Librairie Amélie Sourget

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Le Second livre des bergeries de Juliette

Le Second livre des bergeries de Juliette

Montreux EDITION ORIGINALE D UNE EXTREME RARETE DU Second livre des Bergeries de Juliette QUI PARURENT EN 5 LIVRES IMPRIMES DE 1585 A 1598 ET QUE L ON RECHERCHE SEPAREMENT. Elle fut rééditée le 1er février 2018 par Hachette. Les Bergeries de Juliette connurent un succès foudroyant : le premier livre paru en 1585 fut suivi de 3 rééditions parisiennes de 1585 à 1588 ; une 5ème fut imprimée à Tours en 1592, une 6ème à Lyon, la même année 1592. Le second livre dont nous présentons ici l édition originale fut suivi d une seconde édition en 1588 et d une troisième, à Tours, en 1592. Oeuvre la plus célèbre de Nicolas de Montreux (1561-1608), les Bergeries de Juliette seront le roman pastoral de référence de la littérature française jusqu à la publication de l Astrée par Honoré d Urfé. « Montreux passe aux yeux de la critique moderne, pour un des promoteurs de la pastorale dramatique. Il mérite l attention pour la diversité des modèles littéraires modernes ou modernisés auxquels il a puisé et que sa production littéraire contribua à faire circuler, en accord avec le goût de son temps : la littérature pastorale, au premier chef, mais aussi le roman de chevalerie et le roman grec. Il naquit dans le Maine. Dès 1591, il devient bibliothécaire du duc de Mercoeur, son protecteur, et prend parti pour les ligueurs. Il fut par la suite emprisonné avant de passer, en 1599, au service d Henri IV. Son talent précoce lui permit d adapter le XVIe livre d Amadis de Gaule, dont il donna une version en 1577. Il contribue par ailleurs à la création des règles et motifs de la pastorale dramatique dans le cycle des Bergeries de Juliette (1585-1598) imité de la Diane de Montemayor, de l Arioste et du Tasse » VB. En 1599, Montreux avait dédié à Henri IV un volume de sept cents pages de philosophie théologique : l Homme et ses dignitez, son franc et libéral arbître. Les biographes déclarent que cet auteur a laissé par ailleurs de nombreux manuscrits : pièces de théâtre (par exemple la tragédie d Annibal, composée avant 1584 [La Croix du Maine, II, p. 171]), romans. MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE, REGLE, GRAND DE MARGES, ORNE DU PORTRAIT DE L AUTEUR ET D UNE GRAVURE SUR BOIS, LE SEUL DECRIT CONSERVE DANS SA RELIURE DE L EPOQUE EN VELIN DORE A RECOUVREMENT.
Le Philocope

Le Philocope

Boccace EDITION ORIGINALE DE L HISTOIRE DE Roméo et Juliette EN FRANÇAIS ET EDITION ORIGINALE DU Philocope CONTENANT L Histoire de Fleury et Blanchefleur TRADUITE DE BOCCACE PAR ADRIAN SEVIN EN 1542. « Adrian Sevin traducteur (1542) du Philocolo de Boccace est le premier à faire connaître dans sa dédicace à Claude de Rohan, comtesse de Saint-Aignan, l histoire de Roméo et Juliette ». En el prologo incluyo un cuento basado en el Giulietta e Romeo de Luigi da Porto, dedicado a la excelente e ilustre dama ora Claude de Rohan, condesa de Santos Aignan. » (Romeo y Julieta,la historia a través de los tiempos). Da Porto s novel was published posthumously at Venice without date about the year 1530. It is substantially the story familiar to us, but there are variations in detail, and certain personages of the drama are wanting. Le volume contient à la suite l édition originale de la traduction française d une uvre de Boccace, le Philocope, un des romans amoureux les plus prisés pendant la Renaissance. Cette traduction d'Adrien Sevin, natif de Meung-sur-Loire faite sur l'édition italienne de Venise 1538 est dédiée à Madame Claude de Rohan, Comtesse de Saint- Aignan. Belle impression de Denys Janot agrémentée de 36 vignettes avec encadrement gravées sur bois dans le texte dont une en grand format, restées anonyme mais attribuées à Jean Cousin. PRECIEUX EXEMPLAIRE A GRANDES MARGES. Provenance : Jules Clarétie (ex-dono) - Camille Desmoulins (ex-libris manuscrit). Ex-dono manuscrit daté du 24 avril 1878, signé de Matton Aîné « Offert à M. J. Clarétie, en souvenir de la biographie de mon malheureux parent ».
Les oeuvres

Les oeuvres

Viau, Théophile de Première édition collective originale des oeuvres de Theophile de Viau présentant la célèbre Lettre de Theophile à Guez de Balzac, relatant la haine des deux anciens amants. « Selon Henri Mondor, une brouille, peut-être par quelques points comparable à celle de Verlaine et de Rimbaud, sépara Théophile de Viau de Guez de Balzac ». Rouen, Jean de la Mare, 1629. VIAU, Théophile de. LES UVRES DE THEOPHILE, divisé en trois parties. La premiere contenant l immortalité de l Ame, avec plusieurs autres pièces. La seconde les Tragédies. Et la troisiesme, les pièces qu il a faictes pendant sa prison, jusques à present. De plus est augmenté la Lettre contre Balzac, avec la Solitude du Sieur S. Armand uvre d excellente invention. Didiees aux Beaux Esprits de ce temps. Rouen, Jean de la Mare, 1629. 3 parties en un volume in-8 de (8) ff, 319, 160, 203 pp. Vélin ivoire, restes de liens, piqûre à quelques feuillets, qq. trous de vers marginaux sans atteinte au texte. Reliure de l époque. 165 x 105 mm. PREMIERE EDITION COLLECTIVE ORIGINALE DES UVRES DE THEOPHILE DE VIAU A PRESENTER « la fameuse lettre de Theophile contre Balzac » (F. Lachèvre. Recueils collectifs de poésies libres. Paris 1914, p. 375). Très rare, elle manque à la B. n. F. et Tchemerzine, ne l ayant jamais vue, en donne une collation très erronée, omettant de mentionner l existence des parties II avec 160 pages et III avec 203 pages (Tchemerzine, V, 863). F. Lachèvre cite « la fameuse lettre de Theophile contre Balzac » parue dans Discours d Aristarque à Nicandre. Rouen 1628. Seconde édition mais il n a jamais connu l édition originale de cette lettre. « Nous n avons pas rencontré la première édition du Discours d Aristarque qui doit contenir l édition originale de la fameuse lettre de Theophile contre Balzac » (F. Lachèvre). Cette Lettre de Théophile contre Balzac qui termine ici le volume compte parmi les uvres puissantes de la littérature française. Elle relate, sans complaisance aucune, la haine de deux auteurs contemporains qui avaient été amants : Théophile et Guez de Balzac. Dans l Avertissement au lecteur, l éditeur relate la découverte de cette lettre et affirme que l édition ne fut pas imprimée à Rouen : « Ami lecteur, je te donne aujourd hui une lettre de Theophile contre Balzac, elle avait été mise dans l oubli de ses ennemis, tu la jugeras digne d être imprimée dans ses uvres pour le contentement des curieux, qui font profession de l éloquence française. Le Paladin Javersac en a bien fait son profit contre Narcisse et Philarque dont il en a reçu une honnête récompense de son travail, il est comme les laquais derrière leur maître Son livre n a point été imprimé à Rouen, comme il le met au frontispice, ç a été à ses dépens qu il a été imprimé ; lit & juge cette lettre. Ton serviteur Theophile de l autre monde ». La célèbre querelle des Lettres mettait essentiellement en scène Theophile, Balzac et le Père Garasse. « La première trace imprimée de réaction au recueil des Lettres de Balzac consiste en une réplique de François Garasse aux critiques railleuses que Balzac, dans ses Lettres, avait énoncées contre la Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, le pamphlet anti-libertin (et visant directement Théophile) qu'avait publié le jésuite en 1623-1624. C'est à son style violemment « satyrique » et à sa virulence passionnelle que s'en était pris Balzac, dans une missive prudemment cantonnée sur le plan de la critique de la forme et de l'expression, non sans écho avec l'actualité, cependant, puisqu au moment où paraissent les Lettres, Théophile est encore en prison. Balzac entreprendrait-il de défendre le poète, qu'il avait bien connu ? Sa démarche est complexe car loin de rejoindre les partisans de celui-ci, les Lettres donnent au contraire à lire, parallèlement aux attaques contre Garasse, deux lettres qui le prennent violemment à parti. En fait, dans le contexte d'inquiétude qui marque les milieux lettrés au moment où la menace qui pèse sur T
Diaspora arménienne]

Diaspora arménienne]

Barsoumian, Yervant Armenian Disapora. Rare and sought-after first edition of this extremely rare collection of poetry by Armenian author Yervant Barsoumian. A beautiful and moving copy signed by the author and preserved in publisher s boards. [Diaspora arménienne]. Aleppo -Latakia: r-Sahakean, 1944. In-8 de (1) f., 126 pp., (2) ff. Cartonnage de l éditeur avec couvertures imprimées, dos de toile noire, qq. taches. Reliure de l éditeur. Edition originale de cette très rare collection de poèmes. PRECIEUX EXEMPLAIRE ENRICHI D UN ENVOI SIGNE DE L AUTEUR. Original Armenian poetry published in Aleppo and Latakia with a striking proto art deco cover. Signed by the author. An extremely rare collection of poetry by an Armenian author Yervant Barsoumian (1910-1977) was printed in Aleppo and was published by the author in Latakia, Syria. Barsoumian, who was working as an engineer for Régie des Tabacsat the time, designed the book in a stunning proto art deco style himself. Only two series of poetry appear to be known by the author. Published in Beirut after his death in 1979. Yervant Barsoumian died in New Jersey in 1977. Depuis le premier tiers du XIXe siècle, l Arménie et les Arméniens sont partagés entre les trois Empires Ottoman, russe et perse. La question arménienne s internationalise au Congrès de Berlin (1878). La montée des revendications, l apparition d un mouvement révolutionnaire arménien sont à l origine de la répression de l Etat hamidien. Les massacres de 1894-1896, ceux d Adana en 1909 provoquent un réflexe de fuite des Arméniens Ottomans vers le Caucase, le Liban, l Egypte, la Bulgarie, la France, les Etats-Unis. Les déportations et les massacres ordonnés pendant la première guerre mondiale par le gouvernement jeune-turc au printemps 1915 entraînent, après l extermination de plus de la moitié des Arméniens de l Empire Ottoman, la « déterritorialisation » des survivants. Il s agit bien d un génocide même si le terme n existe pas avant 1944 et n est pas défini par l ONU avant 1948. C est dans les péripéties de la Révolution russe et dans les derniers épisodes de la guerre que sont jetées les bases d une minuscule république d Arménie indépendante (28 mai 1918). Centrée autour d Erevan, l Arménie est reconnue par la conférence de la paix. Le génocide de 1915 est une catastrophe sans précédent dans l histoire du peuple arménien. Exemplaire signé par l auteur conservé dans sa belle reliure d éditeur, tel que paru. The book is very rare. The central register of Armenian libraries records the book with no registered examples. No copy listed in Worldcat.
L'Annae Senecae Philosophi

L’Annae Senecae Philosophi

Sénèque Les oeuvres de Sénèque reliées en 1628 par Macé Ruette (1606-1638) pour Habert de Montmort (1600-1679) membre de l Académie Française. Provenances : Habert de Montmort (1600-1679) ; Duc de Chartres ; Pierre Bérès ; André Langlois (ex-libris). Amsterdam, 1628. SENEQUE. L ANNAE SENECAE PHILOSOPHI. Opera omnia et M. Annaei Senecae Rhetoris quae extant. Amsterdam, Apud Guili, Cecsium, 1628. In-16 de (6) ff., 609 et 221 pp., (3) ff. Titre gravé. Maroquin rouge, au centre des plats : médaillon quadrilobé portant le chiffre et quatre fermesses frappés or, bordé de quatre gerbes de pointillés dorés dans un encadrement de filets dorés droits et courbes avec des fleurons frappés or aux angles, dos à nerfs orné de fleurons dorés en pointillé, filet doré sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l époque de l atelier Macé Ruette. 126 x 69 mm. EXEMPLAIRE REGLE AU CHIFFRE DE H.-L. Habert de Montmort. « Macé Ruette (1584-1644) commença son apprentissage de relieur en 1598 chez Dominique Salis. En 1606 il ouvrit son propre atelier ; de 1629 à 1634 il fut administrateur de la Confrérie des libraires, imprimeurs et relieurs. A la mort de Clovis Eve en 1634 il reçut le titre de « Relieur du Roi », charge qui passa, à sa mort en 1644, à son fils Antoine. Son activité semble s'être arrêtée en 1638. Il avait édité quelques volumes de sainteté (peu, à vrai dire) et ouvert son propre magasin de librairie dans la rue Saint-Jean-de-Latran près de la Fontaine Saint-Benoît. Jusqu'en 1620 le style des reliures de Macé Ruette se limitait aux modèles conventionnels de l'époque : « fanfares », « losange et écoinçons » et « encadrements à la Duseuil ». C'est un peu après 1620 que le jeune Habert de Montmort (1600-1679) commença une collection d'elzéviers qu'il achetait et faisait relier par Ruette au fur et à mesure de leur publication. Cela est un fait facilement vérifiable car selon la date du livre on peut suivre certains changements dans les fers de la décoration, tandis que le style restait le même. J'ai pu étudier trente-cinq de ces petits volumes, portant des dates allant de 1620 à 1634 : de 1620 à 1630 le fleuron du cadre intérieur est un petit vase garni de fleurs ; après 1630 il est remplacé par un fer à gerbes plus important. Changements aussi dans les roulettes intérieures : un modèle disparaît en 1629, remplacé par un second qui dure jusqu' en 1634, tandis qu'un troisième apparaît en 1633. Autre fait plus étrange : la qualité du maroquin suit aussi une évolution : rugueux et de couleur rouge noirâtre au début, il passe à un beau grain lisse et d'une couleur agréable après 1625-1626. Si je m'attarde si longuement sur ces petits volumes et cherche à démontrer la date de leurs reliures c'est parce que celles-ci marquent les tout premiers essais de décors à fers pointillés. C'est un essai encore bien timide du décor « à gerbes », décor qui, sous une forme plus élaborée, devait bientôt tenir une place primordiale dans la reliure pendant cinquante années. Les reliures de Ruette sont de styles très variés ; en général il excelle mieux dans les petits formats que dans les folios surtout lorsqu'il mélange dans ceux-ci fers pleins, fers pointillés et branchages ! » (R. Esmerian). Henri-Louis Habert, seigneur de Montmort, conseiller au Parlement de Paris (1603-1679) fut l ami de Mlle de Gournay et de Gassendi qui habita et mourut chez lui et dont il publia les uvres en six volumes in-folio, en les faisant précéder d une Préface latine. Ami et admirateur de Descartes, il fut un protecteur éclairé des sciences et des lettres. Montmort avait fait revêtir ses livres d une reliure attribuée à Macé Ruette (1584-1638), relieur ordinaire du Roi. PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE IDENTIQUE AUX SIX EXEMPLAIRES DE LA BIBLIOTHEQUE R. ESMERIAN. Référence : Paris Palais Galliera, 8 décembre 1972, n° 8, 9, 10, 11, 12 et 13 adjugé en moyenne 1 000 chacun il y a 47 ans.
Listoire et faits du tres-preux noble & vaillant Huon de Bordeaux

Listoire et faits du tres-preux noble & vaillant Huon de Bordeaux

Huon de Bordeaux L’édition ancienne la plus illustrée de Huon de Bordeaux (27 bois gravés) dont les éditions citées par Bechtel ne sont connues qu’à 2, 3 ou 4 exemplaires complets. Remarquable exemplaire, le seul répertorié complet en vélin de l’époque. HUON DE BORDEAUX. LISTOIRE ET FAITS DU TRES-PREUX NOBLE & VAILLANT HUON DE BORDEAUX, Pair de France, & Duc de Guyenne. Histoires comprinses en deux livres, contenant autant beaux & recreatifs discours, & gestes memorables que l’on aye veu iusques à present. Rouen, chez la Veuve de Louys Coste, demeurant à la rue Escuyere, aux trois couronnées [vers 1625]. In-8 de 421 ff. Vélin, dos lisse. Reliure de l’époque. 160 x 104 mm. L’EDITION LA PLUS ILLUSTREE DE Huon de Bordeaux AVEC 27 GRAVURES SUR BOIS. « Rare Rouen edition of the popular story of Huon de Bordeaux. Huon is a knight who, after unwittingly killing Charlot, the son of Emperor Charlemagne, is given a reprieve from death on condition that he fulfills a number of seemingly impossible tasks : he must travel to the court of the Amir in Babylon and return with a handful of the Amir's hair and teeth, kill the Amir's mightiest knight, and three times kiss the Amir's daughter, Esclarmonde. All these Huon eventually achieves with the assistance of the fairy king Oberon. Ill. with 24 woodcuts in text (incl. repeats). Large woodcut on title, part title and at the end » (Goldsmith (BL) H-688. – Not in BnF, Le livre Populaire). Fort rare édition en prose imprimée en lettres rondes à Rouen cité par Brunet (III, 382). Elle est ornée d’une gravure sur bois illustrant un chevalier répétée sur chacun des feuillets de titre ainsi qu’au verso du feuillet final et de 24 gravures sur bois dans le texte, certaines répétées, mettant en scène le roman de Huon de Bordeaux. « Toutes ces éditions sont plus ou moins rares », mentionne Brunet. Huon de Bordeaux, roman de chevalerie est une chanson de geste du XIIIè siècle, qui mélangeait à la matière épique le merveilleux breton et oriental, racontait les aventures et le voyage en Orient de Huon, baron de Charlemagne, accompagné du nain Obéron, à l'origine d'un cycle formé de plusieurs poèmes. La version en prose imprimée, qui comprend le roman et ses suites provenant d'un remaniement bourguignon de 1455 dont on ne possède aucun manuscrit, a connu de nombreuses éditions à partir de celle de Michel Le Noir de 1513 et ensuite dans la Bibliothèque bleue jusqu'au XIXè siècle. « Autour de la chanson de Huon de Bordeaux, écrite en pays picard entre 1260 et 1268 (M. Rossi), s'est constitué dans la seconde moitié du XIIIè siècle un cycle qu'un manuscrit de Turin daté de 1311 nous livre à peu près au complet en 32 000 vers environ. L 'œuvre connue sous le titre de Huon de Bordeaux (10 553 v.) a connu une fortune enviable. Très tôt pourvue de plusieurs suites et d'un prologue, mise en alexandrins d'abord (14 796 vers dans le manuscrit Paris, BN, fr. 1451), puis, au XVè siècle, en une prose qui sera imprimée au XVIè, elle connaîtra sous ce nouvel aspect, et jusqu'en 1859, au moins 32 éditions, rééditions ou réimpressions. En Angleterre, elle fournira à Shakespeare, pour le Songe d'une nuit d'été, le personnage d'Obéron, elle inspirera Geoffrey Chaucer, Spenser, Ben Johnson. En Allemagne, Wieland y puisera à pleines mains pour écrire son Obéron, d'où l'on tirera un livret que viendra parer la musique de Weber. Ce qui a dû charmer dans l’œuvre, ce qui nous ravit encore, c'est l'extraordinaire mouvement du récit, l'aisance avec laquelle le merveilleux y est mêlé au quotidien et, enfin, le relief et la véracité des caractères. L'Histoire commence sous Charlemagne. Auberon est le prologue de Huon de Bordeaux. Au petit roi qui, dans le poème initial, se présentait déjà comme le fils de Jules César et de la fée Morgue, sœur du roi Arthur, l'auteur a eu pour souci principal de forger une généalogie prestigieuse. La plus grande originalité de Huon de Bordeaux réside dans la combinaison harmonieuse, par un séduisant conteur
Elemente und Üsprunge totaler Herschaft

Elemente und Üsprunge totaler Herschaft

La publication de L’Origine du totalitarisme a provoqué un retentissement mondial. Rare édition originale allemande en partie originale du célèbre essai d’Hannah Arendt sur le totalitarisme, texte majeur du XXe siècle. Bel exemplaire conservé dans sa reliure et jaquette d’éditeur, tel que paru. ARENDT, Hannah. ELEMENTE UND USPRÜNGE TOTALER HERSCHAFT. Europäische Verlagsanstalt, Frankfurt am Main, 1955. In-4 de XV et 782 pp., (1) f. Toile rouge, titre doré au dos, auteur et titre dorés sur le plat, exemplaire complet de sa jaquette illustrée d’éditeur. Reliure de l’éditeur. 240 x 145 mm. RARE EDITION ORIGINALE ALLEMANDE ET EDITION EN PARTIE ORIGINALE DU CELEBRE ESSAI SUR LE TOTALITARISME D’HANNAH ARENDT, CE TEXTE MAJEUR DU XXE SIECLE. Il n’a pas été tiré de grands papiers. « Il y a quelques années, Hannah Arendt a publié à New York et Londres son ouvrage tout d’abord rédigé en anglais. Lorsqu’elle l’a maintenant traduit en allemand, sa langue maternelle, elle a, avec son sens constamment alerte, complété, amélioré, raccourci ici ou là un livre dans l’ensemble inchangé. [ ] Naturellement, je préfère l’édition allemande. [ ] La manière de penser est d’origine allemande et universelle, formée à l’école de Kant, Hegel, Marx et des sciences allemandes de l’esprit, ensuite pour l’essentiel à Montesquieu et Tocqueville. Cette manière de penser participe de cette ouverture splendide qui a parfois surgi de l’esprit allemand » (Karl Jaspers). La publication de ce premier livre L’Origine du totalitarisme a provoqué un retentissement mondial. « Publié en 1951, cet ouvrage de la philosophe Hannah Arendt (1906-1975), est constitué de trois volets : Sur l’antisémitisme ; l’Impérialisme ; Le Système totalitaire. Il ne s’agit pas d’un ouvrage d’histoire, au sens traditionnel du terme [ ] Parce qu’il s’agit précisément de penser l’impensable, d’« expliquer » l’inexplicable, Hannah Arendt récuse, face à la « terrifiante originalité du totalitarisme », le recours aux séquences historiques traditionnelles et à la causalité linéaire. Les trois phénomènes abordés – antisémitisme, impérialisme, totalitarisme - ont ceci de commun que leur nouveauté radicale ne se laisse pas réduire à des formes déjà recensées ou répertoriées dans l’histoire. ( ) Les analyses d’Arendt ont exercé une influence considérable sur toutes les interprétations ultérieures du phénomène totalitaire » (Dictionnaire des œuvres). Dans la préface à la première édition de la version allemande des Origines du totalitarisme, Hannah Arendt explique sa manière de procéder pour passer de l’anglais à l’allemand : « Ceci est la version allemande du livre The Origins of Totalitarianism, qui est paru au printemps 1951 en Amérique. Ce n’est pas une traduction du texte anglais fidèle au mot près. J’ai encore écrit certains chapitres en allemand puis traduit plus tard en anglais ; dans ces cas, j’ai inséré le texte original [ ] ». « Hannah Arendt est l'une des intellectuelles les plus importantes du XXe siècle. Son œuvre irrigue tant la philosophie que la politique et l'éthique. Penseuse des chaos du monde et militante antinazie de la première heure, elle fut à la fois une combattante des droits de l'homme, une théoricienne des périls qui menacent la démocratie, une penseuse de l'antitotalitarisme et une femme engagée dans les principaux combats du siècle » (Laure Adler). BEL EXEMPLAIRE, CONSERVE DANS SA RELIURE D’EDITEUR AVEC SA JAQUETTE D’ORIGINE, TEL QUE PARU. Aucun exemplaire n’est répertorié sur le marché public international depuis le début des relevés, il y a 35 ans (ABPC).
Les Satyres

Les Satyres

Regnier, Mathurin « Le plus grand poète satirique de langue française au temps du roi Henri IV ». « Très rare » (Tchémerzine) édition originale des satires XIV à XVII conservée dans son ancienne reliure armoriée. Paris, 1613. REGNIER, Mathurin (1573- 1613). LES SATYRES du Sieur Régnier. Reueuës & Augmentées de nouveau. Dédiées au Roy. Paris, Toussaincts du Bray, ruë sainct Iaques, aux Espics meurs & en sa boutique au Palais, en la gallerie des prisonniers. M.DC.XIII. Avec privilège du Roy (1613). In-8 de (4) ff., (100) ff., le dernier chiff. 93. Basane brune granitée, dos à nerfs richement orné et armorié au « Lion passant », tranches mouchetées, petite déchirure marginale aux trois derniers feuillets sans atteinte à la lisibilité du texte. Reliure armoriée de la fin du XVIIe siècle. 155 x 105 mm. EDITION ORIGINALE, FORT RARE, DES SATIRES XIV, XV, XVI ET XVII DE MATHURIN REGNIER, « le plus grand poète satirique de l’époque » (Pascal Debailly). « Cette quatrième édition originale est augmentée des Satires XIV, XV, XVI, XVII qui paraissent ici pour la première fois et de neuf pièces gaillardes. Elle est très rare » (Tchémerzine V-385) [Bibl. Nat. Res. Ye 7516] ». En fait, les trois éditions originales des Satyres de Regnier (1610 avec X Satyres – 1612 avec XIII satyres et 1613 – la présente édition avec XVII Satyres) sont de la plus grande rareté. Parmi ces trois éditions nous n’avons, en plus de trente ans, catalogué qu’un seul exemplaire de l’édition de 1608, en reliure moderne, ainsi décrit par le bibliographe « Le Petit » : « Cette édition de Régnier est d’une très grande rareté. Elle contient seulement un Discours au Roy et dix satires (Satyres I à IX ; plus la XIIè). Outre l'intérêt littéraire que présente cette édition originale d'un de nos plus vifs satiriques, on peut la considérer comme une curiosité « bibliophilique » de premier ordre. Nous ne connaissons dans les bibliothèques particulières d'autre exemplaire que celui qui figure, au milieu de bon nombre de trésors du même genre, dans la collection de M. le baron de Ruble. La Bibliothèque de l'Arsenal en possède un exemplaire. Nous ne trouvons pas trace de ce livre dans une vente publique récente. Ce qui est certain, c’est qu’il a une très grande valeur ». « Mathurin Régnier n’est pas seulement le plus grand poète satirique du début du XVIIe siècle, il incarne comme aucun autre l’esprit de la satire classique en vers, même aux yeux de Boileau, qui se voudra modestement son disciple. Il naquit à Chartres, en 1573, alors que les guerres de Religion faisaient rage. Son père Jacques Régnier fut échevin en 1595. Sa mère Simone Desportes était la sœur du célèbre Philippe Desportes, qui allait jouer un rôle décisif dans sa carrière. Desportes inculqua au jeune homme les rudiments du métier poétique et ne cessa de lui prodiguer conseils et encouragements. Au moment du combat contre Malherbe, Régnier déclarera fièrement : « Je vay le grand chemin que mon oncle m’apprit « (Sat. IX, v 96). Mathurin fut tonsuré en 1582. Puis il entra, grâce à Desportes, au service du cardinal François de Joyeuse, qui fut nommé en 1587 protecteur des affaires de France à Rome. Régnier sut gagner l'amitié de protecteurs influents comme Adrien de Montluc, comte de Caramain, par l'entremise duquel il fut peut-être initié aux idées subversives de Giulio Cesare Vanini. Il fréquente aussi le baron de Fourquevaux, qui appartenait à la maison de la reine Marguerite, le peintre Martin Fréminet ou encore Philippe de Béthune, le frère du ministre Sully, qu'il rencontre à Rome. Régnier finit par quitter son cardinal, vraisemblablement en 1605. Il s'installe dès lors dans la région parisienne. Il fréquente la somptueuse maison de son oncle Desportes à Vanves, dont l'autorité poétique est fortement remise en question par François de Malherbe. Invité à Vanves, vers la fin de 1605, Malherbe offensa Desportes, en déclarant qu'il préférait son potage à ses Psaumes. Régnier fut chargé par son oncle de laver l'affron
Die Niemandsrose

Die Niemandsrose

Édition originale de cet important recueil de Paul Celan « sur le destin juif, emblème du tragique de l'histoire contemporaine ». Précieux exemplaire enrichi d’un envoi de l’auteur au critique littéraire et philosophe Yvon Belaval, conservé dans sa toile d’éditeur et dans sa jaquette, tel que paru. CELAN, Paul. DIE NIEMANDSROSE. Frankfurt, S. Fischer verlag, 1963. In-8 de 95 pp. Toile grise d’éditeur, jaquette conservée. 207 x 132 mm. EDITION ORIGINALE RARE ET RECHERCHEE DE CE GRAND RECUEIL DE PAUL CELAN SUR « sur le destin juif, emblème du tragique de l'histoire contemporaine ». Exemplaire enrichi d’un envoi de l’auteur au critique littéraire et philosophe Yvon Belaval. "With the publication of "Sprachgitter" (1959) and "Die Niemandsrose" (1963) , Celan's work moved into a second phase. These two central collections marked the height of his undisputed acclaim in the German-speaking world. For reasons that have to do not only with his subsequent development but with the almost exclusively political and social interests that became predominant in West German literature in the later sixties and early seventies, fewer and fewer of his readers and critics were prepared to follow him into what they regarded as the increasingly private world of his later poetry." (Michael Hamburger, Introduction to his translations of Celans "Poems", 1989, p. 20). La Rose de personne (Die Niemandsrose) est un recueil poétique de Paul Celan. « Poète juif de langue allemande et de nationalité française, Paul Celan, très peu d'années après sa mort, occupe déjà une place de tout premier plan dans la littérature mondiale. Issue de l'après-Auschwitz, son œuvre pose quelques-unes des questions majeures de notre temps » (Martine Broda). Ce livre « sur le destin juif, emblème du tragique de l'histoire contemporaine » est dédié à la mémoire du poète russe Mandelstam. Outre ses qualités littéraires, cet ouvrage est reconnu pour sa poésie philosophique, comme le montrent par exemple les commentaires que Jacques Derrida a faits de certains de ses extraits. En outre, comme le reste de l’œuvre de Paul Celan, ce recueil trouve une grande partie de son inspiration dans la Shoah, et a ainsi pu être interprété comme un possible élément de dialogue avec Vladimir Jankélévitch, ou encore comme un défi à Theodor W. Adorno, d'après qui « écrire un poème après Auschwitz est barbare, car toute culture consécutive à Auschwitz n'est qu'un tas d'ordures », et aux conférences parisiennes duquel a assisté Paul Celan. « La patrie des Juifs a été transportée par les nazis dans le néant. La place de la thématique juive, plus importante que dans d’autres recueils, s’explique par une volonté suscitée sans doute par l’incompréhension, d’aller plus loin dans l’engagement aux côtés des Juifs contre toutes les priorités traditionnelles, grecques ou holderliniennes, qui ont sombré dans le massacre qu’elles ont contribué à produire ». « Celan a vécu l’Holocauste des Juifs, dans lequel ont péri ses parents, comme une nuit absolue qui anéantit toute possibilité d’histoire et de vie véritable, et il a plus tard expérimenté l’impossibilité de s’enraciner dans la civilisation occidentale. Sa poésie se penche sur les bords du silence, c’est une parole arrachée à l’absence de parole, et qui est le fruit de cette absence, du refus et de l’impossibilité de communiquer dans le mensonge et l’aliénation. Ses vers difficiles sont tissés, avec une extrême hardiesse de vocabulaire et de syntaxe, de ces négations, de ces dénégations qui expriment le seul sentiment qui puisse authentiquement exister. Celan a disparu dans la nuit, dans les eaux de la Seine où il a cherché la mort. Un de ses vers dit : “Je fais de la lumière derrière moi”; la poésie est cet éclair qui indique l’endroit où il a disparu, en emportant ses vers » (C. Magris, Danube, Paris, L’Arpenteur, 1988, p. 393-395). BEL ET PRECIEUX EXEMPLAIRE DE CETTE RARE ET IMPORTANTE EDITION ORIGINALE, ENRICHI D’UN ENVOI DE L’AUTEUR ET
Finnegans wake

Finnegans wake

Joyce, James Édition originale française de Finnegans Wake, le dernier chef-d’œuvre de James Joyce. Séduisant exemplaire appartenant au tirage de tête, non rogné et non coupé, très pur, conservé dans sa brochure de l’éditeur, tel que paru. JOYCE, James. FINNEGANS WAKE. Paris, Gallimard, 1982. In-8 de (1) f. bl., (3) ff., 650 pp., (1) p., exemplaire broché, non rogné et non coupé. 215 X 146 mm. EDITION ORIGINALE FRANÇAISE DE Finnegans Wake, LE DERNIER CHEF-D’ŒUVRE DE JAMES JOYCE. L’UN DES 88 EXEMPLAIRES DE TETE, NUMEROTES, IMPRIMES SUR VELIN D’ARCHES ARJOMARI-PRIOUX. “The Wake has passages of unearthly beauty (particularly the last page) and huge comic scenes " (Connolly). “The first thing to say about Finnegans wake is that it is, in an important sense, unreadable. In order to pay it the attention it so impertinently and endlessly demands, the reader must forego most of the conventions about reading and about language that constitute him/her as a reader. Joyce’s last great work is an extraordinary performance, a transcription into a miniaturized form of the whole western literary tradition ( ) The language of the Wake is a composite of words and syllables combined with such a degree of fertile inventiveness that new sounds and new meanings are constantly ingeminated”. « Toute œuvre de Joyce est si étroitement liée aux précédentes que son mouvement propre trouve place dans le vaste rythme d’ensemble : Portrait de l’artiste en jeune homme était déjà virtuellement dans Dublinois et Ulysse dans Portrait de l’artiste ; Finnegans Wake enfin dans Ulysse. Ulysse apparaissait comme une somme : état de veille à son extrême, communion du matin, pesanteur de midi, examen de conscience et chute du soir. Le livre s’arrêtait au seuil de la nuit. Avec Finnegans Wake, nous franchissons le seuil. En ce sens on peut dire que Finnegans Wake est un livre de complément et ferme le cercle ( ) La langue de Finnegans Wake est liquide comme le fleuve qui en est le thème, mais en même temps si étroitement liée aux profondeurs du livre qu’elle en est aussi à la fois le roc, le sol nourricier et la sève » (Dictionnaire des Œuvres). SEDUISANT EXEMPLAIRE, NON ROGNE ET NON COUPE, TRES PUR, A L’ETAT DE NEUF, CONSERVE DANS SA BROCHURE DE L’EDITEUR, TEL QUE PARU. A PRECIOUS AND APPEALING COPY, UNTRIMMED AND UNCUT, KEPT AS ISSUED, OF THE AUTHOR’S DEFINING MODERNIST EXPERIMENT.
L'Iliade

L’Iliade

Homère Précieuse édition de l’Iliade imprimée en 1604 par les Estienne à Genève conservée dans sa superbe reliure de Présent de l’époque ornée d’un ravissant décor à la fanfare. Genève, Paul Estienne, 1604. HOMERE. HOMERI POEMATA DUO, Ilias. [Genève]. Paul Estienne, 1604. In-16 : L’Iliade, complet en (4) ff., 963 pp., (2) ff. bl., 67 p. (comprenant Coluthus et Tryphodorius), (2) ff. bl., (7) ff., (1) f. bl. Maroquin rouge, décor à la fanfare, médaillon en réserve au monogramme RR et quatre fermesses, décor de caissons en pointe ornés de rameaux d’olivier, traces d’attaches, dos lisse à décor similaire, tranches dorées. Reliure française de l’époque. 120 x 78 mm. CHARMANTE EDITION BILINGUE EN GREC ET LATIN, DONNEE PAR PAUL ESTIENNE (1566-1627) à Genève. Deuxième édition de l'Iliade donnée par les Estienne, elle donne la version latine de l'humaniste greco italien Francesco Porto éditée par son père Henri II en 1589, dont Paul Estienne retranche les Centones, mais à laquelle il ajoute Coluthus (le Rapt d'Hélène) et Tryphodorius. Renouard, Annales de l'imprimerie des Estienne, p. 197, n° 17 ; Fred Schreiber, The Estiennes, n° 218. On ne trouve que très rarement les deux tomes de L'Iliade et de L'Odyssée ensemble (rares exemplaires complets : Göttingen et British Library ; l'exemplaire de Cambridge est incomplet de l'index du tome I). Tout comme pour l'édition de 1588-1589, il est presque certain que les volumes se vendaient séparément. « This is the first volume of Estienne’s very rare edition of Homer, of which there is no copy either in the Paris Bibliothèque Nationale or in the Geneva Bibliothèque Publique et Universitaire ; at the turn of the century the thorough bibliographer Emile Legrand could locate only two copies to examine for his Bibliographie hellénique. The two volumes were undoubtedly available separately and this first volume is complete in itself, consisting of the entire Iliad, and of Estienne’s prefatory material : his preface to the reader, dedicatory espistle to Charles Baron of Zerotin, and his preface to Homer. This is the only separate edition of Homer issued by Henri Estienne, and is based on the text of his Poetae Graeci Principes (n° 160) ; it is here accompanied by a facing Latin translation, believed to be by the Cretan scholar Franciscus Portus, who held the chair of Greek in Geneva until his death, in 1581 ; Portus’s translation is thoroughly revised by Estienne himself.” (Schreiber, 218). « Le sujet central de l’Iliade est un épisode de la guerre de Troie (ou Ilion) : la colère d’Achille. Preuves tangibles de l’emprise persistante du poème homérique sur l’imagination de l’Occident moderne, les éditions, les traductions et les œuvres inspirées de ce texte fondateur n’ont cessé de se succéder depuis la Renaissance. On devine aisément les raisons de cette fortune sans pareille, quand, embrassant l’Iliade, d’un seul regard, on voit s’y mêler les grands enjeux de l’existence et de la nature humaine avec une intensité et des effets de complémentarité saisissants : ainsi l’agressivité (colère d’Achille) dont les rebondissements apparemment inépuisables ne trouvent leur apaisement – et l’œuvre sa fin – que dans la pitié (Achille reconnaît à Priam le droit de reprendre possession du corps de son fils) ; ainsi également l’évidence du tragique qui entoure le destin des personnages, mais la non moins forte évidence d’un amour puissant de la vie qui s fait jour dans les conduites du héros homérique » (F. T.-P.) PRECIEUX ET FORT BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN DORE A LA FANFARE, DE L'EPOQUE. Dites « fanfares tardives », ces reliures mêlent aux éléments typiques des fanfares du XVIe siècle des fers nouveaux et plus de liberté dans le dessin des caissons. Reliure de transition, elle doit être datée entre 1604 et 1610, années charnières où la fanfare laisse progressivement la place aux compartiments à fers pointillés des grands ateliers parisiens Florimond Badier, Le Gascon. REMARQUABLE EXEMPLAIRE DE PRES
Enfance

Enfance

Sarraute, Nathalie Enfance : édition originale du chef-d’œuvre de Nathalie Sarraute. Très bel exemplaire appartenant au tirage de tête, conservé broché, non coupé, tel que paru. SARRAUTE, Nathalie. ENFANCE. Gallimard, 1983. In-8 de 257 pp. Exemplaire broché, non coupé. 217 X 147 mm. EDITION ORIGINALE DU CHEF-D’ŒUVRE DE NATHALIE SARRAUTE. L’un des 37 exemplaires sur vélin d’Arches, seul grand papier. Il porte le n°16. « Le chef d’œuvre de Sarraute est également un art poétique. Il est unique. C’est une purification, voire une distillation au sens alchimique du mot, de ses écrits antérieurs. Mobile, lucide et poétique, sans le moindre pathos, Sarraute permet au lecteur d’absorber et de savourer les mots/objets/sensations qui tapissent ses souvenirs, d’autant plus puissamment qu’à travers ses affres Sarraute s’est humanisée. On sent le sang s’échauffer dans Enfance, jamais ouvertement, mais de façon nuancée, en profondeur, du fait qu’il est issu d’une expérience vécue réellement et non d’une construction intellectuelle. L’alchimiste Sarraute a créé sa Pierre Philosophale » (Bettina Liebowitz Knapp). Enfance est un récit autobiographique de Nathalie Sarraute, relatant ses 12 premières années. L’auteur engage un dialogue avec elle-même, à la recherche de souvenirs enfouis. Le narrateur et son double tentent de rédiger une autobiographie, la plus objective possible. L’auteure, enfant, est déchirée entre deux pays, la France et la Russie, et entre ses deux parents divorcés. Sa mère vit avec Kolia, et son père avec Véra. Depuis Moscou, Natalya fait le voyage vers Paris avec sa mère. Puis, sa mère décide de retourner en Russie, laissant Natalya avec son père, qui s’est installé en France pour des raisons politiques. L’enfant se sent abandonnée, mais ne peut le dire, redoutant la force des mots : dire les choses les fait exister. Elle veut faire exister une mère aimante, conforme à toutes les mères. Elle entretient avec son père une relation tendre et complice où les non-dits leur servent souvent de langage. Celui-ci, depuis son remariage, s’interdit une trop grande proximité avec sa fille. Natalya semble le comprendre et parvient à ressentir, au-delà des mots, l’amour de son père. Elle doit construire sa place dans cette famille recomposée entre son père, sa belle-mère et sa demi-sœur, Hélène. Nathalie Sarraute construit son récit à partir de fragments de souvenirs, d’images et de situations qui l’ont marquée. Elle ne fait pas un récit exhaustif de son enfance. Au fil des pages, la narratrice est interpellée par son double qui la met en garde contre toute dérive romanesque. Le récit s’achève à l’entrée en sixième de la petite Natalya : « C’est peut-être qu’il me semble que là s’arrête pour moi l’enfance ». L’une des originalités de ce récit réside dans le dédoublement de la narratrice. Deux « voix » dialoguent, qui représentent l’une et l’autre l'auteur, mais qui incarnent des postures différentes à l’égard du travail de mémoire. L’une de ces voix assume la conduite du récit, l’autre représente la conscience critique. Selon les moments, cette seconde voix freine l’élan de la première, la met en garde contre les risques de forcer l'interprétation ou inversement la pousse à l'approfondir. Grâce à ce système des deux voix, nous avons deux livres en un : d'une part un récit d'enfance, de l'autre un témoignage sur la méthode d’investigation du passé élaborée par l’auteur pour déjouer les pièges traditionnels de l'entreprise autobiographique. TRES BEL EXEMPLAIRE, APPARTENANT AU TIRAGE DE TETE, CONSERVE BROCHE, NON COUPE, TEL QUE PARU.
Les Oeuvres

Les Oeuvres

Marot, Clément « Clément Marot, seule lumière en ses ans de la vulgaire [= française] poésie » (Ronsard). Précieuse édition en partie originale des uvres de Clément Marot donnée par Estienne Dolet en 1543. Remarquable exemplaire conservé dans son vélin ivoire de l époque, à grandes marges. Marot, Clément. Les uvres augmentées d ung grand nombre de ses compositions nouvelles, par cy devant non imprimées. Lyon, Estienne Dolet, 1543. 2 parties en 1 volume in-8 de (304) et (76) ff., caractères ronds. Vélin ivoire, dos lisse, tranches ciselées d un treillis de filet doré enfermant des fleurettes dorées. Reliure de l époque. 152 x 100 mm. Édition en partie originale, « la troisième publiée par Etienne Dolet, avec l autorisation de Clément Marot. Elle contient en plus des précédentes la traduction de vingt psaumes nouveaux - ce qui en porte le nombre à cinquante -, le Second livre de la Métamorphose d Ovide, et six nouvelles dont on trouvera le détail dans le catalogue Herpin, n° 36. - Voir aussi le cat. H. de Backer, n° 220 » (Tchémerzine). « 3ème édition de Dolet, tout aussi rare que les précédentes ; les additions forment une partie nouvelle de 76 ff. ; au v° du 76ème se trouve la marque de Dolet. » (Brunet, III, 961) L Épistre du Coq en l Asne envoyée à Lyon Jamet de Sansay en Poictou, qui avait été supprimée dans l édition de Dolet en 1542, est publiée ici dans la seconde partie. Outre ces adjonctions, Marot a apporté des changements importants dans les pièces anciennes ; ainsi sa traduction des 30 premiers psaumes a-t-elle été complètement remaniée. Marque d Étienne Dolet sur le titre et au verso du dernier feuillet. « Ce qui donne du prix et une grande valeur littéraire à cette édition d Estienne Dolet, ce sont les « Compositions nouvelles » qui y ont été ajoutées par le poète. « Chantez-nous Non pas du sérieux, du tendre, ni du doux ; Mais ce qu en français on nomme bagatelle, Un jeu dont je voudrai Voiture pour modèle, Il excelle en cet art : Maître Clément et lui S'y prenaient beaucoup mieux que nos gens d aujourd hui » (La Fontaine). Précieux exemplaire à grandes marges (hauteur : 158 mm) conservé dans son vélin de l époque, condition la plus enviable, fort rare. La librairie Sourget n a jamais catalogué l édition de Dolet de 1543. En mai 2000, il y a 19 ans, elle présentait deux exemplaires de l édition Dolet de 1542 de valeur semblable le premier relié en basane épidermée de l époque [n° 42 95 000 FF (environ 14 500 )], le second relié par Capé en maroquin du XIXe siècle [n° 43 75 000 FF (environ 11 500 )].
Les méditations métaphysiques

Les méditations métaphysiques

Descartes Rare édition originale française des Méditations Métaphysiques revue et corrigée par Descartes. Bel exemplaire conservé dans sa fine reliure de l’époque. Descartes, René. Les Méditations métaphysiques touchant la première philosophie, dans lesquelles l’existence de Dieu, & la distinction réelle entre l’âme & le corps de l’homme sont démontrées. Parie, la veuve Jean Camusat et Pierre le Petit, 1647. In-4 de (8) ff., 606 pp., (1) p. Veau moucheté glacé, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et fleurons dorés, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 244 x 180 mm. Rare édition originale française des Méditations métaphysiques revue et corrigée par Descartes. Tchemerzine, II, 782 ; A.J. Guibert, 46-48 ; Brunet, II, 610. « Descartes a revu lui-même la traduction française des Méditations et a éclairci des passages un peu obscurs en latin » (Tchemerzine). « L’auteur a revu cette traduction, s’y est corrigé lui-même et a pris soin d’y éclaircir quelques passages dont le sens n’était pas assez net dans le latin » (Brunet). « La très belle adaptation que [Descartes] a lui-même proposée de la version latine de ses Méditations » (En Français dans le texte). Œuvre majeure de Descartes, Les Méditations sont importantes comme exposé de la métaphysique cartésienne et comme fondement du rationalisme de l’auteur. « Les Méditations exercèrent une influence décisive ; non seulement elles introduisaient un nouveau critère de la vérité et plaçaient la raison au centre même de l’intuition de la vie, s’insurgeant contre les prétentions et l’autorité de la tradition et de la coutume mais encore elles soulevèrent certains problèmes des plus importants de la métaphysique. Elles furent un ferment actif pour la pensée philosophique postérieure, suscitant derrière elles des partisans acharnés ou des adversaires : Malebranche, Spinoza, Leibniz, Locke, Berkeley, Hume, jusqu’à ce que la conciliation de l’intellectualisme et de l’empirisme fut accomplie grâce à l’œuvre de Kant. A ce titre, Descartes peut être considéré comme l’initiateur de la philosophie moderne ». Par sa foi en l’unité de la science et en son pouvoir, Descartes englobe de façon raisonnée et très cohérente l’ensemble du savoir humain, l’unifie, en le subordonnant à l’existence d’un créateur. Par son explication rationnelle de la nature, il se révèle comme le grand précurseur du rationalisme moderne. « René Descartes est surtout connu comme l’initiateur de la pensée moderne » (H. Méchoulan). « Irrémédiable fondateur d’une nouvelle vision du monde, Descartes porte l’art de penser à son faîte, s’avançant le premier, frayant à la philosophie sa voie, rompant et inaugurant » (Yves Peyré, En français dans le texte.) Bel exemplaire conservé dans sa fine reliure de l’époque.
La découverte australe

La découverte australe

Restif de la Bretonne Restif de la Bretonne, Nicolas-Edmé. La découverte australe par un Homme-volant ou Le Dedale français ; Nouvelle très-philosophique : Suivie de la Lettre d’un Singe, &c. Leipsick (Paris), 1781. 4 volumes in-12 ; brochures d’attente roses, exemplaire non rogné. Brochure de l’époque. 180 x 110 mm. Édition originale de La Découverte australe, « l’un des plus rares ouvrages de l’auteur » (P. L. Jacob). Rive Childs, 278-280 ; Lacroix, 198-207 ; Cohen, 886 ; Sander, 1693. Précieux exemplaire de premier tirage, non cartonné, complet du faux-titre daté dans le premier volume et du texte. « Le faux-titre daté manque dans presque tous les exemplaires, qui ne portent alors aucune date » (P. L. Jacob). La plupart des exemplaires ont subi des mutilations exigées par la Police. Restif a dû supprimer absolument les pages 337 à 422, c’est-à-dire cinq des Diatribes qui suivaient celle intitulée l’Homme de nuit, la seule qui ait trouvé grâce devant la Censure. Les autres parurent sans doute trop satiriques. « Les ff. 337 à 422 manquent souvent, supprimés par la police » (Sander). « Les exemplaires où se trouvent les feuillets 337 à 422, contenant cinq diatribes dont la suppression fut ordonnée par la police, sont fort rares, suivant P. Lacroix » (Cohen). Exemplaire appartenant au premier tirage, complet du texte. Non cartonné, notre exemplaire possède l'Avis de l'Éditeur en cinq pages (au lieu de trois pour les exemplaires cartonnés, les pages 16 et 17 ayant été supprimées) et est complet de toutes les diatribes. L'Homme-de-nuit, commence bien à la page 328 et non au milieu de la page 326 (exemplaires cartonnés). La Découverte australe est ornée de vingt-trois gravures de Louis Binet. Cet ouvrage, qui est un des plus rares de ceux de l’auteur, ne fut publié qu’en 1781, et sans doute après des lenteurs et des difficultés de la part de la censure et de la police. L’abbé Terrasson, censeur, quoique très bien disposé pour Restif, lui écrivait le 3 octobre 1780 : « Quant à votre Découverte australe, il n’y a pas beaucoup de corrections à faire dans les deux premiers volumes, mais dans les deux autres il y en aura de très considérables. Il ne me sera guère possible, par exemple, de vous passer la Lettre d’un singe. Il faudra la refondre en grande partie, et cette refonte obligera de changer beaucoup de choses dans le quatrième volume, où, indépendamment de ce qui est une suite de cette Lettre, vous avancez des propos trop hardis. Tout cela demande un travail considérable et m’engage à vous forcer d’attendre mon retour à Paris, où je vous ferai part de mes observations. Les deux premiers volumes réussiront, mais les autres vous feraient des ennemis et des contradictions ». La Découverte australe est l'un des ouvrages les plus singuliers dans l'œuvre de Restif. Utopie et ouvrage précurseur de la navigation aérienne, ce roman est contemporain des récits de voyage si nombreux au XVIIIe siècle, notamment ceux de Cook, Bougainville ou La Pérouse, et pose la question philosophique d'une utopie qui prend la forme d'un bonheur imposé à tous. « Cet ouvrage, un des plus singuliers que Restif ait écrits, est fort recherché, non seulement par les rétiviens mais aussi par des collectionneurs de livres sur les utopies et l’aéronautique. Il est vraiment remarquable que Restif ait porté ses recherches sur la manière de voyager dans les airs trois ans avant la découverte des frères Montgolfier ; il est encore remarquable que Restif ait prévu un véhicule pouvant rouler sans chevaux. Dans l’intérêt de la paix il propose une association des nations européennes » (Rive-Childs). Superbe exemplaire, à toutes marges, entièrement non rogné, conservé dans ses brochures d’attente de l’époque, tel que paru.
Fables

Fables

La Fontaine La Fontaine, Jean de. Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine. Paris, Claude Barbin, 1668. In-4 de (28) ff., 284 pp., (1) f., (1) f. bl. Maroquin vert, large dentelle dorée encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de Trautz-Bauzonnet. 232 x 171 mm. « Édition originale des Fables de La Fontaine donnée par La Fontaine lui-même, contenant les six premiers livres. Elle est rare et fort recherchée » (Claudin, n°164). Tchemerzine, III, 865-866 ; Brunet, III, 750 ; En Français dans le texte, n°105. Edition originale des six premiers livres des Fables de La Fontaine, riche de 124 fables. « Il y a une philosophie de La Fontaine : il connaît l’œuvre de Descartes, sans y adhérer totalement, il connaît aussi les philosophes « libertins » et il n’ignore pas l’épicurisme rénové par Gassendi. Mais il est à la fois conformiste et progressiste : il est partisan du progrès des sciences. Dans l’ensemble, cependant, le pessimisme domine : les travers qu’il croque, il les traite comme si leur correction était, en fin de compte, une entreprise sans cesse à reprendre : il ne semble guère croire au progrès de l’homme. Cela se manifeste notamment dès qu’il est question d’amour-propre ou, tout court, d’amour. Mais, assurant la synthèse de ses recherches stylistiques et transcendant son pessimisme, le La Fontaine qui dessine son image dans les Fables est avant tout un poète d’humour. Le rire y est partout présent, fut-ce dans les sujets les plus graves, et le comique multiforme. Les romantiques ont peu apprécié cette morale de la dérision de tout, depuis le précurseur Rousseau, qui dans L’Émile interdit la lecture des Fables, jusqu’à Lamartine qui y voyait une morale égoïste. C’est que le rire y nimbe même les émotions, met à distance tous les sujets comme tous les objets. Et il est certain que l’usage scolaire qui a longtemps été fait des Fables, données à apprendre aux jeunes écoliers comme « récitations » en même temps que leçons de morale en obviait et minimisait les significations. La conservation scolaire des Fables s’est fondée en partie sur un malentendu, mais la consécration et la conservation générale de cette œuvre reposent, bien plus solidement sur les multiples strates de sens dont elle se compose, et qui sollicitent et solliciteront encore lectures et interprétations » (A.Vi). Cette édition originale avait été composée pour le Dauphin, fils de Louis XIV (dont les armes ornent la page de titre). Le fabuliste s’y montre fidèle à l’esprit de ses modèles, Esope et Phèdre, qu’il se contente d’égayer par des traits nouveaux ou familiers, mais Les Fables de 1668 marquent une date capitale dans l’histoire du genre, dès l’Antiquité, l’apologue était passé de la prose grecque aux vers latins il appartient à La Fontaine de l’avoir annexé véritablement à la poésie (En Français dans le texte). L’édition est illustrée de 118 eaux-fortes signées François Chauveau et de bandeaux, lettrines et culs-de-lampe gravés sur bois. Brunet fut l’un des premiers bibliographes à souligner l’extrême rareté des exemplaires conservés dans leur première reliure, « les Fables de La Fontaine étant passées entre les mains des enfants ». Jules Le Petit et Brunet ne signalent d’ailleurs que des exemplaires reliés au XIXe siècle, ceux reliés comme le présent exemplaire par Trautz-Bauzonnet atteignant les plus fortes enchères : Répertoire Morgand et Fatout (1878), mar r. par Trautz, 3 400 Fr. Or ; Vente Guy Pellion (1882), mar. r. doublé de mar. bl. par Trautz 3 600 Fr Or ; Vente J. Renard (1881), mar. r. par Capé, 1 400 Fr. Or ; en maroquin de Duru 495 Fr Or Chedeau. 3 600 Fr Or et 3 400 Fr Or relié par Trautz-Bauzonnet en 1882 et 1878 ; 1 400 Fr Or relié par Capé en 1881 ; 495 Fr Or relié par Duru sont des prix considérables rapportés aux 10 F Or qui marquent à cette époque l’entrée des livres dans le domaine de la haute bibliophilie. Précieux et bel
Recueil des oeuvres poétiques

Recueil des oeuvres poétiques

Bertaut « Bertaut s est fait un chemin particulier entre Ronsard et Desportes. Il a plus de clarté que le premier, plus de force que le second et plus d esprit et de politesse que les deux autres ensemble » (Melle de Scudéry). Édition en partie originale des uvres poétiques et du Recueil de quelques vers amoureux de Bertaut. Précieux et bel exemplaire conservé dans son maroquin de l époque. Bertaut. Recueil des uvres poétiques de J. Bertaut, abbé d Aunay, et premier Aumônier de la Royne. Seconde édition Augmentée de plus de la moitié outre la précédente Impression. Paris, Abel L Angelier, 1605. Suivi de Bertaut. Recueil de quelques vers amoureux. Edition dernière, Reveue & augmentee. Paris, Philippes Patisson, 1606. Ensemble deux ouvrages reliés en 1 volume in-8 de (8) ff. 344 pp., (6) ff., 98 ff. Maroquin rouge, double encadrement de triple filet doré sur les plats et au dos, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l époque. 164 x 106 mm. « Collection complète des uvres de Bertaut qui fut un élève de Ronsard » (Edouard Rahir). Édition en partie originale des uvres poétiques de Bertaut et du Recueil de quelques vers amoureux. Brunet, I, 814-815 ; Renouard, Breyer, n°77 ; Renouard, Estienne, 194 ; J. P. Barbier, IV, 1, n°31 et n°32 ; N. Ducimetière, Mignonne allons voir , n°135 ; Rahir Catalogue, V, 1242 ; Catalogue De Backer, n°538 ; Picot, Catalogue Rothschild, I, 820 ; Balsamo, L Angelier, n°409. Cette édition des uvres poétiques « est augmentée de plus de moitié outre la précédente impression. C est la plus belle et l une des plus recherchées » (Catalogue De Backer). Brunet, dans son Manuel (I, 815), écrit à propos des éditions postérieures de 1620 et 1623 : « Ces deux éditions sont plus complètes, mais moins belles que celle de Paris ; Abel Langelier, 1605, in-8 de 8 feuillets et 344 pages ». Le Recueil de quelques vers amoureux comprend 89 pièces, dont 15 inédites. Cette édition est la seule connue sortie des presses de Philippe Patisson, fils de Mamert Patisson. Elle parut anonymement. A 16 ans Jean Bertaut (1552-1611) s engoue des uvres du chef de la Pléiade et de Desportes. L un et l autre devaient encourager le jeune poète. Desportes introduisit Bertaut à la cour et resta toute sa vie son ami fidèle. Nommé par Henri III précepteur du Comte d Angoulême, fils naturel de Charles IX, puis de 1557 à 1589, secrétaire du cabinet du roi, il devint dès cette époque le poète de service tissant sur chaque évènement des vers mélodieux où se font jour parfois les accents d une mélancolie naturelle qui ne manque point de charme. « Tant d application, tant d attentions méritaient récompense, on lui en fut d autant plus prodigue que Bertaut fut fort sagement toujours du côté du plus fort ce qui demandait quelque souplesse en ce temps. En 1594, il reçut l Abbaye d Aunay ; en 1600, il était aumônier de la reine, Marie de Médicis. Chose curieuse, ce courtisan eut l estime et l amitié des autres poètes qui louent à l envie son désintéressement et sa noblesse d âme ». « C est à juste titre que Michel Jeanneret a placé Bertaut dans un chapitre intitulé « L affranchissement des poètes », car ces derniers « prolongent le courant de poésie mondaine qui passe de la Pléiade à Desportes et travaillent cependant autour de Malherbe, mais avec un zèle inégal, à l avènement d une esthétique qui ouvre l ère classique ». De son côté, Robert Sabatier est un de ceux qui furent sensibles au « lyrisme lamartinien » du poète. « Sa poésie rationnelle qu on ne saurait confondre avec celle de Desportes diffère profondément de la poésie spontanée, quelques fois désordonnée de l âge précédent. Cette horreur de l excès, ce refus de la « fureur » que les amis et successeurs de Ronsard appelaient de toutes leurs forces, c est ce qui marque constamment les chastes vers amoureux contenus dans ce recueil. Ils plurent aux contemporains du poète, ils furent adorés de la génération suivante » (J. P. Barbier). « Bertaut fut perçu par les auteu