CLAVREUIL Archives - Rare Book Insider

CLAVREUIL

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book (2)

Les Pensées dans le S. Office de Rome. Dédiées à la reine.

In-12 (139 x 76 mm) de 6 ff.n.ch., 200 pp. Maroquin havane, plat ornés d'un décor à la Duseuil avec fleurons d'angle, dos à nerfs orné, roulette sur les coupes, tranches dorées (reliure de l'époque). Cioranescu, 8596 ; Tchemerzine-Scheler, I, 146 (mentionne par erreur un frontispice); Brunet, I, 531 (sous la date de 1677); Grente, 106-107. Édition originale. L exemplaire numérisé de la BnF ne contient pas non plus le frontispice mentionné par Tchemerzine. Charles d'Assoucy (1605-1677), fils d'un avocat et d'une musicienne composa, une fois son éducation musicale terminé par sa mère, des morceaux de musique pour Louis XIII puis pour Mazarin. Devenu prétendument l'amant de Cyrano de Bergerac vers 1640, d'Assoucy eut souvent affaire avec la police pour des délits de grivèlerie. Longtemps oublié, ses écrits jouissent depuis le XXe siècle d'une renaissance et font l'objet de recherches universitaires. Les Pensées furent rédigées lors de son emprisonnement en Italie en décembre 1667 où il fut arrêté pour cause d'athéisme et de libertinage. "En 1659, il se rendit à Florence, à la cour du grand-duc. Vers 1662, il partit pour Rome ; il y mena une vie de luxe et de paresse, jusqu'au jour où ses attaques contre certains prélats réveillèrent de vieilles accusations de libertinage portées autrefois contre lui et le firent enfermer dans les prisons du Saint-Office. Quand il en sortit deux ans après, en 1669, il se décida à rentrer en France" (Grente). Reliure frotté. Provenance : Hyacinthe Théodore Baron (ex-libris gravé).
book (2)

Lettres de madame la marquise de Pompadour, depuis 1753 jusqu’à 1762 inclusivement. [suivi de] Lettres de madame la marquise de Pompadour, depuis 1746 jusqu’à 1752 inclusivement. [suivi de] Lettres et réponses écrites à madame la marquise de Pompadour, depuis 1753 jusqu’à 1762 inclusivement.

4 tomes en 2 volumes in-12 (166 x 93 mm) de 6 ff.n.ch (faux-titre, titre, préface), 179 pp. pour le tome I ; 2 ff.n.ch (faux-titre, titre), 163 pp., 7 ff.n.ch (table du tome I et II) pour le tome II ; 9 ff.n.ch (titre, avertissement, tables), 236 pp. pour le tome III ; 8 pp. ( titre, avis de l'éditeur), 2 ff.n.ch (tables), 225 pp. pour le tome IV. Plein veau jaspé, triple filet d'encadrement sur les plats, dos lisse orné de caissons fleuris, tranches jaspées (reliure de l'époque). Deviosse, Jean, L'Homme qui vendit la Louisiane, 1989; Quérard, I, 173. Cinquième édition pour les Tome I et II après une édition originale en 1771 et quatrième édition pour les tome III et IV après une originale en 1772. Bien complet des 212 lettres. Les lettres présentes dans cet ouvrage n'ont pas été écrites par la Marquise de Pompadour mais sont bien l’œuvre de François Barbé de Marbois (1745-1837). Cet homme politique qui fut chargé d'affaires au Ministère des Affaires étrangères, conseiller d'État puis directeur du trésor et premier président de la Cour des comptes, eut une vie faite d'aventures. Dans les années 1770 alors qu'il est en Saxe pour occuper des fonctions politiques, il découvre et étudie les belles-lettres. Il devient éditorialiste au Deutsch Merkur, une influente revue allemande. C'est notamment grâce a ce journal qu'il supporte la supercherie des fausses lettres de la marquise. Dans les colonnes du périodique, il proclame ces lettres comme nouvellement découvertes et masque donc son empreinte sur elles. Manque dans la marge basse de la page 153 sans atteinte au texte, page 175 mal chiffrée 173 pour le tome I. Pages de titres des deux volumes brunies sur les extérieurs. Bel ensemble.
book (2)

Les Avantures d’Italie de M. d’Assoucy.

In-12 (132 x 75 mm) de 16 ff.n.ch, 432 pp. Plein veau blond, triple filet d’encadrement sur les plats, dos lisse, pièce de titre en maroquin, roulette intérieure, tranches rouges (reliure du XVIIIe siècle). 400 € Cioranescu, I, 8593 ; Tchémerzine-Scheler, I, 147; Brunet, I, 531. ÉDITION ORIGINALE. Charles Coypeau d'Assoucy (1605-1677) est un poète et compositeur burlesque. Il est raillé par Chapelle et Bachaumont qui moquent son homosexualité. Cette posture est étonnante et D'Assoucy écrit dans ses Aventures que Chapelle fût son amant (" il me cedoit fort librement la moitié de son lit. C'est pourquoy, après avoir eu de si longue preuve de la qualité de mes désirs et m'avoir bien daigné honorer plusieurs fois de sa couche") Il aurait également été l'amant de Cyrano de Bergerac (Jean-Luc Hennig, Dassoucy et les garçons, Paris, Fayard, 2011). Il est arrêté en 1655 à Montpellier en raisons de ses mœurs. Il est très proche de Molière. Ce dernier aurait écrit le premier couplet d'une chanson se trouvant pages 99 à 101 de cet ouvrage (Tchémerzine-Scheler) : "Loin de moi, loin de moi tristesse, Sanglots larmes soupirs, Je revoie la princesse Qui fait tous mes désirs, O célestes plaisirs, Doux transports d’allégresse ! Viens mort quand tu voudras, Me donner le trépas J'ai revu ma Princesse. Finissez finissez les larmes, Sanglots, plaintes & pleurs, J'ai revu tous ses charmes, Finissez mes douleurs, O célestes douceurs ! Plus d'ennuis, plus d'alarmes, Viens mort quand tu voudras, Me donner le trépas, J'ai revu tous ses charmes". Charmant exemplaire bien que court de marges.