de 1831. Votre prose est de la poésie, et de la véritable, celle qui est fondée sur le jeu des passions ». BEL EXEMPLAIRE ENRICHI D UNE LITHOGRAPHIE DE TONY JOHANNOT, CONSERVE DANS SA BROCHURE DE L EPOQUE, TEL QUE PARU. Provenance : de la bibliothèque Georges Vandaele, avec ex-libris.
L'Eve future

L’Eve future

Villiers de l'Isle-Adam Édition originale de L’Eve future de Villiers de L’Isle-Adam, « de loin l’un des meilleurs récits de l’auteur » (Dictionnaire des Œuvres). Bel exemplaire conservé broché, tel que paru, enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur et d’un passage autographe du roman. VILLIERS DE L’ISLE-ADAM, Auguste de. L’EVE FUTURE. Paris, M. de Brunhoff, 1886. In-8 de (2) ff., III pp., (1) f., 379 pp. Exemplaire broché, non rogné, tel que paru, étui chemise beige. ÉDITION ORIGINALE DE CE CHEF-D’ŒUVRE DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM DEDIE « Aux rêveurs. Aux railleurs ». Carteret, II, 472 ; Clouzot, 277. Exemplaire de première émission, avec la couverture rouge illustrée par Gorguet. Il est enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur. “L’Eve future is a metaphysical fantasy in novel form attacking the evils of our mechanized civilization” (Anthologie des Conteurs du XIXe siècle). Ce chef-d’œuvre romanesque de Villiers de L'Isle-Adam est une contribution au genre naissant de la science-fiction. Incarnant l'impossible quête du parfait amour, l'héroïne transfigurée par l'inventeur Thomas Edison est un robot électrifié doté de toutes les apparences humaines. Comment ne pas s'éprendre de l'automate enjôleur, génialement intelligente ? Il lui manque peut-être une âme, mais la source de cette intelligence réside dans deux phonographes en or qu'elle recèle, où sont enregistrées les pensées des plus grands poètes et métaphysiciens du siècle. Les surréalistes ont salué l'ironie du poète maudit, son humour noir et son attention au merveilleux. Alfred Jarry et Raymond Roussel ne sont pas loin. « L’Eve future est un conte aux reflets magiques : lyrisme enchanteur et ironie, non sans lourdeur, s’y mêlent pour composer, en un jeu savant, un récit fait d’ombres et de lumière. Œuvre étroitement liée aux Contes cruels, et, comme eux, inspirée par un idéalisme métaphysique absolu, elle est de loin l’un des meilleurs récits de l’auteur, parmi les plus curieux et les plus suggestifs » (Dictionnaire des Œuvres). « L’Eve future, l’œuvre maîtresse de Villiers de l’Isle-Adam, témoigne, avec une extrême finesse, de la vivacité du mythe du savant fou » (P. S.) BEL EXEMPLAIRE CONSERVE BROCHE, NON ROGNE, TEL QUE PARU, ENRICHI D’UN ENVOI AUTOGRAPHE SIGNE DE L’AUTEUR A RODOLPHE SALIS. Rodolphe Salis (1851-1897) est le créateur du cabaret parisien Le Chat Noir, qu’il ouvre en 1881 et qui tire son nom d'une histoire extraordinaire d’Edgar Poe. Son ami Villiers de l’Isle-Adam fréquente avec assiduité ce lieu, symbole de l’esprit montmartrois. L’exemplaire est également enrichi d’un court passage du roman de la main de l’auteur corrigé à maintes reprises.
Der Judenstaat

Der Judenstaat

Herzl, Theodor First edition of the founding of a Jewish state. Der Judenstaat, édition originale du manifeste du sionisme. “By his work, he transformed the Jewish people from a passive community into a positive political force. (.) That a Jewish State was created in Palestine within fifty years of his death was due to the vision and the practical methods of Herzl, expressed in his manifesto of 1896" (PMM). Bel exemplaire conservé dans sa reliure du temps. HERZL, Theodor. DER JUDENSTAAT. Versuch einer modernen losung der judenfrage. Leipzig und Wien, Breitenstein, 1896. In-4 de 86 pp. Demi-percaline brune à coins, dos lisse, titre doré. Reliure de l’époque. 230 X 155 mm. EDITION ORIGINALE DU MANIFESTE FONDATEUR DU SIONISME, A L'ORIGINE DE LA CREATION DE L'ETAT D'ISRAËL. PMM, 381. In 1896, Der Judenstaat. Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage (The Jewish State, Proposal of a modern solution for the Jewish question) was published in Vienna by the 35-year old Theodor Herzl, a Hungarian journalist of Jewish descent. The previous year Herzl had witnessed the Dreyfus affair in Paris and had been appalled at the outbreak of anti-semitism that it had generated in the “birthplace of human rights”. He came to the conclusion that the creation of an independent Jewish state during the 20th century would be the best way for Jews to escape European anti-semitism. The 22 pages of notes which he made for his meeting with Baron de Hirsch on 2 June 1895, whose help he tried to enlist for the realization of his idea, formed the first draft of the Judenstaat. After the meeting he spent several days elaborating these ideas. By mid-January it was complete. However, Siegfried Cronbach, publisher of a Jewish weekly, rejected it, objecting to its content, as did Duncker and Humblot, which had recently published his Palais Bourbon but insisted that they never produced anything on 'this question'. On 17 January 1896 the London Jewish Chronicle carried a synopsis of the 'pamphlet: 'A Solution of the Jewish Question' by Dr. Theodor Herzl. This led to a meeting with a fairly obscure publisher, Breitenstein. Herzl noted that he was enthusiastic about certain passages, and a definitive title, Der Judenstaat, was decided upon then and there. By February the proofs were ready, but Herzl was clearly disappointed that only 3,000 copies would be printed - Breitenstein did not expect a commercial success. Reactions to the Judenstaat were not long in corning. The well-to-do Jewish middle class of Vienna was aghast, as Hermann Bahr told Herzl at the time and Stefan Zweig recalled in his memoirs. The Neue Freie Presse kept silent; for the rest the liberal press rejected the scheme. Encouragement came from Zionist groups in Berlin and Sofia, and the Russian Hoveve Zion cautiously took note. Unreserved acclaim came from the Zionists on the margins of Viennese Jewish society. These were the people who catapulted Herzl to the leadership of the nascent movement. By the summer of 1896 Herzl was becoming a man of action: Zionism had acquired a leader. This was the most significant, immediate result of the publication of Der Judenstaat. (Michael Heymann). “Der Judenstaat, unlike other utopian models popular at the time, offered, so Herzl thought, a realizable model for planning, carrying out and establishing the Jewish state. For Herzl, “the Jewish Question” is neither a social nor a religious one. It is a national question and to solve it we must first of all establish it as an international political problem which will have to be settled by the civilized nations of the world in council” (Leah Garrett). “It was Herzl’s book which really crystallized the idea of a national home for the Jews. By his work, he transformed the Jewish people from a passive community into a positive political force. (.) That a Jewish State was created in Palestine within fifty years of his death was due to the vision and the practical methods of Herzl, expressed in his manifesto of
Latinae Historiae Principis

Latinae Historiae Principis

Tite Live Très élégante reliure lyonnaise à entrelacs mosaïqués et fond pointillé avec les tranches dorées ciselées à l’italienne réalisée vers l’année 1554, recouvrant la quatrième Décade de Tite Live, provenant de la collection Maurice Burrus avec ex-libris, qualifiée dans cette bibliothèque de « très bel exemplaire ». Lyon, Sebastien Gryphe, 1554. TITE LIVE (59 av. J.-C. -17). LATINAE HISTORIAE PRINCIPIS. Decas Quarta. Lyon, Sébastien Gryphe, 1554. In-12, exemplaire réglé. Veau fauve, décor très élégant obtenu au moyen d’une plaque, avec peinture noire et gris-argent, dos à 4 nerfs orné d’un fer azuré répété, accompagné d’un semé, tranches ciselées à l’italienne, mors supérieur restauré, étui-boîte de maroquin bleu nuit. Reliure lyonnaise de l’époque. 119 x 71 mm. TRES ELEGANTE RELIURE LYONNAISE A ENTRELACS MOSAÏQUES ET FOND POINTILLE REALISEE VERS L’ANNEE 1554 RECOUVRANT LA QUATRIEME DECADE SEULE DE L’HISTOIRE ROMAINE DE TITE LIVE IMPRIMEE EN ITALIQUE PAR Sebastien Gryphe. Baudrier VIII p. 273 décrit deux éditions différentes de Tite Live imprimées à Lyon en 1554. Le tome IV de la première contient 230 pages et 5 feuillets ; celui de la seconde, 296 pages et 4 ff. ; ici nous avons un volume plus épais de 702 pages et 12 feuillets. Au lendemain de la bataille d’Actium, qui ramena la paix et la concorde dans l’Empire romain tourmenté par un siècle de guerres civiles, Tite-Live (59 ? av. J.-C.-17 apr. J. –C.) se proposa de narrer l’histoire de Rome dans une œuvre qui, par l’ampleur du dessein, l’élévation de l’inspiration et la noblesse de la forme, puisse être digne de la grandeur du sujet ; c’est ce qu’on ne pouvait dire des narrations des divers annalistes de l’époque de Cicéron. Tite-Live qui, dès l’exorde, avait établi un parallèle entre l’antique grandeur morale et les misères de son époque, ne pouvait ressentir qu’avec une intensité douloureuse la proche décadence de Rome. Même la partie la moins réussie de l’œuvre de Tite-Live est soulevée par le pressentiment de la catastrophe qui allait précipiter Rome dans les guerres civiles. Son style, harmonieux et libre, sait fuir sans effort toute monotonie, en s’adaptant aux situations les plus diverses : tantôt vif et dramatique, tantôt solennel, évocateur et quasi sculptural, tantôt encore abondant, coloré et pittoresque. L’œuvre de Tite-Live fut vraiment digne de la grandeur de Rome, tant par le sentiment religieux et par le sens de la vie morale qui l’imprègnent que par les qualités artistiques et la probité dont l’historien y fait preuve. Le XVIe siècle a été de tout temps considéré à juste titre comme l’âge d’or de la reliure française. De très bonne heure d’importants travaux lui ont été consacrés. Dès le milieu du siècle dernier on étudia les grands bibliophiles humanistes dont les livres passaient souvent en vente publique et tout spécialement les plus célèbres d’entre eux, Jean Grolier et Thomas Mathieu. BEAU SPECIMEN DE RELIURE LYONNAISE DU XVIe SIECLE PROVENANT DE LA COLLECTION Maurice Burrus (acquis chez Venot à Lyon en 1934) DANS LAQUELLE ELLE ETAIT QUALIFIEE DE « très bel exemplaire ».
Le Décameron

Le Décameron

Boccace The Decameron is very much a human comedy (James Mustich). Le Décaméron conservé dans sa reliure de l époque. De la bibliothèque du Prince de Liechtenstein, avec ex-libris. Paris, Estienne Roffet, 1548. BOCCACE. LE DECAMERON de Messire Iehan Boccace Florentin, nouvellement traduict d Italien en Françoys par Maistre AntHoine Le Maçon conseiller du Roy, & tresorier de l extraordinaire de ses guerres. Paris, Estienne Roffet, 1548. In-8 de (16) ff., 359 ff. Veau brun, double encadrement de filets à froid sur les plats, fleurons dorés aux angles et motif à froid au centre, dos à nerfs orné de fleurons dorés et à froid. Reliure de l époque. 166 x 106 mm. Rare seconde édition de l'illustre traduction du Décaméron faite par Le Maçon à la demande de la reine de Navarre, l'un des livres majeurs de la Renaissance française. Brunet, I, 1006 ; Brun, 136. L illustration se compose d un bel encadrement de titre décoré d enroulements et de rinceaux et d une suite de 10 très belles gravures à pleine page attribuées à Étienne Delaune. La version française du Décaméron diffusée pendant toute la première moitié du XVIe siècle sous le titre de Caméron fait l objet de critiques sévères dans la traduction nouvelle que donne, en 1545, le trésorier de l extraordinaire des guerres du roi, Antoine Le Maçon. Dans sa dédicace à Marguerite de Navarre, le traducteur s en prend à ceux qui avant lui « se sont voulu mesler de le traduire » et ont « si tresmal besogné qu il n est pas possible de plus ». Marguerite de Navarre, commanditaire et dédicataire de ce Décaméron « nouvellement traduit », publié à Paris au moment où elle-même entreprend une nouvelle étape d élaboration de son Heptaméron, partageait certainement la réprobation du traducteur. Elle était trop impliquée dans ka publication de ce Décaméron nouveau, explicitement destiné à remplacer la traduction ancienne, pour ne pas souscrire à ce jugement, et tout porte à croire que c est la qualité médiocre de la traduction existante qui a motivé sa demande. De fait, le Caméron commettait cette impiété de ne pas restituer fidèlement le texte de Boccace dont les qualités stylistiques et le ton raffiné étaient désormais célèbres à la cour de France « (Nora Viet, Caméron, Décaméron, Heptaméron, la genèse de l Heptaméron au miroir des traductions françaises de Boccace). « The storytelling of Boccaccio s Decameron takes place under a fierce deadline, as in another fabled compendium of tales, the Arabian Nights. While the princess Shahrazad spins her nightly enchantments to avoid the fatal violence of King Shahryar, the Florentine aristocrats seven women and three men- who narrate the one hundred stories of The Decameron fashion a more relaxed but no less desperate response to gruesome terror. Fleeing their native city to escape the ravage of the Black Death (the bubonic plague that claimed the lives of more than half of Florence s denizens in the middle of the fourteenth century), Boccaccio s elegant evacuees have retreated to a villa in the countryside. They devote their minds to a round-robin of story, telling one tale apiece on each of ten nights devoted to diversion. Many of the narratives in The Decameron are famously, and scandalously, ribald, and life-affirming for their avowal of the pleasures of the flesh. The vitality of Boccaccio s writing exhibits for the first time in prose the literary vigor of the Italian vernacular, roughly three decades after Dante had done the same in poetry. Interestingly, it was Boccaccio who appended the adjective divina to the work Dante himself called merely la commedia. The Decameron, in contrast, is very much a human comedy. Where Dante articulates medieval ideals, encompassing both sin and love in a theological vision calibrated in one hundred carefully wrought verse cantos, Boccaccio celebrates, in one hundred prose narratives, the more worldly urges mercantile, calculating, erotic - of the dawning Renaissance, unashamedly rescuing sin from hell an
Virgilii Maronis Opera

Virgilii Maronis Opera

Virgile, P. « Virgile, c est le plus grand génie que l humanité ait produit, inspiré d un souffle vraiment divin » (Paul Claudel). L exemplaire Colbert du Virgile de 1529-1532. VIRGILE. P. VIRGILII MARONIS OPERA. Mauri Servii Honorati grammatici in eadem commentarii Castigationes & varietates Virgilianae lectionis, per Ioannem Pierium Valerianum. Parisiis, ex officina Rob. Stephani, 1532. In-folio de (6) ff., 707 pp., (31) ff., 206 pp.,(12) ff. Veau fauve, double filet or encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et fleurons dorés, coupes décorées, tranches marbrées. Reliure du XVIIe siècle. 295 X 205 mm. « Cette édition est belle et mérite d être recherchée. Les Castigationes et les Variae lectiones, qui occupent 205 pp., indépendamment de l index, ont un titre daté de 1529. Cette partie avait déjà paru séparément. Vend. 17 fr. F. Didot ; 15 flor. Meerman ; 10 fr. 50 c. Boutourlin » (Brunet). Brunet, VI, 1284. La Renaissance française n avait pas à découvrir Virgile comme elle le fit pour d autres auteurs classiques : le Moyen Age avait déjà fait de lui son dieu, conjointement avec Ovide : et c est dès la floraison néolatine d environ 1530 qu il sera placé d autorité au sommet de la hiérarchie avec Horace, au-dessus de Catulle et Térence Poète parfait, plus qu un Homère puisque que ses douze livres épiques réussissent à condenser toute une Iliade et toute une Odyssée, c est aussi un savant et un professeur : ses bucoliques prêchent la vertu civique et la lutte contre l entraînement de la passion. Dans les Géorgiques, l épisode des abeilles est une description d un état bien gouverné ; de l Eneide, les six premiers livres sont une évocation allégorique des six âges de l homme. LE BEL EXEMPLAIRE COLBERT DU VIRGILE DE 1529-1532 AVEC LA MENTION AUTOGRAPHE « Bibliotheca Colbertina » SUR LE FEUILLET DE TITRE. « Colbert fut un habile organisateur mais aussi l un des plus ardents bibliophiles que l on connaisse. A la mort de Colbert, sa Bibliothèque passa entre les mains de son fils aîné, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay (1651-1690), qui devint ministre de la marine. Il la conserva avec beaucoup de soin et l augmenta sous la direction de Baluze qui avait succédé à Carcavi. » (Guigard, II, 152).
Le Château

Le Château

Kafka, Franz Très rare édition originale française du Château de Kafka. Précieux et bel exemplaire, appartenant au tirage de tête, conservé dans sa brochure d éditeur, tel que paru. KAFKA, Franz. LE CHATEAU. Traduit de l allemand par A. Vialatte. Paris, Nrf, 1938. In-12 de 255 pp. ; exemplaire broché, couverture imprimée, tel que paru, étui. Brochure de l éditeur. 188 X 119 mm. TRES RARE EDITION ORIGINALE FRANÇAISE DU CHATEAU, CE CHEF-D UVRE DE KAFKA. L un des 70 premiers exemplaires sur alfa, non numéroté, sous couverture spéciale de la collection « Du Monde Entier ». Ecrit de janvier à septembre 1922, Le Château est le troisième et ultime roman de Kafka. Le château passe généralement pour un des ouvrages les plus représentatifs de Kafka. Arrivé un soir dans un village que domine un château, où règne un comte mystérieux et invisible, l'arpenteur K. se heurte, en souhaitant s'installer dans le fief du maître, à une prolifération hiérarchique de fonctionnaires et de seigneurs, à une bureaucratie qui impose partout l'incohérence et l'absurdité de ses lois. Au cours des démarches pour accéder au château, rencontrer le comte ou obtenir des autorisations nécessaires, K. suscite l'incompréhension et la méfiance des villageois. Quand Frieda, le seul être qu'il ait séduit, l'abandonne, l'arpenteur se résigne à être exclu de la communauté. L' uvre offre un terrain de choix aux commentateurs. Parmi les principales interprétations, il faut citer la quête kierkegaardienne de l'arpenteur, hanté par l'absence de Dieu et en butte à la société ecclésiastique qui la représente. Ou bien la critique de la bureaucratie et du totalitarisme qui l'accompagne nécessairement, critique à laquelle les gouvernements de l'Europe de l'Est se sont montrés sensibles en ne levant que très tardivement l'interdit jeté sur l' uvre de Kafka. Ou bien encore, le rejet et la recherche du père dans la révolte et la soumission désespérée, avec son arsenal d'explications psychanalytiques. Ou enfin la montée de l'inhumanité, annonçant non seulement le développement du nazisme et du stalinisme, mais aussi les caractéristiques générales de la société moderne. Avec la lucidité du vécu, Franz Kafka contribue à sa façon à la fin du roman traditionnel en le transformant, par le biais pédagogique de l'anecdote, en critique de la vie quotidienne » (Charles-Henri Favrod). Influençant autant l existentialisme de Sartre ou de Camus que les critiques du totalitarisme bureaucratique, symbole du rapport complexe de Kafka à sa judéité, ce roman fondateur est un univers à part. Là où Le Procès atteint une portée universelle, c est dans ce qu il dit de l horreur rationalisée, optimisée et bureaucratisée que le XXe siècle a incarnée. BEL EXEMPLAIRE, L UN DES 70 SUR ALFA, CONSERVE DANS SA BROCHURE DE L EDITEUR, TEL QUE PARU.
Kis Ember Nagy Elete

Kis Ember Nagy Elete

Hirsch, Zoltán Very rare first edition of this autobiography by a Hungarian Jewish dwarf clown who was arrested and perished in Auschwitz. A moving and rare copy inscribed and signed by the author. HIRSCH, Zoltán. KIS EMBER NAGY ELETE - Önéletrajz. [The Great Life of a Small Man - An Autobiography]. 1942. In-8 de 159 pp. Original gilt-titled patterned boards, Hungarian text, photographic illustrated plates. 180 x 127 mm. Very rare first edition. The great Life of a Small Man, an autobiography by circus clown, comedian, acrobat Zoltán Hirsch, stage-name Zoli, the Clown was self-published in 1942, when the 57 years-old artist-author was expelled from his workplace Fenyes Circus due to the anti-Jewish decrees imposed in Hungary that strictly limited the number of Jewish workforce employable in white collar professions as doctors, lawyers, engineers, journalists or performing artists. Zoltán Hirsch (1885-1944), popularly known as “Zoli” issued this book (and personally sold copies of it in the streets of Budapest) after he was expelled from the Fényes Circus due to the anti-Jewish decrees imposed in Hungary that strictly limited the number of Jews permitted in the workforce. The anti-Semitic rules affected numerous doctors, lawyers, engineers, journalists and it affected Zoli, a circus performer, born a dwarf, who become tremendously popular throughout Hungary. Zoli was arrested for illegal book-peddling and for wearing a yellow star that did not comply with Nazi requirements on the grounds of being too small. His witty defense that the badge was proportionate to his size was rejected by the authorities. Zoli was imprisoned and deported to perish in Auschwitz. « Le clown acrobate, Zoltán Hirsch, connu sous le nom de scène Zoli Hirsch, était un Juif hongrois et une personne de petite taille, qui se produisait dans des spectacles de cirque et des vaudevilles. En 1942, cet artiste reconnu dans le monde entier, publie son autobiographie intitulée La grande vie d’un petit homme-artiste. Au cours de l’année 1943, les autorités hongroises font passer une série de décrets antisémites parmi lesquels certains limitent l’emploi des Juifs dans les professions artistiques. Il s’ensuit pour Hirsch une éviction du cirque hongrois Fényes. Hirsch tente de survivre par le colportage de livres, mais il est arrêté pour cette pratique et sous prétexte qu’il porte une étoile jaune trop petite. Il est emprisonné et transporté vers le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Il ne survivra pas au camp. Il est conduit à la chambre à gaz où il périt en 1944. Dans les années 1970, cet immense artiste a été immortalisé par le Roli Zoli, un jouet mécanique représentant un clown en fer-blanc sur une moto rouge » (Annick Asso). Sources: Kérchy, Anna: From Showbiz To The Concentration Camp: The Fabulous, Freakish Life Of Hungarian Jewish “Dwarf “Performers, Zoli Hirsch And The Ovitz Family, in Kérchy, Anna and Zittlau, Andrea: Exploring the cultural History of Continental European Freak Shows and Enfreakment, Cambridge 2012, p. 211-232.; Koren,Yehuda and Negev, Eliat; In Our Hearts We Were Giants. The remarkable Story of the Lilliput Troupe – A Dwarf Family’s Survival of the Holocaust, New York 2004. Roli Zoli. Mechanical toy representing a tin clown on a red motorcycle. Along with original box. (Hungary, 1970’s). Inscribed by the Author in Hungarian: “With true love from Zoli. 26th Aug. 1943.”
The Martian Chronicles

The Martian Chronicles

Bradbury, Ray First edition of The Martian Chronicles, a cornerstone in the 20th century science fiction. An attractive copy kept in its original cloth with its dusk-jacket, as issued. BRADBURY, Ray. The Martian Chronicles. Garden City, NY Doubleday & Company, 1950. In-8 de 222 pp. Toile gris-bleu de l’éditeur, jaquette conservée. 200 X 132 mm. FIRST EDITION FIRST PRINTING OF AUTHOR’S BEST-KNOWN WORK, A CORNERSTONE OF 20TH-CENTURY SCIENCE FICTION, WITH THE WORDS "FIRST EDITION" PRINTED ON THE COPYRIGHT PAGE. EDITION ORIGINALE DE L’UN DES PLUS GRANDS OUVRAGES DE RAY BRADBURY. “The Martian Chronicles was the book that established Bradbury’s reputation He put far more emphasis on style and mood than he did on technical detail or scientific plausibility His reward was a stunning popular and critical success” (Science Fiction 100 Best). The Martian Chronicles is one of Ray Bradbury's classic novels. Bradbury imagines what life would be like on Mars. The Earth Men are drawn to Mars following a threat of nuclear war. They make many attempts at visiting and inhabiting Mars-some successful, some not. « Le plus surprenant dans cette œuvre au succès mondial, c’est qu’elle évoque surtout, avec sobriété et poésie, la nostalgie de l’auteur pour le Middle West de son enfance et que le dépaysement y soit autant provoqué par le portrait d’une Amérique défunte et idéalisée que par des détails martiens un peu artificiels » (Dictionnaire des Œuvres). Bradbury was often considered a science fiction author, but he said that his only science fiction book was Fahrenheit 451. Strictly speaking, much of his work was fantasy, horror, or mysteries. He said, “I use a scientific idea as a platform to leap into the air and never come back.” “A native of Illinois, where he was born in 1920, and long a resident of Los Angeles, Bradbury was truly the occupant of a dark future that he feared was not all that distant. After a childhood in Waukegan, Ill., spent largely reading in libraries, Bradbury came to Los Angeles in 1934. He immersed himself fully in the world of science fiction. Fame would not come until his 1950 short story collection "The Martian Chronicles," in which nuclear war drives humanity to search for a home on the Red Planet. The brutality of the humans to the indigenous Martians is a commentary on the ravages of World War II and the doom portended by the Cold War. As with later works, fantastical inventions mask a deep moral sense. The British writer Christopher Isherwood, then also a Los Angeles resident, gave Bradbury a career-making review in "Tomorrow" magazine, praising the author's "very great and unusual talent” (A. Nazaryan). AN ATTRACTIVE COPY KEPT IN ITS ORIGINAL CLOTH, WITH ITS DUSK-JACKET, AS ISSUED.